Publié le 12 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,47-54.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »
Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Le message

C’est triste que les auditeurs de Jésus n’aient pas compris le message de compassion divine et l’appel à la conversion, dans ce discours rejeté par les élites de la société. L’histoire de ce peuple que nous partageons restera un témoignage pour l’éternité. Jésus le véritable historien par excellence nous rappelle notre propre histoire.

Il faut veiller que n’héritions pas ce comportement dans notre vie quotidienne. Comme David, nous devons nous abandonner au Seigneur dans la confiance et sure de son amour. Paul nous rappelle une autre histoire où le Christ a versé son Sang. Il est important que nous apprenions de cette histoire sainte à respecter, à l’hérité dans notre vie quotidienne et finalement à la transformer comme notre propre histoire.

Commentaire du jour


Sévérien de Gabala (?-v. 408), évêque en Syrie
Homélie sur Caïn et Abel (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 35 rev.)

« Un sang purificateur qui parle plus fort que celui d'Abel » (He 12,24)

Caïn et Abel avaient l'air d'honorer Dieu l'un et l'autre par un culte identique, mais en fait ils présentaient leurs offrandes avec des dispositions bien différentes. Celles de l'aîné n'avaient que l'apparence d'un don, celles du plus jeune, au contraire, témoignaient de sa révérence et de sa piété. De là sont nés des sentiments d'envie..., et Abel a été donc assassiné (Gn 4,3s)...

Je trouve en saint Abel l'image du Christ. Le Sauveur, certes, est le Juste par excellence..., mais parmi tous les hommes de l'ancienne alliance, le prince de la justice, c'est Abel... D'ailleurs le Sauveur lui-même a placé Abel à la tête la lignée des justes lorsqu'il a dit aux juifs : « Amen, je vous le dis, tout le sang des justes versé sur la terre depuis le début du monde retombera sur cette génération, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l'autel »...

Chose admirable : parce qu'il a combattu le premier pour la justice, Abel a eu l'honneur de souffrir le premier pour la piété. Il est vraiment la préfiguration du Christ, qui a été mis à mort à cause de la vérité. Le sang d'Abel annonçait le sang du Christ : il criait de la terre (Gn 4,10) ; le sang du Seigneur crie lui aussi. Mais le sang d'Abel était supplication, le sang du Christ est la réconciliation du monde... C'est pourquoi l'apôtre Paul, faisant mémoire de l'un et de l'autre, confesse la supériorité du sang du Christ. Il écrit : « Nous nous sommes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, de myriades d'anges en fête, de l'assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux, du Dieu vivant, le Juge universel, des âmes des justes arrivés à la perfection et d'un sang purificateur qui parle plus fort que celui d'Abel » (He 12,22-24)... Oui, ce sang parle, il supplie pour les pécheurs, il intercède pour le monde. Le sang du Christ, c'est vraiment la purification du monde ; le sang du Christ, c'est la rédemption des hommes.

In English

Scripture: Luke 11:47-54

47 Woe to you! for you build the tombs of the prophets whom your fathers killed. 48 So you are witnesses and consent to the deeds of your fathers; for they killed them, and you build their tombs. 49 Therefore also the Wisdom of God said, `I will send them prophets and apostles, some of whom they will kill and persecute,' 50 that the blood of all the prophets, shed from the foundation of the world, may be required of this generation, 51 from the blood of Abel to the blood of Zechariah, who perished between the altar and the sanctuary. Yes, I tell you, it shall be required of this generation. 52 Woe to you lawyers! for you have taken away the key of knowledge; you did not enter yourselves, and you hindered those who were entering." 53 As he went away from there, the scribes and the Pharisees began to press him hard, and to provoke him to speak of many things, 54 lying in wait for him, to catch at something he might say.

Commentary of the day


Severian of Gabala (?-c.408), Bishop in Syria
Sermon on Caïn and Abel

“A blood for purification that speaks more eloquently than that of Abel ” (Heb 12,24)

Cain and Abel both appeared to worship God with exactly the same rites, but in reality they made their offerings with very different dispositions. Those of the elder only seemed like a gift whereas those of the younger bore witness to his reverence and piety. From this arose feelings of jealousy..., and so Abel was murdered (Gen 4,3f.)...

In holy Abel I find the image of Christ. For indeed, our Savior is the supremely Righteous One... But amongst all the men of the Old Covenant Abel was the prince of righteousness... Besides, our Savior himself placed Abel at the head of the line of all the righteous when he said to the Jews: “Amen, I tell you, the blood of all the righteous shed since the beginning of the world will be charged to this generation, from the blood of righteous Abel to the blood of Zechariah whom you murdered between the sanctuary and the altar”...

Here is a wonderful thing: because he was the first to fight for justice, Abel had the honor of being the first to suffer for his piety. He is a true prefiguration of Christ who was put to death for truth's sake. The blood of Abel foretold the blood of Christ: it cried out from the earth (Gen 4,10). Our Lord's blood cries out too; but the blood of Abel was a supplication, the blood of Christ the reconciliation of the world... That is why the apostle Paul, recalling both of them, confesses the superiority of Christ's blood. He writes: “We have approached Mount Zion and the city of the living God, the heavenly Jerusalem, and countless angels in festal gathering, and the assembly of the firstborn enrolled in heaven, and God the judge of all, and the spirits of the just made perfect, and Jesus, the mediator of a new covenant, and the sprinkled blood that speaks more eloquently than that of Abel” (Heb 12,22-24)... Yes, this blood speaks: it prays for sinners, intercedes for the world. The blood of Christ is truly for the purification of the world; the blood of Christ is our redemption.

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Publié le 11 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,42-46.


En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes,vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »

La contemplation

Nous ne devons pas nous confondre avec l’essentielle de la vie : L’AMOUR. S’il y a une loi que nous devons l’appliquer dans la rigueur, c’est le nouveau commandement de Jésus. Ce n’est suffi pas de nous aimer les uns les autres, plutôt de nous aimer les uns les autres, comme Jésus nous a aimé. Dans l’amour de Jésus, il y a une nouveauté que nous ne pouvons jamais le voir ailleurs.

Donner la vie pour un homme de bonté et de générosité, pour quelqu’un du bien, c’est possible. Donner la vie pour un pécheur, nous ne l’avons jamais vu avant Jésus Christ. Si nous mettons l’amour devant nous, en vérité nous mettrons Dieu devant nous. Dieu est amour, et l’amour est un acte. Dieu agit éternellement et l’amour se trouve dans ces actes concrets. Nous ne pouvons pas les séparer.

