Publié le 22 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,54-59): 

 

Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».

 

L’Application

 

Jésus nous demande d'être miséricordieux, comme son Père est miséricordieux. Il nous raisonne en disant que la réconciliation produira de bons fruits pour nous tous, car elle nous aidera à établir la paix et la justice. Cette réconciliation est le fondement d'une société juste et meilleure.

Il nous dit que l'homme est capable de voir et de regarder, d'entendre et d'écouter. Dieu nous a donné une intelligence pour discerner et prendre la décision qui est capable de nous aider à regarder et à entendre, car tous ces éléments sont toujours devant nous, comme le ciel et la terre. Grâce à cette intelligence et à tous les autres éléments de soutien que nous avons et nous savons utiliser en temps ordinaire, par laquelle nous pouvons facilement nous rapprocher de la connaissance de la volonté divine.

Une bonne utilisation de ces dons que Dieu a déjà placés en nous, nous conduira sur le bon chemin, qui nous mènera au Père qui nous aime. Nous avons le temps aujourd'hui, et pourquoi tarder encore, réconcilions-nous avec nos frères et sœurs, afin que nous soyons réconciliés avec ce Dieu, l'Auteur de ce don.  L'Auteur n'a-t-il pas le droit de fixer la finalité des dons qui nous sont offerts ?

 

 

«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»

 

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.

 

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Publié le 21 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 12,49-53):

 

 Jesus said to his disciples, «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled; but I have a baptism to undergo and what anguish I feel until it is over! Do you think that I have come to bring peace on earth? No, I tell you, but rather division. From now on, in one house five will be divided; three against two, and two against three. They will be divided, father against son and son against father; mother against daughter and daughter against mother; mother-in-law against her daughter-in-law, and daughter-in-law against her mother-in-law».

 

The Application

 

Life cannot be static. Not only does it make us feel its presence, it makes us move. If man does not respond to this impulse of life, even if he is alive, we can consider him dead. All exterior or interior movements are the signs of life.

 

These signs that are found in ourselves, in our interiority, are the signs of the divine presence, signs of God's grace. The man who preserves his conscience pure and just before God, will hear this word that radiates in him, all the time, for an eternity.

 

I understand the fire, of which Jesus speaks to us in today's Gospel, is, that fire that burned the hearts of the disciples of Emmaus. This fire will certainly take the position without any compromise and divide us, ourselves, as black and white. Before this sign, before this fire of God, before this impulse of the Holy Spirit, everything is secondary, including our families and loved ones.

 

Action of the day : Learn to accept this fire of God which burns you, for a good purpose.

 «I have come to bring fire upon the earth»

 

+ Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel presents us Jesus as a person of great ambitions: «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled!» (Lk 12:49). Jesus would like to see the fire of charity and virtue already burning. As if He would be referring to it in passing! He has to undergo a baptism, that is, the trial of the Cross, and He feels anguished until it is all over. It’s only natural, Jesus has plans, and He is in a hurry to see them accomplished. We could say He has a “Divine Impatience”. We also have ideas and projects, and we would also like to see them fulfilled straightaway. Time gets in the way. «What anguish I feel until it is over!» (Lk 12:50).

It is the stress of life. It is the anxiety anyone with great projects feels. On the other hand, having no desires is like remaining at a standstill, dead, restrained; it is being sad, embittered, as being one who derives pleasure from reprehending those who actually work. People who are moving and cause others to move, who are progressing and cause others to progress, are ambitious people.

Have great aspirations! Train your goals onward and upward! Seek your personal perfection, that of your family, that of your work, that of your deeds, that of the assignments you receive. The saints have always aspired to the highest goals. They have not been afraid to face efforts and stress. They have moved. Carry on, move, too! Remember St. Augustine's words: «If you say enough, you are lost. Go further, keep going. Don't stay in the same place, don't go back, don't go off the road. Who does not move forward, stops; who keeps thinking of the starting point, goes backwards; he who reneges goes off the road. It is better to limp along that way than to stride along some other route». And he adds: «If want to be what you are not yet, you must always be displeased by what you are. For where you are pleased with yourself there you have stopped. Keep adding, keep walking, keep advancing». Are you advancing or have you stopped? Implore the help of the Blessed Virgin, Mother of Hope!

