Publié le 1 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 5,17-19.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Commentaire du jour


Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Homélie 12 ; PG 77, 1041s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 174)

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »

Nous avons vu le Christ obéir aux lois de Moïse, c'est-à-dire que Dieu, le législateur, se soumettait, comme un homme, à ses propres lois. C'est ce que nous enseigne saint Paul...: « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sujet de la Loi juive, pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi » (Ga 4,4-5). Donc, le Christ a racheté de la malédiction de la Loi ceux qui en étaient les sujets, mais qui ne l'observaient pas. De quelle manière les a-t-il rachetés ? En accomplissant cette Loi ; autrement dit, afin d'effacer la transgression dont Adam s'était rendu coupable, il s'est montré obéissant et docile à notre place, envers Dieu le Père. Car il est écrit : « De même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi » (Rm 5,18). Avec nous il a courbé la tête devant la Loi, et il l'a fait selon le plan divin de l'Incarnation. En effet, « il devait accomplir parfaitement ce qui est juste » (cf Mt 3,15).

Après avoir pris pleinement la condition de serviteur (Ph 2,7), précisément parce que sa condition humaine le rangeait au nombre de ceux qui portent le joug, il a payé le montant de l'impôt aux percepteurs comme tout le monde, alors que par nature, et en tant que Fils, il en était dispensé (Mt 18,23-26). Donc, lorsque tu le vois observer la Loi, ne sois pas choqué, ne mets pas au rang des serviteurs celui qui est libre, mais mesure par la pensée la profondeur d'un tel dessein.

In English

Gospel Reading: Matthew 5:17-19

17 "Think not that I have come to abolish the law and the prophets; I have come not to abolish them but to fulfill them. 18 For truly, I say to you, till heaven and earth pass away, not an iota, not a dot, will pass from the law until all is accomplished. 19 Whoever then relaxes one of the least of these commandments and teaches men so, shall be called least in the kingdom of heaven; but he who does them and teaches them shall be called great in the kingdom of heaven.

Commentary of the day


Saint Cyril of Alexandria (380-444), Bishop, Doctor of the Church
Sermon 12; PG 77, 1041ff. (copyright Friends of Henry Ashworth)

"I have come not to abolish the Law but to fulfill it"

We see Christ submitting to the law of Moses; or rather, we see the lawgiver subject as man to his own decrees. The reason for this we learn from the wisdom of Saint Paul. He says...: "When the fullness of time had come God sent his Son, born of a woman, born under the law, to redeem those who were under the law" (Gal 4,4-5). Thus Christ ransomed from the law's curse those who were subject to the law but had never kept it. How did he ransom them? By fulfilling the law. Or to put it in another way, to blot out the reproach of Adam's transgression, he offered himself on our behalf to God the Father, showing him in all things obedience and submission. Scripture says: "As through one man's disobedience many were made sinners, so through one man's obedience many will be made righteous" (Rm 5,18). And so, Christ submitted to the law together with us, and he did so by becoming man in accordance with the divine dispensation. For: "It was fitting that Christ should do everything that justice required" (cf. Mt 3,15).

He had in all truth assumed the condition of a slave (Phil 2,7); and so, reckoned among those under the yoke by reason of his humanity, he once paid the half· shekel to those who demanded it, although as the Son he was by nature free and not liable to this tax (Mt 18,23-26). When you see him keeping the law, then, do not misunderstand it, or reduce one who is free to the rank of household slaves, but reflect rather on the depths of God's plan.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 18,21-35.


En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Le message

Le temps de Carême nous invite à nous pardonner, les uns les autres, comme Jésus nous a pardonné. Beaucoup d’entre nous le trouvons difficile et nous luttons encore à nous avancer, sans aucun fruit. C’est pourquoi je vais partager avec vous, comment je le comprends et je vous affirme, si vous acceptiez tout ce que je vous dire, vous trouverez facile à pardonner.

Pardonne est un autre visage d’amour. Le pardonne rend visible notre amour. Pardonner, c’est connaitre et accepter l’autre telle qu’il est en séparant l’être de son acte. Très souvent nous mêlons leurs actions avec la personne. Une fois on arrive à reconnaitre la faiblesse des autres, le pardonne sera accordé facilement. Si nous refusons à nous pardonner, c’est dans l’ignorance de la vérité de la personne qui a commis cet acte.

Le pardon n’est pas contre la justice. Par exemple, si j’ai volé 10€, sans le retourner, je ne peux pas accueillir le pardonne, même s’il est déjà accordé. L’argent n’est appartient pas à nous, et nous l’avons reçu du Seigneur. Si cet argent est volé, ce n’est pas notre argent, mais l’argent que le Seigneur nous a donné, donc ce pardonne est accordé par le Seigneur et nous ne sommes les médiateurs. Nous n’avons aucun droit quoi ce soit le retenir en nous, car ce pardon n’appartient pas à nous. Comme le facteur, nous ne devons que le délivrer contre la signature.

Si un acte est commis contre nous, comment pouvons-nous agir ? J’applique la même logique. Un acte commis contre nous, est un acte commis contre celui qui nous a envoyé, le Seigneur. Si le courrier est arrivé en retard, nous ne pouvons pas nous mettre en colère contre le facteur qui nous a délivré la lettre. Si le facteur est devenu cible de la colère du récepteur du courrier, il faut savoir l’ignore, car la colère n’est pas contre lui, mais contre l’entreprise. Puisque dans notre vie quotidienne nous représentons le Seigneur de l’amour et de la miséricorde, si un acte est commis contre nous, il est contre le Seigneur et puisque le Seigneur le pardonne, nous n’avons aucun droit de le retirer en nous.

Si nous appliquons cette logique dans notre vie quotidienne, nous pouvons pardonner tous et en tout moment. Je vous souhaite une bonne journée.

