Publié le 28 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 13,31-35): 

 

A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire: «Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir». Il leur répliqua: «Allez dire à ce renard: Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons; le troisième jour, je suis au but. Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.

»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare: vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!».

 

L’Application

 

Chacune et chacun de nous, nous voudrions sauver notre face, en montrant la faiblesse des autres. Jésus voit cette hypocrisie du peuple, et Il nous demande de prier, prier pour que nous soyons juste devant Dieu, un Dieu qui nous aime.

 

Ce Dieu vient vers nous, pour que nous découvrions sa présence et puissions répondre positivement à son appel à l’amour du prochain. C’est dans cet amour du prochain (manquement de cet amour) que le peuple de Jérusalem a refusé de protéger Jésus et a travaillé non seulement contre Jésus, mais également contre l’amour.  

 

Pourtant Jésus nous affirme que comme son Père, Il continuera son œuvre, en accomplissant la volonté de son Père. Nous sommes appelés à imiter ce comportement de Jésus, pour que comme Jésus, nous puissions, avec nos limites, à accomplir la volonté de son Père.  

«Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!»

 

Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35). Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, chrétiens du XXI, siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien. Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.

 

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Publié le 27 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 6,12-19): 

 

Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God. When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles: Simon, whom He named Peter, and his brother Andrew, James and John; Philip and Bartholomew; Matthew and Thomas; James son of Alpheus and Simon called the Zealot; Judas son of James, and Judas Iscariot, who would be the traitor.

Coming down the hill with them, Jesus stood on a level place. Many of his disciples were there and a large crowd of people who had come from all parts of Judea and Jerusalem and from the coastal cities of Tyre and Sidon. They gathered to hear him and be healed of their diseases; likewise people troubled by evil spirits were healed. The entire crowd tried to touch him because of the power that went out from him and healed them all.

«Went out into the hills to pray»

 

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas

(Barcelona, Spain)

 

Today, we may contemplate a full day in the life of Jesus. A life with two clear sides: prayer and action. If, as Christians, we are to imitate Jesus' life, we cannot prescind of any of these two dimensions. All Christians, even those who are consecrated to a contemplative life, have, and must have, certain moments for praying and certain others for action. The length of time for each one may, of course, vary. We can see that even friars and nuns in close orders devote a good part of their time to some kind of work. On the other hand, those of us that are more “secular”, if we wish to imitate Jesus, we should not carry out a frantic activity without spreading it with a prayer. St. Jerome says: «Even though the Apostle ordered us to pray all the time, (...) we must devote to this exercise certain previously determined hours».

Did Jesus need these lengthy hours of lonely prayer, when everybody else was asleep? Theologians study the psychology of Jesus man: up to which point had He direct access to divinity and up to which point was He «one who has similarly been tested in every way, yet without sin» (He 4:15). To the point we consider him closer to us, his praying “practice”, must be evidently a clear example for us.

Once we have well established our praying, it only remains for us to imitate him in action. In today's fragment, we can see him “organizing the Church”, that is, choosing those who were to be his future evangelists, the followers of his mission on earth: «When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles» (Lk 6:13). We find him, later on, healing all type of sicknesses. «Everyone in the crowd sought to touch him because power came forth from him and healed them all» (Lk 6:19), the Evangelist says. So that our identification with him may be complete, we only need that this power to heal everybody may also come forth from us. This will only be possible if we remain in him so that we can bear plenty of fruit (cf. Jn 15:4).

 

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Publié le 27 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,12-19): 

 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier»

 

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous contemplons toute une journée de la vie de Jésus. Une vie qui a deux aspects très clairs: la prière et l'action. Si la vie du chrétien doit imiter celle de Jésus nous ne pouvons pas nous passer de ces deux aspects. Tout chrétien, y compris ceux qui se sont consacrés à la vie contemplative, doivent dédier quelques moments à la prière et d'autres à l'action, même si le temps que nous consacrons à l'une et à l'autre varie. Les religieux et religieuses cloîtrés consacrent eux aussi beaucoup de temps de la journée au travail. En contrepartie si nous souhaitons imiter le Christ, ceux d'entre nous qui sont le plus "séculaires", ne devraient pas se lancer dans des actions effrénées sans les plonger dans la prière. Saint Jérôme nous apprend que: «même si l'apôtre nous a enseigné de toujours prier (…) il convient que nous destinions quelques heures à cette tâche».

