Publié le 10 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,29-32): 

 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

Jesus calls us as an evil generation, because we are looking for a sign from heaven, while we are not able to spot the signs on earth, the signs of the divine presence. Jesus is sad, because we do not want to accept the humanity of Jesus, which is visible and palpable, and we look for the divine elements, which is invisible and not palpable, without the grace of God. Yet God reveals himself in our humanity and we are invited to discover him in these visible and palpable elements. Jonah and the people of Nineveh was a good example, for Jonah was a messenger of the Father and the people were converted by hearing his word. So we have in Jesus more than Jonah. What sign are we still looking for today, more than Jesus and His death and resurrection, to be converted?

 

Action of the day: Try to identify the divine signs in you, not outside of you. In truth, believe that you yourself is a sign of God’s presence to others.

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

 

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application
 Jésus nous appelle une génération mauvaise, parce que nous cherchons un signe du ciel, alors que nous ne sommes pas capables de repérer les signes sur la terre, les signes de la présence divine. Jésus est triste, car nous ne voulons pas accepter l'humanité de Jésus, qui est visible et palpable, et nous cherchons les éléments divins, qui sont invisibles et non palpables, sans la grâce de Dieu. Pourtant, Dieu se révèle dans notre humanité et nous sommes invités à le découvrir dans ces éléments visibles et palpables. Jonas et le peuple de Ninive en est un bon exemple, car Jonas était un messager du Père et le peuple s'est converti en écoutant sa parole. Nous avons donc en Jésus plus que Jonas. Quel signe cherchons-nous encore aujourd'hui, plus que Jésus, sa mort et sa résurrection, pour nous convertir ?

Mes mais, essayez d'identifier les signes divins en vous, et non à l'extérieur de vous. En vérité, croyez que vous êtes vous-même un signe de la présence de Dieu pour les autres.


 

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

 

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Le mois d’octobre est rempli des événements, et mercredi dernier, l’église de France a vécu un moment douloureux comme nous a écrits Mgr. Aveline, ‘il constituera une épreuve de vérité pour le corps ecclésial  et il était en vérité un moment grâce’, car nous avons osé, oser de nous mettre debout devant Dieu, devant les hommes, avec nos faiblesses, en Lui demandant pardon, à travers des victimes. Tante d’année de souffrance et ils souffrent encore.

Mois d’octobre est consacré à la Vierge Marie et nous confions tous à la Vierge Marie, la Mère de Dieu. Le premier octobre nous avons prié avec Ste. Thérèse, en reconnaissant que nous sommes tous missionnaires. Nous avons vécu un moment fort, avec le rassemblent du peuple de Dieu, un mouvement de congrès mission que nous avons accueilli dans notre église. Ce jour-là, notre église même  si elle est grande, était si petite que tous cherchaient une place.  Nous rendons grâce à Dieu pour ces moments offert à nous tous, à nourrir  notre foi et à devenir les véritables missionnaires du Seigneur, les amis du Christ.

C’est pourtant dommage que beaucoup de nos chrétiens n’en ont pu profiter.  La première lecture nous demande de discerner tout devant Dieu. Nous avons entendu la prière de Salamon, une action de grâce, « tous les biens me dont venus avec elle et par ses mains, une richesse incalculable. »  Dans son discernement, il a choisi Dieu, la sagesse divine. Ce discernement lui a aidé à servir Dieu et son peuple dans la justice et dans la paix, que même la reine de Sebha est venu à sa rencontre.

Nous sommes tous comme cet homme de l’évangile du jour. Nous tous, aimerions hériter la vie éternelle, la vie promise par le Seigneur.  Que devons-nous faire ? Le Seigneur invita Nicodème à renaitre, renaitre encore une fois, comme un enfant de Dieu, pour qu’il voit les anges du Seigneur. En regardant cet homme, l’évangile nous dit, que le Seigneur l’aimait. C’est dans cet amour qu’Il l’invita à s’attacher à Dieu, Dieu seul.

Si nous voulons que notre cœur soit rempli de l’amour de Dieu, il faut savoir le vider. Nous sommes ce marchant de l’évangile qui trouvait une perle précieuse et va vendre tout ce dont qu’il avait, pour qu’il puisse l’acheter. Malheureusement, comme cet homme de l’évangile, l’homme a perdu le sens de la vie. L’homme se contentait avec tout ce qu’il recevait du Seigneur et Il a abandonné Dieu, la source de tous dons que l’homme cherche.  Très récemment lorsque le Cardinal Robert Sarah analysa le raisonnement de la dégradation de l’Europe, il a dit que l’Europe a oublié Dieu. Ne soyons pas naïve, nous ne pouvons pas nier cette vérité.

