Publié le 3 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,18-26): 

 

Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

 

L’Application

 

Tu es là, Seigneur, pour que je te trouve, et que je crie vers toi, "viens à notre secours". À notre grand étonnement, tu te déplaces pour moi, simplement pour moi, comme tu l'attendais de moi. Pourtant, tu as choisi de faire une pause, une pause très importante pour cette femme, que j'ignore quotidiennement. Donne-moi la grâce de ta patience, face à mes misères, comme la mort de cette jeune fille. Le père de cette fille a mystérieusement disparu. Pourtant, il était là, discret, observant les événements autour de lui. En vérité, ce miracle n'était que pour lui, pour lui donner le courage et la confiance en Toi dont il avait tant besoin pour être avec Toi. Quelle merveille, Seigneur, tu fais des choses qui sont étrangères à notre compréhension, et nous nous rebellons contre ta patience et ton silence. Merci Seigneur, pour cette rencontre. Que les personnes qui m'entourent, grâce à ma patience, découvrent, comme moi, que tu es grand, plein de bonté et de miséricorde. Amen.

«Ta foi t'a sauvée»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

 

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Publié le 3 Juillet 2022

On this day in Lourdes, with Mary, accompanied by St. Bernadette, the prophet Isaiah invites us to rejoice. He promises us milk in a desert land and comes to us to comfort us. He comes to care for us, as a mother comforts her child.

 

The whole earth acclaims God, sings the Lord. The song of glory and praise is associated with our salvation history, which goes back to the day of creation, when God found the world good and on the last day he rested. On this day of rest, we celebrate God's wonders and give thanks. Last night I was with the pilgrims from Italy, trying to understand Peter's homily. Alas, everything was in Italy, I did not understand anything. To give thanks to God, it is not necessary to understand everything. It is enough to be there, to be simply present like Saint Bernadette, present before the altar of the Lord. Nothing is easy, Saint Bernadette was under pressure, ecclesiastical, civil and political pressure. St. John of the Cross was a prisoner in his monastery, and St. Teresa of Avila was considered crazy. Since their eyes were fixed on heaven, everything was simple.

The third point is more important to me, because it concerns us all; what can we do, or what should we do?

 

- We are all called and sent, not alone, but together. We know that working with our brothers and sisters is always difficult. We must know how to accept the difference and recognize the faith that dwells in the heart of each person we meet. May our human encounters be transformed, like a divine encounter. May God be the heart of every encounter.

 

- Let us be aware that the harvest is abundant and that we are only preparing the way like John the Baptist. We are not the ones doing the work. We are simply there to transmit the message received. It is the Lord who has worked to make the harvest ready to be reaped. We are invited to enjoy the Lord's work, to reap all that is before us as a precious gift from the Lord, including the people we encounter daily.

 

- What is the message? Peace. May we be bearers of peace, not in the human image, but in the divine image. Peace is like a baby. It grows in the hearts of the people who receive it. They will discover it later, when it has grown. We must know how to wait, like a gardener, and let the Holy Spirit act.

 

- The gospel begins with a deeper and more important message: Pray. The Lord asks us to pray, to establish an emotional relationship with God, like a father, or a brother, a friend, and why not like a mother? Everything is good for the Lord.

 

- The mission can be summarized in two words: Proclaim peace, for the kingdom of God has come near you. Everything is in God, by God and for God. May this moment of grace make you grow in faith, and may you bear much fruit, Amen.

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Publié le 3 Juillet 2022

En ce jour à Lourdes, avec Marie, accompagnée de Sainte Bernadette, le prophète Isaïe nous invite à nous réjouir, et à être pleins d'allégresse alors que nous pleurons nos misères quotidiennes. Il nous promet son lait dans une terre déserte et il vient à nous pour nous réconforter. Il vient prendre soin de nous, comme une mère réconforte son enfant.

