Publié le 5 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-3.11-32): 

 

Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer sur les personnages de cette parabole et les points que je vous présente.

  • Un père libre et miséricordieux laissera les deux enfants libres de choisir leur propre voie.
  • Pour mieux comprendre cet amour divin, la proximité et la connaissance ne nous suffiront pas, nous devons faire passer le cœur avant l'intelligence et appliquer la foi en force.
  • Pour cela, nous devons apprendre à nous vider, à se déplacer, afin que la conversion finisse son chemin par une rencontre divine, qui nous remettra sur le droit chemin, le chemin de la fidélité.
  • Nous devons reconnaître que nous nous associons souvent au fils prodigue, et en vérité nous sommes ce fils aîné qui a vécu avec son père, qui n'a ni compris la souffrance ni voulu participer à la joie de son père.
  • Nous pouvons tous être ces serviteurs qui écoutent leur maître qui accomplit sa volonté, afin que ce fils qui était mort puisse trouver sa nouvelle vie grâce à une nouvelle naissance que son père lui a accordée, dans sa générosité.

C'est aujourd'hui que nous devons nous dire : "Je me lèverai, j'irai vers mon père. »

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.

 

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Publié le 4 Mars 2021

Gospel text

(Mt 21,33-43.45-46): 

 

Jesus said to the chief priests and elders, «Listen to another example: There was a landowner who planted a vineyard. He put a fence around it, dug a hole for the winepress, built a watchtower, leased the vineyard to tenants and then went to a distant country. When harvest time came, the land­owner sent his servants to the tenants to collect his share of the harvest. But the ten­ants seized his servants, beat one, killed another and stoned another. Again the owner sent more servants, but they were treated in the same way. Finally, he sent his son, thinking: ‘They will respect my son’. But when the tenants saw the son, they thought: ‘This is the one who is to inherit the vineyard. Let us kill him and his inheritance will be ours’. So they seized him, threw him out of the vineyard and killed him. Now, what will the owner of the vineyard do with the tenants when he comes?».

They said to him, «He will bring those evil to an evil end, and lease the vineyard to others who will pay him in due time». And Jesus replied, «Have you never read what the Scriptures say?: ‘The stone which the build­ers rejected has become the keystone. This was the Lord's doing; and we marvel at it’. Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest».

When the chief priests and the Pharisees heard these parables, they realized that Jesus was referring to them. They would have arrested him, but they were afraid of the crowd who regarded him as a prophet.

 

The Application

 

How can we reinterpret this gospel in such a way that it is understandable and applicable to all of us, so that we can walk a new path, now, today, as a baptised person? I would say to you with certainty that any encounter that we may have today is capable of being that evangelical encounter, where God asks us an accound of  trust, 'what have you done to your brother?

 

 

 

Man's judgement is merciless, "he will miserably destroy these wretches. "Yet God's mercy has no limit.  The day man returns to his God with a open heart in humility asking forgiveness, God will welcome him with great pleasure, just as the father welcomed his prodigal son. He was dead, and today he is alive.

 

 

 

Since man is dependent on visibility and palpability, he easily gets lost in his discernment. This is why he rejects the 'cornerstone', which is capable of holding him, holding him for an eternity.   It's the question of discernment and conversion !

 

 

 

This news of conversion and mercy is offered to all of us, especially in this time of Lent. Now it is up to us, and do we dare to say courageously, 'I will rise and go to my Father? »

 

Action of the day : Be faithful in your mission.

«The stone which the build¬ers rejected has become the keystone»

 

Fr. Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Spain)

 

Today, Jesus, with the parable of the homicidal tenants, speaks about the betrayal of trust; He compares the vineyard to the people of Israel and the wine growers to the chiefs of the chosen people. Them, and in them, all of Abraham's descendants, have been entrusted with the kingdom of God, but they have embezzled the heritage: «Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest» (Mt 21:43).