Commentaire du jour


Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermon Morin 35 ; PLS IV, 303s (trad. En Calcat)

Pardonner à son frère de tout son cœur

Vous savez ce que nous dirons à Dieu dans la prière avant d'en arriver à la communion : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Préparez-vous intérieurement à pardonner, car ces paroles, vous allez les rencontrer dans la prière. Comment allez-vous les dire ? Peut-être ne les direz-vous pas ? Finalement, telle est bien la question : direz-vous ces paroles, oui ou non ? Tu détestes ton frère, et tu prononces « Pardonne-nous comme nous pardonnons » ? — J'évite ces mots, diras-tu. Mais alors, est-ce que tu pries ? Faites bien attention, mes frères. Dans un instant, vous allez prier ; pardonnez de tout votre cœur !

Regarde le Christ pendu sur la croix ; écoute-le prier : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Tu diras sans doute : lui pouvait le faire, pas moi. Je suis un homme, et lui, il est Dieu. Tu ne peux pas imiter le Christ ? Pourquoi alors l'apôtre Pierre a-t-il écrit : « Le Christ a souffert pour vous, il vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1P 2,21) ? Pourquoi l'apôtre Paul nous écrit-il : « Soyez les imitateurs de Dieu comme des fils bien-aimés » (Ep 5,1) ? Pourquoi le Seigneur lui-même a-t-il dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29) ? Nous biaisons, nous cherchons des excuses, quand nous prétendons impossible ce que nous ne voulons pas faire... Mes frères, n'accusons pas le Christ de nous avoir donné des commandements trop difficiles, impossibles à réaliser. En toute humilité, disons-lui plutôt avec le psalmiste : « Tu es juste, Seigneur, et ton commandement est juste » (Ps 118,137).

In English

Gospel Reading: Matthew 18:21-35

21 Then Peter came up and said to him, "Lord, how often shall my brother sin against me, and I forgive him? As many as seven times?" 22 Jesus said to him, "I do not say to you seven times, but seventy times seven. 23 "Therefore the kingdom of heaven may be compared to a king who wished to settle accounts with his servants. 24 When he began the reckoning, one was brought to him who owed him ten thousand talents; 25 and as he could not pay, his lord ordered him to be sold, with his wife and children and all that he had, and payment to be made. 26 So the servant fell on his knees, imploring him, `Lord, have patience with me, and I will pay you everything.' 27 And out of pity for him the lord of that servant released him and forgave him the debt. 28 But that same servant, as he went out, came upon one of his fellow servants who owed him a hundred denarii; and seizing him by the throat he said, `Pay what you owe.' 29 So his fellow servant fell down and besought him, `Have patience with me, and I will pay you.' 30 He refused and went and put him in prison till he should pay the debt. 31 When his fellow servants saw what had taken place, they were greatly distressed, and they went and reported to their lord all that had taken place. 32 Then his lord summoned him and said to him, `You wicked servant! I forgave you all that debt because you besought me; 33 and should not you have had mercy on your fellow servant, as I had mercy on you?' 34 And in anger his lord delivered him to the jailers, till he should pay all his debt. 35 So also my heavenly Father will do to every one of you, if you do not forgive your brother from your heart."

The message

Today I would like to share with you all, how I look at pardon and the way to forgive others with at ease. Many of us find very difficult to forgive others, because of the pain and hurt inflicted to us by the other person. Some of us find difficult even to recall the painful moments we have undergone in those terrible events, because we are afraid to rekindle the pain once again. Let me enter in to the subject directly

Pardon is another visage of love. Like love, in pardon too we are called to know the person and accept him or her as he is or she is. We try to separate the person from the act and try to see the invisible reality of the person residing in the visible appearance of the body. Thus once all that is visible, including act and the person is ignored, we then discover the invisible truth of the person, the beauty and the uniqueness of the individual, the creation of God, the real face of God in the humanity. In this discovery of the person, in truth we discover the God who is happy and sad, joyful and suffering in this person.

Let me give a concrete example of life. Like the postman who is there to deliver our letters is not the owner of the letter. If the parcel doesn’t please us or of our taste, we can’t blame the person who has delivered us, rather the person who has send this to us. In every relationship, it is God who is acting in us and sometime in our weakness we mix up our intentions with our own personal likings, like the postman decorates the parcel at his will. Thus the parcel is manipulated according to the taste of the postman. Though he is not allowed to do so, it is important that we ignore what he has done, because the parcel as it is damage proof and if we look at it, in the right direction, we will be able to open it without destroying it, though it might have being handed to us with many complications. We need patience to discover what is invisible, by carefully undoing what is visible. It is important to undo everything by carefully discovering the real gift grafted in a meticulous way. Forgiveness is undoing without destroying the gift delivered.

The second way of looking at the forgiveness and justice is by discovering the truth. The person who has come in to our life is send by God. If we hurt them, then we hurt the sender of this person. If they do harm to us, it is not to us that they do, it is directed to the person who has send us. Thus God is the centre of our life. In everything, it is not we who are hurt, but God is hurt in us and equally in the other person too. They don’t know what they are doing, was the prayer of Jesus on the cross. Thus, once we discover this wonderful truth of life, when people hurt us, instead of hurting them back in revenge, we will pray for them, because they act in ignorance.

Even when something is stolen from us, we can look at this act differently. Allthat e have and posses are given to us by God in His generosity and what is stolen from us by others, in truth belongs to God. God is generous in forgiving. If we refuse to forgive, then we refuse to distribute what is entrusted to us by God. Love and forgiveness come from God and God alone is the owner. Why we become the owners of the vineyard than humbly accepting that we are simple tenants? Those who refuse to forgive, act in ignorance and fail to understand that they are not owners of love and forgiveness.

Commentary of the day


Saint Caesarius of Arles (470-543), monk and Bishop
Sermon Morin 35 ; PLS IV, 303f.

Forgiving one’s brother from the heart

You know what we are going to say in prayer to God before coming to communion: “Forgive us our trespasses as we forgive those who trespass against us”. Interiorly prepare yourself to forgive because you are about to meet up with these words in prayer. How are you going to say them? Are you perhaps not going to say them? In the end that is very much the question: will you say these words, yes or no? You hate your brother and will you utter the words: “Forgive us as we forgive”? Are you going to say that you avoid these words? But in that case, are you praying? Pay close attention, my brethren. In a moment you are going to pray; forgive from the heart!

