Publié le 9 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Il n'est pas difficile d'identifier le comportement des personnes qui nous entourent et nos propres sentiments et émotions, lorsqu'il y a un problème. En vérité, nous voyons trois groupes de personnes réagir à un problème. Le premier voit toujours la faute chez les autres, c'est lui ou elle et la solution reste en dehors de lui ou d'elle (le péché originel). Le deuxième voit toujours en lui ou en elle la source de tout, c'est-à-dire moi, donc la solution est en lui ou en elle. Et le troisième voit tout ce qu'il ou elle peut faire pour améliorer la situation. Il ou elle le fera en silence, sans faire de bruit. Très souvent, ce type de personne est avec nous et parmi nous, et nous l'identifions très tard dans notre vie. Cette personne voit tout ce qu'elle peut apporter, y compris ses limites.  En même temps, elles identifient les devoirs et les capacités des autres. Par conséquent, elles sont capables de collaborer et d'impliquer les autres.


Aujourd'hui, Jésus nous invite à faire le point sur notre vie, et sur notre façon d'agir lorsque nous sommes confrontés à un échec dans la vie. Les commentaires critiques sont toujours devant nous. Comme Jésus, nous devons apprendre à les ignorer. Si nous appliquons fidèlement l'intelligence humaine que Dieu nous a donnée, nous pouvons facilement comprendre la sagesse divine et le don de discernement qui opèrent en nous quotidiennement. Que notre vie ne soit pas conditionnée par le comportement des autres mais par l'amour divin.

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

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Publié le 8 Décembre 2021

Gospel text

(Mt 11,11-15): 

 

Jesus said to the crowds, “Amen, I say to you, among those born of women there has been none greater than John the Baptist; yet the least in the kingdom of heaven is greater than he. From the days of John the Baptist until now, the kingdom of heaven suffers violence, and the violent are taking it by force. All the prophets and the law prophesied up to the time of John. And if you are willing to accept it, he is Elijah, the one who is to come. Whoever has ears ought to hear.”

 

The Application

 

He who has ears, let him hear! This is an important message from the mouth of the Lord. It reveals to us the importance that God gave to John and his message. Today, we are invited to listen to John the Baptist and to see in him the divine fulfilment. John, by his faithfulness to the mission entrusted to him, announces to us the presence of God, a promised closeness that we have not recognised.

 

 

 

Because of our lack of recognition, this Kingdom of God has suffered much violence and is still being repeated today. We did not learn from John to cry out against injustice. We did not learn from John to act in a non-violent way. In truth we do not listen to his message of conversion. The Advent season invites us to listen to him and to be converted. Through our conversion and positive engagement, God will fulfil the promise we heard in the first reading.

 

Action of the day: Be converted and listen to the Word of God.

“The kingdom of heaven suffers violence, and the violent are taking it by force”

 

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of John the Baptist, the Messiah's Precursor, he who has come to prepare the paths of the Lord. He will stay with us until the sixteenth day, when the first part of Advent comes to an end.

John is a resolute man, who is very aware of the value of things, who is conscious of the fact that struggle is necessary to improve and be holy. That's why Jesus says: “From the days of John the Baptist until now, the kingdom of heaven suffers violence, and the violent are taking it by force.” (Mt 11:12). The “unyielding” ones are those who are unyielding to themselves: Do I struggle to believe that the Lord loves me too? Do I sacrifice myself to “make myself small”? Do I make the effort to be conscious of the fact that I am my Father's son and live accordingly?

Saint Therese of Lisieux refers to these words from Jesus saying something which can help us in our personal and intimate conversation with the Son of Man: “It is you, oh poverty!, my first sacrifice; I'll be together with you until I die! I know that the athlete, once at the stadium, rids himself of everything in order to run. You, worldly people, can savor the pity and anguish that come from the vanity of your bitter fruits; I, joyous, will get the prize of triumph from poverty”. And me, why do I complain as soon as I sense that I lack something I consider necessary? I wish I could see things as clearly as Therese in all aspects of my life!