At the beginning of Matthew's Gospel, the Good News seems to be addressed only to the people of Israel. Already in the Old Covenant, the chosen people, had the mission of announcing and bringing salvation to all other nations. But Israel has been unfaithful to its mission. Jesus, the intermediate of the New Covenant, will gather around him the twelve Apostles, a symbol of the “new” Israel, called to yield a harvest of fruits of eternal life and to announce their salvation to all the other peoples.

This new Israel is the Church, all the baptized. We have received in the person of Jesus and in his message, a most unique gift we must make bear fruit. We cannot resign ourselves to an individualist and shortsighted experience of our faith; we must transmit it and give it to anyone who may come close. Hence, we can derive that the first fruit is to live our faith in the warmth of our family, that of the Christian community. That will be easy, «for where two or three are gathered together in my name, there am I in the midst of them» (Mt 18:20).

But ours is an open Christian community, that is, basically missionary (second fruit). Because of the strength and beauty of the Resurrected “in the midst of us”, the community is appealing in all its gestures and acts, and each one of its members has the capacity to beget men and women to the new life of the Resurrected. And a third fruit, is for us to live with the conviction and certitude that we can find in the Gospel the solution to all our problems.

Let's live in the saint Fear of God, lest the Kingdom of Heaven be taken from us and given to others.

 

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Publié le 4 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 21,33-43.45-46): 

 

«Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits».

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous réinterpréter cet évangile de manière à ce qu'il soit compréhensible et applicable à nous tous, afin que nous puissions suivre un nouveau chemin, maintenant, aujourd'hui, en tant que baptisé ? Je vous dirais avec certitude que toute rencontre que nous pouvons avoir aujourd'hui est capable d'être cette rencontre évangélique, où Dieu nous demande avec une grande confiance : "Qu'as-tu fait à ton frère ?

Le jugement de l'homme est impitoyable, "il détruira misérablement ces misérables". "Pourtant, la miséricorde de Dieu n'a pas de limite.  Le jour où l'homme retournera à son Dieu avec un cœur ouvert et dans l'humilité en demandant pardon, Dieu l'accueillera avec grand plaisir, tout comme le père a accueilli son fils prodigue. Il était mort, et aujourd'hui il est vivant.

Comme l'homme est dépendant de la visibilité et de la palpabilité, il se perd facilement dans son discernement. C'est pourquoi il rejette la "pierre angulaire", qui est capable de le retenir, de le retenir pour l'éternité.   C'est la question du discernement et de la conversion ! 

Cette nouvelle de conversion et de miséricorde nous est offerte à tous, surtout en ce temps de Carême. C'est maintenant à nous qu'il revient de dire courageusement : "Je me lèverai et j'irai vers mon Père". »

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.

 

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Publié le 3 Mars 2021

Gospel text

(Lk 16,19-31): 

 

Jesus said to his disciples, «Once there was a rich man who dressed in purple and fine linen and feasted every day. At his gate lay Lazarus, a poor man covered with sores, who longed to eat just the scraps falling from the rich man's table. Even dogs used to come and lick his sores.

»It happened that the poor man died and angels carried him to take his place with Abraham. The rich man also died and was buried. From hell where he was in torment, he looked up and saw Abraham afar off, and with him Lazarus at rest. He called out: ‘Father Abraham, have pity on me and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire’. Abraham replied: ‘My son, remember that in your lifetime you were well-off while the lot of Lazarus was misfortune. Now he is in comfort and you are in agony. But that is not all. Between your place and ours a great chasm has been fixed, so that no one can cross over from here to you or from your side to us’.

»The rich man implored once more: ‘Then I beg you, Father Abraham, to send Lazarus to my father's house where my five brothers live. Let him warn them so that they may not end up in this place of torment’. Abraham replied: ‘They have Moses and the prophets. Let them listen to them’. But the rich man said: ‘No, Father Abraham. But if someone from the dead goes to them, they will repent’. Abraham said: ‘If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con­vinced even if someone rises from the dead’».