 

La terre entière acclame Dieu, chante le Seigneur. Le chant de gloire et de louange est associé à notre histoire du salut, qui remonte au jour de la création, lorsque Dieu a trouvé le monde bon et qu'au dernier jour, il s'est reposé. En ce jour de repos, nous célébrons les merveilles de Dieu et lui rendons grâce. Hier soir, j'étais avec les pèlerins d'Italie, et j'essaie de comprendre l'homélie de Pierre. Hélas, tout était en Italie, je n'ai rien compris. Pour rendre grâce à Dieu, il n'est pas nécessaire de tout comprendre. Il suffit d'être là, d'être simplement présent comme Sainte Bernadette, présent devant l'autel du Seigneur. Rien n'est facile, Sainte Bernadette était sous pression, pression ecclésiastique, civile et politique. Saint Jean de la Croix était prisonnier dans son monastère, et Sainte Thérèse d'Avila était considérée comme une folle. Puisque leur regard était fixé sur le ciel, tout était simple.

Le troisième point est plus important pour moi, car il nous concerne tous ; que pouvons-nous faire, ou que devrions-nous faire ?

 

- Nous sommes tous appelés et envoyés, non pas seuls, mais ensemble. Nous le savons que travailler avec nos frères et sœurs est toujours difficile. Nous devons savoir accepter la différence et reconnaître la foi qui habite le cœur de chaque personne que nous rencontrons. Que nos rencontres humaines soient transformées, comme une rencontre divine. Que Dieu soit le cœur de toute rencontre.

 

- Soyons conscients que la moisson est abondante et que nous ne faisons que préparer le chemin comme Jean le Baptiste. Ce n'est pas nous qui faisons le travail. Nous sommes là simplement pour transmettre le message reçu. C'est le Seigneur qui a travaillé pour que la moisson soit prête à être récoltée. Nous sommes invités à profiter de l'œuvre du Seigneur, à récolter tout ce qui est devant nous, comme un don précieux offert par le Seigneur, y compris les personnes que nous rencontrons quotidiennement.

 

- Quel est le message ? La paix. Que nous soyons les porteurs de la paix, non pas à l’image humaine, mais à l’image divine. La paix est comme un bébé. Elle grandit dans le cœur des personnes qui la reçoivent. Ils la découvriront plus tard, quand elle aura grandi. Il faut savoir attendre, comme un jardinier, en laissant l'Esprit Saint agir.

 

- L'évangile commence par un message plus profond et plus important : Priez. Le Seigneur nous demande de prier, d'établir une relation affective avec Dieu, comme un père, ou un frère, un ami, et pourquoi pas comme une mère ? Tout est bon pour le Seigneur.

 

- La mission peut se résumer en deux mots : Annoncez la paix, car le royaume de Dieu s'est approché de vous. Tout est en Dieu, par Dieu et pour Dieu. Que ce moment de grâce vous fasse grandir dans la foi, et que vous donniez beaucoup de fruits, Amen.

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Publié le 3 Juillet 2022

En ce jour à Lourdes, avec Marie, accompagnée de Sainte Bernadette, le prophète Isaïe nous invite à nous réjouir, et à être pleins d'allégresse alors que nous pleurons nos misères quotidiennes. Il nous promet son lait dans une terre déserte et il vient à nous pour nous réconforter. Il vient prendre soin de nous, comme une mère réconforte son enfant.

 

La terre entière acclame Dieu, chante le Seigneur. Le chant de gloire et de louange est associé à notre histoire du salut, qui remonte au jour de la création, lorsque Dieu a trouvé le monde bon et qu'au dernier jour, il s'est reposé. En ce jour de repos, nous célébrons les merveilles de Dieu et lui rendons grâce. Hier soir, j'étais avec les pèlerins d'Italie, et j'essaie de comprendre l'homélie de Pierre. Hélas, tout était en Italie, je n'ai rien compris. Pour rendre grâce à Dieu, il n'est pas nécessaire de tout comprendre. Il suffit d'être là, d'être simplement présent comme Sainte Bernadette, présent devant l'autel du Seigneur. Rien n'est facile, Sainte Bernadette était sous pression, pression ecclésiastique, civile et politique. Saint Jean de la Croix était prisonnier dans son monastère, et Sainte Thérèse d'Avila était considérée comme une folle.  Notre regard est fixé sur le ciel, car nous sommes les enfants de Dieu.