Est-ce que Jésus avait besoin de longs moments de prière solitaire quand tous dormaient? Les théologiens font des études pour savoir quelle était la psychologie de Jésus Homme: jusqu'à quel point il avait un accès direct à la divinité et jusqu'à quel point «il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché» (He 4,15).

Une fois que nous avons fait la prière, il ne nous reste plus qu'à l'imiter dans l'action. Au cours de ce moment de la journée, nous l'observons en train d'organiser son église, c'est-à-dire, choisissant ceux qui seront les futurs évangélisateurs, ceux appelés à continuer sa mission dans le monde. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13). Après nous le trouvons en train de guérir toute sorte de maladies. «Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous» (Lc 6,19) nous dit l'évangéliste. Afin que notre identification à Lui soit totale, il suffirait que nous dégagions nous aussi une force qui puisse guérir toutes les personnes, ce qui sera possible uniquement si, afin de porter plus de fruits, nous demeurons en Lui (cf. Jn 15,4).

 

 

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Publié le 26 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 13,18-21):

 

 Jesus continued speaking, «What is the kingdom of God like? What shall I compare it to? Imagine a person who has taken a mustard seed and planted it in the garden. The seed has grown and become like a small tree, so that the birds of the air shelter in its branches». And Jesus said again, «What is the kingdom of God like? Imagine a woman who has taken yeast and hidden it in three measures of flour until it is all leavened».

 

The Application

 

How do I understand the gospel of the day and how will I apply it in my life? First of all, I believe that my life is totally rooted in divine love and through my daily life I make it visible to others, so that they can discover in me this God who loves them. In this way, my life is not only a response to divine love (love received) and it becomes by itself, a sign for others, (a love that gives itself, a light that shines for others, by its own nature.

 

 

 

For this, we do not need a great grace and blessing, but a simple recognition of the divine presence within us, like a mustard seed or leaven.  This divine presence which enriches me with the divine love, transforms me and through me it transforms the whole world.

 

If our life becomes a response to this divine love, revealed in the death and resurrection of Christ, we can already feel God's Kingdom among us and within us. It is here that we understand that every individual is a member of our own body, who need our personal attention, without any partially. Submission to one another, with due respect and freedom, is already an act of love.

 

Action of the day: Today be a day of love for God.

 

«What is the kingdom of God like?»

 

+ Fr. Francisco Lucas MATEO Seco

(Pamplona, Navarra, Spain)

Today, the liturgical texts, through these two parables, place before our eyes one of the characteristics of the Kingdom of God: it is something that flourishes slowly —as a mustard seed— but, eventually, grows to offer shelter to the birds in its trees. Tertulian said it like this: «We come from yesterday and we fill everything». With this parable, Our Lord encourages us to patience, fortitude and hope. These virtues are especially necessary for those who devote themselves to propagate the Kingdom of God. We must be patient, and with God's grace and human cooperation, wait for the planted seed to grow while profoundly embedding its roots in the good soil to gradually become a tree. In the first place, we need to have faith in the virtuality —fecundity— contained in the seed of the Kingdom of God. This seed is the Word; it is also the Eucharist that is planted in us through Communion. Our Lord Jesus Christ compared himself to «a kernel of wheat that falls to the ground and dies (…). But if it dies, it produces many seeds» (Jn 12:24).

The Kingdom of God, our Lord goes on, is similar to «the yeast a woman has taken and hidden in three measures of flour until it is all leavened» (Lk 13:21). Here also the yeast capacity to leaven all the dough is mentioned. This is what happens with “the rest of Israel” which the Old Testament mentions: the rest will have to save and leaven all the people. Continuing on with the parable, we only need the yeast inside the dough, getting to the people, to be like salt that preserves from corruption and makes all food to taste (cf. Mt 5:13). Time is also of essence so that it can carry out with its function by and by.

Parables encouraging patience and the hopeful certainty; parables referring to the Kingdom of God and to the Church, and that are also applied to the growth of this same Kingdom in each of us.