 

The Application

 

Salvation is a gift that God offers us, not after death, but already today, here and now. "Today you will be with me in paradise. This parable of poor Lazarus teaches us that we are already on our way to that paradise, to that house prepared by the Lord.  It tells us that........

 

 

 

  • God is alive and He is watching us.
  • Our wealth is a means at our disposal, so that we can place them at the service of God's people, at the service of God who loves us.
  • God accompanies us through the prophets, the sacred scriptures, daily events, etc. All that  we need to do is to see them and look at them.  
  • It is not a question of rich and poor, for we are all rich on one side and poor on the other. So our wealth is at the service of others who are poor and their poverty is a call to service.
  • In this week of listening, I invite you to recognise the riches that God has granted us and learn to put them at the service of God's people.

 

 

Action of the day : What is rich in you, is a call to poverty. For, it’s in your poverty that God makes you rich.

 

«If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con¬vinced even if someone rises from the grave»

 

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Castelldefels, Spain)

 

Today, the Gospel is a parable discovering the realities of man in afterlife. Jesus tells us about the divine reward or retribution we shall have depending upon our behavior.

The contrast between the rich and the poor is very strong. The luxury of the rich and his indifference to the plight of poor Lazarus lying at his door, his pathetic situation, even when dogs used to come and lick his sores (cf. Lk 16:19-21). It all has a deep realism introducing us into the scene.

We might ponder, where would I be if I was one of the two main characters of the parable? Our society reminds us, constantly, that we have to live well, in comfort and well-being, enjoying ourselves, worry free... To live for oneself, without minding others, or at the very best, the minimum necessary to keep one's conscience at ease, but certainly not because of a sense of justice, love or solidarity.

Today, we are presented with the need to listen to God in this life, to convert ourselves and take advantage of the time He offers us. God will eventually call us to account. In this life we risk our eternal life.

Jesus is quite explicit about the reality of Hell and He describes some of its characteristics: the sorrow senses suffer —«and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire» (Lk 16:24)— and its eternity —«Between your place and ours a great chasm has been fixed» (Lk 16:26).

Saint Gregory the Great tells us that «all these things are told so that nobody may apologize because of their ignorance». We have got to get rid of the old man and be free to be able to love our fellow man. We have to react to the suffering of the poor, the unwell or the forsaken. It would be good we might frequently remember this parable so that it would made us more responsible of our life. We all will have to face the moment of death. And we should better be always ready because one day we shall be judged.

 

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Publié le 3 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 16,19-31): 

 

 

«Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

 

L’Application

 

Le salut est un don que Dieu nous offre, non pas après la mort, mais déjà aujourd'hui, ici et maintenant. "Aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis. Cette parabole du pauvre Lazare nous apprend que nous sommes déjà en route vers ce paradis, vers cette maison préparée par le Seigneur.  Elle nous dit que........

  • Dieu est vivant et il nous regarde.
  • Notre richesse est un moyen à notre disposition, pour que nous puissions nous mettre au service du peuple de Dieu, au service de Dieu qui nous aime.
  •  Dieu nous accompagne à travers les prophètes, les écritures saintes, les événements quotidiens, etc. Tout ce que nous devons faire, c'est les voir et les regarder.  
  • Il n'est pas question de riches et de pauvres, car nous sommes tous riches d'un côté et pauvres de l'autre. Notre richesse est donc au service des autres qui sont pauvres et leur pauvreté est un appel au service.
  • En cette semaine d'écoute, je vous invite à reconnaître les richesses que Dieu nous a accordées et à apprendre à les mettre au service du peuple de Dieu.

 

 

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Castelldefels, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

 

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Publié le 2 Mars 2021

Gospel text

(Mt 20,17-28): 

 

As Jesus was going up to Jerusalem, he took the twelve [disciples] aside by themselves, and said to them on the way, “Behold, we are going up to Jerusalem, and the Son of Man will be handed over to the chief priests and the scribes, and they will condemn him to death, and hand him over to the Gentiles to be mocked and scourged and crucified, and he will be raised on the third day.”

