5ème Dimanche de Carême

Publié le 3 Avril 2022

Nous entrons dans le 5e dimanche de Carême, et les célébrations de Pâques approchent. Je vous invite à participer à cette rencontre exceptionnelle avec Jésus. Dans cette histoire, nous voyons Jésus déjà avec un groupe de personnes qui écoutent Jésus, qui sont totalement perdues avec les autres groupes de pharisiens et de scribes, qui étaient représentés dans le personnage du fils aîné dans l'Évangile de dimanche dernier. Le chemin de conversion suivi par le fils prodigue nous aidera, nous le frère aîné, à participer à la fête qui nous attend.

 

Nous sommes avec des pierres dans les mains, dirigées vers les autres, qui sont ce fils prodigue, et la femme de l'évangile d'aujourd'hui. Le Seigneur, que nous avons choisi comme juge, donne son jugement, le voici : "Que celui d'entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter la pierre". Ainsi ce fils qui refuse d'entrer dans la maison de son père est invité à relire sa propre vie, à découvrir sa rébellion, face à l'amour inépuisable du Père, qui est devant lui, suppliant d'être avec Lui. Il est triste que cette foule immense, venue écouter le Seigneur, décide de le quitter. Heureusement, il y a une pause imposée par le Seigneur, certainement voulue par la femme, et rejetée par la foule, pour imposer sa juste place, pour nous donner une parole d'espérance, une vie nouvelle.

 

Cette femme de l’évangile du jour est contrainte de marcher sur un chemin qui la dépasse de toutes les manières possibles. Totalement désespérée, elle se laisse conduire par la loi et par les hommes de la loi vers la mort. En silence, humiliée et anéantie par la société, elle ne se justifiera plus. "Oui, j'ai péché contre Dieu. Elle rejoint ici le roi David, au publicain, que le Seigneur a trouvé juste, "aie pitié de moi". Nous sommes appelés à faire ce chemin, et à faire cette prière en toute sincérité. En vérité, ces pharisiens et scribes vont juger Jésus, selon la même loi de Moïse, le condamnant à mort. Jésus est appelé devant cette femme à choisir entre la loi qui nous conduit à la mort et la miséricorde qui sauve la vie. Jésus, cependant, refuse d'accéder à leur demande. Car il y a une relation personnelle que Dieu a établie avec chacun de nous, par une alliance sainte, et il a mis toute sa confiance en nous. Il nous le répète aujourd'hui dans la première lecture : "Ce peuple que je me suis fait chantera ma louange". Telle est la confiance divine. L'homme a perdu cette confiance et a mis Dieu à l'épreuve.

 

Le silence divin peut nous troubler, car nous voudrions un Dieu violent, à l'image de la justice humaine. Dites-nous : "oui ou non".  Alors Dieu nous montre une autre image à laquelle nous ne sommes pas habitués. Son silence, solidement ancré dans la terre, nous fait découvrir qu'il y a dans son silence un sens que l'homme ne voudrait pas pénétrer. C'est dans ce silence que Dieu a choisi de nous parler.

 

"Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? Elle répondit : "Personne, Seigneur". C'est ainsi que saint Augustin présente cette rencontre, comme une rencontre de la misère avec la miséricorde. Elle va encore une fois se laisser juger par le Seigneur de manière juste, évidemment dans sa miséricorde. Nous avons une très belle réponse, que Dieu continue à nous donner : "Moi non plus." " Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique, non pour nous juger, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ".  Quelle assurance et quel réconfort !

 

Comme la foule qui l'accusait, " elle aussi est renvoyée à sa conscience et à sa responsabilité régénérée : il lui reste à vivre " désormais " selon la délivrance et la miséricorde qu'elle a reçues ". "Viens à notre secours, Seigneur notre Dieu : accorde-nous de marcher avec joie dans l'amour de ton Fils, qui a aimé le monde au point de donner sa vie pour lui. Amen.

Rédigé par JOHNBOSCO

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