C’est pourquoi saint Paul était tellement convaincu que l’amour ne passera jamais, car cet amour est animé par l’Esprit saint. Si nos actes et nos pensées se fondent dans la volonté de Dieu, révélée par l’Esprit Saint, nous pouvons nous assurer que nous n’agirons pas selon la chair, et dans ces actes c’est Dieu qui est œuvre. Laissons-nous conduire par l’Esprit Saint.

Commentaire du jour


Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n°60

« Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous chargez les autres de fardeaux impossibles »

La sobriété vigilante aide l'homme plus que les œuvres extérieures... Comment est-ce que quelqu'un pourrait vraiment dominer les désirs corporels –- le relâchement, la colère, la gourmandise –- et ne pas acquérir la douceur ? S'il s'exerce avec discernement, le détachement de tout, le refus du confort corporel et de l'opinion des autres suivent ; si, pour l'amour de Dieu, quelqu'un accueille avec diligence et joie le mal qu'on lui fait, il est pur en son cœur (Mt 5,8). Et s'il ne méprise personne, il est vraiment libre...

Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ? Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)... Toi qui n'es qu'un homme, pourquoi mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu'il lui manque ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ?

In English

Scripture: Luke 11:42-46

42 "But woe to you Pharisees! for you tithe mint and rue and every herb, and neglect justice and the love of God; these you ought to have done, without neglecting the others. 43 Woe to you Pharisees! for you love the best seat in the synagogues and salutations in the market places. 44 Woe to you! for you are like graves which are not seen, and men walk over them without knowing it." 45 One of the lawyers answered him, "Teacher, in saying this you reproach us also." 46 And he said, "Woe to you lawyers also! for you load men with burdens hard to bear, and you yourselves do not touch the burdens with one of your fingers.

The contemplation

Let us contemplate on the hypocrisy of our human nature. Today Jesus is attacking these teachers of the Holy Law and to all those who apply the law of the society in letter and spirit. The hypocrisy resides in our attitude and belief of ‘doing good and by doing good be good’. Thus we wish to be always politically correct and in what we see good and we try to do good things.

In truth, we are so attracted by wonderful acts of extraordinary people and we like to imitate them in our daily lives to be good like them. It is not the act which transforms them as good, rather the discovery of their own goodness that God has put in each and every individual pushes them to do good deeds and doing these good acts repeatedly they cultivate a virtue in their life and this virtue helps us to identify the goodness of the person expressed in their acts. In truth these people are deeply religious and rooted in God that many of us fail to notice it.

A man of God is pushed neither by the law of the society or simply contend by doing good deeds, rather he is pushed by the will of the Father, every thinking and acting is animated by the way Jesus has loved us. These people apply in rigour this unconditional love of Christ in act. To reach in this stage of life, we should allow ourselves be animated by the Holy Spirit. There is no short-cut for the inner peace than entering or penetrating in the will of the Father by cooperating and engaging actively with Him in the accomplishment of the Kingdom of God.

Daily Quote from the early church fathers: Binding heavy burdens on others, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

"Just as the scribes and Pharisees wickedly sat upon the throne of Moses, so do some in the church who sit upon the ecclesiastical throne. There are some in the church who have the right understanding of the law and pass it on correctly. They say what each person needs to do, but they themselves do not do it. Some of them lay heavy burdens upon the shoulders of men, but they won’t even lift a finger to help. These are the ones the Savior is talking about when he says, 'Whoever then relaxes one of the least of these commandments and teaches men so, shall be called least in the kingdom of God' (Matthew 5:19). There are others, however, who sit on the throne, who act before they speak and speak wisely, restraining those who are disordered. They place merciful burdens on the shoulders of others. They themselves are the first to lift the heavy burden, for the exhortation of other listeners. It is these of whom the Lord speaks when he says, 'He who does so and teaches others to do so, this man will be called great in the kingdom of heaven.'" (excerpt fromCOMMENTARY ON MATTHEW 9)

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Publié le 10 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,37-41.


En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place.
Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas.
Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

Commentaire du jour


Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Homélie 6, sur la lettre aux Hébreux, 4,12 ; PL 204, 466 (trad. bréviaire, 9e vendredi ordinaire)

« Vous purifiez l'extérieur... Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?

Le Seigneur connaît les pensées et les intentions de notre cœur. Nul doute que lui, en effet, les connaisse toutes, mais nous, nous connaissons seulement celles qu'il nous rend manifestes par la grâce du discernement. Car l'esprit de l'homme ne sait pas toujours ce qui est en lui, et même lorsqu'il s'agit de ses pensées, qu'elles soient voulues ou non, il s'en fait une idée qui ne correspond pas toujours à la réalité. Même celles qui se présentent avec évidence au regard de son esprit, il ne les discerne pas avec précision, tant son regard est obscurci.

Il arrive souvent, en effet, pour une raison humaine ou qui relève du Tentateur, qu'on soit lancé par sa propre pensée dans ce qui n'est que l'apparence de la piété, et qui, aux yeux de Dieu, ne mérite nullement la récompense promise à la vertu. C'est qu'en effet certaines choses peuvent prendre l'aspect de vertus véritables, comme d'ailleurs de vices, et tromper les yeux du cœur. Par leurs séductions, elles peuvent troubler la vue de notre intelligence au point de lui faire prendre souvent pour du bien des réalités mauvaises en fait, et inversement de lui faire discerner du mal là où, en fait, il n'y en a pas. C'est là un aspect de notre misère et de notre ignorance, qu'il nous faut beaucoup déplorer et grandement redouter...

Qui peut vérifier si les esprits viennent de Dieu, à moins d'avoir reçu de Dieu le discernement des esprits ? ... Ce discernement est à la source de toutes les vertus.

In English

Scripture: Luke 11:37-41

37 While he was speaking, a Pharisee asked him to dine with him; so he went in and sat at table. 38 The Pharisee was astonished to see that he did not first wash before dinner. 39 And the Lord said to him, "Now you Pharisees cleanse the outside of the cup and of the dish, but inside you are full of extortion and wickedness. 40 You fools! Did not he who made the outside make the inside also? 41 But give for alms those things which are within; and behold, everything is clean for you.

Commentary of the day


Baldwin of Ford (?-c.1190), Cistercian abbot, then Bishop
Homily 6 on the Letter to the Hebrews, 4,12

“You cleanse the outside… Did not he who made the outside make the inside too?”

