La fête du Sacre-Coeur

Publié le 23 Juin 2022

Texte de l'Évangile

(Lc 15,3-7): 

 

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion».

 

L’Application

Comme la dévotion mariale, beaucoup d'entre nous ont aussi une dévotion particulière au Sacré-Cœur. Devant la porte de notre maison, nous avons la tradition de mettre une image du Sacré-Cœur et aussi de saint Michel.   Au-delà de notre tradition ou habitude, cette fête nous rappelle le cœur de Jésus, un cœur rempli de miséricorde et d'amour. Dans cette image, nous voyons déjà les épines qui transpercent le cœur et le Sang versé. Tout est là devant nous qui nous révèle, la douleur et la souffrance en Jésus, perpétuées par nos péchés.

Pourtant, l'évangile ne parle pas du tout de cette souffrance. Au contraire, il parle de joie, la joie du berger, la conversion d'un seul pécheur. Nous constatons donc que Jésus ne nous invite pas à regarder sa souffrance. Il nous invite à partager sa joie et, par notre implication positive, nous pouvons multiplier cette joie sur la terre.

Il voudrait que ses brebis s'accrochent à lui, qu'elles restent dans son bercail, qu'elles écoutent sa Parole, qu'elles vivent pleinement de sa bonté et de sa générosité. Il ne veut pas que ses brebis s'éloignent de sa grâce, surtout de son pardon et de sa miséricorde. En ce jour de fête, pouvons-nous lui promettre d'être ses brebis toujours fidèles à lui et à son commandement d'amour ?

«Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez

æ(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité du Sacré Cœur de Jésus. Depuis longtemps, l'homme associe au cœur le meilleur ou le pire de l'être humain. Christ nous montre le sien, avec les cicatrices de notre péché, comme symbole de son amour pour les hommes, et c'est depuis ce cœur que revit et se renouvelle l'histoire du passé, du présent et du future, d'où nous contemplons et pouvons comprendre la joie de Celui qui retrouve ce qu'Il avait perdu.

«Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!» (Lc 15,6). Lorsque nous écoutons ces paroles, nous avons la tendance à nous imaginer dans le groupe des quatre vingt dix neuf justes et observons avec “distance” la façon avec laquelle Jésus offre la rédemption à plusieurs personnes que nous connaissons, qui sont bien pires que nous-même… Et bien non! La joie de Jésus porte un nom et a un visage. Le mien, le tien, celui de celui-là…, nous sommes tous “la brebis perdu” pour nos péchés; alors…, ne tirons pas davantage d'huile sur le feu de notre orgueil, pensant que nous sommes déjà convertis!

De nos jours, le concept de péché se relativise ou se renie. Le sacrement de la pénitence est considéré par quelques-uns comme dur, triste et obsolète. Le Seigneur nous parle de joie et ne le fait pas seulement en relation avec le sacrement de la pénitence, sinon qu'il s'agit d'une réalité présente dans tout l'Évangile. Zachée invite Jésus à manger chez lui pour célébrer, après avoir été pardonné (Lc 15,11-32) et le Bon Pasteur se réjoui pour avoir retrouvé celui qui s'était éloigné de son chemin.

Saint Josemaría disait qu'un homme “vaut ce que vaut son coeur”. Méditons depuis l'Évangile de Saint Luc si le prix —qui est inscrit sur l'étiquette de notre cœur— concorde avec la valeur de rédemption que le Sacré Cœur de Jésus a payé pour chacun de nous.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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