In a very mysterious way, Jesus says to us today: “And if you are willing to accept it, he is Elijah, the one who is to come. Whoever has ears ought to hear.” (Mt 11:14-15). What does He mean? He wants to make it clear to us that John was his true forerunner, who carried out the same mission as Elijah, according to the belief, which people at that time had that the prophet Elijah was supposed to come back before the Messiah.

 

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Publié le 8 Décembre 2021

Texte de l'Évangile
(Mt 11,11-15): 

 

«Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

 

L’Application

 

Que celui qui a des oreilles entende ! Il s'agit d'un message important de la bouche du Seigneur. Il nous révèle l'importance que Dieu a accordée à Jean et à son message. Aujourd'hui, nous sommes invités à écouter Jean le Baptiste et à voir en lui l'accomplissement divin. Jean, par sa fidélité à la mission qui lui a été confiée, nous annonce la présence de Dieu, une proximité promise que nous n'avons pas reconnue.


A cause de notre manque de reconnaissance, ce Royaume de Dieu a subi beaucoup de violences et se répète encore aujourd'hui. Nous n'avons pas appris de Jean à crier contre l'injustice. Nous n'avons pas appris de Jean à agir de manière non-violente. En vérité, nous n'écoutons pas son message de conversion. Le temps de l'Avent nous invite à l'écouter et à nous convertir. Grâce à notre conversion et à notre engagement positif, Dieu réalisera la promesse que nous avons entendue dans la première lecture.

«Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd'hui jusqu'au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l'Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu'il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c'est pour cela que Jésus exclama: «Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer» (Mt 11,12). Les “violents” sont ceux qui se font de la violence à eux-mêmes: —Je m'efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime? Je me sacrifie pour être petit? Je m'efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père?

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: «C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». —Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

D'une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd'hui: «Le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu'il entende» (Mt 11,14-15). Qu'est ce qu'Il veut nous dire? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu'existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

 

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Publié le 7 Décembre 2021

Gospel text

(Lk 1:26-38): 

 

The angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth, to a virgin betrothed to a man named Joseph, of the house of David, and the virgin’s name was Mary. And coming to her, he said, “Hail, full of grace! The Lord is with you.” But she was greatly troubled at what was said and pondered what sort of greeting this might be.

Then the angel said to her, “Do not be afraid, Mary, for you have found favor with God. Behold, you will conceive in your womb and bear a son, and you shall name him Jesus. He will be great and will be called Son of the Most High, and the Lord God will give him the throne of David his father, and he will rule over the house of Jacob forever, and of his Kingdom there will be no end.” But Mary said to the angel, “How can this be, since I have no relations with a man?” And the angel said to her in reply, “The Holy Spirit will come upon you, and the power of the Most High will overshadow you. Therefore the child to be born will be called holy, the Son of God. And behold, Elizabeth, your relative, has also conceived a son in her old age, and this is the sixth month for her who was called barren; for nothing will be impossible for God.” Mary said, “Behold, I am the handmaid of the Lord. May it be done to me according to your word.” Then the angel departed from her.

 

The Application

 

How can I understand the mystery and apply this feast and its meaning in my daily life?

 

 

 

Faith: I believe that all that Mary received is still available to us all. Not the same grace and not the same mission, but like her, a collaboration and participation in the divine will. God needs us, even today. Just as Mary was prepared for one mission, God also prepares each and every one of us for another mission. From the moment of Mary's birth, God was very active in her, however she was not aware of God's work in her. He is still active in us today, even though I don't understand it. In due course, God will come to me, reveal his plan and entrust me with his mission. I pray intensely that on that day I will be able to say, like Mary, "YES, thy will be done. 

 

The Immaculate Conception: This is not something that Mary prayed for or asked for. She was chosen, (called), a grace granted (consecrated) and that the child would find a worthy place in her, (sent). Even if God has not granted this place to all of us, through the sacrament of baptism, God has already chosen, consecrated and sent us. Like Mary, may we be faithful to the mission entrusted to us, even if we do not understand at present moment, all the details.

 

Mary's encounter with the Angel: God always gives us the possibility to have the same encounter with his angel, especially with the guardian angel, in a concrete and daily way. Very often we are like Zechariah, the father of John the Baptist. We do not believe in this all-powerful God, who can move the mountain for us. Mary simply believed in the Word spoken by the angel Gabriel.