Il faut reconnaitre que tout ne revient pas à nous et nous ne pouvons pas tout faire. Il est impossible pour nous, pourtant, tout est possible pour Dieu, nous dit Jésus. C’est dans cette possibilité que Dieu nous demande de nous détacher, de vendre ou de vider. Ce n’est pas facile de nous abandonner totalement à Dieu. Avec Dieu tout est possible, nous dit Ste. Thérèse d’Avila. 

Si Dieu lui a demandé de vendre tout, ce n’est pas pour qu’il soit pauvre. Le Seigneur ne propose jamais la pauvreté. Tout contraire, Dieu désire que nous soyons  riches devant Dieu. Cet homme de l’évangile du jour, vivait dans la pauvreté de la grâce, de la miséricorde divine, une pauvreté de l’amour et de la charité. Il n’a pas voulu partagé ses biens avec ses frères et sœurs qui sont pauvre. Jésus souhaite que nous associions tout à Dieu et à sa volonté, car nous avons tout reçu de Dieu. Donnez à César ce qui appartient à César et donnez à Dieu, ce qui appartient à Dieu.  Les lectures d'aujourd'hui nous appellent à la liberté, à discerner et à appliquer la sagesse que Dieu nous a donnée. Cette sagesse que nous recevons de la Parole de Dieu, nous aidera certainement à nous vider et à voir la richesse dans notre pauvreté volontaire, où Dieu sera le centre de tout. Ame.

 

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Publié le 10 Octobre 2021

The month of October is dedicated to the Virgin Mary and we all entrust ourselves to the Virgin Mary, the Mother of God. On the first of October we prayed with St. Therese, recognising that we are all missionaries, Disciples of Christ. The Church teachings and programmes do help us to deepen our missionary spirit, a call to holiness.  It is a pity, however, that many of our Christians were unable to take advantage of them. 

The first reading asks us to discern everything before God. We heard Salmon’s prayer of thanksgiving, "all good things came to me with her and through her hands, incalculable riches."  In his discernment he chose God, divine wisdom. This discernment helped him to serve God and his people in justice and peace, so that even the Queen of Sebha came to meet him.  We all are searchers or seekers of truth.

We are all like this man in today's gospel. We all would like to inherit eternal life, the life promised by the Lord.  What should we do? The Lord invited Nicodemus to be born again, to be born again, as a child of God, so that he might see the angels of the Lord. Looking at this man, the gospel tells us, the Lord loved him. In this love He invited him to cling to God, God alone.

If we want our hearts to be filled with the love of God, we must know how to empty them, to empty even the human love, which is so precious to God. We are called to imitate the parable of the man in the gospel who found a precious pearl and sold everything he had so that he could buy it. Very often, we wish to inherit something wonderful without losing anything of ours.

Unfortunately, like that young man in the gospel, the contemporary humanity has lost the meaning of life. Man was content with whatever he received from the Lord and he abandoned God, the source of all the gifts that man seeks.  Very recently when Cardinal Robert Sarah analysed the reasoning behind Europe's degradation, he said that Europe has forgotten God. Let us not be naive, we cannot deny this truth.  We are slowly moving away from God.

We must recognise that not everything is up to us and we cannot do everything. It is impossible for us to empty ourselves fully, yet everything is possible for God, Jesus tells us. It is in this possibility that God asks us to let go, to sell or empty. It is not easy to surrender totally to God. With God everything is possible, St. Teresa of Avila tells us. 

If God asked him to sell everything, it was not so that he would be poor, a call to poverty. On the contrary, to be rich before God. This young man, lived in the poverty of grace, of divine mercy, a poverty of love and charity. He did not want to share his goods with his brothers and sisters who were poor.  Jesus wishes that we associate everything to God and to His will, because we have received everything from God. Give to Cesar what belongs to Cesar and give to God, what belongs to God.  Today’s readings calls us to freedom, to discern and apply the wisdom that God has given to us. This wisdom that we receive from the Word of God,  will certainly help us to empty ourselves and see the richness in our wilful poverty, where God will be the centre of everything. Amen.

 

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Publié le 8 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:27-28): 

 

As Jesus was speaking, a woman spoke from the crowd and said to him, «Blessed is the one who bore you and nursed you!». Jesus replied, «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well».

 

The Application

 

Today's readings show us two important elements: divine closeness and what kind of relationship God wants from us.

