Publié le 25 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 8,5-17): 

 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre: ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents». Et Jésus dit au centurion: «Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi». Et le serviteur fut guéri à cette heure même.

Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

 

L’Application

 

Une personne de parole connaît la valeur de la parole. Reconnaître notre propre système de valeurs est un premier pas vers la reconnaissance des valeurs de notre société, en particulier des personnes que nous rencontrons quotidiennement. Ce centurion, connaissant la valeur de sa parole, reconnaît en Jésus la puissance de sa Parole : " Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri ! ".

La rencontre d'Abraham, dans la première lecture du jour, avec le Seigneur, est aussi une affirmation de la promesse faite par le Dieu, la Parole de Dieu. Abraham a reconnu ses limites, mais aussi la puissance de son Seigneur. Ce comportement d'Abraham est le fruit de sa foi. Si nous avons la même foi, nous mettrons toute notre confiance en Dieu, même si nous ne voyons aucune possibilité d'espérer.

Dans les moments difficiles de la vie, nous pouvons nous consoler avec la même Parole du Seigneur : "Y a- t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? " Pourtant, il n'est pas bon d'accorder une grande importance aux fruits de la foi, ceux de l'humilité du centurion, de son souci des hommes affaiblis, etc, etc. N'est-ce pas la foi qui l'a aidé à reconnaître la puissance du NOM de Jésus et de sa Parole ?  Avec cette foi, tous les fruits nous seront accordés.

 

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

 

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé

(Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

 

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Publié le 24 Juin 2021

Gospel text

(Mt 8,1-4): 

 

When Jesus came down from the mountain, large crowds followed him. Then a leper came forward. He knelt before him and said, «Sir, if you want to, you can make me clean». Jesus stretched out his hand, touched him, and said, «I want to, be clean again». At that very moment the man was cleansed from his leprosy. Then Jesus said to him, «See that you do not tell anyone, but go to the priest, have yourself declared clean, and offer the gift that Moses ordered as proof of it».

 

The Application

 

Jesus coming down in itself a voluntary movement towards the human salvation. These divine movements are very often hidden then time and revealed to the humanity in later days, because of human’s inability to aprehend the divine works with mere human intelligence.

We are limited by the time and the space, and need the visible signs, so that we may discover the truth in the realities of the history. "If you want........ and I want it," are the expressions that link these visible elements (reality) and invisible truth. Abraham, just loike anyone of us, travelled the same path from reality to truth in faith without necessary elements that we are walking today.  Thus, in this courageous approach, to a person of faith the divine will, if we remain faithful to it, will be a happiness and a hope to man, like from Ishmael to Isaac, for Abraham.  

 

 

To arrive in this level of faith, we must make our own personal journey, that of Abraham and that of this leper. The recognition of our weakness and the divine goodness all go together, for our weakness itself is a grace, which makes us cry out to God, "If you are willing. "Very often in the life of the deserts, in the painful moments, in the personal tears that man discovers the divine closeness, and how much God suffers with us. If the cry is a sign of the expression of our faith, we must also seek in ourselves a means, certainly with our limits, so that our life becomes a good witness to the people.

 

Action of the day : Learn to cry out towards God.

«If you want to, you can make me clean»

 

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Spain)

 

Today, the Gospel shows us a leper, painfully conscious of his sickness, approaching Jesus and beseeching: «Sir, if you want to, you can make me clean» (Mt 8:2). When we see the Lord so close to us but our head, heart and hands so far away from his project, from their salvation, we should also feel the compulsion to formulate the same leper's expression: «Sir, if you want to, you can make me clean».

But an important question prevails: Can a sin-unconscious society beg forgiveness from our Lord? Can it beseech a purification of any kind? We all know too many people with aching and wounded hearts, their personal drama, however, being they do not always realize the extent of their situation. But, in spite of everything, Jesus is always close to us, to the very end of the age (cf. Mt 28:20), while waiting for the same petition: «Sir, if you want to...». But, our collaboration is, of course, needed. St. Augustine's sentence: «God who created you without you, will not save you without you» has become a classical one. So that we can truly change we must strive to ask our Lord for help.