 

The sign of assurance: Mary did not ask for a sign, yet God chose to give her a sign. This sign had a purpose, for Mary to discover her divine Motherhood, through the joy of her cousin Elizabeth and the joy of her child who joyfully burst forth in her. It’s all happened in very human way, in an ordinary human encounter. Mary's eagerness, after hearing the good news, enabled her to discover them herself, in a personal way. This readiness is not found in us, and obviously we do not have the same resentment. We do not put the Word we hear into practice. Blessed rather is she who hears the Word and puts it into practice.

 

Action of the day: Believe that God is active in you and act.


 

“And coming to her, he said, ‘Hail, full of grace! The Lord is with you.’”

 

Fr. David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel plays a chord made up of three notes. Three notes which, in our society, are not always that well-tuned: one note of doing, one of friendship and another one of coherence of life. Nowadays, we all have very busy lives, but, do we have a plan? Today, when we are navigating through a world of communications, are we capable of being alone in our own company for a while? Today, in the information era, are we letting it shape who we are?

Mary, a young woman “betrothed to a man named Joseph, of the house of David” (Lk 1:28) has a plan, of human proportions, evidently. However, God comes into her life to bestow on her another project... of divine proportions. Today, He wants to come into our lives too, to give our everyday human tasks divine proportions.

“Do not be afraid, Mary” (Lk 1:30). Let's not do things just any way! Lest the addiction of "doing things" hides a void. Marriage, a life of servitude, our profession, should not mean a leap in the dark. “Full of grace, the Lord is with you” (Lk 1:28). A presence that accompanies and provides a meaning. Trust in God, which —indirectly— brings us to trust others. Friendship with God that renews our friendship with others, too.

Today, when we are confronted with so many stimuli, often opposed, it is necessary to give shape and unity to our life. Saint Louis Mary Grignion says “Mary is the living mold of God” and explains: “A sculptor can make a statue in two ways: The first way [the chisel] is long and involved and open to all sorts of accidents. It only needs a faulty stroke of the chisel or hammer to ruin the whole work. The second [a mold] is quick, easy, straightforward, almost effortless and inexpensive, but the mold must be perfect and true to life and the material must be easy to handle and offer no resistance.” Mary is the perfect mold. Do we turn to Her as being easy to handle material?

 

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Publié le 7 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

 

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.

L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi». A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin». Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

 

L’Application

 

Comment puis-je comprendre le mystère et appliquer cette fête et sa signification dans ma vie quotidienne ?

La foi : Je crois que tout ce que Marie a reçu est encore disponible pour nous tous. Pas la même grâce, pas la même mission, mais comme elle, une collaboration et une participation à la volonté divine. Dieu a besoin de nous, même aujourd'hui. Tout comme Marie a été préparée pour une mission, Dieu nous prépare aussi une autre mission. Dès la naissance de Marie, Dieu était très actif en elle, mais elle n'était pas consciente de l'œuvre de Dieu en elle. Aujourd'hui encore, il est actif en moi, même si je ne le comprends pas. En temps voulu, Dieu viendra à moi, me révélera son plan et me confiera sa mission. Je prie intensément pour que ce jour-là, je puisse dire, comme Marie, "OUI, que ta volonté soit faite". 

L'Immaculée Conception : Ce n'est pas quelque chose que Marie a prié ou demandé. Elle a été choisie (appelée), une grâce lui a été accordée (consacrée) et l'enfant a trouvé une place digne en elle (envoyé). Même si Dieu n'a pas accordé cette place à chacun de nous, par le sacrement du baptême, il nous a déjà choisis, consacrés et envoyés. Comme Marie, soyons fidèles à la mission qui nous est confiée, même si nous n'en comprenons pas tous les détails.

La rencontre de Marie avec l'ange : Dieu nous donne toujours la possibilité de faire la même rencontre avec son ange, surtout avec l'ange gardien, de manière concrète et quotidienne. Très souvent, nous sommes comme Zacharie, le père de Jean le Baptiste. Nous ne croyons pas en ce Dieu tout-puissant, qui peut déplacer la montagne pour nous. Marie a simplement cru à la Parole prononcée par l'ange Gabriel.