 

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Publié le 21 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,49-53): 

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

 

L’Application

 

La vie ne peut pas être statique. Non seulement elle nous fait sentir sa présence, mais elle nous fait bouger. Si l'homme ne répond pas à cette impulsion de vie, même s'il est vivant, nous pouvons le considérer comme mort. Tous les mouvements extérieurs ou intérieurs sont les signes de la vie.

Ces signes qui se trouvent en nous, dans notre intériorité, sont les signes de la présence divine, les signes de la grâce de Dieu. L'homme qui conserve sa conscience pure et juste devant Dieu, entendra sa parole qui rayonne en lui, tout le temps, pour une éternité.

 

Je comprends que le feu, dont Jésus nous parle dans l'Évangile d'aujourd'hui, est ce feu qui a brûlé le cœur des disciples d'Emmaüs. Ce feu prendra certainement position sans aucun compromis et nous divisera, nous-mêmes, en tant que noir et blanc. Devant ce signe, devant ce feu de Dieu, devant cette impulsion du Saint-Esprit, tout est secondaire, y compris nos familles et nos proches.

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

 

 

+ Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Espagne)

 

 

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

 

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Publié le 20 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 12,39-48): 

 

Jesus said to his disciples, «Pay attention to this: If the master of the house had known at what time the thief would come, he would not have let his house be broken into. You also must be ready, for the Son of Man will come at an hour you do not expect».

Peter said, «Lord, did you tell this parable only for us, or for everyone?». And the Lord replied, «Imagine, then, the wise and faithful steward whom the master sets over his other servants to give them food rations at the proper time. Fortunate is this servant if his master on coming home finds him doing his work. Truly, I say to you, the master will put him in charge of all his property. But it may be that the steward thinks: ‘My Lord delays in coming’, and he begins to abuse the menservants and the servant girls, eating and drinking and getting drunk. Then the master will come on a day he does not expect him and at an hour he doesn't know. He will discharge his servant and number him among the unreliable.

»The servant who knew his master's will, but did not prepare to do what his master wanted, will be punished with sound blows; but the one who did what deserved a punishment without knowing it shall receive fewer blows. Much will be required of the one who has been given much, and more will be asked of the one entrusted with more».

 

The Application

 

Jesus affirms to us that we can’t always calculate our life as par human intelligence. God will remain always the master of life.

If we wish to be ready at every moment of life, then we should learn to live today in its fulness. While living this life in its fulness, we should be just before God, that is to say, a life filled with love and compassion.

Once our life is just before God, (not necessarily parfait in the eyes of the world in compassion with others), God himself will take the initiative to come towards us and reveal to us His plan for us and for others through us. Only a life of contemplation and silence can accompany us to know the divine mysteries. The contemplation and silence, they are the gifts of God. If you have received this grace, then much is expected from you.

Action of the day: Be a contemplative.

«You also must be ready, for the Son of Man will come at an hour you do not expect»

Fr. Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera

(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, upon reading this fragment of the Gospel, we realize that each person is an administrator: when we are born, we all receive a heredity of genes and capabilities to fulfill ourselves in our life. We discover that these capabilities, and our very life, are just a gift from God, inasmuch we have not done anything to deserve them. They are the personal, unique and nontransferable gift, which bestows our personality on us. They are the “talents” which the same Jesus speaks about (cf. Mt 25:15), and we should make them grow during our life span. Capabilities for our complete self-realization, but with the additional possibility to communicate and share these values with each other.

Jesus finally ends the first paragraph by saying: «For the Son of Man will come at an hour you do not expect» (Lk 12:40). It is our hope the Lord Jesus will come at the end of time; but, now and here, Jesus also appears in our lives, in the simplicity and in the complexity of every moment. It is now then, with the Lord's strength, we can live his Kingdom. St. Augustine reminds us in the words of the Psalm 33:12: «Happy the nation whose God is the Lord, the people chosen as his very own», so that we can be fully aware of it while belonging to this kinship.

«You also must be ready» (Lk 12:40), this exhortation implies a call to fidelity, never submitted to selfishness. It is our responsibility to know “how to react” to the goods we have received with our life. «Knowing his master's will» (Lk 12:47), is what we identify as our “conscience”, and it is what makes us responsible for our actions. It is a matter of justice and love on our side, to generously respond to Mankind, and towards each one of its living beings.

 

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Publié le 20 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,39-48): 

«Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra».

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous d’être prêts à tout le temps ?  Essayons d’être juste devant Dieu, soyons miséricordieux et remplis d’amour et de pardon. Prenons conscience que les amoureux de Dieu ne peuvent pas être remplis de la haine et vengeance.