Then the mother of the sons of Zebedee approached him with her sons and did him homage, wishing to ask him for something. He said to her, “What do you wish?” She answered him, “Command that these two sons of mine sit, one at your right and the other at your left, in your kingdom.” Jesus said in reply, “You do not know what you are asking. Can you drink the cup that I am going to drink?” They said to him, “We can.” He replied, “My cup you will indeed drink, but to sit at my right and at my left [, this] is not mine to give but is for those for whom it has been prepared by my Father.”

When the ten heard this, they became indignant at the two brothers. But Jesus summoned them and said, “You know that the rulers of the Gentiles lord it over them, and the great ones make their authority over them felt. But it shall not be so among you. Rather, whoever wishes to be great among you shall be your servant; whoever wishes to be first among you shall be your slave. Just so, the Son of Man did not come to be served but to serve and to give his life as a ransom for many.”

 

The Application

 

Man is naturally ambitious and seeks his own glory. The path that Jesus proposes is that of service, knowing how to place oneself at the service of the people of God, as a faithful servant. The servant who remains faithful to his Master will be like Him, so that by this bond he will represent this Master in a dignified and legitimate way.

 

The disciples, together with Zebedee's family, are invited to discover their Master, who will be condemned to death by the elites of society and the third day He will rise again. According to Jesus, in this merciless world, whoever resembles his Master, will be great before his Father. What about you?

 

Action of the day : Learn to be a disciple, to become a master.


 

«Whoever wants to be more important in your group shall make himself your servant»

 

Fr. Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Spain)

 

 

Today, the Church —inspired by the Holy Spirit— proposes in this Lenten time a text where Jesus suggests to his disciples —and therefore to all of us— a change in mentality. Today, Jesus changes the human and earthly mentality of his disciples and opens up a new horizon of understanding concerning a new style of life for his followers.

We have a natural tendency towards a desire to dominate or subjugate things and people, to command and to order, to have things done as per our wishes, to have others accept our status, our position. Well, the way Jesus is proposing to us is just the opposite: “whoever wishes to be great among you shall be your servant; whoever wishes to be first among you shall be your slave” (Mt 20:26-27). “Servant”, “slave”: we cannot just take these words at their face value! We have heard them hundreds of times, sure, but now we must be able to assimilate the reality of what they actually mean, and confront it with our attitude and behavior.

The II Vatican Council asserts that «man cannot fully find himself except through a sincere gift of himself». We may be under the impression we are giving our life, but, in fact, we are finding it. He who does not live to serve does not serve to live. And, in this attitude Christ should be our perfect model —Jesus is fully man—, inasmuch as “the Son of Man did not come to be served but to serve and to give his life as a ransom for many.” (Mt 20:28).

To become a servant, a slave, as Jesus calls us upon, is something almost impossible for us. It falls short of our weak will: so we are to implore, to hope for and to profoundly wish these gifts are granted to us. Lent and its Lenten practices —fasting, charity and prayer— remind us that to receive these gifts we have to prepare ourselves properly.

 

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Publié le 2 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 20,17-28): 

 

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: «Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera».

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: «Que veux-tu?». «Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche». Jésus répondit: «Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?». «Nous le pouvons», dirent-ils. Et il leur répondit: «Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé».

Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs».

 

L’Application

 

L'homme est naturellement ambitieux et cherche sa propre gloire. Le chemin que Jésus propose est celui du service, savoir se mettre au service du peuple de Dieu, comme un serviteur fidèle. Le serviteur qui reste fidèle à son Maître sera comme lui, de sorte que par ce lien il représentera ce Maître de manière digne et légitime.

Les disciples, ainsi que la famille de Zébédée, sont invités à découvrir leur Maître, qui sera condamné à mort par les élites de la société et le troisième jour, il ressuscitera. Selon Jésus, dans ce monde impitoyable, quiconque ressemble à son Maître, sera grand devant son Père. Et vous ?