Le signe de l'assurance : Marie n'a pas demandé de signe, mais Dieu a choisi de lui en donner un. Ce signe avait un but, celui de faire découvrir à Marie sa maternité divine, à travers la joie de sa cousine Elizebeth et la joie de son enfant qui éclate joyeusement en elle. L'empressement de Marie, après avoir entendu les bonnes nouvelles, lui a permis de les découvrir elle-même, de manière personnelle. Cet empressement ne se retrouve pas chez nous, et évidemment nous n'avons pas le même ressentiment. Nous ne mettons pas en pratique la Parole que nous entendons. Heureuse plutôt celle qui entend la Parole et la met en pratique. Une Bonne fête à vous toutes et tous. 

 

 «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous joue un concert composé de trois notes. Trois notes qui ne sont toujours pas bien au point dans notre société: celle de l'action, celle de l'amitié et celle de la cohérence dans notre vie. Aujourd'hui, il est vrai que nous faisons beaucoup de choses, mais avons-nous un projet défini? Nous naviguons dans l'univers de la communication, mais y a-t-il de la place dans nos cœurs pour la solitude? Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de l'information, celle-ci nous permet-elle de façonner notre personnalité?

Un projet. Marie, une femme «fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph» (Lc 1,27). Marie a un projet. Un projet de proportions humaines bien évidemment. Cependant, Dieu fait irruption dans sa vie pour lui présenter un autre projet... de proportions divines! Aujourd'hui aussi Dieu veut rentrer dans nos vies et donner une proportion divine à notre va-et-vient de tous les jours.

Une présence. «Sois sans crainte, Marie» (Lc 1,28). Ne bâtissons pas quelque chose n'importe comment! Car il se pourrait que notre “manie” de faire toujours quelque chose cache un vide. Le mariage, la vie au service des autres et la vie professionnelle ne doivent pas être une échappatoire pour aller de l'avant. «Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi» (Lc 1,28). Une présence qui nous accompagne et donne un sens à notre vie. Confiance en Dieu, qui nous donne de surcroît, confiance dans les autres. Amitié avec Dieu qui renouvelle notre amitié avec notre prochain.

Formation. De nos jours, nous recevons tant de stimulants contradictoires, qu'il est nécessaire de donner forme et unité à notre vie. Saint Louis Marie Grignon nous dit que Marie est «le moule vivant de Dieu». Il existe deux manières de faire une sculpture explique-il: une, plus ardue, à coups de ciseaux, et l'autre, en se servant d'un moule. Cette deuxième façon est plus simple. Mais son résultat dépend de la malléabilité de la matière ainsi que de la perfection avec laquelle le moule dessine le portrait. Marie est le moule parfait. Est-ce que nous accourons à Elle en étant matière malléable?

 

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Publié le 6 Décembre 2021

Gospel text

(Mt 18:12-14): 

 

Jesus said to his disciples, “What is your opinion? If a man has a hundred sheep and one of them goes astray, will he not leave the ninety-nine in the hills and go in search of the stray? And if he finds it, amen, I say to you, he rejoices more over it than over the ninety-nine that did not stray. In just the same way, it is not the will of your heavenly Father that one of these little ones be lost.”

 

The Application

 

Jesus makes us understand the divine desire and how we can fulfil this divine will. First, we must recognise that we are His children and He is our God the Father. Since we are His children, we are precious in His eyes. He does everything so that we stay with Him and enjoy His love.

 

 

Jesus points out at the same time, our human behaviour and that we easily stray from this God of love and compassion. If we remain in sin, it is not His will, but rather our choice, in our ignorance of His love. God would like to count us among those ninety-nine sheep, who emain faihtful to the commandment of love. Make a good discernment, show yourself by your daily discernment that you love this God!

 

Action of the day: Act as the child of the loving God.