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera

(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

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Publié le 19 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 12,35-38): 

Jesus said to his disciples, «Be ready, dressed for service, and keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding. As soon as he comes and knocks, they will open to him. Happy are those servants whom the master finds wide-awake when he comes. Truly, I tell you, he will put on an apron and have them sit at table and he will wait on them. Happy are those servants if he finds them awake when he comes at midnight or daybreak!».

 

Action of the day : Be a light for others and be watchful that your be light remain shining.

 

«Keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding»

 

Fr. Miquel VENQUE i To

(Barcelona, Spain)

 

Today, we must pay our individual attention to Jesus' words: «Be ready, dressed for service, and keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding. As soon as he comes and knocks, they will open to him» (Lk 12:36). What a joy to realize that, even though unworthy and sinner, it will up to me to open the door for the Lord, when He finally comes! Yes, at the hour of death, I will open the door to Heaven or I will close it; nobody will be doing it on my behalf. «We can be persuaded God will ask us to render accounts not only of our deeds and words, but also of how we have been spending our time» (St. Gregory of Nazianzus).

To be waiting wide-awake at my door for him to arrive is quite simple, and I can certainly do it. I must not be inattentive. To be inattentive is to forget the final purpose, to wish to go to Heaven, but with no operative will; it is like building castles in the air, without having worthy commitments supporting our yearning. To wear your apron means to be in the kitchen, duly prepared for whatever comes. My good father, who was a farmer, used to say that you couldn't sow if the earth was “angry”; for a good sowing you are to actually walk in the fields by caressing the seeds.

Christians are never lost castaways, for they know where they come from, where they are going and how to get there; they know their destination, the means to reach it and the difficulties to be found along the way. To bear all this in mind will help us to be watchful and open the door when our Lord will warn us. Exhortations to vigilance and responsibility are often repeated in Jesus' preachings for two clear reasons: because Jesus loves us and He “watches” over us; he, who loves, does not fall asleep. And, because the devil, our enemy, keeps on tempting us. Thinking of heaven and hell should not detract us from our duties down here, but it is a healthy and incarnated thought, and it deserves the Lord's congratulations: «Happy are those servants if he finds them awake when he comes at midnight or daybreak!» (Lk 12:38). O Jesus, help me to be all my life watchful and vigilant and keep loving you.

 

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Publié le 19 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,35-38): 

 

«Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

 

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

 

Abbé Miquel VENQUE i To

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

 

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Publié le 18 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 12,13-21): 

 

Someone in the crowd spoke to Jesus, «Master, tell my brother to share with me the family inheritance». He replied, «My friend, who has appointed me as your judge or your attorney?». Then Jesus said to the people, «Be on your guard and avoid every kind of greed, for even though you have many possessions, it is not that which gives you life».

And Jesus continued with this story, «There was a rich man and his land had produced a good harvest. He thought: ‘What shall I do? For I am short of room to store my harvest. So this is what he planned: I will pull down my barns and build bigger ones to store all this grain, which is my wealth. Then I may say to myself: My friend, you have a lot of good things put by for many years. Rest, eat, drink and enjoy yourself’. But God said to him: ‘You fool! This very night your life will be taken from you; tell me who shall get all you have put aside?’. This is the lot of the one who stores up riches instead of amassing for God».

«Even though you have many possessions, it is not that which gives you life»

 

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

 

Today, if we do not close our eyes and our ears, the Gospel will strike us through its clarity and directness: «Be on your guard and avoid every kind of greed, for even though you have many possessions, it is not that which gives you life» (Lk 12:15). Where does man's life come from?

We know quite well where Jesus' life comes from, because He, himself, has told us: «For just as the Father has life in himself, so also he gave to his Son the possession of life in himself» (Jn 5:26). We all know that Jesus' life does not come only from the Father, but it also consists in abiding by his will, as the Father's will is the nourishment for Jesus, and it amounts to carry out His work of salvation among men, by offering his life for his friends, which is the greatest sign of love. Jesus' life is, therefore, a life totally received from the Father and totally handed over to the same Father and, through the love to the Father, to all men. How can human life, therefore, be sufficient per se? How can it be denied that our life is a gift we have received and, because of that, if nothing else, we have to be grateful for it? «Nobody can claim to be the master of his own life» (St. Jerome).