 

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Publié le 26 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 13,18-21): 

 

Jésus disait : «A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches». Il dit encore: «A quoi vais-je comparer le règne de Dieu? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé».

 

L’Application

 

Comment je comprends l’évangile du jour et comment je vais l’appliquer dans ma vie ? Premièrement, la vie est totalement enracinée dans l’amour divin et par ma vie quotidienne, je la rends visible aux autres, pour qu’ils découvrent en moi, ce Dieu qui les aime. C’est ainsi, ma vie n’est pas seulement une réponse à l’amour divin (l’amour reçu) et elle devient par elle-même, un signe pour les autres, (un amour qui se donne).

 

Pour cela, nous n’avons pas besoin d’une grande grâce et bénédiction, mais une simple reconnaissance de la présence divine en nous, comme une graine de moutarde ou du levain.  Cet amour me transforme et par moi, il transforme le monde entier. Si notre vie devient une réponse à l’amour divin, nous pouvons ressentir déjà le Régine de Dieu parmi nous et en nous.

«A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?»

+ Abbé Francisco Lucas MATEO Seco

(Pamplona, Navarra, Espagne)

Aujourd'hui, à travers deux paraboles, le texte de l'Évangile mets devant nous deux caractéristiques du Royaume de Dieu: c'est quelque chose qui grandit lentement -comme une graine de moutarde- mais qui devient tellement grande qu'elle sert d'abri aux oiseaux du ciel. Ainsi le disait Tertullien: «Nous sommes d'hier, et déjà nous avons rempli la terre». Avec cette parabole, le Seigneur nous exhorte à la patience, au courage et à l'espérance. Ces vertus sont particulièrement nécessaires à tous ceux qui se consacrent à la propagation du Royaume des Cieux. Il faut être patient et attendre que le grain semé, avec la grâce de Dieu, avec la collaboration humaine, grandisse en prenant racine en profondeur dans la bonne terre et pousse peu à peu jusqu'à devenir un arbre. Il faut, tout d'abord, avoir la foi dans la vertu -la fécondité- contenue dans la graine du Royaume de Dieu. Cette graine est la Parole, qui est aussi l'Eucharistie, qui est semée en nous par la sainte communion. Notre Seigneur Jésus Christ se comparait lui-même au «(…) grain de blé tombé en terre (...) s'il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jn 12,24).

Jésus poursuit en disant que le Royaume des Cieux, est semblable au «levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé» (Lc 13,21). Ici aussi on parle de la capacité de la levure à faire lever toute la pâte. C'est à ceci qu'on fait allusion dans l'ancien testament quand on parle du "reste d'Israel": "le reste" devra sauver et faire lever tout le peuple. En poursuivant avec la parabole, il est uniquement nécessaire que la levure soit à l'intérieur de la pâte, qu'elle soit parmi le peuple, qu'elle soit comme le sel, capable de préserver de la pourriture mais aussi de bien assaisonner les aliments (cf. Mt 5,13). Il faut du temps également pour que la levure puisse faire de l'effet.

Ces paraboles nous encouragent à la patience et à l'espérance certaine, ce sont des paraboles qui font allusion au Royaume de Dieu et à l'Église, et qui s'appliquent également à la croissance de ce même Royaume à l'intérieur de chacun de nous.

 

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Publié le 25 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 13,10-17):

 

 Jesus was teaching in a synagogue on the Sabbath and a crippled woman was there. An evil spirit had kept her bent for eighteen years so that she could not straighten up at all. On seeing her, Jesus called her and said, «Woman, you are freed from your infirmity». Then He laid his hands upon her and immediately she was made straight and praised God.

But the ruler of the synagogue was indignant because Jesus had performed this healing on the Sabbath day and he said to the people, «There are six days in which to work; come on those days to be healed and not on the Sabbath». But the Lord replied, «You hypocrites! Everyone of you unties his ox or his donkey on the Sabbath and leads it out of the barn to give it water. And here you have a daughter of Abraham whom Satan had bound for eighteen years. Should she not be freed from her bonds on the Sabbath?». When Jesus said this, all his opponents felt ashamed. But the people rejoiced at the many wonders that happened through him.