Look at Christ suspended on the cross: listen to him praying: “Father, forgive them, for they do not know not what they are doing” (Lk 23:34). Doubtless you will say: he was able to do it but I can’t. I am a man but he is God. You can’t imitate Christ? Why then did the apostle Peter write: “Christ suffered for you, leaving you an example, so that you should follow in his steps” (1Pt 2:21)? Why does the apostle Paul write: “Be imitators of God as beloved children” (Eph 5:1)? Why did the Lord himself say: “Learn from me, for I am gentle and humble of heart” (Mt 11:29)? We turn aside, we look for excuses when we claim to be impossible what we don’t want to do… My brethren, don’t blame Christ for having given us commandments that are too difficult, impossible to fulfil. Rather, let us say to him humbly together with the psalmist: “You are righteous, O Lord, and your judgements are right” (Ps 118:137).

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Publié le 28 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 4,24-30.


Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Commentaire du jour


Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Des Sacrements, 1 (trad. Brésard 2000 ans C, p. 244 rev.)

Le Carême conduit au baptême

Tu t'es approché, tu as vu la fontaine baptismale, tu as vu aussi l'évêque près de la fontaine. Et sans doute est-il tombé dans ton âme la même pensée qui s'est insinuée en celle de Naaman, le Syrien. Car, bien qu'il ait été purifié, il avait cependant douté d'abord... Je crains que quelqu'un ait dit : « C'est tout ? » Oui, c'est vraiment tout : là est toute innocence, toute piété, toute grâce, toute sainteté. Tu as vu ce que tu as pu voir des yeux de ton corps... ; ce qu'on ne voit pas est bien plus grand..., car ce qu'on ne voit pas est éternel... Quoi de plus étonnant que la traversée de la Mer Rouge par les Israélites, pour ne parler à présent que du baptême ? Et pourtant ceux qui l'ont traversé sont tous morts dans le désert. Au contraire, celui qui traverse la fontaine baptismale, c'est-à-dire celui qui passe des biens terrestres à ceux du ciel..., ne meurt pas mais ressuscite.

Naaman était lépreux... À son arrivée, le prophète lui a dit : « Va, descends dans le Jourdain, baigne-toi et tu seras guéri. » Il s'est mis à réfléchir en lui-même et s'est dit : « C'est tout ? Je suis venu de Syrie jusqu'en Judée et on me dit : Va au Jourdain, baigne-toi et tu seras guéri. Comme s'il n'y avait pas des fleuves meilleurs dans mon pays ! » Ses serviteurs lui disent : « Maître, pourquoi ne fais-tu pas ce que dit le prophète ? Fais-le plutôt et essaie. » Alors il s'est rendu au Jourdain, s'est baigné et en est sorti guéri.

Qu'est-ce que cela signifie ? Tu as vu de l'eau, mais toute eau ne guérit pas ; par contre, l'eau qui a la grâce du Christ guérit. Il y a une différence entre l'élément et la sanctification, entre l'acte et l'efficacité. L'acte s'accomplit avec de l'eau, mais l'efficacité vient de l'Esprit Saint. L'eau ne guérit pas si l'Esprit Saint n'est descendu et n'a consacré cette eau. Tu as lu que lorsque notre Seigneur Jésus Christ a institué le rite du baptême, il est venu à Jean et celui-ci lui a dit : « C'est moi qui dois être baptisé par toi, et c'est toi qui viens à moi ? » (Mt 3,14)... Le Christ est descendu ; Jean qui baptisait était à ses côtés ; et voici que, telle une colombe, descendit l'Esprit Saint... Pourquoi le Christ est-il descendu le premier et ensuite l'Esprit Saint ? Pour quelle raison ? Pour que le Seigneur ne paraisse pas avoir besoin du sacrement de la sanctification : c'est lui qui sanctifie, et c'est aussi l'Esprit qui sanctifie.

In English

Gospel Reading: Luke 4:24-30

24 And he said, "Truly, I say to you, no prophet is acceptable in his own country. 25 But in truth, I tell you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the heaven was shut up three years and six months, when there came a great famine over all the land; 26 and Elijah was sent to none of them but only to Zarephath, in the land of Sidon, to a woman who was a widow. 27 And there were many lepers in Israel in the time of the prophet Elisha; and none of them was cleansed, but only Naaman the Syrian." 28 When they heard this, all in the synagogue were filled with wrath. 29 And they rose up and put him out of the city, and led him to the brow of the hill on which their city was built, that they might throw him down headlong. 30 But passing through the midst of them he went away.

Commentary of the day


Saint Ambrose (c.340-397), Bishop of Milan and Doctor of the Church
On the Sacraments, 1 (trans. Edward Yarnold SJ)

Lent leads to baptism

After this you drew nearer, you saw the font itself, and you saw the bishop presiding over it. The thought which came into the mind of Naaman the Syrian, I am certain, must have come into yours: for though he was afterwards cleansed, he began by doubting... And if anyone should perhaps be thinking of saying: 'Is that all?', I say, indeed it is all. There truly is all, where there is all innocence, all devotion, all grace, all sanctification. You saw all you could see with the eyes of the body...; what is unseen is much greater than what is seen... for the things that are unseen are eternal.... Consider baptism, for example. What could be more extraordinary than this, that the Jewish people passed through the midst of the sea? And yet all the Jews who made that passage died in the desert. But he who passes through the waters of this font - that is, from earthly things to heavenly - he who passes through these waters does not die: he rises again.

As I was saying, Naaman was a leper. The moment Naaman came, the prophet told him: 'Go down to the river Jordan; bathe there and you will be cured.' Then he began to reflect within himself and to say: 'Is that all? I come from Syria to the land of the Jews and someone says to me: "Go to the Jordan, bathe there and you will be cured." As though there were not better rivers in my own country!' Then his servants said to him: 'Lord, why not do what the prophet says? Do it and see what happens.' Then he went to the Jordan, bathed there and came out cured.

