Publié le 3 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 14,25-33): 

 

De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.

»Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!’. Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple».

 

L'Application

 

 

Il semble que suivre Jésus exige un certain discernement et un processus difficile. Bien que ce soit vrai, lorsque notre cœur est pur et que nous agissons avec sincérité, Dieu prendra tout en lui et nous élèvera certainement. 

Pour cela, nous devrions être capables d'accepter notre croix, comme notre humanité qui trébuche très souvent et d'accepter notre faiblesse comme une partie de nous-mêmes et tout à fait naturelle. 
Le fondement que Jésus souhaite est notre amour pour Dieu et pour le peuple de Dieu. C'est le rocher sur lequel nous sommes appelés à construire notre maison. Plus notre vie sera remplie d'amour et de compassion, plus notre proximité avec Dieu sera grande. C'est dans cet amour que notre âme cherche Dieu et désire vivre en Lui. Avons-nous vraiment soif de Dieu et de l'amour de Dieu ?  Le meilleur signe de cet amour est notre capacité à nous réconcilier avec nos frères et sœurs. 

 

«Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple»

 

Abbé Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus en route vers Jérusalem. Là-bas Il donnera sa vie pour sauver le monde. «De grandes foules faisaient route avec Jésus» (Lc 14,25): les disciples, marchant avec Jésus qui les précède, doivent apprendre à devenir des hommes nouveaux. C'est la finalité des instructions que le Seigneur exprime et propose à qui le suit dans son ascension vers la "Cité de la paix".

Disciple signifie "suiveur". Suivre les traces du Maître, être comme Lui, penser comme Lui, vivre comme Lui… Le disciple vit avec le Maître et l'accompagne. Le Seigneur enseigne par des actes et des paroles. Vous avez clairement vu l'attitude du Christ entre l'Absolu et le relatif. Vous avez entendu de sa bouche plusieurs fois que Dieu est la première valeur de l'existence. Vous avez admiré la relation entre Jésus et le Père céleste. Vous avez vu la dignité et la confiance avec laquelle il priait le Père. Vous avez admiré sa pauvreté radicale.

Aujourd'hui le Seigneur nous parle avec des termes clairs. Le disciple authentique doit aimer avec tout son cœur et toute son âme notre Seigneur Jésus-Christ, au-dessus de tout lien, y compris le plus intime: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer (…) et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26-27). Il doit occuper la première place dans la vie d'un suiveur. Saint Augustin dit: «Répondons au père et à la mère: ‘Je vous aime en Christ, non à la place du Christ’». L'acte de suivre Jésus doit même précéder l'amour pour notre propre vie. Suivre Jésus, en fin de compte, signifie embrasser sa croix. Sans croix il n'y a pas de disciple.

L'appel évangélique exhorte à la prudence, c'est-à-dire, à la vertu qui dirige le comportement adéquat. Celui qui veut construire une tour doit calculer avant son budget. Le roi qui va à la guerre doit d'abord prendre en compte le nombre de soldats dont il dispose avant de décider s'il prend les armes ou s'il demande la paix. Celui qui veut être disciple du Seigneur doit renoncer à tous ses biens. Le renoncement sera son meilleur pari!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 14,15-24): 

 

One of those at the table said to Jesus, «Happy are those who eat at the banquet in the kingdom of God!». Jesus replied, «A man once gave a feast and invited many guests. When it was time for the feast he sent his servant to tell those he had invited to come, for everything was ready. But all alike began to make excuses. The first said: ‘Please excuse me. I must go and see the piece of land I have just bought’. Another said: ‘I am sorry, but I am on my way to try out the five yoke of oxen I have just bought’. Still another said, ‘How can I come when I have just married?’.

»The servant returned alone and reported this to his master. Upon hearing the account, the master of the house flew into a rage and ordered his servant: ‘Go out quickly into the streets and alleys of the town and bring in the poor, the crippled, the blind and the lame’. The servant reported after a while: ‘Sir, your orders have been carried out, but there is still room’. The master said: ‘Go out to the highways and country lanes and force people to come in, to make sure my house is full. I tell you, none of those invited will have a morsel of my feast’».