 

Divine closeness: God always walks with us and participates in our joys and sorrows, and he does so discreetly. To better understand this accompaniment, and to feel his presence in us, we must learn to see everything with the eyes of faith. This gaze makes us discover the envoys of the Father, the men and women who surround us, with the whole of creation, including the burning of the sun in the day of life and the sweetness of the moon in the darkness of life.

 

 

The relationship intended by God: Humanly we would like to establish a human relationship with God, with our human sensitivity, as my God and my Saviour, my father and my friend, etc. This woman in today's gospel, in her ignorance, wanted to reduce everything with Jesus and his mother to a biological relationship, a relationship as it appeared. God desires that we go beyond these biological relationships that feed our sensibilities, and build a spiritual relationship, that unites our soul with God, a relationship that shakes and unites the body and the spirit. God desires that man, through his pleasure and happiness, savours eternal joy, a joy that Jesus shares with his Father. This experience is only possible when we listen to the Word of God and put it into practice.  

 

Action of the day: Identify the relation that you have established with God.

«Blessed is the one who bore you and nursed you!»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, we hear the best compliment Jesus could make of his own Mother: «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well!» (Lk 11:28). With this reply, Jesus Christ does not reject the enthusiastic praise that plain woman dedicated to his Mother, but He acknowledges it and goes even further, when stating that the Blessed Virgin Mary is blessed —mostly!— because she has been good and faithful in keeping the word of God.

At times, people ask me whether we Christians believe in predestination, as other religions do. Certainly not!: we Christians believe God has reserved for us a destination of happiness. God wants us to be happy, fortunate, blessed. Take notice how this word is being repeated in Jesus' teachings: «Blessed, blessed, blessed...». «Blessed are the poor, the meek, the merciful, those who hunger and thirst for righteousness, those who have not seen and yet have believed» (cf. Mt 5:3-12; Jn 20:29). God wants our happiness, a happiness that begins right here in this world, even though the path leading to it is not wealth, or power, or easy success, or fame, but, the poor and humble love of he who expects it all. The joy to believe! That joy Jacques Maritain, the converted one, spoke about.

It is a kind of happiness which is greater than the joy of living, because we believe in an endless and eternal life. Mary, Jesus' Mother, is not only blessed because she bore him and nursed him —as spontaneously surmised that local woman— but, mainly, because of her having heard the Word and kept it: for having loved and having let his Son Jesus love her. As the poet wrote: «Being able to say “mother” and being addressed as “my son” / is what God envied us».
Let Mary, Mother of Divine Love, pray for us.

 

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Publié le 8 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Les lectures d'aujourd'hui nous montrent deux éléments importants : la proximité divine et le type de relation que Dieu attend de nous.

La proximité divine : Dieu marche toujours avec nous et participe à nos joies et à nos peines, et il le fait discrètement. Pour mieux comprendre cet accompagnement, et pour sentir sa présence en nous, nous devons apprendre à tout voir avec les yeux de la foi. Ce regard nous fait découvrir les envoyés du Père, les hommes et les femmes qui nous entourent, avec l'ensemble de la création, y compris la brûlure du soleil dans le jour de la vie et la douceur de la lune dans les ténèbres de la vie.


La relation voulue par Dieu : Humainement, nous voudrions établir une relation humaine avec Dieu, avec notre sensibilité humaine, comme mon Dieu et mon Sauveur, mon père et mon ami, etc. Cette femme de l'évangile d'aujourd'hui, dans son ignorance, voulait tout réduire avec Jésus et sa mère à une relation biologique, une relation telle qu'elle apparaissait. Dieu désire que nous dépassions ces relations biologiques qui nourrissent nos sensibilités, et que nous construisions une relation spirituelle, qui unisse notre âme à Dieu, une relation qui secoue et unit le corps et l'esprit. Dieu désire que l'homme, à travers son plaisir et son bonheur, goûte à la joie éternelle, une joie que Jésus partage avec son Père. Cette expérience n'est possible que si nous écoutons la Parole de Dieu et la mettons en pratique.  

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Publié le 7 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:15-26): 

 

As Jesus was casting out a devil some of the people said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his empire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Beelzebul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow members drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?

»As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters. When the evil spirit goes out of a person, it wanders through dry lands looking for a resting place. And finding none, it says, ‘I will return to my house from which I came’. When it comes, it finds the house swept and everything in order. Then it goes to fetch seven other spirits even worse than itself. They move in and settle there, so that the last state of that person is worse than the first».

 

The Application

 

 

I would like to take three points for application from this gospel; the people's view, God's view and the wickedness.