«But the ruler of the synagogue was indignant because Jesus had performed this healing on the Sabbath day...»

 

Fr. Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Spain)

 

Today, we can see how Jesus carries out an action that loudly proclaims his interpretation of messianic fulfillment. And how, in front of it, the ruler of the synagogue gets outraged and scolds people for coming to be healed on a Saturday: «There are six days in which to work; come on those days to be healed and not on the Sabbath» (Lk 13:14).

I would like to center this commentary upon this character's attitude. I have always been surprised at how, before an evident miracle, there is always someone who is able to close his eyes in such a way that he remains totally unconcerned. Had he not seen what happened or what it means, it would be the same. The reason being, though, that many Jews in those days had a wrong experience of intermediations. For different reasons —anthropological, cultural, divine designs— it is unavoidable that between God and man some intermediations must exist. The problem is that, some Jews made of this intermediation something absolute. With the end result that the intermediation did not bring them into communication with God but, rather, they remained stuck in the very intermediation. They forgot the final true meaning and stayed put, instead, in the intent. And, thus, God cannot pass on to them neither his grace, nor his gifts and love, their religious experience not enriching, then, their life.

All this took them to live a rigorous religious experience, shutting down their god within strict limits. They manufactured a custom-made god, which they did not let into their lives. In their religiosity they believed all was well provided the stayed within certain rules. We can, thus, understand Jesus' reaction: «You hypocrites! Everyone of you unties his ox or his donkey on the Sabbath and leads it out of the barn to give it water?» (Lk 13:15). Jesus uncovers the absurdity of this wrong experience of the Sabbath.

God's words should help us to examine our own religious experience and to find out whether the intermediations we use actually bring us into communication with God and with life. St. Augustine's phrase, «Love and do what you will», can only be understood as the correct experience of intermediations.

 

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Publié le 25 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 13,10-17): 

 

Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella: «Femme, te voilà délivrée de ton infirmité». Puis, il lui imposa les mains; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.

Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat». Le Seigneur lui répliqua: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien?». Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

«Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat…»

 

Abbé Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous assistons à un acte de Jésus qui proclame qu'il est le Messie. Face à ce fait, le chef de la synagogue s'indigne et sermonne les gens afin de les dissuader de venir se faire guérir le samedi: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat» (Lc 13,14).

J'aimerais que nous nous concentrions sur l'attitude de ce personnage. J'ai toujours été frappé de constater comme l'homme est parfois capable de se refermer, à tel point que, face à un miracle pourtant évident, ce à quoi il vient d'assister le laisse indifférent. C'est comme s'il n'avait pas vu ce qui vient de se passer et ce que cela signifie. Et la raison se trouve dans l'interprétation erronée des enseignements de Dieu par les juifs à l'époque. Pour certaines raisons —anthropologiques, culturelles, ou dessein divin— il est inévitable qu'entre Dieu et les hommes il y ait des conventions. Le problème est que les juifs faisaient de ces conventions un absolu. Or ces conventions ne les mettent pas en relation avec Dieu, mais ils restent bloqués dans leur propre convention. De ce fait, Dieu ne peut pas agir pour leur donner ses grâces, dons, amour et donc leur pratique religieuse n'enrichira pas leur vie.

Tout cela les conduit à une interprétation rigoureuse de la religion, à enfermer leur dieu dans leurs limites. Ils se fabriquent un dieu sur mesure et ils ne le laissent pas rentrer dans leur vie. Dans leur pratique de la religion, ils croient que du moment qu'ils obéissent aux règles tout est résolu. On comprend tout à fait la réaction de Jésus: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire?» (Lc 13,15). Jésus dévoile ainsi que la pratique erronée du sabath n'a aucun sens.

La parole de Dieu devrait nous aider à examiner notre interprétation de la religion et nous aider à discerner si nos conventions nous mettent en rapport avec Dieu et avec la vie. C'est seulement à partir d'une interprétation correcte des règles que nous pourrons comprendre la phrase de Saint Augustin: «Aime et fais ce que tu veux».

 

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Publié le 23 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 13,1-9): 

 

A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière».

Jésus leur disait encore cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol?’. Mais le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas’».