 

The Application

 

I would like to invite you all to meditate on few points that I find interesting for our daily application.

 

  • The Kingdom of God is not reserved to the few.
  • Invitation to it is to all and each and every one of us is free to respond.
  • In our daily life, discernment and the way we prioritize is very important. Why we give importance to one and ignore the other need to be reasoned and questioned for a better result.
  • Though our freedom is respected, if we refuse to respond positively to the divine call, there will certainly be other to take our place. The feast will continue, because God doesn’t stop working.

 

Action of the day: Learn to evaluate every invitation.   

«Go out to the highways and country lanes and force people to come in, to make sure my house is full»

Fr. Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Spain)

Today, the Lord offers us an image of eternity represented by a banquet. The banquet denotes the place where the family and friends gather together to celebrate and enjoy the company, the conversation and the friendship, sitting around the same table. This image speaks of our intimacy with God as Trinity and the joy we will find in the Promised Land. He has made everything for us and He calls us in «for everything was ready» (Lk 14:17). He wants us with him; He wants all men and women by His side, each one of us.

We must, however, yearn to go. And, despite we know quite well that Heaven is where we can be at our best, where we should stay eternally, exceeding the noblest humans ambitions —«What eye has not seen, and ear has not heard, and what has not entered the human heart, what God has prepared for those who love him» (1Cor 2:9) and, therefore, without any possible comparison—, we are, all the same, capable of refusing the divine invitation missing forever the best offering God could ever make us: to share His home, his table, his intimacy, forever and ever. What a responsibility!

Unfortunately, we are capable of swapping God for practically anything. Some, as we read in today's Gospel, for a piece of land; others, for some yoke of oxen. And you and I, what are we willing to trade He, who is our God, and his invitation, for? There are those that out of laziness, sloppiness, convenience, refrain from fulfilling their duties of love towards God: is God so unworthy we can replace Him with anything? Let our response to the divine offering be always a yes, full of gratitude and admiration.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 14,15-24): 

 

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit: «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu!». Jésus lui dit: «Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités: ‘Venez, maintenant le repas est prêt’. Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit: ‘J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir; je t'en prie, excuse-moi’. Un autre dit: ‘J'ai acheté cinq paires de boeufs, et je pars les essayer; je t'en prie, excuse-moi’. Un troisième dit: ‘Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir’.

»A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur: ‘Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux’. Le serviteur revint lui dire: ‘Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place’. Le maître dit alors au serviteur: ‘Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner’».

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer sur certains points qui me semblent intéressants :

 

  • La joie de la participation au repas que Dieu nous propose.
  • Une invitation ouverte et la liberté que Dieu nous a accordée.
  • L’importance du discernement dans la vie quotidienne et de la décision sur nos priorités.
  • Dieu continue à nous inviter. Si nous ne répondons pas positivement à son appel, Il invitera les autres. C’est-à-dire, la fête de s’arrêtera jamais.

 

 

 

 

«Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie»

 

Abbé Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, le Seigneur nous offre une image de l'éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l'amitié autour de la table. Cette image nous parle de l'intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car «Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d'entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d'y aller. Et bien que l'on sache que c'est là où l'on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles -«des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment» (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable-; cependant, nous sommes capables de repousser l'invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire: partager sa maison, sa table, son intimité pour l'éternité. Quelle grande responsabilité!

Nous sommes, malheureusement, capables d'échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l'Évangile d'aujourd'hui, par un champ; d'autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d'échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d'accomplir ses devoirs d'amour pour Dieu: Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n'importe quelle autre chose? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d'admiration.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Novembre 2020

Today, together with the Universal Church, we remember our deceased brothers and sisters and pray for them. Each time I celebrate the funeral, there is one thing I repeat systematically, which is that when we ask the Lord's forgiveness for a person, it is not because that person deserves it, rather that the Lord came to die for him or her. It is in his love that we ask his forgiveness. 