 

 

 

The way people look:   This gaze is already contaminated by evil thoughts, for in everything they seek evil, even in the goodness and generosity of God. To seek evil is a perpetual continuation of the devil's plan from the beginning of creation, who has imposed evil on the hearts of men. It is necessary that we watch over our inner thoughts that direct our gaze. We must learn to look at everything with the eyes of faith.

The gaze of God:   Jesus does not even judge these evildoers, who wanted to trap Him. Instead, He takes this occasion as an opportunity to teach them, and to direct them to the good. This look is full of kindness and generosity. He is creating an opportunity for them to listen to Him and be converted. Shouldn’t we take this as an opportunity to change our way of looking at events? Let us learn from Jesus to avoid evil for evil, and learn to be good, even to our enemies. 

Wickedness:   We must recognise that evil exists and is real. When one hears someone speak, enters into a dialogue with another person, engages in an activity, one must discern the origin and the purpose. It is not good to listen to evil, to cooperate in an evil activity, etc. Evil enters the hearts of men, always in the name of good. Therefore, we must discern everything, not because it is good and right, but simply according to the divine will.

 

Action of the day: Check the way you look at people and events.

«Some of the people said, “He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons»

 

Fr. Josep PAUSAS i Mas

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today, we are amazed to see how Jesus is preposterously “accused” of driving out demons «by the power of Beelzebub, the chief of the demons» (Lk 11:15). It is difficult to imagine a better deed —to expel, to rid their souls of the Devil, the instigator of evil— and, at the same time, to witness the most ignoble accusation —that he is doing it, precisely, by the power of the very Devil—. It is really a gratuitous accusation, which shows and reflects a great blindness and jealousy in the Lord's accusers. Today too, without realizing it, we tend to ignore the right other people have to dissent, to be different and to have their own positions, whether different or even in direct opposition to ours.

He, who lives cloistered in a political, cultural or ideological bigotry, easily despises the dissenting one and disqualifies all his projects by denying him any proficiency and, even, any honesty. Often, the political or ideological adversary becomes a personal enemy. Confrontation degenerates into affront and aggressiveness. This climate of mutual zealotry and violent rejection may then lead us to the temptation of somehow eliminating he who appears to be our rival.

In this environment is it easy to justify any attack against people, even, murder, provided the dead one does not belong in our circle. How many people are today distressed by this atmosphere of mutual intolerance and denial, which, more often than not, is to be found in our public institutions, our places of work or in meetings and political confrontation!

We must create, amongst ourselves, a climate of tolerance and mutual respect with the conditions for steadfast and loyal confrontations, where it is possible to seek different ways of dialogue. As for us Christians, rather than hardening and wrongly consecrating our positions by manipulating God’s word and identifying him with our own attitude, we have to follow that Jesus who —when John prevented someone else from casting out demons in his name— corrected him while saying: «Do not prevent him, for whoever is not against you is for you» (Lk 9:50). Inasmuch as «the countless chorus of shepherds becomes the single body of the one and only Shepherd» (St. Augustine).

 

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Publié le 7 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,15-26): 

 

Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

 

L’Application

 

Je voudrais prendre trois points pour l'application ; le regard du peuple, le regard de Dieu et la méchanceté.

Le regard du peuple

Ce regard est déjà contaminé par des pensées mauvaises, car en tout ils cherchent le mal, même dans la bonté et la générosité de Dieu. Chercher le mal est la continuation perpétuelle du comportement du diable depuis le début de la création, qui a imposé le mal dans le cœur des hommes. Il est nécessaire que nous veillions sur nos pensées intérieures qui dirigent notre regard. Nous devons apprendre à tout regarder avec les yeux de la foi.

 Le regard de Dieu

Jésus ne juge même pas ces malfaiteurs, qui voulaient le piéger. Au contraire, il saisit cette occasion pour les enseigner, et les orienter vers le bien. Ce regard est plein de bonté et de générosité. Il crée une opportunité pour qu'ils l'écoutent et se convertissent.

La méchanceté

Nous devons reconnaître que le mal existe et est réel. Lorsque l'on entend quelqu'un parler, que l'on entre en dialogue avec une autre personne, que l'on s'engage dans une activité, il faut en discerner l'origine et le but. Il n'est pas bon d'écouter le mal, de coopérer à une activité mauvaise, etc. Le mal entre dans le cœur des hommes, toujours au nom du bien. Il faut donc tout discerner, non pas parce que c'est bon et juste, mais simplement selon la volonté divine.

«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

 

Abbé Josep PAUSAS i Mas

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi.