«Il vint chercher du fruit (…), et n'en trouva pas»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, les paroles de Jésus nous invitent à méditer sur les inconvénients de l’hypocrisie. «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas» (Lc 13,6). L'hypocrite donne l'apparence de ce qu'il n'est pas. Ce mensonge atteint son sommet lorsqu'on feint la vertu (aspect moral) tout en étant vicieux, ou la dévotion (aspect religieux) en ne cherchant que soi-même et ses propres intérêts, et non pas Dieu. L'hypocrisie morale abonde en ce monde, l'hypocrisie religieuse porte préjudice à l'Église.

Les invectives de Jésus à l'adresse des scribes et des pharisiens —plus claires et directes en d'autres passages des Évangiles— sont terribles. Nous ne pouvons lire ou écouter de telles paroles, sans qu’elles nous touchent en plein cœur, si vraiment nous avons écouté et compris.

Je le dirai au pluriel, car tous nous faisons l'expérience de la distance entre ce dont nous offrons l'apparence et ce que nous sommes vraiment. Nous, les hommes politiques, quand nous profitons du pays tout en proclamant que nous sommes à son service; nous, les policiers, quand nous protégeons des groupes corrompus au nom de l'ordre public; nous, les membres du personnel sanitaire, quand nous supprimons des vies naissantes ou finissantes au nom de la médecine; nous, les moyens de communication sociale, quand nous falsifions les informations et pervertissons les gens tout en disant que nous les divertissons; nous, les administrateurs de fonds publics, quand nous en détournons une partie vers nos poches (les nôtres ou celles de notre parti) tout en nous ventant d'honnêteté publique; nous, les laïques, quand nous empêchons la religion de s'exprimer publiquement au nom de la liberté de conscience; nous, les religieux, quand nous vivons sur le dos de nos institutions par notre infidélité à leur esprit et aux exigences de leurs fondateurs; nous, les prêtres, quand nous vivons de l'autel, mais ne servons pas nos paroissiens avec abnégation et esprit évangélique; etc.

Ah! Et toi et moi, dans la mesure où notre conscience nous dit ce que nous devons faire et que nous ne le faisons pas, pour nous dédier seulement à voir la paille dans l'œil d'autrui, sans même vouloir nous rendre compte de la poutre qui aveugle le nôtre. Oui ou non?

Jésus, Sauveur du monde, sauve nous de nos petitesses, de nos médiocrités et de nos grandes hypocrisies!

 

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Publié le 23 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 13,1-9): 

 

One day some persons told Jesus what had occurred in the Temple: Pilate had Galileans killed and their blood mingled with the blood of their sacrifices. Jesus replied, «Do you think that these Galileans were worse sinners than all the other Galileans because they suffered this? I tell you: no. But unless you change your ways, you will all perish as they did. And those eighteen persons in Siloah who were crushed when the tower fell, do you think they were more guilty than all the others in Jerusalem? I tell you: no. But unless you change your ways, you will all perish as they did».

And Jesus continued with this story, «A man had a fig tree growing in his vine-yard and he came looking for fruit on it, but found none. Then he said to the gardener: ‘Look here, for three years now I have been looking for figs on this tree and I have found none. Cut it down, why should it use up the ground?’. The gardener replied: ‘Leave it one more year, so that I may dig around it and add some fertilizer; and perhaps it will bear fruit from now on. But if it doesn't, you can cut it down».

 

 

«He came looking for fruit on it, but found none»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus' words invite us to ponder over the inconveniences of hypocrisy: «A man had a fig tree growing in his vine-yard and he came looking for fruit on it, but found none» (Lk 13:6). The hypocrite makes believe to be what he is not. This lie reaches its apex when one feigns virtue (the moral aspect) but is dissolute and libertine, or feigns devotion (the religious aspect) but only cares about himself and his own interests and not about God. Moral hypocrisy abounds in our world, and religious hypocrisy hurts the Church.

Jesus' invectives against the masters of the Law and the Pharisees —clearer and more direct in other evangelic fragments— are very strong. We cannot help reading them or feeling what we have just felt and read and not remain astounded, unless we have not really understood or listened to its message.