The Lord knows the thoughts and intentions of our heart. For there is no doubt that he knows them all but we know only those he reveals to us through the grace of discernment. For a person’s mind does not always know what is inside him and even when he is dealing with his own thoughts, whether they be voluntary or not, he thinks of them in a way that does not always correspond with reality. His gaze is so darkened that he doesn’t even discern with precision those that reveal themselves clearly to his mind.

For it often happens that, for some human reason or for a reason coming from the Tempter, by means of his own thinking a person sets out on something that only appears to be pious but, in the eyes of God, does not deserve at all the reward promised to virtue. That is because certain things can take on the appearance of true virtue, as moreover also of vice, and can deceive the eyes of the heart. Through their seductions, they can trouble the vision of our intelligence to the point that it often considers realities to be good that are in fact bad and, conversely, they can cause our minds to see something bad where in fact there is no evil. That is an aspect of our poverty and ignorance that we must deplore a lot and greatly fear…

Who can verify whether the spirits come from God unless the one who has received discernment of spirits from God?… That discernment is at the source of all the virtues.

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Publié le 9 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,29-32.


En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Le message

Nous cherchons les signes, et ces singes nous affirment tout ce que nous croyons et ils nous assurent en nous donnant l’espérance. Dieu nous donne toujours les signes, les signes vivants autour de nous. Les événements qui se passent, les rencontres humaines, même les choses matérielles nous communiquent un message important, un message purement divin. Seulement un homme de foi sera capable de nous interpréter ces messages. Pour cette ‘génération mauvaise’ le Seigneur donne le signe de la conversion de Ninive et de Jonas. Elle est mauvaise car elle cherche la mer dans la mer, la forêt dans la forêt. Elle voit déjà certaine merveille devant elle, pourtant elle se refuse de croire. Gardons fidèlement ce message de conversion, mettons-la en pratique et nous verrons les singes devant nous.

Commentaire du jour


Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélie 1 sur le Cantique des cantiques (trad. Migne 1992, p.40 rev.)

« Il y a ici bien plus que Salomon »

Le texte du Cantique des cantiques de Salomon présente l'âme comme une fiancée, parée pour une union incorporelle, spirituelle et sans souillure avec Dieu. Celui qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4) expose là le moyen le plus achevé, le moyen bienheureux d'être sauvé, j'entends celui qui passe par l'amour. Certains peuvent aussi trouver le salut dans la crainte : à considérer les châtiments qui nous menacent dans la géhenne, nous nous gardons du mal. Il en est également qui mènent une vie de droiture et de vertu parce qu'ils espèrent le salaire réservé à ceux dont l'existence a été pieuse : ils agissent ainsi non par amour du bien, mais avec l'espoir d'être récompensés.

Or, pour s'élancer vers la perfection, on commence par chasser la crainte de son âme ; c'est éprouver un sentiment servile que de ne pas être attaché à son maître par amour... On aime « de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces » (Mc 12,30) non pas un des dons dont on est gratifié, mais celui-là même qui est la source de ces biens. Telle doit donc être l'âme d'après ce que dit Salomon...

Crois-tu que j'évoque Salomon, le fils de Bersabée qui sur la montagne a offert mille bœufs et qui, sur les conseils de sa femme étrangère, a commis un péché ? Non. Je pense à un autre Salomon, qui est lui aussi né de la semence de David selon la chair ; il a pour nom « paix » [le nom de Salomon veut dire « homme de paix » (1 Ch 22,9)]. Il est le vrai roi d'Israël, le bâtisseur du Temple de Dieu, le détenteur de la connaissance universelle. Sa sagesse est incommensurable ; mieux, il est par essence sagesse et vérité ; son nom et sa pensée sont parfaitement divins et sublimes. Il s'est servi de Salomon comme d'un instrument et, par sa voix, c'est lui qui s'adresse à nous, d'abord dans les Proverbes, ensuite dans l'Ecclésiaste, puis dans le Cantique des cantiques. Il montre ainsi à notre réflexion, avec méthode et ordre, la façon de progresser vers la perfection.

In English

Scripture: Luke 11:29-32

29 When the crowds were increasing, he began to say, "This generation is an evil generation; it seeks a sign, but no sign shall be given to it except the sign of Jonah. 30 For as Jonah became a sign to the men of Nineveh, so will the Son of man be to this generation. 31 The queen of the South will arise at the judgment with the men of this generation and condemn them; for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and behold, something greater than Solomon is here. 32 The men of Nineveh will arise at the judgment with this generation and condemn it; for they repented at the preaching of Jonah, and behold, something greater than Jonah is here.

The contemplation

The sign of Jonah is a message of conversion and hope. Though the process of the passage of Jonah till he reaches Nineveh was little violent with the wind and fish, God new the heart of the people. Jesus reminds us with a hope and a warning. If we repent and believe in the Gospel, then this sign gives us a message of hope. If we don’t believe and repent this sing gives us the message of warning.

The conversion is possible only we realise the divine mercy of the Lord. Without tasting His love and compassion, true conversion is not possible. Thus today’s invitation is an invitation to taste the goodness of the Lord. To taste it, is enough to see all that good events happening around us, though they may be very few. These very few is already a great amount to be appreciated and accepted. We should choose the best way to look at events, look it with a divine view-point. Learn to see in these events how wonderfully God is at work, at work for our well-being. Why to wait for the condemnation?

Commentary of the day


Saint Gregory of Nyssa (c.335-395), monk and Bishop
Homily 1 on the Song of Songs (Migne 1992, p.40 rev.)

“ There is a greater than Solomon here”

In the sacred text of the Song of Songs we find the soul clothed, in a sense, in a bridal garment to prepare it for a pure, spiritual marriage with God that has nothing to do with the body. For He, “who wills everyone to be saved and to come to knowledge of the truth” (I Tim. 2,4), shows us in this book the most perfect and glorious path of salvation; by way of love, I mean . For some are saved by fear, as for example when we break off from sin because we have our eyes on the threatened punishment of hell. There are others, too, who live lives of virtue because of the rewards promised to the good; and these possess their goal not by charity but through their hope of reward.

But whoever runs in spirit to reach perfection, casts out fear. For fear is the attitude of a slave who does not remain with his master out of love... This person loves with his “whole heart and soul and strength” (Mk 12,30) he who is the source of all good, not the creatures that come from God. This disposition should be in the souls of all of us, according to the words of Solomon...

