Joyeuse Paques

Publié le 16 Avril 2022

Tout recommence, le premier jour de la semaine, à l'aube, devant un tombeau ouvert, se trouvent les femmes portant les épices, préparées pour une personne qu'elles ont aimée. Elles ne sont pas là pour une rencontre exceptionnelle, simplement par amour, pour remplir leur devoir d'amitié. Comme le monde d’extérieur, en pleine tristesse et incompréhension du choix des élus, elles s’avancent vers le tombeau. Elles découvrent des hommes, et les visages de ces hommes étaient comme un soleil et elles se sont inclinées  devant cette lumière, sans pouvoir reconnaître ou identifier ces hommes de Dieu, les anges du Seigneur.

Alors qu’elles laissent leurs émotions et leurs sentiments pour celui qu'elles  aimaient tant, les conduire pour la première fois depuis des jours plongés dans les ténèbres de leur tristesse,  elles entendent une parole étonnante, jamais entendue dans l'histoire : " Pourquoi cherchez vous le Vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, il est ressuscité. 

C'est l'amour pour nous que Dieu a envoyé Jésus parmi nous. C'est par amour pour le Seigneur que ces femmes sont venues au tombeau et encore, c'est par amour que Jean a cru. L'amour est capable de tout transformer, de transformer les carrefours vers la convergence. C'est l'amour pour le Seigneur que nous avons accueilli nos différences et que nous formons une seule communauté. Si nous nous sommes réunis ici, c'est pour le Seigneur et pour exprimer combien nous aimons le Seigneur. Nos différences ne nous séparent pas, elles sont notre fierté. 

Dans le baptême, nous sommes immergés dans cet immense amour et nous renaissons dans cette eau baptismale, non pas comme des êtres humains, mais comme des êtres divins, car désormais le monde nous appellera chrétiens. Pour nous chrétiens, la mort du Seigneur est un signe d'espérance, car le baptême nous fait participer non seulement à la mort du Seigneur, mais aussi par sa mort, à sa résurrection.

En ce jour de la Pâque du Seigneur, nous sommes invités à imiter les mêmes gestes qui se trouvent dans l'Évangile d'aujourd'hui. Je voudrais signer les trois gestes importants. Tout d'abord, la visite des femmes. Elle nous rappelle notre devoir humain, social et familial, surtout envers ma femme, mon mari, envers nos enfants, sans oublier nos parents, nos frères et sœurs. Que nos déplacements ne se fassent pas par contrainte, par complicité ou par obligation, mais qu'ils se fassent par amour. Puisque les femmes de l'Évangile d'aujourd'hui ont déjà goûté l'amour du Seigneur, leurs actions sont une réponse à cet amour reçu sans condition. Que nos engagements envers nos frères et sœurs soient une réponse à l'amour que nous avons reçu du Seigneur.

Leur découverte du tombeau vide.  Avec les disciples du Seigneur, elles connaissent Jésus comme un homme, comme un maître, comme un grand prophète et comme l'envoyé du Père, et non du Christ, le Sauveur.  Dans ce vide, elles sont appelés à découvrir le Ressuscité qui est tout autre, au-delà de notre imagination. Pour cela, les femmes sont orientées vers leur propre intériorité, en leur rappelant tout ce que Jésus leur a déjà appris. Dieu a déjà placé dans notre cœur cette intelligence qui nous aide à marcher sur un chemin inconnu, très souvent moins fréquenté et inaperçu. Nous cherchons notre Dieu à l'extérieur, alors il habite en nous. Une proximité se crée et une communion s'établit, de sorte que l'homme dans son humanité devient divin.

La troisième étape est la prise de conscience qu'ils ont une mission à remplir avec les apôtres. Nous sommes tous appelés à être des missionnaires, des messagers de l'amour et du pardon que nous avons reçus du Seigneur. Même si ce sont les Apôtres que le Seigneur a personnellement choisis pour être ses disciples, qu'il a élevés comme ses Apôtres, ils recevront la Bonne Nouvelle de la résurrection des femmes, des parias de la société. Nous ne sommes pas grands, nous ne sommes pas dignes, mais Dieu nous a choisis comme ses messagers. La grâce que nous avons reçue ne dépend pas de nos mérites. Nous devons toujours reconnaître que dans la vie de l'Église du Seigneur, c'est la prière qui a été l'acteur de l'histoire. Unissons-nous dans la prière et que nos actions soient remplies d'amour et de miséricorde, Amen.

 

 

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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