«Your Father in heaven (…) doesn't want even one of these little ones to be lost»

 

Fr. Damien LIN Yuanheng

(Singapore, Singapore)

 

Today, Jesus challenges us: «What do you think of this?» (Mt 18:12): what kind of mercy do you practice? Perhaps, we, “practicing Catholics”, having drunk copiously of God's mercy in his sacraments, could come to a point to think that we are already justified in the eyes of God. We run the danger of unconsciously becoming the pharisee who slights the tax-collector (cf. Lk 18:9-14). Though we might not speak it aloud, we might think that we are already blameless before God. Some symptoms of this pharisaical pride taking root could be impatience before the defects of others; or thinking we are already beyond reproach.

The disobedient prophet Jonah, a Jew, was adamant when God showed pity the Assyrian city of Nineveh. Yahweh reproached Jonah’s intolerance (cf. Jon 4:10-11). His human outlook set a limit to divine mercy. Do we also set limit to God's mercy? We too have to heed Jesus' lesson: «Be merciful, even as your Father is merciful» (Lk 6:36). In all likelihood, we still have a long way to go to imitate God's mercy.

How should we understand the mercy of our heavenly Father? Pope Francis said that «God does not pardon with a decree but with an embrace». God's embrace of each one of us is called “Jesus Christ”. Christ manifests God's fatherly mercy. In John chapter four, Christ did not make light of the sins of the Samaritan woman. Instead, God's mercy heals by helping the Samaritan woman come face to face with the full reality of her sin. God's mercy is fully consistent with truth. Mercy is not an excuse to cut corners. Yet, Jesus must have elicited her repentance with so much tenderness that the adulterous woman felt herself “wounded by love” (cf. Jn 8,3-11). We too have to learn how to help others come face to face with their mistakes without shaming them, with great respect for them as fellow brothers in Christ, and with tenderness. In our case, also with humility, knowing that we ourselves are “vessels of clay”.

 

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Publié le 6 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 18,12-14): 

 

«Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L’Application

 

Jésus nous fait comprendre le désir divin et comment nous pouvons accomplir cette volonté divine. Tout d'abord, nous devons reconnaître que nous sommes Ses enfants et qu'Il est notre Dieu le Père. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes précieux à ses yeux. Il fait tout pour que nous restions avec Lui et que nous jouissions de Son amour.


Jésus souligne en même temps notre comportement humain et le fait que nous nous éloignons facilement de ce Dieu d'amour et de compassion. Si nous restons dans le péché, ce n'est pas Sa volonté, mais plutôt notre choix, dans notre ignorance de Son amour. Dieu voudrait nous compter parmi ces quatre-vingt-dix-neuf brebis, qui restent fidèles au commandement de l'amour. Faites un bon discernement, montrez-vous par votre discernement quotidien que vous aimez ce Dieu !

«Ce n'est pas la volonté de votre Père céleste qu'un seul de ces petits se perde»

 

Fr. Damien LIN Yuanheng

(Singapore, Singapour)

 

Aujourd'hui, Jésus nous lance un défi : "Qu'en pensez-vous ?" (Mt 18,12). Quelle sorte de miséricorde pratiques-tu ? Il est possible que nous, les "catholiques pratiquants", qui avons bénéficié de nombreuses fois de la miséricorde de Dieu dans ses sacrements, nous soyons tentés de penser que nous voilà excusés aux yeux de Dieu. Nous courons le risque de nous convertir inconsciemment en ce pharisien qui méprise le publicain (cf. Lc 18,9-14). Même si nous ne le disons pas à voix haute, nous pensons peut-être que nous sommes sans faute devant Dieu. Il y a quelques symptômes démontrant que cet orgueil pharisien prend racine en nous comme l'impatience face aux défauts des autres, ou penser que les avertissements ne sont jamais pour nous.

Le "désobéissant" prophète Jonas, un juif, resta inflexible lorsque Dieu montra qu'il avait de la peine pour les habitants de Ninive. Yahvé a reproché son intolérance à Jonas (cf. Jon 4, 10-11). Ce regard humain mettait des limites à la miséricorde divine. Et si nous aussi nous mettions des limites à la miséricorde de Dieu ? Nous devons prêter attention à la leçon de Jésus : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6,36). Il est probable qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour imiter la miséricorde de Dieu !