Following this same logic, the missing question could only be: how can our life have any meaning at all if it is a life turned in upon itself, and is satisfied by saying: «My friend, you have a lot of good things put by for many years. Rest, eat, drink and enjoy yourself» (Lk 12:19)? If Jesus' life is a gift received and a gift always given with love, our own life —that we cannot deny we have also received— ought to become, following Jesus' life, a total gift to God and to our brothers, because «Whoever loves his life loses it» (Jn 12:25).

 

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Publié le 18 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,13-21): 

 

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage». Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?». Puis, s'adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses».

Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: ‘Que vais-je faire? Je ne sais pas où mettre ma récolte’. Puis il se dit: ‘Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence’. Mais Dieu lui dit: ‘Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura?’. Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu».

«Car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, si nous ne nous bouchons pas les oreilles et ne fermons pas les yeux, l'Évangile nous ébranlera par sa clarté: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses» (Lc 12,15). Qu'est-ce qui assure la vie de l'homme?

Nous savons bien ce qui assure la vie de Jésus, car Il nous l'a dit: «Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même» (Jn 5,26). Nous savons que la vie de Jésus non seulement procède du Père, mais consiste à faire Sa volonté, car telle est sa nourriture, et la volonté du Père revient à réaliser sa grande œuvre de salut parmi les hommes, en donnant sa vie pour ses amis, signe du plus parfait amour. La vie de Jésus est donc une vie totalement reçue du Père et entièrement livrée au Père et, par amour pour le Père, aux hommes. La vie humaine pourra-t-elle, dans ces conditions, se suffire à elle-même? Pourra-t-on nier que la vie est un don, que nous l'avons reçue et que, ne serait-ce que pour cela, nous devons rendre grâce? «Que nul ne se croît maître de sa propre vie» (Saint Jérôme).

Dans cette perspective, il ne reste qu'à nous demander: Quel sens peut avoir notre vie si elle se replie sur elle-même, si elle se complaît à dire: «Mon âme, te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence» (Lc 12,19)? Si la vie de Jésus est un don reçu et donné toujours dans l'amour, notre vie —que nous ne pouvons nier avoir reçue— doit se convertir, en suivant celle de Jésus, en un don total à Dieu et à nos frères, car «qui aime sa vie la perd» (Jn 12,25).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 17 Octobre 2020

Today, as we celebrate World Mission Sunday, we are called to meditate on the issue of paying taxes to the foreign sovereign and on Jesus' response 'hypocritic' .  Apparently a question of fact, with a bad thought behind it. No wonder Jesus approached this question with courage  and decided to treat it with all due respect to the coin and its holder.  While dealing with the issue, Jesus invites them to participate in the resolution of the problem by asking them to bring a coin.

Jesus is not a revolutionary, he is there to do God's will. Since the civil authorities are there to help and accompany us, God cannot deny their rightful role in today's society. Thus, Jesus invites them to look at the civil authorities with the respect due to them and to honor them for their usefulness and service.  He reminds them that they hold something useful and important and asks them to give it what is due to them.

If God wants us to respect civil authority, it is not blind obedience, but an intelligent approach, discerning what is useful and genuine, for human development. To give to Caesar what belongs to him is a general statement with a very rich implication that we can apply in every spear of life. To give to each one of them, not only for what he is able to give or to give, is simply for what he is. In this sense, our approach to the preservation of creation is only an evangelical duty.

How can we understand the expression "to give to God what belongs to God" when everything that exists belongs to God?  As a Christian and believer, I understand this as the best divine teaching, at the heart of all that is visible and invisible. To give to God is to give oneself fully to the service of God. It is a status of awareness of our divine identity and a concrete commitment as a baptized Christian. It is to be constantly aware of the ongoing impulse of the Holy Spirit in our bodies, God's dwelling place. It is there that we become aware of our calling, dedication and mission. Called, chosen and sent by God to the whole world. To give to God what belongs to God is also to nourish our desire and thirst for God.  Believing that our very existence depends on God's generosity and goodness.

On this Mission Sunday, I wish to invite you all to pray with me. "In celebrating this Eucharist, we want, Lord, to give back to you what belongs to you. We offer you all the acts of faith, hope and charity that enamel our lives and those of all our brothers and sisters. With you, we commit ourselves to do everything so that love may prevail over hatred and violence. Be with us so that the Gospel may be proclaimed throughout the world. Amen".

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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