We all have experienced the distance between what we pretend to be and what we actually are. Some politicians are hypocritical when they claim to be serving their country while they are simply using it; security forces can be, when, in the name of public order, they protect crooked and illegal groups; sanitary personnel could also be when, in the name of medicine, they decide to do away with an incipient life or advance the ending of a terminal patient; the media, when they alter the news or pretend to amuse people by corrupting them; administrators of public money, when they divert part of it to their own party or individual pockets, but openly proclaim their honesty; the laity, when they hinder the public dimension of religion in the name of the freedom of conscience; friars, when they live out of their monastic orders, unfaithful to the spirit and demands of their rule; and priests, who live from the altar and do not serve their parishioners with evangelic spirit and abnegation; etc.

Ah! and you and I too, to the extent our conscience may tell us what we are supposed to be doing and we do not do it, and we prefer to see the splinter in the other's eye while we do not even want to realize we have a trunk in our own eyes. Is it not so?

—Jesus Christ, Savior of the world, save us from our hypocrisies, whether be small or great!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 22 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 12,54-59): 

 

Jesus said to the crowds, «When you see a cloud rising in the west, you say at once: ‘A shower is coming’. And so it happens. And when the wind blows from the south, you say: ‘It will be hot’; and so it is. You superficial people! You understand the signs of the earth and the sky, but you don't understand the present times. And why do you not judge for yourselves what is fit? When you go with your accuser before the court, try to settle the case on the way, lest he drag you before the judge and the judge deliver you to the jailer, and the jailer throw you in prison. I tell you, you will not get out until you have paid the very last penny».

 

The Application

 

Jesus asks us to be merciful, as his Father is merciful. He reasons with us saying, reconciliation will produce good fruit for both of us, for it will help us to establish peace and justice. This reconciliation is the foundation of a just and a better society.

 

He tells us that man is capable of seeing and looking, hearing and listening. God has given us an intelligence to discern and make the decision that is capable of helping us to look and hear, for all these elements are always before us, like heaven and earth. With this intelligence and all other supportive elements that we have and know to use in ordinary time, we can easily get closer to the knowledge of divine will.

 

A good use of these gifts that God has already placed in us, will lead us on the right path, which will lead us to the Father who loves us. We have time today, and why delay any longer, let us be reconciled with our brothers and sisters, so that we may be reconciled with this God, the Author of this gift.  Doesn’t have the Author, the right to fix the finality of the gifts offered to us?

 

Action of the day: Be merciful and compassionate.

 

«You don't understand the present times. And why do you not judge for yourselves what is fit?»

 

Fr. Frederic RÀFOLS i Vidal

(Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus is asking us to look up and watch the skies. This morning, after three days of continuous rain, the sky has appeared clear and radiant, in one of the most splendid days of this Fall. By and by, now that the weathermen are like family members, we become more conversant with weather changes. But, on the other hand, we find many more difficulties to understand the changing times in which we live: «You understand the signs of the earth and the sky, but you don't understand the present times» (Lk 12:56). Amongst those listening to Jesus, many let go a unique chance in the history of Mankind. They could not identify the Son of God in Jesus. They didn't know the time, the hour of salvation.

The II Vatican Council, in the Constitution Gaudium et spes (n. 4), updates today's Gospel: «In every age, the church carries the responsibility of reading the signs of the times and of interpreting them in the light of the Gospel (…) We must be aware of and understand the aspirations, the yearnings, and the often dramatic features of the world in which we live».

When we are making history, it is not too difficult to point out at the occasions lost by the Church for not having discovered the time in which we were living. But, Lord: what occasions are we perhaps wasting now for not being able to read the signs of the times, or what is tantamount, for not being able to live and throw light upon today's problems with the light shed by the Gospel? Today, Jesus reminds us once more:«And why do you not judge for yourselves what is fit?» (Lk 12:57).

We are not living in a world of wickedness, though there may be plenty of it. But God has not forsaken his world. As St. John of the Cross reminds us, we live in a world, which the very God treaded on and made beautiful. Blessed Mother Teresa of Calcutta saw the signs of the times, and the times have understood Mother Teresa of Calcutta. Let her invigorate us. Let us keep on looking upwards without losing sight of our earth.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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