Some might wonder: why is it so important to realize it, to convert and to wish to change? For the simple reason that, should we not feel like that, we should not be able to positively answer the previous question, where we said a sin-unconscious society will find it very difficult to ask the Lord for help.

This is why, when the moments of repentance and of Sacramental confession arrive, we have to get rid of the past, of all the ulcers infecting our body and our soul. We should not doubt it for a minute: Asking forgiveness is a great moment of Christian initiation, because it is when the bandage over our eyes comes off. But, what if someone does notice his situation but does not want to convert? There is an old proverb that goes: «Long absent, soon forgotten».

 

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Publié le 24 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 8,1-4): 

 

Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier». Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

 

L’Application

 

L'homme limité par le temps et l'espace, a besoin des signes visibles, afin qu'il découvre la vérité dans les réalités de l'histoire. "Si tu le veux........ et moi je le veux", sont les expressions qui relient ces éléments visibles (la réalité) et l'invisible (la vérité.) Abraham, comme nous aujourd'hui, a parcouru le même chemin de la réalité (son âge) à la vérité (un enfant de lui), un chemin de foi que nous devons parcourir avec lui.  Ainsi, dans la foi, pour une personne de foi, la volonté divine, si nous y restons fidèles, sera un bonheur et une espérance pour l'homme, comme d'Ismaël à Isaac pour Abraham.  

Pour cela, nous devons faire notre chemin personnel, celui d'Abraham et celui de ce lépreux. La reconnaissance de notre faiblesse et la bonté divine vont de pair, car notre faiblesse elle-même est une grâce, qui nous fait crier à Dieu : " Si tu le veux bien ! " Très souvent dans la vie des déserts, dans les moments douloureux, dans les larmes personnelles que l'homme découvre la proximité divine, et combien Dieu souffre avec nous. Si le cri est un signe de l'expression de notre foi, nous devons aussi chercher en nous-mêmes un moyen, certainement avec nos limites, pour que notre vie devienne un bon témoignage pour les gens.

«Si tu le veux, tu peux me purifier»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre un lépreux, rempli de douleur et conscient de son infirmité, qui accourt à Jésus en lui demandant: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier» (Mt 8,2). Nous aussi, qui voyons le Seigneur si proche et nos têtes, nos cœurs et nos mains si loin de son projet salvifique, nous devrions nous sentir avides et capables de formuler la même expression que le lépreux: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier».

Maintenant une question se pose: une société qui n'a pas conscience du péché, peut-elle demander pardon au Seigneur? Peut-elle lui demander sa purification? Nous connaissons tous des gens qui souffrent et dont le cœur est blessé, mais leur drame est qu'ils ne sont pas toujours conscients de leur situation personnelle. Malgré tout, Jésus continue de passer près de nous, jour après jour (cf. Mt 28,20), et Il attend de nous toujours la même demande: «Seigneur, si tu le veux…». Mais nous aussi nous devons collaborer. Saint Augustin nous le rappelle dans sa formule classique: «Celui qui t'a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi». Nous devons donc être capables de demander au Seigneur son aide, de vouloir changer avec son aide.

Quelqu'un se demandera: pourquoi est-il si important de se rendre compte, de se convertir et de désirer changer? Tout simplement parce que, sinon, nous ne pourrions toujours pas donner une réponse affirmative à la question précédente, où nous disions qu'une société sans conscience du péché ne ressentira que difficilement le désir ou le besoin de chercher le Seigneur pour lui demander son aide.

Aussi, quand vient le moment du repentir, le moment de la confession sacramentelle, il faut se défaire du passé, des plaies qui infectent notre corps et notre âme. N'en doutons pas: demander pardon est un grand moment d'initiation chrétienne, c'est le moment où le bandeau nous tombe des yeux. Et si quelqu'un se rend compte de sa situation et ne veut pas se convertir? Nous connaissons le dicton: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre».