Le troisième point est plus important pour moi, car il nous concerne tous ; que pouvons-nous faire, ou que devrions-nous faire ?

 

- Nous sommes tous appelés et envoyés, non pas seuls, mais ensemble. Travailler avec nos frères et sœurs est toujours difficile. Nous devons savoir accepter la différence et reconnaître la foi qui habite le cœur de chaque personne que nous rencontrons. Que nos rencontres humaines soient transformées, comme une rencontre divine.

 

- Soyons conscients que la moisson est abondante et que nous ne faisons que préparer le chemin comme Jean le Baptiste. Ce n'est pas nous qui faisons le travail. Nous sommes là simplement pour transmettre le message reçu. C'est le Seigneur qui a travaillé pour que la moisson soit prête à être récoltée. Nous sommes invités à profiter de l'œuvre du Seigneur, à récolter tout ce qui est devant nous, comme un don précieux offert par le Seigneur, y compris les personnes que nous rencontrons quotidiennement.

 

- Quel est le message ? La paix. La paix est comme un bébé. Elle grandit dans le cœur des personnes qui la reçoivent. Ils la découvriront plus tard, quand elle aura grandi. Il faut savoir attendre, comme un jardinier, en laissant l'Esprit Saint agir.

 

- L'évangile commence par un message plus profond et plus important : Priez. Le Seigneur nous demande de prier, d'établir une relation affective, comme un père, ou un frère, un ami, et pourquoi pas comme une mère ? Tout est bon pour le Seigneur.

 

- La mission peut se résumer en deux mots : Annoncez la paix, car le royaume de Dieu s'est approché de vous. Tout est en Dieu, par Dieu et pour Dieu. Que ce moment de grâce vous fasse grandir dans la foi, et que vous donniez beaucoup de fruits, Amen.

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Publié le 1 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,14-17): 

 

Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».

 

L’Application

 

Jésus nous invite à vivre dans le présent, en profitant de tout ce que la vie nous offre aujourd'hui. Dieu a créé le monde et l'a trouvé bon. Il est convaincu que chaque chose a son temps, le temps de se réjouir, le temps de jeûner, etc. Il est nécessaire de discerner le moment et le comportement et l'émotion à s'approprier. Vivre le moment présent requiert exigence, vigilance et prudence. Si nous reconnaissons la présence divine en nous, et ressentons sa présence chaleureuse à tous les moments de la vie, la joie et le bonheur trouveront leur place en nous.

 

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»

 

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.

 

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Publié le 30 Juin 2022

Gospel text

(Mt 9:9-13): 

 

As Jesus passed by, he saw a man named Matthew sitting at the customs post. He said to him, “Follow me.” And he got up and followed him. While he was at table in his house, many tax collectors and sinners came and sat with Jesus and his disciples. The Pharisees saw this and said to his disciples, “Why does your teacher eat with tax collectors and sinners?” He heard this and said, “Those who are well do not need a physician, but the sick do. Go and learn the meaning of the words, I desire mercy, not sacrifice. I did not come to call the righteous but sinners.”

 

”Follow me”

 

+ Fr. Pere CAMPANYÀ i Ribó

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks to us of a vocation, that of Matthew the publican. Jesus is preparing a small group of disciples that would continue his work of Salvation. And He chooses whom He wants: whether fishermen or from humble professions. He even calls to follow him, a tax collector, a highly abhorred role by the Jews —who considered themselves as perfect Law-abiding citizens—, because they saw it as tantamount to having a sinful life, as they collected taxes in the name of the roman governor, whom they did not want to submit to.

It suffices with Jesus beckoning him to his service: “Follow me” (Mt 9:9). A single word by the Master, and Matthew leaves his profession and, happily, invites him to his home to celebrate with a joyous dinner. It was only natural that Matthew had a group of good friends, of the same “professional guild”, to join him at his table. But, according to the Pharisees, all that kind of people were confirmed sinners publicly recognized as such.

The Pharisees could not therefore silence it and they comment with some of Jesus' disciples: “Why does your teacher eat with tax collectors and sinners?” (Mt 9:10). Jesus' answer is immediate: “Those who are well do not need a physician, but the sick do” (Mt 9:12). The comparison is perfect: “I did not come to call the righteous but sinners” (Mt 9:13).