What is the meaning of this? You saw the water, but not all waters have a curative power: only that water has it which has the grace of Christ. There is a difference between the matter and the consecration, between the action and its effect. The action belongs to the water, its effect to the Holy Spirit. The water does not heal unless the Spirit descends and consecrates the water. So you have read that when our Lord Jesus Christ instituted the rite of baptism, he came to John and John said to him: 'I need to be baptized by you, and do you come to me?' (Mt 3,14)... Christ went down into the water and it was John who was the minister and baptized him. And behold, the Holy Spirit descended as a dove... Why did Christ come down first and the Holy Spirit afterwards?... Why was this? It was in order that the Lord Jesus might not appear to have need of this mystery of sanctification, but that he himself might sanctify, and that the Spirit might also sanctify.

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Publié le 28 Février 2016

Third Lenten Sunday

Homélie

Nous sommes devant le Seigneur de l’amour qui nous accorde encore le temps pour nous convertir et reconnaître sa miséricorde et sa patience. Il est vrai que le monde ne soit pas capable de reconnaitre ni le Seigneur d’amour et de patience. Le peuple d’Israël a ressenti que le Seigneur l’avait abandonné ou oublié, mais en vérité, dans la première lecture nous découvrons que le Seigneur souffrait et marchait avec eux.

L’appel de Moïse nous affirme cette vérité que lui-même ne savait pas. En regardant l’histoire du salut, nous nous reconnaissons que quarante ans de marche dans le désert était un moment de bonheur et de joie, qui était d’une fournaise où le peuple d’Israël était formé. Le Seigneur l’accompagnait tout leur vie. Comment ce Dieu peut-il nous oublier et nous abandonner ?

C’est pourquoi le temps de Carême est un temps de marche dans le désert où nous sommes invités à nous mettre devant ce Dieu face-à-face et en profiter. Ce temps n’est pas synonyme avec la souffrance, la pénitence, ou le jeûne, mais il est synonyme avec le bonheur d’être avec le Seigneur, de marcher avec Lui et en Lui. C’est un moment de silence et de joie que l’Eglise nous offre pour nous agrandir dans la foi.

Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce temps, si nous n’osons pas aller à la rencontre de Dieu dans le désert, gravir la montagne avec le Seigneur. Comme le peuple d’Israël, tantes de personnes, les biens aimés de Dieu vivent dans toute sorte d’esclavage. Dieu est avec eux pour le délivrer. Pour la délivrance de ce monde, Il nous appelle, pas nécessairement les meilleurs, ni les plus saints, cependant, si nous nous engageons à l’accomplissement de sa volonté, par notre participation à sa sainteté, Il nous transformera.

Mes amis, sans l’amour, le pardon, sans nous réconcilier avec Dieu, et particulièrement avec nos frères et sœurs, nous sommes comme le figuier qui ne porte pas le fruit. Le temps de carême est comme cette nourriture qui va nous aider à porter des fruits nouveaux. N’oublions pas que nous avons un Dieu libre, il ne nous forcera jamais. Rien n’est possible si nous ne répondons pas à cet amour libérateur. Pourtant Dieu ne s’arrêtera pas à nous presser de répondre à cet amour, comme ce buisson qui a attiré l’attention de Moïse. Le Seigneur est tendresse et pitié. Il faut nous détacher de toutes nos idoles qui nous éloignent du chemin de la liberté.

‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ »

In English

On this third Lenten Sunday, we stand before the divine justice, particularly before the God of love and patience who gives us time to convert and recognize the urgency to act and give fruit. It is true that the world is not able to recognize neither the Lord of love and patience, nor His generosity and concern for us. Like the people of Israel who felt that the Lord had forsaken or forgotten them, we all live in ignorance of the very truth that we believe and what we have read in the first reading; the Lord suffered with the suffering of His people.

The call of Moses tells us this truth that he himself did not know. If we read further, we will understand the disappointment of Moses and the courage and the strength that he will get from this divine encounter. Looking at the history of salvation as a whole in the old testament, we recognize that forty years of wandering in the desert was a time of happiness and joy, filled with disappointments and punishments by which this desert life have become a furnace where the people of Israel was formed and cared. The Lord was with them very closely watching, guiding and protecting throughout their lives. How this can God forget us and abandon us?

This is why I compare this Lent season with the desert experience of the Israel, and of Jesus Himself walking in the desert accompanied by the Holy Spirit, where we are invited to put ourselves in front of this loving and forgiving God, face to face and enjoy this divine encounter. Thus for me, this season is not synonymous with suffering, penance or fasting, but it is synonymous with the joy of being with the Lord, listen to Him, to walk with Him and in Him. It's a moment of silence because we are asked to give the space to God to address to us and a moment of joy to be totally immerged in God which will help us to deepen our faith.

There is nothing extraordinary in this time, if we do not dare go to meet God in the desert, climb the mountain with the Lord to witness the transfiguration. As the people of Israel suffered in the hand of Egyptians, there are still persons before our eyes, the beloved of God, living in many kind of slavery, pain and misery. God is with them and suffers in them. When we reach to these people, particularly in this Lenten season, we reach-out to this God who suffers in them. To deliver them God calls us you and me, not necessarily the best or most holy that God has chosen, however, if we are committed to the accomplishment of His will, through our participation in His holiness, He will transform us.

My friends, without love, forgiveness, without reconciliation with God, and especially with our brothers and sisters, we are like the fig tree that bears no fruit. Lenten season is like this food which will help us to give new fruits. Do not forget that we have a God of liberty, who will never force us. Nothing is possible if we do not respond to this liberating love. Yet God will not stop pressing us to respond to that love, like that bush attracted Moses' attention. The Lord is gracious and merciful. We must detach ourselves from all idols that lead us away from the path of freedom.

I would like to remind each and every one of this urgency call to conversion and forgiveness. Master, “Let it alone, this year also, till I dig about it and put on manure. And if it bears fruit next year, well and good; but if not, you can cut it down.'"

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Publié le 26 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 15,1-3.11-32.


En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Le message

En ce temps de Carême on utilise cette parabole dans nos paroisses pour que nous nous rappelions l’amour divin, la liberté que Dieu nous a accordée et la nécessité de nous convertir. Cette parabole nous inspire de telle manière que nous ne soyons pas déçus de notre comportant et la possibilité de se tourner vers notre Dieu, est toujours devant nous.