In praying for our deceased brothers and sisters, we keep the light of the Risen Christ always on, and we remember our baptism and our Christian faith. This celebration reminds us of the brevity of our life on earth and also reminds us of our belief in the resurrection. This is why the prayer for the deceased is a prayer of hope, hope in divine mercy. 

In celebrating this memorial, we celebrate our gratitude and love. We acknowledge how much God has loved us through our elders, through their lives received and given, and in return we express our love. Through this celebration we recognise that life is a gift and that God is the Author of life. Life belongs to God and everything that belongs to life, they belong to God. 

May this day be a day of blessing and may the souls of our departed brothers and sisters, in God's mercy, rest in peace. 


 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Novembre 2020

Aujourd’hui, avec l’Église universelle, nous faisons mémoires de nos frères défunts et prions pour eux. Chaque fois que je célèbre les obsèques, il y une chose que je répète systématiquement, ce que lorsque nous demandons pardon au Seigneur pour une personne, ce n’est pas parce que cette personne le mérite, plutôt que le Seigneur est venu pour mourir pour lui ou pour elle. C’est dans son amour que nous lui demandons pardon.

 

En priant pour nos frères défunts, nous gardons la lumière du Christ ressuscité toujours allumée, et nous nous rappelons notre baptême et notre foi chrétienne. Cette célébration nous rappelle la brièveté de notre vie sur la terre et aussi nous croyance dans la résurrection. C’est pourquoi la prière pour les défunts, est une prière de l’espérance, l’espérance dans la miséricorde divine.

 

En célébrant ce mémoire, nous célébrons notre reconnaissance et notre amour. Nous reconnaissons, combien Dieu nous a aimé à travers nos ainés, par leur vie reçue et donnée, et en retour nous exprimons notre amour. Par cette célébration, nous reconnaissons que la vie est un don et c’est Dieu qui est l’Auteur de la vie. La vie appartient à Dieu et tout ce qui appartient à la vie, ils appartiennent à Dieu.

 

Que cette journée soit une journée de bénédiction et que les âmes de nos frères défunts dans la miséricorde de Dieu, reposent en paix.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 14,1.7-11): 

 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and he was carefully watched. Jesus then told a parable to the guests, for He had noticed how they tried to take the places of honor. And He said, «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat. It may happen that someone more important than you has been invited, and your host, who invited both of you, will come and say to you: ‘Please give this person your place’. What shame is yours when you take the lowest seat! Whenever you are invited, go rather to the lowest seat, so that your host may come and say to you: ‘Friend, you must come up higher’. And this will be a great honor for you in the presence of all the other guests. For whoever makes himself out to be great will be humbled, and whoever humbles himself will be raised».

 

The Application

 

Jesus is invited and observed by his opponents. Jesus becomes aware of his opponents, their intentions and also of their observation, adds courageously another teaching that they are not used to it: Humility fruit of love.

 

 

 

It is in this humility that Jesus himself accepted their invitation and chose to go to their home for a friendly meeting. Jesus never stops his works and continues to accomplish the will of the Father. According to Jesus, it is no longer a question of humility for humility's sake, but a question of love and understanding, an act of love.

 

 

 

Every invitation should be an opportunity to meet, observe, discover and the meeting brings life, a life in love with God for believers. If you become aware of God's presence in the whole human encounter, in your love for the Lord, you will give to God the first place. Are you in love with God?

 

Action of the day: Why do you observe the people and how? Can you give here little attention!

 

«He had noticed how they tried to take the places of honor»

 

Fr. Josep FONT i Gallart

(Getafe, Spain)

Today, did you notice the beginning of this Gospel? «They [the Pharisees] were carefully watching him». Jesus also watched and «noticed how they tried to take the places of honor» (Lk 14:1). But... what a different way to watch!

Watching, as any other internal or external action, substantially varies depending upon the motivations that provoke it, depending upon the internal motives, upon what the observer's heart has inside. The Pharisees —as mentioned in different places of the Gospel— always observe Jesus to try to incriminate him in something wrong. And Jesus observes to help, to serve, to do well. And, as a loving mother, advises: «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat» (Lk 13:8).