 

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Publié le 24 Juin 2021

Gospel text

(Lk 1,57-66.80): 

 

When the time arrived for Elizabeth to have her child she gave birth to a son. Her neighbors and relatives heard that the Lord had shown his great mercy toward her, and they rejoiced with her. When they came on the eighth day to circumcise the child, they were going to call him Zechariah after his father, but his mother said in reply, “No. He will be called John.” But they answered her, “There is no one among your relatives who has this name.” So they made signs, asking his father what he wished him to be called. He asked for a tablet and wrote, “John is his name,” and all were amazed. Immediately his mouth was opened, his tongue freed, and he spoke blessing God. Then fear came upon all their neighbors, and all these matters were discussed throughout the hill country of Judea. All who heard these things took them to heart, saying, “What, then, will this child be?” For surely the hand of the Lord was with him. The child grew and became strong in spirit, and he was in the desert until the day of his manifestation to Israel.

 

The Application

 

Events happen unnoticed by the world. Yet, for people of faith, nothing will go unnoticed, for God helps us to see the truth in the invisible elements, which are  palpable and visible realities. His name is 'John, chosen by God, and we are all chosen by God, so that we, like John, identify the presence of God in our midst. Thus let's not take any events lightly.

 

 

 

Even before his birth this child became a source of joy and wonder. Before Mary, his mother identified the Mother of God and his father will identify the divine works in this child. And all will give glory to God. We are all called to bring people to glorify God.

 

 

 

Like little Samuel and David, this child will also grow in the Spirit and in truth. Accompanied by the Holy Spirit, he will be driven into the desert, to be alone with his God, for his time to come. Of course, our desert life is not necessarily negative, because even in the deserts of life, a divine encounter is possible. We should learn to welcome the desert life, though they are painful and hard.

 

Action of the day: Glorify God.

 

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

Parallels between John and Jesus,

by Ephrem the Syrian (306-373 AD)

 

"The elderly Elizabeth gave birth to the last of the prophets, and Mary, a young girl, to the Lord of the angels. The daughter of Aaron gave birth to the voice in the desert (Isaiah 63:9), but the daughter of David to the strong God of the earth. The barren one gave birth to him who remits sins, but the Virgin gave birth to him who takes them away (John 1:29). Elizabeth gave birth to him who reconciled people through repentance, but Mary gave birth to him who purified the lands of uncleanness. The elder one lit a lamp in the house of Jacob, his father, for this lamp itself was John (John 5:35), while the younger one lit the Sun of Justice (Malachi 4:2) for all the nations. The angel announced to Zechariah, so that the slain one would proclaim the crucified one and that the hated one would proclaim the envied one. He who was to baptize with water would proclaim him who would baptize with fire and with the Holy Spirit (Matthew 3:11). The light, which was not obscure, would proclaim the Sun of Justice. The one filled with the Spirit would proclaim concerning him who gives the Spirit. The priest calling with the trumpet would proclaim concerning the one who is to come at the sound of the trumpet at the end. The voice would proclaim concerning the Word, and the one who saw the dove would proclaim concerning him upon whom the dove rested, like the lightning before the thunder." (excerpt from COMMENTARY ON TATIAN'S DIATESSARON 1.31)

 

 

 

 

 

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Publié le 24 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 1,57-66.80): 

 

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara: «Non, il s'appellera Jean». On lui répondit: «Personne dans ta famille ne porte ce nom-là!». On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit: «Son nom est Jean». Et tout le monde en fut étonné.

A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia: il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient: «Que sera donc cet enfant?». En effet, la main du Seigneur était avec lui. L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.

 

L’Application

 

Les événements passent inaperçus aux yeux du monde. Pourtant, pour les personnes de foi, rien ne passera inaperçu, car Dieu nous aide à voir la vérité dans les éléments invisibles, qui sont des réalités palpables et visibles. Il s'appelle Jean, choisi par Dieu, et nous sommes tous choisis par Dieu, afin que nous puissions, comme Jean, identifier la présence de Dieu au milieu de nous. Ne prenons donc aucun événement à la légère. 

Avant même sa naissance, cet enfant est devenu une source de joie et d'émerveillement. Avant Marie, sa mère a identifié la Mère de Dieu et son père identifiera les œuvres divines dans cet enfant. Et tous rendront gloire à Dieu. Nous sommes tous appelés à amener les gens à glorifier Dieu. 