Do you suppose I'm referring to Solomon, Bathsheba's son, who offered a thousand oxen on the mountain and who sinned by following the advice of the foreign woman? I am not. No, I am thinking of another Solomon who was also born of the seed of David according to the flesh, whose name was “peace”. [the name 'Solomon' means “man of peace” (1 Ch 22,9)]. He is the true King of Israel, the builder of God's Temple, the possessor of universal knowledge. His wisdom is measureless; more, his essence is wisdom and truth; his name and his thoughts are perfectly divine, wholly sublime. Solomon was used by him as an instrument and he is the one who, through his voice, speaks to us first in Proverbs, then in Ecclesiastes, then in the Song of Songs. Thus he presents methodically and in order for our reflection the means of making progress towards perfection.

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Publié le 9 Octobre 2016

Le 9 Octobre

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 17,11-19.


En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Homélie

Chaque dimanche nous nous retrouvons dans cette église. Dans cette célébration, on écoute et partage la Parole de Dieu, autour la table de l’Eucharistie, et nous professons notre foi, la foi chrétienne. Même si elle est personnelle, nous le savons qu’elle est pourtant communautaire. Chaque acte de foi est étroitement lié à la vie communautaire.

C'est pourquoi on est demandé de se déplacer comme Naaman, vers les lieux sacrés, comme église, Lourdes, Fatima, etc., où se rassemble le peuple de Dieu. La vie chrétienne est un véritable pèlerinage, vers Jérusalem céleste, vers Dieu qui nous aime. Avant qu’on se déplace extérieurement, il y a un déplacement intérieure, une démarche interne, de sois vers l’autre. Naaman l’avait fait exactement le même pèlerinage interne, d’une foi païenne, vers la foi de sa servante. Ce pèlerinage interne est plus difficile que le pèlerinage externe qu’il avait fait vers le roi du people d’Israël. Il refusera cependant faire un nouveau pèlerinage vers Jordan un déplacement comparativement facile, car il n’avait pas fait ce pèlerinage interne, comme il l'avait fait auparavant. Si nous acceptons ce pèlerinage interne.................., nous savons le résultat.

Comme ces lépreux dans l’évangile du jour, nous dévons reconnaitre les plaies que nous avons. Tant qu’on n’a pas reconnu notre faiblesse, nous ne pouvons pas nous déplacer. L’histoire de ‘Bon Samaritain’ peut être un modèle que Dieu a fait pour l’humanité, un véritable déplacement divin, de Jérusalem Céleste, vers le peuple blessé. Il a reconnu notre besoin et ‘Il a envoyé son Fils unique, non pas nous juger, mais par Lui que le monde soit sauver’, nous dit saint Jean.

La foi chrétienne se fond dans cet amour divin et dans cette miséricorde inépuisable. La reconnaissance de la présence de Jésus dans la ville a provoqué une rencontre divine. Les lépreux se déplacent vers le Seigneur, l’auteur de la vie. La foi est un fruit de cette rencontre divine. Pour cette rencontre divine, il n’y a pas de frontière. Même l’ennemie d’Israël, le Naaman est guérie par le Seigneur. La bonté de Dieu ; il n’y a pas de limite.

Dieu nous aime sans aucune condition. Pourtant pour en profiter, il y a des conditions. Sans le vêtement de noce, nous ne pouvons jamais savourer le banquet de noce, l’amour surabondant de Dieu. Dieu ne peut pas nous libérer ou purifier sans notre accord. Il faut Lui accorder notre liberté et notre être sans aucune condition.

La foi nous aide à reconnaitre non seulement nos faiblesses, mais aussi les dons que nous avons reçus du Seigneur. C’est pourquoi un homme de foi vivra sa vie en action de grâce, pleine de gratitude et reconnaissance pour les biens qu’il a reçus de Dieu.

« Chaque dimanche, nous célébrons l’Eucharistie qui nous purifie. Elle rassemble en un seul peuple des hommes, des femmes et des enfants très différents. Elle nous rend ouverts à ceux qui voudraient y entrer. Chaque année, nous accueillons au catéchisme des enfants qui demandent le baptême. Des adultes font aussi cette démarche. Nous rendons grâce pour ce don de Dieu offert à tous ; et nous le supplions : « Ramène à toi tous tes enfants dispersés… » Donne-nous de ne pas faire obstacle à ta volonté de sauver tous les hommes mais d’y adhérer par toute notre vie. », Amen.

In English

Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint Luke 17:11-19.


As Jesus continued his journey to Jerusalem, he traveled through Samaria and Galilee.
As he was entering a village, ten lepers met him. They stood at a distance from him
and raised their voice, saying, "Jesus, Master! Have pity on us!"
And when he saw them, he said, "Go show yourselves to the priests." As they were going they were cleansed.
And one of them, realizing he had been healed, returned, glorifying God in a loud voice;
and he fell at the feet of Jesus and thanked him. He was a Samaritan.
Jesus said in reply, "Ten were cleansed, were they not? Where are the other nine?
Has none but this foreigner returned to give thanks to God?"
Then he said to him, "Stand up and go; your faith has saved you."

Homily

Every dominical gathering in the church is an expression of our Faith. In this celebration as a community we listen and share the Word of God and at the end we break the bread, the heavenly food for our souls and body. It is in this celebration that we profess our faith, the Christian faith, individually and as a community. Every expression of our faith is a wonderful pilgrimage.

Just like Naaman who moved towards the place where he could be healed, we to move to sacred places, like church, Lourdes, Fatima, etc., which gathers the people of God. The Christian life is a true pilgrimage to the heavenly Jerusalem, to God who loves us. We all see the external pilgrimage and there is an invisible movement, an internal approach. Naaman had done the same pilgrimage internally, which was coherent with the external pilgrimage. He has done this internal pilgrimage, from a pagan faith, to the faith of his slave, a difficult pilgrimage. This internal pilgrimage is harder than the outer pilgrimage he made towards the king of the people of Israel. Though he could do this bit easily, however he refuses to take a bath at Jordan, an easy pilgrimage compared to what has done before. It is because it did not make this inner pilgrimage. We have read in the first reading the fruit of this inner and external pilgrimage. Once accepted and taken in humility, we know the outcome.

We see in the gospel the same story with a different accent. They too have under gone the same inner pilgrimage, with courage towards Jesus. They have recognized the wounds and the healer. Unless and until we recognize our weakness, we can’t take this pilgrimage. The story of 'Good Samaritan' is a model that God has shown to humanity, in His only begotten Son, a true divine movement from heavenly Jerusalem, to the injured people, the people of God. God Himself has taken this pilgrimage in Jesus. He recognized our need and 'He sent his only Son, not to judge us, but through Him the world to be saved ", says John.

