Le 9 Octobre

Publié le 8 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Les lectures d'aujourd'hui nous montrent deux éléments importants : la proximité divine et le type de relation que Dieu attend de nous.

La proximité divine : Dieu marche toujours avec nous et participe à nos joies et à nos peines, et il le fait discrètement. Pour mieux comprendre cet accompagnement, et pour sentir sa présence en nous, nous devons apprendre à tout voir avec les yeux de la foi. Ce regard nous fait découvrir les envoyés du Père, les hommes et les femmes qui nous entourent, avec l'ensemble de la création, y compris la brûlure du soleil dans le jour de la vie et la douceur de la lune dans les ténèbres de la vie.


La relation voulue par Dieu : Humainement, nous voudrions établir une relation humaine avec Dieu, avec notre sensibilité humaine, comme mon Dieu et mon Sauveur, mon père et mon ami, etc. Cette femme de l'évangile d'aujourd'hui, dans son ignorance, voulait tout réduire avec Jésus et sa mère à une relation biologique, une relation telle qu'elle apparaissait. Dieu désire que nous dépassions ces relations biologiques qui nourrissent nos sensibilités, et que nous construisions une relation spirituelle, qui unisse notre âme à Dieu, une relation qui secoue et unit le corps et l'esprit. Dieu désire que l'homme, à travers son plaisir et son bonheur, goûte à la joie éternelle, une joie que Jésus partage avec son Père. Cette expérience n'est possible que si nous écoutons la Parole de Dieu et la mettons en pratique.  

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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