These words of the Gospel are topical. Jesus keeps on inviting us to follow him, each one of us according to his condition and profession. And, more often than not, to follow Jesus means to leave behind some messy passions, or some poor family relationships, or just a waste of time, to allot some moments to prayer, to the Eucharist feast or to some missionary pastoral care. In other words “no Christian ought to think of him as his own master, for he is submitted to God's service” (St. Ignatius of Antioch).

Jesus is, indeed, asking me to change my life, so I wonder: which group do I belong to, to the perfect persons or to those who sincerely accept they can dramatically improve?
For I can improve, can't I?

 

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Publié le 30 Juin 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,9-13): 

 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Suis-moi»

 

+ Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle d'une vocation, celle du publicain Mathieu. Jésus prépare le petit groupe des disciples qui devront continuer sa mission de salut. Il prend ceux qu'Il veut: des pêcheurs ou des gens d'un métier humble. Ainsi Il appelle un publicain à le suivre, profession qui était mal vue par les juifs, qui se considéraient eux comme étant les parfaits témoins de la loi, et qui se disaient que cette profession se rapprochait un peu trop d'une vie de péché car ils percevaient les impôts au nom du gouverneur romain auquel ils ne voulaient pas se soumettre.

L'invitation de Jésus est suffisante: «Suis-moi» (Mt 9,9). Avec un seul mot du Maître, Mathieu abandonne sa profession et dans sa joie il l'invite chez lui pour un festin pour le remercier. Il va de soi que Mathieu avait de bons amis qui exerçaient le même métier que lui et qui étaient à ses cotés pour fêter cet événement. D'après les pharisiens, ils étaient tous des pécheurs reconnus par tout le monde comme tels.

Les pharisiens ne peuvent pas se taire et font des commentaires aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs» (Mt 9,10). La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades» (Mt 9,12). L'analogie est parfaite: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Les paroles de cet Évangile sont toujours d'actualité. Jésus continue à nous inviter à le suivre, chacun selon sa condition et sa profession. Suivre Jésus, veut dire très souvent, abandonner nos passions désordonnées, nos mauvais comportements familiaux, le gaspillage du temps pour consacrer du temps à la prière, au banquet eucharistique, à l'évangélisation. Enfin, tout cela veut dire «qu'un chrétien n'est pas son propre maître, mais qu'il s'offre au service de Dieu» (Saint Ignace d'Antioche)

Certainement, Jésus me demande des changements dans ma vie, et je me demande à quel groupe de personnes j'appartiens, à ceux qui se sentent parfaits ou bien à ceux qui se reconnaissent sincèrement comme étant imparfaits? Je peux vraiment m'améliorer, n'est-ce pas?

 

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Publié le 29 Juin 2022

Gospel text

(Mt 9:1-8): 

 

After entering a boat, Jesus made the crossing, and came into his own town. And there people brought to him a paralytic lying on a stretcher. When Jesus saw their faith, he said to the paralytic, “Courage, child, your sins are forgiven.” At that, some of the scribes said to themselves, “This man is blaspheming.” Jesus knew what they were thinking, and said, “Why do you harbor evil thoughts? Which is easier, to say, ‘Your sins are forgiven,’ or to say, ‘Rise and walk’? But that you may know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins”– he then said to the paralytic, “Rise, pick up your stretcher, and go home.” He rose and went home. When the crowds saw this they were struck with awe and glorified God who had given such authority to men.

 

The Application

 

Many of us don’t see the outer world as it is. The way we look at the day, helps us to identify, not what’s happening outside, rather, what’s happening inside of us. Good people see always what is good in others. To live our life fully, it’s not good to look at the exterior world, rather look interior, including our feelings and emotions, particularly the way we orient our reasoning which leads into thinking, and comes out in action.

 

Thus, we can have two ways of looking the events in our daily life. One is conditioned by love (a look from our interiority) and the other is conditioned by the law (a look from our exteriority). Since Jesus looks at this paralysed man as the son of God, the beloved of the Father, his gaze seeks a way for him to be freed. God, who scrutinises the human mind, helps us to discover our interiority, contaminated by exteriority.