The Christian faith is built on this divine love and endless mercy. The recognition of the presence of Jesus in the city pushed these lepers to move towards Jesu and this movement has caused a divine encounter. They might have undertaken an internal pilgrimage towards the Lord, the author of life. It is in this internal pilgrimage they shouted towards Jesus, ‘save us.’ Faith is a fruit of this divine encounter. For this divine encounter, there is no frontier, all can undertake this pilgrimage. Even the enemy of Israel, Naaman, the Syrian army general is healed by the Lord. The goodness of God; there is no limit.

God loves us unconditionally. Yet there are conditions to receive and profit from it. Without the wedding garment, we can never enjoy the wedding banquet, the superabundant love of God. God cannot liberate us or cleanse us without our consent. We must give Him our freedom and without any conditions.

Faith helps us to recognize not only our weaknesses, but also the gifts we have received from the Lord. That is why a man of faith will live his life in thanksgiving, full of gratitude and appreciation for the goodness that he has received from God.

"Every Sunday we celebrate the Eucharist which purifies us. It brings together in a single people, all men, women and children who are very different. It makes us open to those who would enter. Each year we welcome the catechism of children seeking baptism. Adults also make this approach. We give thanks for this gift of God to all; and we implore: "Bring back to you all your children scattered ..." Give us not hinder your will to save all men but to join with our whole lives. "Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,27-28.


En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »
Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

La contemplation

Seigneur comment est-il possible t’entendre ? J’avoue pourtant que je ressens ta présence par tout. Mon intelligence me la confirme. Tout ce qui se bouge devant moi, il me semble que tu ne les fasses bouger que pour moi. Ils dansent et chantent pour toi. En voyant tout cela, je vois CELUI qui les fait bouger. Oui Seigneur, ils sont heureux et tu veux que je sois aussi heureux. Comme cette femme qui crie, de temps en temps je cris vers toi dans la joie. Quelle joie d’avoir ce cadeaux de FOI que l’Esprit Saint a semé en moi ! Aujourd’hui tu m’invites à écouter ta Parole, une parole d’amour et de miséricorde. Donne-moi le courage de la mettre en pratique. C'est ainsi je pourrais grader cette joie éternellement.

Commentaire du jour


Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 31 sur le Cantique des Cantiques (trad. Emery rev.)

« Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1,45)

Les hommes de l'ancienne alliance étaient sous le régime des symboles. Pour nous, par la grâce du Christ présent dans la chair, la vérité elle-même s'est mise à resplendir. Et pourtant, par rapport au monde à venir, nous vivons encore d'une certaine manière dans l'ombre de la vérité. L'apôtre Paul écrit : « Partielle est notre connaissance, partielle notre prophétie » (1Co 13,9) et « Non, je n'estime pas avoir déjà saisi » (Ph 3,13). En effet, comment ne pas faire de différence entre celui qui marche par la foi et celui qui se trouve dans la claire vision ? Ainsi « le juste vit de la foi » (Ha 2,4 ;Rm 1,17) — c'est le bienheureux qui exulte dans la vision de la vérité ; maintenant l'homme saint vit encore à l'ombre du Christ... Et elle est bonne, cette ombre de la foi ; elle filtre la lumière aveuglante pour notre regard encore enténébré et prépare notre œil à supporter la lumière. Il est écrit en effet : « Dieu a purifié leurs cœurs par la foi » (Ac 15,9). La foi donc n'a pas pour effet d'éteindre la lumière, mais de la conserver. Tout ce que les anges contemplent à découvert, l'ombre de la foi le garde pour moi ; elle le fait reposer dans son sein pour le révéler au moment voulu. N'est-ce pas une bonne chose qu'elle tienne enveloppé ce que tu ne peux pas encore saisir sans voile ?

D'ailleurs la mère du Seigneur vivait elle aussi dans l'ombre de la foi, puisqu'on lui a dit : « Heureuse es-tu, toi qui as cru » (Lc 1,45). Et du corps du Christ elle a aussi reçu une ombre, selon le message de l'ange : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1,35). Cette ombre n'a donc rien de méprisable puisque c'est la puissance du Très-Haut qui la projette. Oui vraiment, il y avait dans la chair du Christ une force qui couvrait la Vierge de son ombre, afin que l'écran de ce corps vivifiant lui permette de supporter la présence divine, de soutenir l'éclat de la lumière inaccessible, chose impossible à une femme mortelle. Cette puissance a dompté toute force adverse ; la force de cette ombre chasse les démons et protège les hommes. Puissance vraiment vivifiante et ombre vraiment rafraîchissante ! Et nous, c'est bien dans l'ombre du Christ que nous vivons, puisque nous marchons par la foi et que nous recevons la vie en étant nourris de sa chair.

In English

Scripture: Luke 11:27-28

27 As he said this, a woman in the crowd raised her voice and said to him, "Blessed is the womb that bore you, and the breasts that you sucked!" 28 But he said, "Blessed rather are those who hear the word of God and keep it!"

The contemplation

‘Blessed and happy’ Lord you wish that I have this joy of being a Christian, be blessed by you and hold this happiness for me and for others. Today you teach me that this joy can be held for the eternity, only by hearing your Word and putting them in practice. Though sometime I find difficult to hear and listen to your Word, I do see you everywhere I look. Up above the sky and deep in every being I see you active and moving. I see them as if you have created for me, and some time, I feel they are only for me. Sorry for this egoism. I get an impression that the creation dance and sing for you. I too with them sing your glory, though with my limitedness.

Today you affirm that you mother was happy not only because she carried you, rather she was blessed to listen the promise of the Lord, and by saying YES to the angel, she could be faithful to this word till the last moment of life. You saw her happy and you reveal to us, why she was happy. It is in her and through humanity we associate to your humanity and divinity. Mother Mary help us to listen to your SON as you have listened to Him, share with us your patience when we find difficult to understand, and the grace necessary to contemplate the Word of God.