Comment devrions-nous comprendre la miséricorde de notre Père céleste ? Le Pape François a dit que "Dieu ne pardonne pas par le biais d'un décret, mais en nous serrant dans ses bras". L'accolade de Dieu avec chacun d'entre nous s'appelle "Jésus-Christ". Le Christ démontre la miséricorde paternelle de Dieu. Dans le quatrième chapitre de l'Évangile de Saint Jean, le Christ n'ébruite pas les péchés de la femme samaritaine. Au contraire, la miséricorde divine guérit la Samaritaine en l'aidant à affronter pleinement la réalité de son péché. La miséricorde de Dieu est totalement cohérente avec la vérité. La miséricorde n'est pas une excuse pour réduire nos valeurs morales. Par contre, Jésus a dû provoquer son repentir avec beaucoup plus de tendresse que ce qu'a ressenti la femme adultère "blessée par l'amour" (cf. Jn 8,3-11). Nous aussi, nous devons apprendre comment aider les autres à affronter leurs erreurs sans leur faire honte, avec un grand respect pour eux en tant que frères du Christ, et avec tendresse. Dans notre cas, avec humilité aussi, en sachant que nous ne sommes nous-mêmes que des "vases en terre cuite".

 

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Publié le 5 Décembre 2021

Gospel text

(Lk 5:17-26): 

 

One day as Jesus was teaching, Pharisees and teachers of the law were sitting there who had come from every village of Galilee and Judea and Jerusalem, and the power of the Lord was with him for healing. And some men brought on a stretcher a man who was paralyzed; they were trying to bring him in and set [him] in his presence. But not finding a way to bring him in because of the crowd, they went up on the roof and lowered him on the stretcher through the tiles into the middle in front of Jesus. When he saw their faith, he said, “As for you, your sins are forgiven.”

Then the scribes and Pharisees began to ask themselves, “Who is this who speaks blasphemies? Who but God alone can forgive sins?” Jesus knew their thoughts and said to them in reply, “What are you thinking in your hearts? Which is easier, to say, ‘Your sins are forgiven,’ or to say, ‘Rise and walk’? But that you may know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins”—he said to the man who was paralyzed, “I say to you, rise, pick up your stretcher, and go home.” He stood up immediately before them, picked up what he had been lying on, and went home, glorifying God. Then astonishment seized them all and they glorified God, and, struck with awe, they said, “We have seen incredible things today.”

 

The Application

 

In order for this gospel to become a reality in our daily lives, I invite you to do a rereading of life.

 

Faith: The faith of the people is totally invisible, yet well expressed by the bearers of this paralysed man. How do I express my faith?

 

The gaze of the people and of God: The way we look at events and people reveals all that dwells deep in our hearts. The paralyzed man had a look that is totally different from the look of the spectators. The gaze of the bearer and the elites was not comparable. The look of Jesus is filled with love and compassion. What look dwells in you and what look would you like to imitate?

 

Forgiveness and sin: God alone knows the inner self of this man and this paralysed man will accept the forgiveness given very graciously. It was not physical healing that was this man's priority. His soul was thirsty for God, the living God. Since forgiveness was not the priority of others, they are totally upset, this forgiveness visibly granted by a man. Do you recognise the divine presence in every human encounter? It is up to you to accept this encounter and enjoy it, or reject it.  

 

 

 

Divine glory: This is the testimony of the people. All gave glory to God, for they saw extraordinary things. Do you see in ordinary things the extraordinary doings of God? Can you sincerely give glory to God? Do your actions help to give glory to God?

 

Action of the day: Watch the way you look at people.

“As for you, your sins are forgiven.”

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the Lord preaches and cures at the same time. Today we see the Lord teach those who considered themselves to be the more learned of their times: the Pharisees and the teachers of the law. We can sometimes think that because we live in the century we live in or because of the studies we have under our belt, there is little for us left to be learnt. This non-supernatural logic frequently leads us to think that God should fit into our way of thinking and not the other way around.