Jesus says with words whatever He is, whatever He has in his heart: He is not looking to be honored but to honor; He does not think of his honor, but of his Father's glorification. He does not think of himself but of the other. Jesus' whole life is a revelation of who God is: “God is love”.

This is why, in Jesus, it becomes a reality —more than in anybody else— his teaching: «Rather, He emptied himself, taking the form of a slave, coming in human likeness; and found human in appearance (…) Because of this, God greatly exalted him and bestowed on him the name that is above every name» (Phil 2:7.9).

Jesus is Master in deeds and words. We, Christians, want to be his disciples. We can only assume the Master's behavior if we have inside our heart what He had, if we have his Spirit, his Spirit of love. Let us work to completely open ourselves to his Spirit and to let him get hold of us and be entirely possessed by him.

And, let us do this, without thinking of being “enhanced”, without thinking of us, but only of him. «Should there be no heaven, I would love you; should there be no hell, I would be afraid of you; just as I love you I should love you» (Author unknown).
Being only carried by love.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1.7-11): 

 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire: ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira: ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

 

L’Application

 

Jésus est invité et observé par ses adversaires. Jésus prend conscience de ses adversaires et aussi de leur observation, ajoute de sa part encore un autre enseignement, qu’ils ne sont pas habitués : L’humilité.

 

C’est dans cette humilité que Jésus lui-même a accepté leur invitation et a choisi se rendre chez eux, pour une rencontre amicale. Jésus ne s’arrête jamais ses œuvres. Selon Jésus, ce n’est plus la question de l’humilité pour l’humilité, mais une question d’amour et de compréhension.

 

Toute invitation doit être une occasion de se rencontrer et la rencontre fait naître la vie, une vie amoureuse de Dieu pour les croyants. Si tu prends conscience de la présence de Dieu dans toute la rencontre humaine, dans ton amour pour le Seigneur, tu l’accorderas, la première place. As-tu amoureux de Dieu ?

«Remarquant que les invités choisissaient les premières places…»

 

Abbé Josep FONT i Gallart

(Getafe, Espagne)

 

Aujourd'hui, avez-vous remarqué comment débute l'Évangile? «On [les pharisiens] l'observait». Et Jésus aussi observe: «Remarquant que les invités choisissaient les premières places» (Lc 14,1). Quelles façons tant différentes d'observer!

L'observation, comme toutes les actions internes et externes, est très différente, selon la motivation qui la provoque, selon les motifs internes, selon ce qui se trouve dans le cœur de l'observateur. Les pharisiens -comme nous dit l'Évangile dans divers passages- observent Jésus pour l'accuser. Et Jésus observe pour aider, pour servir, pour faire le bien. Et, comme une mère attentionnée, prête conseil: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 13,8).

Jésus dit avec des mots ce qu'Il est et ce qu'Il porte dans son cœur: il ne cherche pas à être honorable, sinon à honorer; il ne pense pas à son honneur, sinon à l'honneur du Père. Il ne pense pas à Lui-même, sinon aux autres. Toute la vie de Jésus est une révélation de qui est Dieu: "Dieu est amour".

Pour cela, en Jésus se fait réalité -plus qu'en tout autre- son enseignement: «Il fut dépouillé de sa grandeur, prit la condition d'esclave et se fit pareil aux hommes (…). Pour cela Dieu l'exalta et lui donna le nom qui est au dessus de tout nom» (Ph 2,7.9).

Jésus est le Maître en œuvres et en paroles. Nous, chrétiens, voulons être ses disciples. Seulement pouvons nous reproduire la conduite du Maître si dans nos cœurs se trouve ce qui se trouvait dans le Sien, si nous avons son Esprit, l'Esprit de l'amour. Travaillons pour nous ouvrir totalement à son Esprit et pour nous laisser prendre et posséder complètement par Lui.