Comme le petit Samuel et David, cet enfant grandira aussi dans l'Esprit et dans la vérité. Accompagné de l'Esprit Saint, il sera conduit au désert, pour être seul avec son Dieu, pour son temps à venir. Bien sûr, notre vie au désert n'est pas forcément négative, car même dans les déserts de la vie, une rencontre divine est possible. Nous devons apprendre à accueillir ces vies de désert, même si elles sont douloureuses et difficiles. 

 

«L'enfant grandit et son esprit se fortifiait»

 

Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste. Saint Jean est un homme de grands contrastes: il vit dans le silence du désert, néanmoins de là il parle aux foules et, d'une voix convaincante, les invite à la conversion; il est humble dans la façon de reconnaître qu'il n'est pas la Parole mais uniquement la voix, mais il ne mâche pas ses paroles et il a le courage d'accuser et de dénoncer les injustices y compris aux rois eux-mêmes; il invite ses disciples à aller vers Jésus mais ne refuse pas de parler à Hérode pendant sa captivité. Silencieux et humble, il est également courageux et intrépide même au point de verser son sang. Jean Baptiste est un grand homme! Jésus dira de lui qu'il est le plus grand homme né d'une femme, mais il n'est que le précurseur du Christ.

Le secret de sa grandeur réside peut-être dans le fait qu'il est conscient qu'il a été choisi par Dieu, ainsi l'exprime l'évangéliste: «L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël» (Lc 1,80). Toute son enfance et son adolescence ont été marquées par la prise de conscience de sa mission: rendre témoignage; et il le fait en baptisant Jésus dans le Jourdain; en préparant le peuple pour le Seigneur; et à la fin de sa vie, en versant son sang en faveur de la vérité. A travers notre connaissance de Jean nous pouvons répondre à la question de ses contemporains: «Que sera donc cet enfant?» (Lc 1,66).

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Dans un milieu indifférent, saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous; saint Augustin nous dit: «Admire Jean autant que tu le pourras car ce que tu admires profite au Christ. Je répète, cela profite au Christ, pas parce que tu lui offres quelque chose à Lui, mais parce que tu progresses grâce à Lui». Chez saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.

 

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Publié le 22 Juin 2021

Gospel text

(Mt 7,15-20): 

 

 

Jesus said to his disciples: “Beware of false prophets, who come to you in sheep’s clothing, but underneath are ravenous wolves. By their fruits you will know them. Do people pick grapes from thornbushes, or figs from thistles? Just so, every good tree bears good fruit, and a rotten tree bears bad fruit. A good tree cannot bear bad fruit, nor can a rotten tree bear good fruit. Every tree that does not bear good fruit will be cut down and thrown into the fire. So by their fruits you will know them.”

 

The Application

 

We have to accept a commun element of our contemporary world where we live in a world of appeasement, full of lies and dishonesty, which has no value apart from its own right and self-interest. Very often we are hurt when people say the truth. We wish to hear good things about us and desire that plesanteries.

 

For such mentality, we find that the people in front of us, address us in the sweetness of words, and agitate violently against us,  in our absence. Jesus asks us to observe this world and act in a wise and prudent way so that we recognize the world, not by its words and as it appears to be, rather by its intentions and actions. From our part, we as a baptized, called to act according to the Christian faith.

 

For this we look to Abraham who helps us to act with faith. In him we discover that faith gives us that certainty of divine goodness and helps us to discover in us the divine generosity. In faith we will find patience and kindness. Like Father Abraham, may we be faithful to the divine promise and never refuse to give good fruit, for by our human nature, by the perfection of our humanity, we are called to be divine. May our words and actions be inspired by the divine will.

 

Action of the day : Be a open book.

«By their fruits you will know them»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Spain)

 

Today, a new evangelic contrast opens up before our eyes, the one between the good tree and the rotten tree. The avowals of Jesus are so simple they look almost simplistic. But we can affirm that they are certainly not! They are not simplistic, as real life is not simplistic either.