Commentary of the day


Saint Bernard (1091-1153), Cistercian monk and doctor of the Church
Sermon 31 on the Song of Songs (©Cistercian Fathers series)

“Blessed is she who believed that what was spoken to her by the Lord would be fulfilled” (Lk 1,45)

Our ancestors possessed only shadows and images, whereas the truth itself shines on us by the grace of Christ present in the flesh, so also no one will deny that in relation to the world to come, we still live in the shadow of the truth, unless he wishes to deny what the apostle Paul asserts: "our knowledge is imperfect and our prophecy is imperfect;" (1Cor 13,9) or when he says: "I do not reckon myself to have got hold of it yet. " (Phil 3,13). Why should there not be a distinction between him who walks by faith and him who walks by light? Hence the just man lives by faith (Hab 2,4; Rom 1,17) - the blessed rejoices in the vision; the holy person here below lives in the shadow of Christ... That the faith is shadowy is a blessing, it tempers light to the eye's weakness and prepares the eye for the light for it is written: "God cleansed their hearts by faith." (Acts 15,9). Faith, therefore, does not quench the light but protects it. What it may be that the angel sees, is preserved for me by the shadow of faith, stored up in its trusty breast, until it is revealed in due time. If you cannot yet grasp the naked truth is it not worthwhile to possess it wrapped in a veil?

The Lord's Mother herself lived in the shadow of faith, for she was told: "Blessed are you who believed," (Lk 1,45). Even the body of Christ was a shadow for her, as implied in the words: "The power of the Most High will cover you with its shadow,” (Lk 1,35). That is no mean shadow which is formed by the power the Most High. Assuredly there was power in the flesh of Christ that overshadowed the Virgin, since by means of the envelope of his vivifying body she was able to bear his majestic presence, and endure the unapproachable light, something impossible to mortal woman. That was power indeed by which every opposing might was overcome. Both the power and the shadow put the demons to flight and became a shelter for men: an invigorating power surely, a shadow radiating coolness! We therefore who walk by faith live in the shadow of Christ; we are fed with his flesh as the source of our life.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,15-26.


En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »
Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.”
En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »

Commentaire du jour


Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Vie de saint François, Legenda major, ch. 12 (trad. Vorreux, Éds franciscaines 1951, p. 675)

« Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous » (Mt 12,28)

Dans chacune de ses démarches, François était assisté par « l'Esprit du Seigneur », dont il avait reçu « l'onction et la mission » (Is 61,1) et par « le Christ, puissance et sagesse de Dieu » (1Co 1,24)... Sa parole était un feu ardent, pénétrant jusqu'au fond des cœurs, et remplissait d'admiration tous ses auditeurs, car elle ne faisait pas étalage d'ornements inventés par une intelligence humaine, mais ne répandait que le parfum de vérités révélées par Dieu.

On s'en aperçut bien un jour où, devant prêcher en présence du pape et de ses cardinaux..., il avait appris par cœur un sermon soigneusement composé ; mais une fois debout au milieu de l'assemblée..., il l'oublia entièrement sans en pouvoir retrouver un seul mot. Il avoua le fait humblement, se recueillit pour invoquer la grâce de l'Esprit Saint et trouva aussitôt une éloquence si persuasive, si puissante sur l'âme de ses auditeurs illustres, que cette évidence éclatait à tous les yeux : ce n'était plus lui qui parlait, mais l'Esprit du Seigneur...

Il n'avait pas pour habitude de caresser les vices des grands, mais d'y porter le fer ; ni de traiter avec ménagements la vie des pécheurs, mais de leur asséner des admonestations sévères. Il s'en prenait aux grands et aux petits avec la même vigueur et trouvait la même joie à s'adresser à de petits groupes qu'à des auditoires immenses. Hommes et femmes, jeunes et vieux, couraient voir et entendre cet homme nouveau envoyé du ciel ; il parcourait les provinces, annonçant avec ardeur la bonne nouvelle, « avec l'aide du Seigneur qui, à renfort de miracles, confirmait sa doctrine » (Mc 16,20). « Au nom du Seigneur », en effet, ce héraut de la vérité « chassait les démons et guérissait les malades » (Mc 16,17; 6,13).

In English

Scripture: Luke 11:15-26

15 But some of them said, "He casts out demons by Beelzebul, the prince of demons"; 16 while others, to test him, sought from him a sign from heaven. 17 But he, knowing their thoughts, said to them, "Every kingdom divided against itself is laid waste, and a divided household falls. 18 And if Satan also is divided against himself, how will his kingdom stand? For you say that I cast out demons by Beelzebul. 19 And if I cast out demons by Beelzebul, by whom do your sons cast them out? Therefore they shall be your judges. 20 But if it is by the finger of God that I cast out demons, then the kingdom of God has come upon you. 21 When a strong man, fully armed, guards his own palace, his goods are in peace; 22 but when one stronger than he assails him and overcomes him, he takes away his armor in which he trusted, and divides his spoil. 23 He who is not with me is against me, and he who does not gather with me scatters. 24 "When the unclean spirit has gone out of a man, he passes through waterless places seeking rest; and finding none he says, `I will return to my house from which I came.' 25 And when he comes he finds it swept and put in order. 26 Then he goes and brings seven other spirits more evil than himself, and they enter and dwell there; and the last state of that man becomes worse than the first.

Commentary of the day


Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscan, Doctor of the Church
Life of Saint Francis, Legenda major, ch. 12 (©Classics of Western spirituality)

“ If it is by the Spirit of God that I drive out demons, then the Kingdom of God has come upon you ” (Mt 12,28)

“The Spirit of the Lord” who had “anointed and sent” (Is 61,1) him and also “Christ, the power and the wisdom of God” (1Cor 1,24) were with their servant Francis wherever he went... For his word was like a burning fire

penetrating the innermost depths of the heart; and it filled the minds of all

with admiration, since it made no pretense at the elegance of human composition but exuded the perfume of divine revelation.

Once when he was to preach in the presence of the pope and cardinals... he memorized a sermon which he had carefully composed. When he stood in their midst... he went completely blank and was unable to say anything at all. This he admitted to them in true humility and directed himself to invoke ­the grace of the Holy Spirit. Suddenly he began to overflow with such effective eloquence and to move the those high-ranking men to compunction with such power that it was clearly evident it was not he, but the the Lord who was speaking...

He did not know how to touch the faults of others gingerly but only how to lance them; nor did he foster the habits of sinners but struck at them with harsh reproaches. He used to speak with the same firmness of mind to the great and the small and with the same joy of spirit to a few or to many. People of every age and hastened to see and hear this new man sent to the world heaven. Traveling through various regions, he preached the Gospel with burning love, “As the Lord worked with him and confirmed his preaching with the signs that followed” (Mk 16,20). For in the power of “the name of God,” this herald of truth “cast out devils and healed the sick” (Mk 16,17 ; 6 13).