 

 

The gaze of Jesus, the paralyzed man, the scribes, and the crowd, are totally different. What is interesting in this story that can help us grow in faith is the fruit of this act, 'all gave glory to God'. We need to ask ourselves this sincere question, are our actions and words able to lead the people to give glory to God?

 

Action of the day: May your day glorify God.

“Rise, pick up your stretcher, and go home.”

 

Fr. Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Spain)

 

Today, we find one of the many evangelic manifestations evidencing the merciful goodness of the Lord. They all show many aspects, rich in details. Jesus' compassion, mercifully exerted, goes from resurrecting the dead or healing a leper to forgiving an openly sinful woman; He heals many ailments and accepts repented sinners —as shown in the parables of the lost sheep, the lost drachma and the prodigal son.

Today's Gospel is another instance of the Savior’s mercy, in two respects: the illness of the body and the sickness of the soul. And, the soul being more important, is where Jesus starts. He knows the sick man has repented of his faults, He sees his faith and that of those bringing him, and says: “Courage, child, your sins are forgiven” (Mt 9:2).

Why does He start like this without his having been asked to do so? He is, of course, aware of what the paralytic is thinking, and He knows this is what he will appreciate the most; for when facing the sanctity of Jesus, the paralytic might feel confused and ashamed of his own faults, which may hamper his healing. So the Lord wants to put him at ease first. Jesus does not care whether some teachers of the law murmur in their hearts. Not only is a part of his message to prove He has come to show his mercy towards sinners, He now proclaims it.

Thus, while those blinded by their pride think of themselves as the only just ones, and refuse to accept Jesus' claim, those that sincerely consider themselves as sinners, do take Him in. It is towards them that God sees fit to forgive. As St. Augustine says: “For here is great misery, proud man! But there is greater mercy, a humble God!” And, in this case, the divine mercy goes even further: as an additional complement to his forgiveness, He heals the paralytic as well: “Rise, pick up your stretcher, and go home” (Mt 9:6). Jesus wants the sinner's joy to be complete.

We must reaffirm our confidence in Him. But, we should remember we are also sinners, so let us not close ourselves to his grace.

 

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Publié le 29 Juin 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,1-8): 

 

Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés». Or, quelques scribes se disaient: «Cet homme blasphème». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises? Qu'est-ce qui est le plus facile de dire: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés...», alors, il dit au paralysé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi». L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

 

L’Application

 

Nous pouvons avoir deux façons de regarder les événements de notre vie quotidienne. L'un est conditionné par l'amour (un regard de notre intériorité) et l'autre est conditionné par la loi (un regard de notre extériorité). Puisque Jésus regarde cet homme paralysé comme le fils de Dieu, le bien-aimé du Père, son regard cherche un moyen pour qu'il soit libéré. Dieu, qui scrute l'esprit humain, nous aide à découvrir notre intériorité, condaminée par l'extériorité.

Les regards de Jésus, du paralysé, des scribes, de la foule, sont totalement différents. Tout ce qui est intéressant dans ce récit et qui peut nous aider à grandir dans la foi est le fruit de cet acte, " tous ont rendu gloire à Dieu ". Nous devons nous poser cette question sincère : nos actions et nos paroles sont-elles capables d'amener les gens à rendre gloire à Dieu ?

«Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous trouvons un des nombreux témoignages évangéliques de la bonté miséricordieuse du Seigneur. Ils nous montrent tous des aspects riches en détails. La compassion de Jésus exercée avec la plus grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps: face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Pourquoi commence-t-Il toujours par dire cela quand personne ne le lui demande? C'est clair qu'Il lit dans les pensées et Il sait que c'est pour cela que le paralysé lui sera plus reconnaissant, car en présence de la sainteté de Jésus, il aurait probablement expérimenté confusion et honte pour ses péchés et une certaine crainte qu'ils soient un obstacle à sa guérison. Le Seigneur veut le mettre à l'aise. Peu importe que les docteurs de la loi murmurent dans leurs cœurs. Au contraire, montrer qu'Il est venu pour exercer la miséricorde envers les pécheurs fait partie de sa mission et Il veut le proclamer ainsi.