This one teaches us good trees can deteriorate and end up by bearing bad fruits while, on the other hand, there may be rotten trees ending up by bearing good fruits. So what does “every good tree bears good fruit” (Mt 7:17) mean? It means that the good one is good as long as he does not stop doing good things. That he does good things and he does not get tired of it. He does good and he does not give up before the temptation to do evil. He does good and perseveres till heroism. He does good and if by any chance he yields to the weariness of acting like this, of falling before the temptation of doing evil, of getting scared before the non-negotiable demand, he sincerely and truly admits it, heartily repents and... restarts all over again.

Ah! And he also does it, amongst other reasons, because he is conscious that if the tree does not bear a good fruit, it will be cut down and thrown into the fire (the fear of God keeps the true vine of the vineyard!). And also because, by being aware through personal and social experience of the goodness of others through their good deeds, he knows that he can be recognized as a good person not only because of his good words but through his facts.

It is not enough to say: “Lord, Lord!” Faith is shown through our works! As St. James wrote: “Demonstrate your faith to me without works, and I will demonstrate my faith to you from my works” (Jm 2:18).

 

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Publié le 22 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 7,15-20): 

 

«Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez».

 

L’Application

 

Nous acceptons un élément commun de notre monde contemporain où nous vivons dans un monde d'apaisement, plein de mensonges et de malhonnêteté, qui n'a aucune valeur en dehors de son propre droit et de son intérêt personnel. Les personnes en face de nous, s'adressent à nous avec la douceur des mots, et s'agitent violemment en notre absence.Jésus nous demande d'observer ce monde et d'agir de manière sage et prudente afin que nous reconnaissions le monde, non pas par ses paroles et comme il semble être, mais plutôt par ses intentions et ses actions.  De notre côté, en tant que baptisés, nous sommes appelés à agir selon la foi chrétienne.

Pour cela, nous nous tournons vers Abraham qui nous aide à agir avec foi. La foi nous donne la certitude de la bonté et de la générosité divine. Dans la foi, nous trouverons la patience et la bonté. Comme le père Abraham, puissions-nous être fidèles à la promesse divine et ne jamais refuser de donner de bons fruits, car par notre nature humaine, par la perfection de notre humanité, nous sommes appelés à être divins. Que nos paroles et nos actions soient inspirées par la volonté divine.

«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, s'ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Les affirmations de Jésus à ce sujet sont d'une telle simplicité qu'on dirait qu'elles sont simplistes. Mais il est juste de dire qu'elles ne le sont pas du tout! Elles ne le sont pas du tout, comme notre vie de tous les jours ne l'est pas du tout non plus.

Nous apprenons qu'il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. En définitive, que signifie «tout arbre bon donne de beaux fruits» (Mt 7,17)? Est-ce que cela signifie que le bon est bon car il ne cesse jamais de faire le bien? Qu'il fait le bien et ne se fatigue pas. Qu'il fait le bien et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Qu'il fait le bien et persévère jusqu'au point de devenir un héros. Qu'il fait le bien et que si jamais par fatigue il cesse d'agir ainsi, ou tombe dans la tentation de faire le mal, ou encore prend peur face à cette exigence avec laquelle on ne peut pas transiger, il le reconnaît sincèrement, le confesse immédiatement, se repent de tout son cœur et… il recommence.

Ah! Et il le fait aussi, car entre autres choses, il sait que s'il ne donne pas de bons fruits il sera coupé et jeté au feu (la sainte crainte de Dieu garde la vigne des bons vignobles) et parce que connaissant la bonté d'autrui à travers de leurs bonnes œuvres, il sait, non seulement par sa propre expérience, mais aussi par expérience sociale, qu'il est bon et ne peut être reconnu comme tel que grâce à ses actes et non à ses paroles.

Car il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur!». Comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions: «Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi» (Jc 2,18).

 

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Publié le 21 Juin 2021

Gospel text

(Mt 7,6.12-14): 

 

Jesus said to his disciples, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs: they might trample on them and even turn on you and tear you to pieces. So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets. Enter through the narrow gate; for wide is the gate and broad is the road that leads to destruction, and many go that way. How narrow is the gate that leads to life and how rough the road; few there are who find it».