Très souvent en lisant cette parabole, nous oublions l’histoire qui se recommence avec le grand frère qui se considère comme un fils fidèle à son père, se trouve en pleine révolte sans prendre connaissance de l’amour de son Père. Le père va le laissé aussi libre, comme il l’a fait auparavant avec son fils prodigue. Celui qui était témoin de la souffrance de son père à cause de son petit frère, imposera là-même avec plus d’intensité à son père, non pas dans son ignorance, mais dans la pleine connaissance.

Notre tentation est toujours de nous associés avec le fils prodigue en disant « il faut nous rendre compte notre faiblesse et oser dire comme le fils prodigue, « Je me lèverai, j’irai vers mon père ». En vérité nous nous trouvons dans ce grand frère qui se refuse d’entrer et participer à la fête, en forçant le père de venir vers nous à nous supplier de participer à la fête. Nous ne pouvons plus dire que nous sommes ignorants, car aujourd’hui nous agissons dans la pleine connaissance.

In English

Scripture: Luke 15:1-3,11-32

1 Now the tax collectors and sinners were all drawing near to hear him. 2 And the Pharisees and the scribes murmured, saying, "This man receives sinners and eats with them." 3 So he told them this parable:

11 And he said, "There was a man who had two sons; 12 and the younger of them said to his father, `Father, give me the share of property that falls to me.' And he divided his living between them. 13 Not many days later, the younger son gathered all he had and took his journey into a far country, and there he squandered his property in loose living. 14 And when he had spent everything, a great famine arose in that country, and he began to be in want. 15 So he went and joined himself to one of the citizens of that country, who sent him into his fields to feed swine. 16 And he would gladly have fed on the pods that the swine ate; and no one gave him anything. 17 But when he came to himself he said, `How many of my father's hired servants have bread enough and to spare, but I perish here with hunger! 18 I will arise and go to my father, and I will say to him, "Father, I have sinned against heaven and before you; 19 I am no longer worthy to be called your son; treat me as one of your hired servants."' 20 And he arose and came to his father.

But while he was yet at a distance, his father saw him and had compassion, and ran and embraced him and kissed him. 21 And the son said to him, `Father, I have sinned against heaven and before you; I am no longer worthy to be called your son.' 22 But the father said to his servants, `Bring quickly the best robe, and put it on him; and put a ring on his hand, and shoes on his feet; 23 and bring the fatted calf and kill it, and let us eat and make merry; 24 for this my son was dead, and is alive again; he was lost, and is found.' And they began to make merry.

25 "Now his elder son was in the field; and as he came and drew near to the house, he heard music and dancing. 26 And he called one of the servants and asked what this meant. 27 And he said to him, `Your brother has come, and your father has killed the fatted calf, because he has received him safe and sound.' 28 But he was angry and refused to go in. His father came out and entreated him, 29 but he answered his father, `Lo, these many years I have served you, and I never disobeyed your command; yet you never gave me a kid, that I might make merry with my friends. 30 But when this son of yours came, who has devoured your living with harlots, you killed for him the fatted calf!' 31 And he said to him, `Son, you are always with me, and all that is mine is yours. 32 It was fitting to make merry and be glad, for this your brother was dead, and is alive; he was lost, and is found.'"

The message

We know this parable and very often we meditate during the Lenten season, particularly while celebrating the sacrament of the reconciliation. In our meditation we give lot of importance to the prodigal son, who is the centre of our own history and look at the Father as the source of love, pardon and freedom.

Certainly, it is this quality of forgiveness and openness of the Father that is the centre of our meditation. Today, I will invite you all to look at the elder son and the way he acts, because I think most of us will find a just place in his behaviour. Thought the prodigal son’s conversion and his courage to go back to the father is what we all push in our personal spiritual journey, there is something more important in this story.

Today I wish to look at the elder son and his refusal to enter into the house. If the prodigal son has being the cause of the pain to his father in his ignorance, the elder son is imposing a pain with much more intensity, after being the witness to the pain of the Father. The history restarts, because the Father will do the same, what he has done to the prodigal son when he wished to be separated from the love of the Father. The Father in his goodness and generosity will leave the elder son in full freedom, the same freedom accorded to the prodigal son so that the elder son may be able to choose what is best for him and for his Father. If he leaves the father, he will cause more pain to the Father and to him too. Now we have to ask ourselves, should we give still more pain to the Father by refusing to participate in the joy and peace He is proposing to us?

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 25 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 21,33-43.45-46.


En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Commentaire du jour


Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 9, 29-30 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 290 rev. ; cf SC 52, p. 150)

La parabole de la vigne

La vigne est notre symbole, parce que le peuple de Dieu, enraciné sur le cep de la vigne éternelle (Jn 15,5), s'élève au-dessus de la terre. Foisonnement d'un sol ingrat, tantôt elle bourgeonne et fleurit, tantôt elle se revêt de verdure, tantôt elle ressemble au joug aimable de la croix, quand elle a grandi et que ses bras étendus forment les sarments d'un vignoble fécond... On a donc raison d'appeler vigne le peuple du Christ, soit parce qu'il marque son front du signe de la croix (Ez 9,4), soit parce qu'on récolte ses fruits à la dernière saison de l'année, soit parce que, comme pour les rangs d'un vignoble, pauvres et riches, humbles et puissants, serviteurs et maîtres, tous dans l'Église sont d'une égalité parfaite...

Quand on attache la vigne, elle se redresse ; quand on l'émonde, ce n'est pas pour l'amoindrir, mais pour la faire croître. Il en est de même du peuple saint : si on le lie, il se libère ; si on l'humilie, il se redresse ; si on le taille, on lui donne en fait une couronne. Bien mieux : de même que le rejeton, prélevé sur un vieil arbre, est greffé sur une autre racine, de même ce peuple saint..., nourri sur l'arbre de la croix..., se développe. Et l'Esprit Saint, comme répandu dans les sillons d'un terrain, se déverse dans notre corps, lavant tout ce qui est immonde et redressant nos membres pour les diriger vers le ciel.