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

 

Abbé Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un status, une position sociale. Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27). “Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres». Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre. Et pour cette manière de vivre, notre modèle est le Christ lui-même —l'homme pleinement homme— car «le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés. Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

 

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Publié le 1 Mars 2021

Gospel text

(Mt 23,1-12): 

 

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called "Master" by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The Application

 

Life is filled with choices, which demands certain discernment. This discernment is not once and for all, but a daily activity. These choices force us to look everything with an open eye, at the same time asking us to accord sufficient importance to the divine priorities, looking what is being proposed to us by the Lord.

 

Thus, the transfiguration message of,” Listen to Him”, is an instruction that a faithful Christian must not ignore. This listening helps us to ignore certain elements in life that the present world proposes to us, which may not help us to grow as children of God.

 

 

 

Life and death are always before us, with same option that God has placed before Moses. Therefore, we must learn to discern and choose. If we choose to listen to the Lord, we can live in the Lord.

 

 

Since God gives us freedom, let this freedom be used in a responsible way, as the children of this God of Freedom. Let our vision be fixed on heaven than on earth.

 

Action of the day: Allow God to master you.

 

«You have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you»

 

Fr. Gerardo GÓMEZ

(Merlo, Buenos Aires, Argentina)

 

Today, more than ever before, we have to work for our personal and collective salvation, as Saint Paul states, with regard and significance, for «now is the day of salvation» (2Co 6:2). Lent offers us a sacred chance, granted by our Father, so that with an attitude of profound conversion, we may invigorate our personal values, become conscious of our own blunders and repent from our sins, with the intention that our life becomes —through the action of the Holy Spirit— a fuller and riper life.

For our behavior to fit with that of our Lord Jesus, a gesture of humility is fundamental, as our Pope Benedict says: «I recognize myself for what I am, a frail creature, made of earth and destined to the earth, but also made in the image of God and destined to him».

In Jesus’ times there were many “models” that prayed and behaved just to be seen, to be revered: sheer fancy, gloomy characters, which could not stimulate either the growth or the development of their neighbors. Their attitude and behavior did not evidence the pathway to God: «Do not do as they do, for they do not do what they say» (Mt 23:3).

Modern society also displays an infinite amount of behavior models that lead to a vertiginous and wild sort of life that weakens our awareness of transcendence. Let us not allow these fake referents to make us lose sight of the true Master: «you have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you» (Mt 23:8-9-10).

Let us, therefore, take advantage of Lent to invigorate our own convictions as Jesus’ disciples. Let us try to have some sacred “desert” moments, when we may rediscover ourselves and we may meet the true Model and Master. And in front of those specific situations when we wonder how to react, let us ask ourselves: what would Jesus say?
How would Jesus behave?

 

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Publié le 1 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

 

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes "Rabbi".

»Mais vous, ne vous faites pas appeler "Rabbi"; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre "père"; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s`abaissera sera élevé».

 

L’Application

 

L'écouter, c'est une consigne que l'homme ne doit pas ignorer. Pourtant, nous devons apprendre à ignorer certains éléments de la vie qui ne nous aideront pas à grandir.

La vie et la mort sont toujours devant nous. C'est pourquoi nous devons apprendre à discerner et à choisir. Si nous choisissons d'écouter le Seigneur, nous pouvons vivre dans le Seigneur.

Puisque Dieu nous donne la liberté, que cette liberté soit utilisée de manière responsable, en tant qu'enfants de ce Dieu de la liberté. Pour cela, que notre regard soit fixé sur le ciel plutôt que sur la terre.

«Un seul est votre Maître; un seul est votre Père; un seul est votre Directeur, le Christ»

 

Abbé Gerardo GÓMEZ

(Merlo, Buenos Aires, Argentine)

 

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons travailler pour notre salut personnel et communautaire car, comme Saint Paul nous dit, avec respect et conviction, c'est maintenant le jour du salut (2Co 6,2). Le temps du Carême est une occasion sacrée donnée par notre Père afin que, dans une attitude de profonde conversion, nous puissions revitaliser nos valeurs personnelles, reconnaitre nos erreurs et nous repentir de nos péchés, de façon à transformer notre vie par l'action du Saint Esprit en une vie plus pleine et mature.

