Le 10 Décembre

Publié le 9 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Il n'est pas difficile d'identifier le comportement des personnes qui nous entourent et nos propres sentiments et émotions, lorsqu'il y a un problème. En vérité, nous voyons trois groupes de personnes réagir à un problème. Le premier voit toujours la faute chez les autres, c'est lui ou elle et la solution reste en dehors de lui ou d'elle (le péché originel). Le deuxième voit toujours en lui ou en elle la source de tout, c'est-à-dire moi, donc la solution est en lui ou en elle. Et le troisième voit tout ce qu'il ou elle peut faire pour améliorer la situation. Il ou elle le fera en silence, sans faire de bruit. Très souvent, ce type de personne est avec nous et parmi nous, et nous l'identifions très tard dans notre vie. Cette personne voit tout ce qu'elle peut apporter, y compris ses limites.  En même temps, elles identifient les devoirs et les capacités des autres. Par conséquent, elles sont capables de collaborer et d'impliquer les autres.


Aujourd'hui, Jésus nous invite à faire le point sur notre vie, et sur notre façon d'agir lorsque nous sommes confrontés à un échec dans la vie. Les commentaires critiques sont toujours devant nous. Comme Jésus, nous devons apprendre à les ignorer. Si nous appliquons fidèlement l'intelligence humaine que Dieu nous a donnée, nous pouvons facilement comprendre la sagesse divine et le don de discernement qui opèrent en nous quotidiennement. Que notre vie ne soit pas conditionnée par le comportement des autres mais par l'amour divin.

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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