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Publié le 5 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,5-13.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Commentaire du jour


Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine
Homélie n° 16, 3ème collection (trad. SC 275, p.205)

« Combien plus votre Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint ? »

Pour obtenir le pain du corps, le mendiant n'éprouve aucune gêne à frapper à la porte et à réclamer ; et s'il ne reçoit pas, il entre plus avant et demande avec plus de sans-gêne du pain, un vêtement ou des sandales pour le soulagement de son corps. Tant qu'il n'a rien reçu, il ne s'en va pas, même si on le chasse. Nous qui cherchons à recevoir le pain céleste et véritable pour fortifier notre âme, nous qui désirons revêtir les vêtements célestes de lumière et aspirons à chausser les sandales immatérielles de l'Esprit pour le soulagement de l'âme immortelle, combien plus devons-nous, inlassablement et résolument, avec foi et amour, patienter toujours, frapper à la porte spirituelle de Dieu et demander avec une parfaite constance d'être jugés dignes de la vie éternelle.

C'est ainsi que le Seigneur « prononçait une parabole sur ce qu'il faut toujours prier sans se lasser » (Lc 18,1), puis ajoutait ces mots : Combien plus notre Père céleste « rendra-t-il justice à ceux qui crient vers lui nuit et jour » (v.6). Et encore, au sujet de l'ami : « Même si ce n'est pas en qualité d'ami qu'il lui donne, il se lèvera à cause de son sans-gêne et lui donnera tout ce dont il a besoin ». Il ajoute alors : « Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira. » Et il poursuit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! » C'est pour cela que le Seigneur nous exhorte à demander toujours, inlassablement et avec ténacité, à chercher et à frapper continuellement : car il a promis de donner à ceux qui demandent, cherchent et frappent, non à ceux qui ne demandent pas. C'est en étant prié, supplié et aimé qu'il veut nous donner la vie éternelle.

In English

Scripture: Luke 11:5-13

5 And he said to them, "Which of you who has a friend will go to him at midnight and say to him, `Friend, lend me three loaves; 6 for a friend of mine has arrived on a journey, and I have nothing to set before him'; 7 and he will answer from within, `Do not bother me; the door is now shut, and my children are with me in bed; I cannot get up and give you anything'? 8 I tell you, though he will not get up and give him anything because he is his friend, yet because of his importunity he will rise and give him whatever he needs. 9 And I tell you, Ask, and it will be given you; seek, and you will find; knock, and it will be opened to you. 10 For every one who asks receives, and he who seeks finds, and to him who knocks it will be opened. 11 What father among you, if his son asks for a fish, will instead of a fish give him a serpent; 12 or if he asks for an egg, will give him a scorpion? 13 If you then, who are evil, know how to give good gifts to your children, how much more will the heavenly Father give the Holy Spirit to those who ask him!"

The contemplation

Today the readings invite us to deepen our faith in the Lord and particularly to discover the goodness of the Lord. Jesus is using normal human reasoning by citing that even evil persons do good and how much more the heavenly Father will do. What is exceptional is, the gift of the ‘Holy Spirit.’ It’s not only doing and giving, rather ‘BEING’, being in the Lord. We become the home of the Holy Spirit, the one animates every being. Thus Jesus is proposing us the possibility of participating in the Goodness of His Father. The perseverance in the Prayer is the fruit of Faith in the Lord. This Faith is deepened once we realize the goodness of the Father. Unless and until we discover the Goodness of the Father all our faith and hope will be in vain.

Commentary of the day


Homily attributed to Saint Macarius of Egypt (?-390), monk
Homily 16, Third Collection (SC 275, p.205)

"How much more will the Father in heaven give the holy Spirit to those who ask him?"

To get food for his body a beggar thinks it no trouble to knock at the door and ask for it. And if he doesn’t get it, he goes on further and, with even more persistence, asks for bread, clothing or shoes to ease his body. So long as he hasn’t received anything he will not go away, even if he is driven off. Now we who try to receive the real, heavenly bread to strengthen our souls, who want to put on heaven’s light-filled clothing and who long to be shod with the immaterial shoes of the Spirit to solace our immortal soul: how much more ought we to knock at God’s spiritual door, unwearyingly and resolutely, with faith and love, waiting always and, with perfect constancy, ask to be counted worthy of eternal life?

Thus the Lord “told them a parable about the necessity for them to pray always without becoming weary” (Lk 18,1) then added these words: how much more will our heavenly Father “secure the rights of his chosen ones who call out to him day and night,” (v.7). And again, talking about the friend: “Even if he does not give to him for friendship’s sake, he will get up to give him whatever he needs because of his persistence,” (Lk 11,8). And he adds further: “Ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened to you,” (v.9). And he continues: “If you who are wicked, know how to give good gifts to your children, how much more will the father in heaven give the holy Spirit to those who ask him?” (v.13). This is why the Lord exhorts us to ask at all times, unwearyingly and persistently, always seeking and knocking. For he has promised to give to those who ask, seek and knock, not to those who do not ask. It is in being prayed, implored, loved that he desires to give us eternal life.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 11,1-4.


Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

Commentaire du jour


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 80

« Apprends-nous à prier »

Croyez-vous, frères, que Dieu ignore ce qui vous est nécessaire ? Celui qui connaît notre détresse connaît d'avance aussi nos désirs. C'est pourquoi, quand il enseignait le Notre Père, le Seigneur recommandait à ses disciples d'être sobres de paroles : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé » (Mt 6,7-8). Si notre Père sait ce qui nous est nécessaire, pourquoi le lui dire, même en peu de mots ? ... Si tu le sais, Seigneur, est-il même nécessaire de te prier ?

Or celui qui nous dit ici : « Ne multipliez pas vos paroles dans vos prières » nous déclare ailleurs : « Demandez et vous recevrez », et pour qu'on ne croie pas que c'est dit en passant, il ajoute : « Cherchez et vous trouverez », et pour qu'on ne pense pas que c'est une simple manière de parler, voyez par où il termine : « Frappez, et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Il veut donc que pour recevoir tu commences par demander, que pour trouver tu te mettes à chercher, que pour entrer enfin tu ne cesses de frapper... Pourquoi demander ? Pourquoi chercher ? Pourquoi frapper ? Pourquoi nous fatiguer à prier, à chercher, à frapper comme pour instruire celui qui sait tout déjà ? Et même nous lisons dans un autre endroit : « Il faut prier sans cesse, sans se lasser » (Lc 18,1)... Eh bien, pour éclaircir ce mystère, demande, cherche et frappe ! S'il couvre de voiles ce mystère, c'est qu'il veut t'exciter à chercher et trouver toi-même l'explication. Tous, nous devons nous encourager à prier.