Cette vigne, le Vigneron a l'habitude de la sarcler, de l'attacher, de la tailler (Jn 15,2)... Tantôt il brûle de soleil les secrets de notre corps et tantôt il les arrose de pluie. Il aime sarcler son terrain, pour que les ronces ne blessent pas les bourgeons ; il veille à ce que les feuilles ne fassent pas trop d'ombre..., ne privent pas de lumière nos vertus, et n'empêchent pas la maturation de nos fruits.

In English

Gospel Reading: Matthew 21:33-46

33 "Hear another parable. There was a householder who planted a vineyard, and set a hedge around it, and dug a wine press in it, and built a tower, and let it out to tenants, and went into another country. 34 When the season of fruit drew near, he sent his servants to the tenants, to get his fruit; 35 and the tenants took his servants and beat one, killed another, and stoned another. 36 Again he sent other servants, more than the first; and they did the same to them. 37 Afterward he sent his son to them, saying, `They will respect my son.' 38 But when the tenants saw the son, they said to themselves, `This is the heir; come, let us kill him and have his inheritance.' 39 And they took him and cast him out of the vineyard, and killed him. 40 When therefore the owner of the vineyard comes, what will he do to those tenants?" 41 They said to him, "He will put those wretches to a miserable death, and let out the vineyard to other tenants who will give him the fruits in their seasons."

42 Jesus said to them, "Have you never read in the scriptures: `The very stone which the builders rejected has become the head of the corner; this was the Lord's doing, and it is marvelous in our eyes'? 43 Therefore I tell you, the kingdom of God will be taken away from you and given to a nation producing the fruits of it." 45 When the chief priests and the Pharisees heard his parables, they perceived that he was speaking about them. 46 But when they tried to arrest him, they feared the multitudes, because they held him to be a prophet.

Commentary of the day


Saint Ambrose (c.340-397), Bishop of Milan and Doctor of the Church
Commentary on Saint Luke's Gospel, 9, 29-30 (cf. SC 52, p.150)

The parable of the vine

The vine symbolizes us because the people of God, grafted into the stock of the eternal vine (Jn 15,5), shoots up above the earth. As the flourishing of an unyielding ground, the more the vine buds and flowers and the more greenery it produces, the more it resembles the desirable yoke of the cross when, full-grown, its outstretched branches form the shoots of a fruitful vineyard... With good reason, then, do we call the people of Christ a vine, whether because they mark their foreheads with the sign of the cross (Ez 9,4), or because their fruits are harvested in the last season of the year, or because, just as in the lines of a vineyard, poor and rich, lowly and mighty, servants and masters, all who are in the Church share a perfect equality...

When vines are tied up they stand upright; when they are pruned it is not to reduce them in size but to make them grow. So it is with this holy people: if bound, it is set free; if humbled, it stands tall; if cut down, it is actually given a crown. Better still: just as a sprout taken from an old tree is grafted onto another root, so this holy people..., nourished on the tree of the cross..., grows and spreads. And the Holy Spirit flows into our bodies as though poured out into the furrows of a field, cleansing all that is unclean and straightening our members to guide them heavenwards.

The Vinedresser is accustomed to weed this vine, to stake it and prune it (Jn 15,2)... Sometimes he heats the hidden places of our body with sunshine, sometimes he waters them with the rain. He delights to weed his land lest the weeds injure the buds; he takes care that the leaves don't make too much shade..., don't deprive our virtues of light or hinder the maturation of our fruit.

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Publié le 25 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 16,19-31.


En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Commentaire du jour


Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 91)

« Un pauvre...était couché devant le portail »

Le Christ a dit : « J'étais affamé et vous m'avez nourri » (Mt 25,35). Il a été affamé non seulement de pain mais aussi de l'affection bienveillante qui fait que l'on se sent aimé, reconnu, que l'on se sent être quelqu'un aux yeux de quelqu'un d'autre. Il a été dénudé non seulement de tout vêtement, mais aussi de toute dignité et considération puisque la plus grande injustice à commettre envers le pauvre est de le mépriser parce qu'il est pauvre. Il a été privé non seulement d'un toit...mais aussi a subi toutes les privations qu'endurent ceux que l'on enferme, qui sont rejetés ou exclus, errant de par le monde sans qu'il n'y ait personne pour se soucier d'eux.

Descends dans la rue, sans plus de propos que cela. Vois cet homme, là, au coin, et va vers lui. Peut-être qu'il s'en irritera, mais tu seras là, en face de lui, en présence. Tu dois manifester la présence qui est en toi par l'amour et l'attention avec lesquels tu t'adresses à cet homme. Pourquoi ? Parce que, pour toi, c'est de Jésus qu'il s'agit. Jésus, oui, mais qui ne peut pas te recevoir chez lui –- voilà la raison pour laquelle tu dois savoir aller vers lui. Jésus, oui, mais caché en la personne qui est là. Jésus, dans le plus petit de nos frères (Mt 25,40), n'est pas seulement affamé d'un morceau de pain, mais aussi d'amour, de reconnaissance, d'être pris en compte.

In English

Gospel Reading: Luke 16:19-31

19 "There was a rich man, who was clothed in purple and fine linen and who feasted sumptuously every day. 20 And at his gate lay a poor man named Lazarus, full of sores, 21 who desired to be fed with what fell from the rich man's table; moreover the dogs came and licked his sores. 22 The poor man died and was carried by the angels to Abraham's bosom. The rich man also died and was buried; 23 and in Hades, being in torment, he lifted up his eyes, and saw Abraham far off and Lazarus in his bosom. 24 And he called out, `Father Abraham, have mercy upon me, and send Lazarus to dip the end of his finger in water and cool my tongue; for I am in anguish in this flame.' 25 But Abraham said, `Son, remember that you in your lifetime received your good things, and Lazarus in like manner evil things; but now he is comforted here, and you are in anguish. 26 And besides all this, between us and you a great chasm has been fixed, in order that those who would pass from here to you may not be able, and none may cross from there to us.' 27 And he said, `Then I beg you, father, to send him to my father's house, 28 for I have five brothers, so that he may warn them, lest they also come into this place of torment.' 29 But Abraham said, `They have Moses and the prophets; let them hear them.' 30 And he said, `No, father Abraham; but if some one goes to them from the dead, they will repent.' 31 He said to him, `If they do not hear Moses and the prophets, neither will they be convinced if some one should rise from the dead.'"