In the attitude of those who want their friend to be cured, we can see how resourceful we human beings can be when it comes to getting what we really want. What they wanted was something that was essentially good: that a sick person to be cured. But it is not enough. Our Lord wants a complete cure for us. And that's why he starts with what He has come to do in this world, with what his holy name means: to save man from his sins.

—My sins are always the deepest source of that which is bad in me “As for you, your sins are forgiven” (Lk 5:20). Very often, our prayer and our interest are purely materialistic, but the Lord knows what we really need. The doctors' surgeries are full of sick people, just like they were in the times of Jesus. And like the people of that time, we run the risk of not going, with quite the same diligence, to where we can make a full recovery: to encounter the Lord in the sacrament of Penance.

It is fundamentally important for the believer to have a sincere encounter with the mercy of Jesus. He, rich in mercy, reminds us especially today that in this Advent we cannot forget the pardon He is more than willing to give us. And that if necessary, we must rid ourselves of the impediments —the roof— that prevent us from seeing him. —We all need to remove the tiles of our prejudices, of our comforts, of our worries, our lack of trust that is an obstacle to us setting our sights higher than the rooftops.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 5,17-26): 

 

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem; et la puissance du Seigneur était à l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit: «Tes péchés te sont pardonnés».

Les scribes et les pharisiens se mirent à penser: «Quel est cet homme qui dit des blasphèmes? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?». Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit: «Pourquoi tenir ces raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire: ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi». A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient: «Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires!».

 

L’Application

 

Pour que cet évangile devienne une réalité dans notre vie quotidienne, je vous invite à faire une relecture de la vie.

La foi : La foi du peuple est totalement invisible, et pourtant bien exprimée par les porteurs de cet homme paralysé. Comment est-ce que j'exprime ma foi ?

Le regard du peuple et par le regard de Dieu :Le regard que nous portons sur les événements et les personnes révèle tout ce qui habite le fond de notre cœur.  L'homme paralysé avait un regard totalement différent de celui des spectateurs. Le regard du porteur et des élites n'était pas comparable. Le regard de Jésus est rempli d'amour et de compassion. Quel regard vous habite et quel regard aimeriez-vous imiter ?

Le pardon et le péché : Dieu seul connaît l'intériorité de cet homme et cet homme paralysé va accepter le pardon donné très gracieusement. Ce n'est pas la guérison physique qui était la priorité de cet homme. Son âme avait soif de Dieu, du Dieu vivant. Comme le pardon n'était pas la priorité des autres, ils sont totalement bouleversés, ce pardon visiblement accordé par un homme. Reconnaissez-vous la présence divine dans toute rencontre humaine ? Il ne tient qu'à vous d'accepter cette rencontre et d'en profiter, ou de la rejeter.  

La gloire divine : Voici le témoignage du peuple. Tous ont rendu gloire à Dieu, car ils ont vu des choses extraordinaires. Voyez-vous dans les choses ordinaires les actions extraordinaires de Dieu ? Pouvez-vous sincèrement rendre gloire à Dieu ? Vos actions contribuent-elles à rendre gloire à Dieu ?

«Tes péchés te sont pardonnés»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui le Seigneur nous instruit et nous guérit en même temps. Aujourd'hui nous voyons le Seigneur qui enseigne aux pharisiens et aux docteurs de la loi, ceux qui à son époque se considéraient très cultivés. Quelquefois en pensant à l'époque dans laquelle nous vivons et/ou aux longues études que nous avons faites, nous pensons qu'il ne nous reste pas beaucoup de choses à apprendre. Cette logique, qui n'a rien de surnaturel, nous amène parfois à vouloir faire que les chemins de Dieu soient les nôtres et non vice-versa.

Nous voyons dans l'attitude de ceux qui souhaitent la guérison d'un ami la résolution que nous mettons pour obtenir ce que nous désirons vraiment. Leur souhait, que l'infirme marche, n'est pas mauvais en soi. Mais cela ne suffit pas. Notre Seigneur veut réaliser en nous une guérison profonde. C'est pour cela qu'il commence par ce qu'Il est venu faire au monde, la signification même de son nom: sauver le monde de tous ses péchés.