In English

Scripture: Luke 11:1-4

1 He was praying in a certain place, and when he ceased, one of his disciples said to him, "Lord, teach us to pray, as John taught his disciples." 2 And he said to them, "When you pray, say: "Father, hallowed be your name. Your kingdom come. 3 Give us each day our daily bread; 4 and forgive us our sins, for we ourselves forgive every one who is indebted to us; and lead us not into temptation."

The contemplation

Each and every one us have a definition of prayer and none of our definition is wrong, because we touch one or few aspects of a prayer. Many of us while defining prayer fail sometime to realise that this prayer is narrowly related to the Kingdom of God. Every prayer is a response from us to an invitation from the Lord. He has called us towards Him and we respond, ‘here I am.’

Thus the essential aspect of a prayer is a search and a thirst to know the will of the Father and our ardent desire to know the expectation and what kind of participation that He wishes from us to accomplish this divine WILL. In this WILL our good is inclusive, because it is both in His love for us and certainly in our well-being that His Kingdom is constructed.

Unless and until we engage positively to accomplish this WILL, our prayer though be very high and pure in its quality and intensity, will remain however incomplete. This prayer this thus transformed in to a community activity, because we are not alone to participate in this divine mission. By consequence, the reconciliation and pardon is the first imperative positive step that we are asked to engage. Thus it is both dialogue and silence.

Commentary of the day


Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) and Doctor of the Church
Sermon 80

“Teach us to pray”

My brethren, do you imagine God is ignorant of what you need? He who knows our distress foreknows our desires also. That is why, in teaching them the Our Father, the Lord counselled his disciples not to use many words: “When you pray, do not keep babbling because your Father knows what you need before you ask him” (Mt 6,7-8). If our Father already knows what we need, why tell him about it even in few words?... If you know about it, Lord, do we even need to pray?

However, he who says to us here: “Do not use many words in your prayers” says to us elsewhere: “Ask and you will receive”, and so that we don't think this is said casually, he adds: “Seek and you will find”, and so that we don't think this to be a mere figure of speech, see how he concludes: “Knock and it will be opened to you” (Mt 7,7). So what he wants is for you to begin by asking so as to receive, to set yourself to seeking in order to find and not to stop knocking so as to enter in the end... Why ask? Why seek? Why knock? Why weary ourselves with praying, seeking, knocking as though we had to inform him who already knows it all? We even read elsewhere: “Pray always without becoming weary” (Lk 18,1)... Well, to clear up this mystery, ask, seek, knock! If he disguises this mystery it is because he wants to move you to seek and find the explanation for yourself. We should all encourage ourselves to pray.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 10,38-42.


En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Commentaire du jour


Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour l'Assomption

Marthe et Marie

« Une femme nommée Marthe le reçut chez elle ; elle avait une sœur du nom de Marie ». Si notre cœur est le lieu d'habitation de Dieu, il faut que ces deux femmes y habitent : l'une qui s'assied aux pieds de Jésus pour l'écouter, l'autre qui s'occupe de le nourrir. Tant que le Christ sera sur la terre, pauvre, en proie à la faim, à la soif, à la tentation, il faudra que ces deux femmes habitent la même maison, que dans le même cœur se vivent ces deux activités...

Ainsi, durant cette vie de labeur et de misères, il faut que Marthe habite votre maison... Tant que nous aurons besoin de manger et de boire, nous aurons aussi à dompter notre chair ou notre corps par les œuvres de la veille, du jeûne et du travail. Telle est la part de Marthe. Mais il faut aussi qu'en nous soit présente Marie, l'action spirituelle. Car nous n'avons pas à nous appliquer sans arrêt aux exercices corporels, il nous faut aussi parfois nous reposer, et goûter combien le Seigneur est doux, nous asseoir pour cela aux pieds de Jésus, et écouter sa Parole.

Amis, ne négligez pas Marie pour Marthe, ni Marthe pour Marie ! Si vous négligez Marthe, qui servira Jésus ? Si vous négligez Marie, de quoi vous servira la visite de Jésus, puisque vous n'en goûterez pas la douceur ?

In English

Scripture: Luke 10:38-42

38 Now as they went on their way, he entered a village; and a woman named Martha received him into her house. 39 And she had a sister called Mary, who sat at the Lord's feet and listened to his teaching. 40 But Martha was distracted with much serving; and she went to him and said, "Lord, do you not care that my sister has left me to serve alone? Tell her then to help me." 41 But the Lord answered her, "Martha, Martha, you are anxious and troubled about many things; 42 one thing is needful. Mary has chosen the good portion, which shall not be taken away from her."

The contemplation

Today we will meditate on the importance of making a right choice. The choice of our thinking, asking and acting discern what kind of life we wish to lead. The choice of Mary is judged as better than the choice of Martha, her sister. Mary has decided to listen and act according to the will of Jesus, whereas Martha decided what is best as par human discernment without consulting the will of Jesus.

Many at times we fail to ask the right question and for a wrong question we get always a wrong answer. Thus we end up sad and disappointed. If we ask how much is full, we get a positive answer and if we ask how much is empty, then we get a negative answer. If we ask what we have received in life, then the life will be filled with gratitude and joy and if we ask what we don’t have, then we will end up with discouragement and sadness.

In the life of Jesus, we have heard him saying that His time hasn’t come. Even Jesus waited for the right time, the right word and right act. To have a better and joyful life, we should first learn to make the right choice.

Commentary of the day


Saint Aelred of Rielvaux (1110-1167), Cistercian monk
Sermon for the Assumption

Martha et Mary

“A woman named Martha welcomed them into her house; she had a sister called Mary”. If our hearts are the place where God dwells, these women must dwell there too: one sits at Jesus’s feet listening to him, the other busies herself with feeding him. So long as Christ is on earth, poor, subject to hunger, thirst and temptation, these two women must dwell in the same house so that these two activities may live in the same heart…

Thus, throughout this life of hard work and misery, Martha must live in your house. While we need to eat and drink, we also need to subdue our flesh or body by deeds of vigil, fasting and hard work. This is Martha’s part. But Mary, spiritual action, needs to be present within us, too. For we mustn’t apply ourselves to corporal exercises without stopping; sometimes we also have to rest and taste how sweet the Lord is, sitting at Jesus’s feet for this reason and listening to his Word.

My friends, do not either neglect Mary for Martha nor Martha for Mary! If you neglect Martha, who will wait on Jesus? If you neglect Mary, of what use to you is the visit of Jesus since you will not taste its sweetness?

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Rédigé par JOHNBOSCO

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