Commentary of the day


Blessed Teresa of Calcutta (1910-1997), founder of the Missionary Sisters of Charity
No Greater Love

"Lying at his door was a poor man"

Christ said, "I was hungry and you gave me food" (Mt 25,35). He was hungry not only for bread but for I the understanding love of being loved, of being known, of being someone to someone. He was naked not only of clothing but of human dignity and of respect, through the injustice that is done to the poor, who are looked down upon simply because they are poor. He was dispossessed not only of a house... but because of the dispossession of those who are locked up, of those who are unwanted and unloved, of those who walk through the world with no one to care for them.

You may go out into the street and have nothing to say, but maybe there is a man standing there on the corner and you go to him. Maybe he resents you, but you are there, and that presence is there. You must radiate that presence that is within you, in the way you address that man with love and respect. Why? Because you believe that is Jesus. Jesus cannot receive you - for this, you must know how to go to Him. He comes disguised in the form of that person there. Jesus, in the least of His brethren (Mt 25,40), is not only hungry for a piece of bread, but hungry for love, to be known, to be taken into account.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 23 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 20,17-28.


En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Commentaire du jour


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 126

« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18,14)

« C'est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)... Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d'avoir subi l'humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s'étaient déjà choisi leur place, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Ils voulaient « se lever avant la Lumière »... Pierre aussi s'était levé avant la Lumière, lorsqu'il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous. En effet, le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est le Fils de Dieu, a été saisi d'effroi à l'idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t'en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t'arrivera pas ! » (cf Mt 16,22) Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait le Seigneur ? Il l'a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »... « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »...

Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu'il faut leur poser ; ils n'en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l'orgueil où ils sont tombés. Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C'est en vain. Vous voulez vous élever avant d'être abaissé ? Votre Seigneur lui-même, lui qui est votre lumière, s'est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes..., il s'est abaissé en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté » (Ph 2,6s).

In English

Gospel Reading: Matthew 20:17-28

17 And as Jesus was going up to Jerusalem, he took the twelve disciples aside, and on the way he said to them, 18 "Behold, we are going up to Jerusalem; and the Son of man will be delivered to the chief priests and scribes, and they will condemn him to death, 19 and deliver him to the Gentiles to be mocked and scourged and crucified, and he will be raised on the third day." 20 Then the mother of the sons of Zebedee came up to him, with her sons, and kneeling before him she asked him for something. 21 And he said to her, "What do you want?" She said to him, "Command that these two sons of mine may sit, one at your right hand and one at your left, in your kingdom." 22 But Jesus answered, "You do not know what you are asking. Are you able to drink the cup that I am to drink?" They said to him, "We are able." 23 He said to them, "You will drink my cup, but to sit at my right hand and at my left is not mine to grant, but it is for those for whom it has been prepared by my Father." 24 And when the ten heard it, they were indignant at the two brothers. 25 But Jesus called them to him and said, "You know that the rulers of the Gentiles lord it over them, and their great men exercise authority over them. 26 It shall not be so among you; but whoever would be great among you must be your servant, 27 and whoever would be first among you must be your slave; 28 even as the Son of man came not to be served but to serve, and to give his life as a ransom for many."

Commentary of the day


Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) and Doctor of the Church
Exposition of the Psalms, Ps 126[127]

"Everyone who exalts himself will be humbled, and the one who humbles himself will be exalted" (Lk 18,14)

“It is vain for you to rise early” says one of the Psalms (126[127],2)... Such were the sons of Zebedee who had already selected a position for themselves, one at his right, one at his left, before they had undergone humiliation in imitation of the Lord's Passion. They wanted to “rise before the Light”... Peter rose before the Light, too, when he advised the Lord not to suffer for us. The Lord, in fact, had spoken of his saving Passion and humiliation, and Peter, who only a short while before, had confessed that Jesus was the Son of God, was seized with dismay at the thought of his death and said to him: “God forbid, Lord! Save yourself. No, that will never happen to you!” (cf. Mt 16,22). He wanted to rise before the Light, give advice to the Light. But what did the Lord do? He made him rise after the Light by saying to him: “Get behind me”... “Get behind me so that I can walk before you and you can follow. Take the road that I am taking instead of wanting to show me the road on which you yourself want to walk”...

Why, then, sons of Zebedee, do you want to rise before the Day? That is the question we need to ask them. They won't be annoyed since these things were written about them so that we, too, might know how to keep ourselves from the pride they fell into. Why want to rise before the Day? It is in vain. Do you want to rise before being humbled? Your Lord himself, he who is your light, was humbled so as to be raised. Hear what Paul says: “Though he was in the form of God, he did not regard equality with God something to be grasped. Rather, he emptied himself, taking the form of a slave. Coming in human likeness..., he humbled himself, becoming obedient to death, even death on a cross. Because of this God greatly exalted him” (Phil 2,6f.).

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Publié le 22 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 23,1-12.


En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Le message

Nous aimerions d’être dans la bonne note des autres et très souvent c’est pourquoi nous portons les masques. Aujourd’hui écoutons la Parole du Seigneur et raisonnons-nous avec le Seigneur dans la vérité. Les autres ne peuvent jamais d’être les modèles à imiter. Nous devons imiter le Seigneur et sa conduite sur la terre.

Devant le Seigneur, il n’y a pas le besoin de s’élever, car le Seigneur Lui-même nous élèvera. Il cherche notre bien et Il souhaite que nous soyons heureux et joyeux. Dans cette semaine nous avons promis à écouter la Parole de Dieu dans la prière et mettre cette Parole en pratique. Essayons d’être les vrais disciples du Seigneur et mettons l’obéissance à la Parole de Dieu dans la rigueur quotidienne.