Ceux qui sont aveuglés par leur orgueil pensent qu'ils sont des justes, et n'acceptent pas l'appel de Jésus, par contre ceux qui se considèrent sincèrement comme des pécheurs l'accueillent. Devant eux c'est le Seigneur qui s'abaisse pour les pardonner. Comme le dit Saint Augustin: «L'homme orgueilleux est une grande misère, mais beaucoup plus grande est la miséricorde humble de Dieu». Et dans le cas présent, la miséricorde divine va encore plus loin: non seulement Il lui pardonne tout mais Il lui rend la santé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi» (Mt 9,6). Jésus veut que la joie du pécheur converti soit totale.

Notre confiance dans le Seigneur doit se renforcer. Mais, considérons-nous toujours comme pécheurs afin de ne pas fermer notre cœur à la grâce.

 

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Publié le 28 Juin 2022

Gospel text

(Mt 16:13-19): 

 

When Jesus went into the region of Caesarea Philippi he asked his disciples, “Who do people say that the Son of Man is?” They replied, “Some say John the Baptist, others Elijah, still others Jeremiah or one of the prophets.” He said to them, “But who do you say that I am?” Simon Peter said in reply, “You are the Christ, the Son of the living God.” Jesus said to him in reply, “Blessed are you, Simon son of Jonah. For flesh and blood has not revealed this to you, but my heavenly Father. And so I say to you, you are Peter, and upon this rock I will build my Church, and the gates of the netherworld shall not prevail against it. I will give you the keys to the Kingdom of heaven. Whatever you bind on earth shall be bound in heaven; and whatever you loose on earth shall be loosed in heaven.”

 

The Application

 

On this feast day we recognise the important roles of Peter and Paul, particularly in the construction of the early Church. We need to be aware that God needs all of us and each of us is invited to respond to this call from God.

They are different in the thinking and approach. Church needs this difference. However, they were aware of the call and the mission. The author of the call is same and the mission is not necessarily the same. We need to respect this difference in this universal Church.

The foundation of the mission is the Lord and the Holy Spirit. Both of them, though different, allowed themselves be guided by the same Holy Spirit. It is important, even today, that we allow the Holy Spirit to take over us.

 

Action of the Day: Appreciate the difference.

 

"You are the Christ, the Son of the living God"

 

Mons. Jaume PUJOL i Balcells, Archbishop Emeritus of Tarragona(Tarragona, Spain)

 

Today we celebrate the solemnity of St. Peter and St. Paul, who were basic for the early Church and, therefore, for our Christian faith. Apostles of the Lord, witnesses of the first hour, they lived those initial moments of expansion of the Church and sealed with their blood their loyalty to Jesus. If only we, Christians of the 21st century, also know how to be reliable witnesses of the love of God in the midst of men, as these two Apostles were, along with so many others of our fellow citizens.

In one of his first interventions addressing the Cardinals, Pope Francis told them that we must 'walk, build and confess'. That is, we must move forward in our way of life, by building up our Church and by giving testimony of the Lord. But the Pope warned: "We can walk as much as we want, we can build many things, but if we do not profess Jesus Christ, things go wrong. We may become a charitable NGO, but not the Church, the Bride of the Lord.”

We have heard in the Mass Gospel a central fact for the life of Peter and the Church. Jesus asks that fisherman of Galilee an act of faith in his divine status and Peter does not hesitate to say: “You are the Christ, the Son of the living God.” (Mt 16:16). Jesus institutes the Primacy immediately by telling Peter that he will be the firm rock upon which the Church, throughout the ages, will be built (cf. Mt 16:18) and by giving him the power of the keys of the Kingdom, the Supreme authority.

Although Peter and his successors are assisted by the force of the Holy Spirit, they still need our prayers, because their mission is of great significance for the life of the Church: they must be a strong foundation for all Christians throughout the ages; we must, therefore, also pray, every day, for the Holy Father, for his person and for his intentions.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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