Pour adapter notre conduite à celle du Seigneur Jésus il est fondamental d'avoir un geste d'humilité, comme lorsque Benoit XVI nous dit: «Je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et qui lui est destinée».

A l'époque de Jésus, il y avait beaucoup de "modèles" qui priaient et agissaient pour être vus, pour être révérés: de la pure fantaisie, des personnages en carton, qui ne pouvaient encourager la croissance et la maturité de leurs voisins. Leurs attitudes et comportements ne montraient pas le chemin qui conduit à Dieu: «N'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas» (Mt 23,3).

La société actuelle nous présente aussi une variété infinie de modèles de contenance qui nous mènent une existence vertigineuse, folle, qui affaiblit les sens de la transcendance. Ne laissons pas que ces faux référents nous fassent perdre de vue le vrai Maître: «Un seul est votre Maître; (…) un seul est votre Pere; (…) un seul est votre Directeur, le Christ (Mt 23,8.9.10).

Servons-nous du Carême pour renforcer nos convictions comme disciples de Jésus-Christ. Cherchons-nous avoir des moments sacrés de désert o nous retrouver avec nous-mêmes et avec le vrai modèle et Maître. Et face aux situations concrètes, où souvent nous ne savons pas comment réagir, nous pourrions nous demander: qu'est-ce que Jésus en penserait?, comment agirait Jésus?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Février 2021

Gospel text

(Lk 6,36-38): 

 

Jesus said to his disciples, «Be merciful, just as your Father is merciful. Don't be a judge of others and you will not be judged; do not condemn and you will not be condemned; forgive and you will be forgiven; give and it will be given to you, and you will receive in your sack good measure, pressed down, full and running over. For the measure you give will be the measure you receive back».

 

The Application

 

Today’s gospel teaches me trois points important for the daily application.

 

- The divine qualities that I must imitate today: love and compassion.

- For this, Jesus invites me to look at his Father, not our society.

- My actions are always before the Lord and it is not God who is eager to judge me, rather, my own actions will judge me.

 

Action of the day: Think and act wisely.

«Be merciful just as your heavenly Father is merciful»

 

Fr. Zacharias MATTAM SDB

(Bangalore, India)

 

Today, how does a Christian behave towards his brothers and sisters? Showing the same compassion and kindness shown to him by the heavenly Father: «Be merciful just as your heavenly Father is merciful» (Lk 6:36). Jesus said, «I have not come to judge the world, but to save the world» (Jn 12:47). Jesus did not judge even his own murderers. Instead He was thinking well of them and excusing them and praying for them: «Father, forgive them; for they do not know what they are doing» (Lk 23:34). As His disciples, we are invited to be like the Master.

Jesus says, in Mathew’s gospel: «Do not judge and you will not be judged. Why do you observe the splinter in brother’s eye and never notice the great log in your own?» (Mt 7:1.3). The log is “the non-love”, the “pride” and “resentment” in our heart. These are like a log preventing us to see the fault of our brother in proper perspective and is more serious than his fault which is only like a splinter, and so these must be banished first. It is only with love that we can truly correct another and «Love excuses everything» (1Cor 13:7).

When Jesus says, «Do not judge», Jesus is not prohibiting the exercise of our faculty of discernment, nor are we asked to approve everything that the brother does. What He is forbidding is to attribute an evil intention to the person for acting thus. Only God knows what is in the heart of a person; «Man looks at the appearance, the Lord looks at the heart» (1Sam 16:7). Further, to judge is God’s prerogative, which we usurp when we judge our brother.

What is important in Christianity is love: «Love one another as I have loved you» (Jn 13:34). This love is poured into our hearts through the Holy Spirit (cf. Rm 5:5). In the Eucharist Christ gives us His Heart as a gift and we can love everyone with His Heart and be merciful as the Heavenly Father is merciful.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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