In English

Gospel Reading: Matthew 23:1-12

1 Then said Jesus to the crowds and to his disciples, 2 "The scribes and the Pharisees sit on Moses' seat; 3 so practice and observe whatever they tell you, but not what they do; for they preach, but do not practice. 4 They bind heavy burdens, hard to bear, and lay them on men's shoulders; but they themselves will not move them with their finger. 5 They do all their deeds to be seen by men; for they make their phylacteries broad and their fringes long, 6 and they love the place of honor at feasts and the best seats in the synagogues, 7 and salutations in the market places, and being called rabbi by men. 8 But you are not to be called rabbi, for you have one teacher, and you are all brethren. 9 And call no man your father on earth, for you have one Father, who is in heaven. 10 Neither be called masters, for you have one master, the Christ. 11 He who is greatest among you shall be your servant; 12 whoever exalts himself will be humbled, and whoever humbles himself will be exalted.

The message

The true humility begins with our respect for others and our reconnaissance of their goodness. It is in this human demarche to the plenitude of goodness that the divine characters are revealed. To obey the word of God is to submit to the will of this absolute goodness, the universal well-being. God doesn’t desire pain even to the evil doers. Thus Jesus is instructing us to listen even to the teachings of the scribes, because there is some truth in what they teach, though they don’t practice what they teach to others.

We all should learn to put ourselves before God and look us in truth as God Himself look at us. Before this divine truth, we will learn to see ourselves with love and mercy. Certainly there is no need to exalt ourselves. Only if we fail to look ourselves in truth, the arrogance sill take the upper hand and we will try to put mask to hide the truth. If humanity is the fruit of the Truth, the arrogance is the fruit of ignorance. A humble person will serve others and will find inner peace and joy. An arrogant person will force others to serve him, thus end up in disappointment and sadness.

If we learn to listen to the Word of God and try to put them in practice, we will be able to make good choice in our process of discernment.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 21 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 16,13-19.


En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Commentaire du jour


Catéchisme de l'Église catholique
§ 880-885

« Sur cette pierre je bâtirai mon Église »

Le collège épiscopal et son chef, le Pape : le Christ, en instituant les Douze, « leur donna la forme d'un collège, c'est-à-dire d'un groupe stable, et mit à leur tête Pierre, choisi parmi eux ». « De même que S. Pierre et les autres apôtres constituent de par l'institution du Seigneur un seul collège apostolique, semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout. »

Le Seigneur a fait du seul Simon, auquel il donna le nom de Pierre, la pierre de son Église. Il lui en a remis les clefs ; il l'a institué pasteur de tout le troupeau (Jn 21,15s). « Mais cette charge de lier et de délier qui a été donnée à Pierre a été aussi donnée, sans aucun doute, au collège des apôtres unis à leur chef. » Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres appartient aux fondements de l'Église. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape.

Le Pape, évêque de Rome et successeur de St. Pierre, « est principe perpétuel et visible et fondement de l'unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles ». « En effet, le Pontife romain a sur l'Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l'Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu'il peut toujours librement exercer. »

« Le collège ou corps épiscopal n'a d'autorité que si on l'entend comme uni au Pontife romain, comme à son chef. » Comme tel, ce collège est « lui aussi le sujet d'un pouvoir suprême et plénier sur toute l'Église, pouvoir cependant qui ne peut s'exercer qu'avec le consentement du Pontife romain ». « Le Collège des évêques exerce le pouvoir sur l'Eglise tout entière de manière solennelle dans le Concile Oecuménique. » « Il n'y a pas de Concile Oecuménique s'il n'est comme tel confirmé ou tout au moins accepté par le successeur de Pierre. » « Par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l'universalité du Peuple de Dieu ; il exprime, par son rassemblement sous un seul chef, l'unité du troupeau du Christ. »

In English

Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint Matthew 16:13-19.


Jesus went into the region of Caesarea Philippi and he asked his disciples, “Who do people say that the Son of Man is?”
They replied, "Some say John the Baptist, others Elijah, still others Jeremiah or one of the prophets."
He said to them, "But who do you say that I am?"
Simon Peter said in reply, "You are the Messiah, the Son of the living God."
Jesus said to him in reply, "Blessed are you, Simon son of Jonah. For flesh and blood has not revealed this to you, but my heavenly Father.
And so I say to you, you are Peter, and upon this rock I will build my church, and the gates of the netherworld shall not prevail against it.
I will give you the keys to the kingdom of heaven. Whatever you bind on earth shall be bound in heaven; and whatever you loose on earth shall be loosed in heaven."

Commentary of the day


Catechism of the Catholic Church
§880-885

“Upon this rock I will build my Church”

The Episcopal college and its head, the Pope: when Christ instituted the Twelve, “he constituted them in the form of a college or permanent assembly, at the head of which he placed Peter, chosen from among them”. Just as “by the Lord's institution, St. Peter and the rest of the apostles constitute a single apostolic college, so in like fashion the Roman Pontiff, Peter's successor, and the bishops, the successors of the apostles, are related with and united to one another.”.

The Lord made Simon alone, whom he named Peter, the “rock” of his Church. He gave him the keys of his Church and instituted him shepherd of the whole flock (Jn, 21,15s). “The office of binding and loosing which was given to Peter was also assigned to the college of apostles united to its head” (LG 22 §2). This pastoral office of Peter and the other apostles belongs to the Church's very foundation and is continued by the bishops under the primacy of the Pope.

The Pope, Bishop of Rome and Peter's successor, “is the perpetual and visible source and foundation of unity both of the bishops and of the whole company of the faithful” (LG 23). “For the Roman Pontiff, by reason of his office as Vicar of Christ, and as pastor of the entire Church has full, supreme and universal power over the whole Church, a power which he can always exercise unhindered” (LG 22).

“The college or body of bishops has no authority unless united with the Roman Pontiff, Peter's successor, as its head”. As such, this college has “supreme and full authority over the universal Church; but this power cannot be exercised without the agreement of the Roman Pontiff” (LG 22). The college of bishops exercises power over the universal Church in a solemn manner in an ecumenical council”. But “there never is an ecumenical council which is not confirmed or at least recognized as such by Peter's successor” (LG 22). “This college, in so far as it is composed of many members, is the expression of the variety and universality of the People of God; and of the unity of the flock of Christ, in so far as it is assembled under one head” (LG 22).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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