 

The Application

 

The Lord asks us not to condition our life in relation to others who surround us. Let our life be conditioned by the divine will. This divine will directs us to the right path, through a narrow gate, which will lead us to a pleasant pasture, whcih the Lord has promised to Abraham. Since we always seek a pleasant and peaceful life, the Lord asks us to grant others a pleasant and peaceful life as well.  Abraham will do the same to his cousin, Loth. This mutual exchange, understanding and sharing will help us to build a just, merciful and loving society. It is well known that building a just society is a narrow door, because in this society there are dogs and pigs who do not respect 'what is sacred. Yet, we are called to retrun good, even when we receive what is bad. This approach itself a narrow door that will certainly please God that the Law and prophets teach us.

 

Action of the day : Discern and act according the divne will.

 

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

Unreadiness to receive Godly teaching,

by Augustine of Hippo, 430-543 A.D.

 

"Now in this precept we are forbidden to give a holy thing to dogs or to cast pearls before swine. We must diligently seek to determine the gravity of these words: holy, pearls, dogs and swine. A holy thing is whatever it would be impious to profane or tear apart. Even a fruitless attempt to do so makes one already guilty of such impiety, though the holy thing may by its very nature remain inviolable and indestructible. Pearls signify all spiritual things that are worthy of being highly prized. Because these things lie hidden in secret, it is as though they were being drawn up from the deep. Because they are found in the wrappings of allegories, it is as though they were contained within shells that have been opened.(1) It is clear therefore that one and the same thing can be called both a holy thing and a pearl. It can be called a holy thing because it ought not to be destroyed and a pearl because it ought not to be despised. One tries to destroy what one does not wish to leave intact. One despises what is deemed worthless, as if beneath him. Hence, whatever is despised is said to be trampled under foot... Thus we may rightly understand that these words (dogs and swine) are now used to designate respectively those who assail the truth and those who resist it." (excerpt from SERMON ON THE MOUNT 2.20.68-69)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 21 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 7,6.12-14): 

 

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture: la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent».

 

L’Application

 

Le Seigneur nous demande de ne pas conditionner notre vie par rapport aux autres qui nous entourent. Laissez notre vie être conditionnée par la volonté divine. Cette volonté divine nous dirige vers le bon chemin, par une porte étroite, qui nous mènera à un pâturage agréable, que le Seigneur a promis à Abraham. Puisque nous recherchons toujours une vie agréable et paisible, le Seigneur nous demande d'accorder aux autres une vie agréable et paisible également.  Abraham fera de même avec son cousin Loth. Cet échange, cette compréhension et ce partage mutuels nous aideront à construire une société juste, miséricordieuse et aimante. Il est bien connu que la construction d'une société juste est une porte étroite, car dans cette société il y a des chiens et des cochons qui ne respectent pas "ce qui est sacré". Pourtant, nous sommes appelés à retransmettre le bien, même lorsque nous recevons ce qui est mauvais. Cette approche est en soi une porte étroite qui fera certainement plaisir à Dieu. 

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens»

 

Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO

(Brasilia, Brsil)

 

Aujourd'hui, le Seigneur nous donne trois conseils. Le premier, «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons» (Mt 7,6), un contraste où d'une part les "biens" sont associés aux "perles" et à "ce qui est sacré", et d'autre part les "chiens et les cochons" à ce qui est impur. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que "nos ennemis sont pareils que nous dans leur nature mais non pas dans leur foi". Même si les richesses terrestres sont accordées d'une même manière aux dignes comme aux indignes, il n'est pas de même pour les "grâces spirituelles", privilège de ceux qui sont fidèles à Dieu. La distribution vraie des biens spirituels implique un zèle pour les choses sacrées.

Le deuxième c'est ce qu'on appelle la "règle d'or" (cf. Mt 7,12) qui résumait tout ce que la Loi et les prophètes avaient annoncé, telles les branches d'un même arbre: l'amour du prochain présuppose l'amour de Dieu et provient de Lui.