La source la plus profonde de tous nos maux est le péché: «Tes péchés sont pardonnés» (Lc 5,20). Très souvent, notre prière ou notre intérêt est purement matériel, mais le Seigneur sait ce dont nous avons le plus besoin. Comme dans ce temps là, de nos jours les cabinets de médecins sont remplis de malades. Et à l'égal de ces malades, nous avons du mal à aller là où se trouve notre guérison complète, c'est à dire: à la rencontre du Seigneur dans le sacrement de la pénitence.

La rencontre sincère avec Jésus Miséricordieux est un point essentiel dans la vie de tout chrétien. Lui, qui est riche en miséricorde, nous rappelle, dans ce temps de l'Avent, que nous avons besoin du pardon qu'Il nous donne à bras ouverts et qu'il ne faut pas le délaisser. Parfois nous aussi nous avons besoin d'“écarter les tuiles” qui nous empêchent de Le voir. Je dois aussi “écarter les tuiles” de mes préjudices, de mes conforts, de mes préoccupations, de mes méfiances, qui sont un obstacle pour Le voir.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Décembre 2021

Gospel text

(Mt 9:35—10:1.6-8): 

 

Jesus went around to all the towns and villages, teaching in their synagogues, proclaiming the gospel of the kingdom, and curing every disease and illness. At the sight of the crowds, his heart was moved with pity for them because they were troubled and abandoned, like sheep without a shepherd. Then he said to his disciples, “The harvest is abundant but the laborers are few; so ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest.”

Then he summoned his twelve disciples and gave them authority over unclean spirits to drive them out and to cure every disease and every illness “Go rather to the lost sheep of the house of Israel. As you go, make this proclamation: ‘The kingdom of heaven is at hand.’ Cure the sick, raise the dead, cleanse lepers, drive out demons. Without cost you have received; without cost you are to give.”

 

The Application

 

Yesterday, we have celebrated Francis Xavier, one of the greatest missions of the Church. Many of us listened to the Advent lecture by Cardinal Raniera Cantalamessa, who invited us to look inside the Church and discover the mystery of God, the Father, which we very often leave out. In today's Gospel we have a day of Jesus, full of teaching and action. In him we discover God's compassion, which is revealed in action, and how we can imitate him. In this imitation, Jesus shows us two paths that we must take, together, two at the same time: contemplation and action.   

 

Jesus says that we have received grace and power freely. We are called to share them freely, in order to achieve their proper purpose, that His kingdom may come and His lost sheep be converted. To do this, we must do everything possible so that the world may discover, through our life of witness, the true presence of God in our actions and words. A divine closeness is created by our human proximity, which is the very Good News that we are called to live and be a witness, particularly in this Advent time. 

 

Action of the day: Be a person of peace.

“Ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest.”

 

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Spain)

 

Today, a week into our preparation for the celebration of Christmas, we see that one of the virtues, which we have to work on during Advent, is hope. Not in a passive way, like that of someone waiting for a train, but active hope, hope which gets us ready to give all that is needed for Jesus to be born again in our hearts.

We can't be happy just thinking about what it is we are hoping for, we have to think about what it is that God hopes of us. He wants us to follow him, just like he did the apostles. He tells us through Isaiah: “This is the way, walk in it” (Is 30:21, today's first reading). God hopes of us that we will give witness, each one in his own particular situation and circumstances that “the kingdom of heaven is at hand” (Mt 10:7).

Today's Gospel tells of how Jesus, in front of that huge crowd, felt compassion and said “The harvest is abundant but the laborers are few; so ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest.” (Mt 9:37-38). He has always wanted to be able to count on us, he wants us, in all our diverse circumstances to become real apostles of the world in which we move and live. The mission for which God sent his son to the world depends on us for its continuation. We find in our present day a mass of desperate and disorientated souls, thirsting for the Good News of Salvation that Christ has brought us, and of which we are the messengers. It is a mission, which has been entrusted to every one of us. Conscious of our weaknesses and our failings, we get the support we need from constant prayer and are happy that this way we can collaborate with the plan for redemption that Christ has revealed.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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