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:5-13): 

 

Jesus said to his disciples, «Suppose one of you has a friend and goes to his house in the middle of the night and says: ‘Friend, lend me three loaves, for a friend of mine who is traveling has just arrived and I have nothing to offer him’. Maybe your friend will answer from inside: ‘Don't bother me now; the door is locked and my children and I are in bed, so I can't get up and give you anything’. But I tell you, even though he will not get up and attend to you because you are a friend, yet he will get up because you are a bother to him, and he will give you all you need.

»And so I say to you, Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you. For the one who asks receives, and the one who searches finds, and to him who knocks the door will be opened. If your child asks for a fish, will you give a snake instead? And if your child asks for an egg, will you give a scorpion? Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!».

 

The Application

 

I told you yesterday that prayer is not a singular act. Today's gospel explains exactly what I shared with you. This friend has already established a relationship of friendship and this friendship has given him this hope and perseverance. So this relationship is prior and necessary in all prayer. How can we ask without having established a relationship? Prayer gives us the opportunity to establish an affective relationship with God. It is in this relationship that a new project gets its origin.

 

By remembering Our Lady of the Rosary, we imitate Mary's relationship with God and the relationship with her Son. For me, everything was contemplation and prayer. Her trust in God's goodness and generosity gave her the courage to say yes to God's plan. This project, which was purely divine, became her project, giving birth to Jesus. Nothing was easy. Yet she could not help but follow the divine direction. In the end, on the Cross, she would return once more to her Master and hand over her Son to his Father.  One prayer ended here and the other begins from the Cross, here is your Son and here is Mother and she still remains faithful to this plan of God. Help us Mary to imitate your humanity, so that we may participate in the divinity of your Son. Amen.

 

Action of the day: Hold on! Don’t lose hope.

«How much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel is a catechesis by Jesus on prayer. He solemnly asserts that the Father always listens to him: «Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you» (Lk 11:9).

At times, we may think reality indicates that it is not always the case, that it does not actually “works” in such a way. This is because we must want to pray with an attitude adequate to an effective prayer!

The first premise is dedication and perseverance. We must pray avoiding feeling disheartened, even if we think our prayer is being ignored, or is not given heed to, right away. This is the attitude of that inappropriate man calling on his friend's home, in the middle of the night, to request a favor. With his doggedness he will get the loaves he needs. God is the friend who listens from within to whom is persistent enough. We must believe that He will end up by giving us what we are asking, because in addition to being a friend, He is also our Father.

The second stipulation Jesus teaches us is confidence and filial love. God's paternity goes far beyond man's paternity, which is limited and imperfect: «Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in Heaven…!» (Lk 11:13).

The Third one: above all we must ask for the Holy Spirit and not only for material things. Jesus encourages us to invoke him, assuring us we shall receive it: «...much more then will Father in heaven give Holy Spirit to those who ask him!» (Lk 11:13). This petition is always listened to. It is very much like asking the grace of the prayer, as the Holy Spirit is its source and its origin.

The blessed fra Giles of Assisi, one of St. Francis' friars and friends, summarizes the idea of this Gospel when he says: «Pray faithfully and devotedly, because a grace God has not granted you once, He may grant to you some other time. On your hand, humbly place your whole mind in God, and God will place his grace in you, as and when He pleases».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,5-13): 

 

Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L’Application

 

Je vous ai dit hier que la prière n'est pas un acte singulier. L'évangile d'aujourd'hui explique exactement ce que j'ai partagé avec vous. Cet ami a déjà établi une relation d'amitié et cette amitié lui a donné cette espérance et cette persévérance. Cette relation est donc préalable et nécessaire à toute prière. Comment pouvons-nous demander sans avoir établi une relation ? La prière nous donne l'occasion d'établir une relation affective avec Dieu. C'est dans cette relation qu'un nouveau projet prend son origine. 

En nous souvenant de Notre-Dame du Rosaire, nous imitons la relation de Marie avec Dieu et la relation avec son Fils. Pour moi, tout était contemplation et prière. Sa confiance dans la bonté et la générosité de Dieu lui a donné le courage de dire oui au projet de Dieu. Ce projet, qui était purement divin, est devenu son projet, donner naissance à Jésus. Rien n'est facile. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de suivre la direction divine. A la fin, sur la Croix, elle retournera une fois de plus auprès de son Maître et remettra son Fils à son Père.  Une prière s'est terminée ici et l'autre commence à partir de la Croix, voici ton Fils et voici la Mère et elle reste toujours fidèle à ce plan de Dieu. Aide-nous Marie à imiter ton humanité, afin de participer à la divinité de ton Fils. Amen.

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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