Faire au prochain ce que nous aimerions qu'on fasse pour nous, implique une transparence dans ce qu'on fait aux autres, dans la reconnaissance de sa ressemblance à Dieu et de sa dignité. Pourquoi recherchons-nous le Bien pour nous-mêmes? Parce que nous reconnaissons que c'est le seul moyen de nous identifier et nous unir au Créateur. Etant donné que le Bien est le seul moyen de vivre sa vie dans sa plénitude, l'absence de ce bien est inconcevable dans notre relation avec notre prochain. Il n'y a pas de place pour le Bien là ou prédominent le mensonge et le mal.

Le dernier, la "porte étroite"… le pape Benoît XVI nous demande: «Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».

Prions le Seigneur qui a obtenu le salut de l'univers par sa mort et sa résurrection, afin que nous soyons tous réunis au Banquet de la vie éternelle.

 

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Publié le 20 Juin 2021

Gospel text

(Mt 7,1-5): 

 

Jesus said to his disciples: “Stop judging, that you may not be judged. For as you judge, so will you be judged, and the measure with which you measure will be measured out to you. Why do you notice the splinter in your brother’s eye, but do not perceive the wooden beam in your own eye? How can you say to your brother, ‘Let me remove that splinter from your eye,’ while the wooden beam is in your eye? You hypocrite, remove the wooden beam from your eye first; then you will see clearly to remove the splinter from your brother’s eye.”

 

The Application

 

Any unjust judgement will hurt us in the future. Jesus invites us to review our lives and the way we look at the world at large. A sincere and open approach to life, will help us to know ourselves and in this self-knowledge, we can also help others to grow. Jesus is not against correcting our brothers and sisters. Rather, our disconnect with the reality is quite dangerous, for us and for the other. A person who remains connected to his or her own sensitivity will be able to welcome the sensitivity of others, without passing judgment. We judge in our ignorance, not in the truth, because no one can claim objectivity on his subjective truth.

 

 

To avoid so much unjustified judgment, Abraham is given to us, as the father of the faith and that we are called to imitate his fidelity and docility to the divine will.  In him we learn to obey to the divine will, in joy and gratitude. In him we believe that God will acomplish His will in us, as He has promised to Abraham. The more we stay connected to the divine will, the more we will be able to profit the divine accompaniment and wisdom, which will help us to have a truth, relatively objective, liberated from our subjective truth. In the objective truth, we can never pass judgment on our brothers and sisters, because, we will be led by God.

 

Action of the day : Be just in your human approach.

«For as you judge, so will you be judged, and the measure with which you measure will be measured out to you»

 

Fr. Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel has reminded me the words of “The Knight of the Rose” opera, by Hugo von Hofmannsthal: «The big difference lies upon the “how”». In many aspects of our life —particularly our spiritual life— the end result will change, depending upon “how” we do something.

Jesus said: “Stop judging, that you may not be judged” (Mt 7:1). But Jesus had also said that we are to correct our sinful brother, and to do that we have got to previously make some kind of judgment. In his writings, St. Paul does judge the Corinthian community and St. Peter condemns Ananias and his wife Sapphira for falsehood. Because of that, St. John Chrysostom explains: «Jesus is not saying we cannot prevent a sinner from sinning; yes, we have to correct him, though not as the enemy seeking revenge but, rather, as a doctor applying the cure». It seems, therefore, our judgment should be mostly made with an aim to mend, not to take revenge.

But what St. Augustine says is even more interesting: “The Lord prevents us from judging quickly and unfairly (...). We should first ponder whether we have not made a similar sin; let us remember we are fragile, and let us always [judge] with the intention of serving God and not ourselves”. When we see our brothers' sins, if we remember our own, it will not happen to us, as the Gospel says, that with a wooden beam in our eyes we try to take the splinter out of our brother's eye (cf. Mt 7:3).

If we are well prepared, we shall see the good and bad things in our fellow men, and almost unconsciously we shall form a judgment. But looking at others' faults from that point of view will help us as to the way “how” we judge: it will help us not to judge for the sake of judging, or just to say something or, perhaps, to cover our own deficiencies or, simply, because everybody does it. And, above all, let us always remember Jesus' words: “For as you judge, so will you be judged” (Mt 7:2).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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