Et cela sans penser être "élevés", sans penser à nous-mêmes, sinon à Lui. «Même s'il n'y avait pas de ciel, je t'aimerais; même s'il n'y avait pas d'enfer je te craindrais; je t'aimerais de la même façon que je t'aime» (Auteur anonyme). Portés uniquement par l'amour.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 29 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 14,1-6): 

 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and He was carefully watched. In front of him was a man suffering from dropsy; so Jesus asked the teachers of the Law and the Pharisees, «Is it lawful to heal on the Sabbath or not?». But no one answered. Jesus then took the man, healed him and sent him away. And he addressed them, «If your lamb or your ox falls into a well on a Sabbath day, who among you doesn't hurry to pull it out?». And they could not answer.

 

The Application

 

The Christion life should not be only oriented by laws and regulations, though they are very important for our daily life. Since it is a life of love for God and for God’s people, everything should born of this love. It is in this love that we search what each and every one of us should do in our daily life.

 

If our life is oriented by God’s love, then there is no question of keeping silence, a mysterious silence to God’s question of what have you done to your brother? To our daily prayers,  God doesn’t keep silence though it may appear to us, as if God is not acting. Even in His silence, God is in parfait action.

 

Jesus by this act confirms to us that God’s deed of love and mercy doesn’t have a limit. Each and every one of us are the beloved ones of God. He will break any laws to save us, because He has given His only begotten Son on the Cross for our salvation.

 

Action of the day: be your acts be an act of love and charity.

«Is it lawful to heal on the Sabbath or not?»

 

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

 

Today, we will center our attention on the piercing question Jesus asked the Pharisees: «Is it lawful to heal on the Sabbath or not?» (Lk 14:4), and in their very significant silence, as per St. Luke: «But no one answered» (Lk 14:4).

Many are the Gospel episodes where Our Lord reproaches their hypocrisy to the Pharisees. It is quite noteworthy how God's outstanding interest in substantiating up to which point He dislikes this sin —false appearances, deceitful actions—, which is placed at the antipodes of Christ's praise to Nathaniel: «Here is a true Israelite. There is no duplicity in him» (Jn 1:47). God loves the heart's simplicity, the spirit's naivety while, on the other hand, He rejects with energy the intricacies, the shady looks, the double standards, the hypocrisy.

That which is significant in the Lord's question and in the Pharisees' silent reply is the bad conscience they had, deep inside. There was a man suffering from dropsy who was looking forward to be healed by Jesus. The fulfillment of the Judaic Law —ludicrous concentration on the letter with total disdain of the spirit— and the empty presumption of their blameless behavior, brings them to appear shocked by the attitude of Christ who, carried away by his merciful heart, does not allow any legal formalisms to prevent him from healing he who is ailing.

The Pharisees realize that their hypocrite behavior cannot be justified and this is what keeps them silent. In this passage a very clear lesson is shining through: the need to understand that saintliness is to follow Christ —to full enamorment— and not to coldly fulfill some legal precepts. The Commandments are holly because they come all the way directly from God's infinite Wisdom, but it is quite possible to live them in a legalist and empty way, and it is then when the incongruence appears of pretending to follow God and ending up by going behind ourselves.

Let the charming simplicity of the Mother of God direct our lives.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 29 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1-6): 

 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?». Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: «Si l'un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat?». Et ils furent incapables de trouver une réponse.

 

L’Application

 

Nous sommes encore une fois ré-confinés et ça nous fait mal. Nous perdons nos libertés personnelles, pour la liberté commune. L’histoire de Nice et Avignon, ajoutent encore l’huile dans le feu qui continue à nous bruler. Certes, les nouvelles ne sont pas les bonnes.

 

En ce jour de crise, Jésus nous invite à voir le monde, comme une seule famille, tous comme nos frères et sœurs, et nous habiller avec un tel comportement, qui peut nous aider à nous en sortir le plus vite possible. Chacune et chacun est invité à prendre soins de nous tous, en agissant d’une manière responsable. Ce n’est plus une simple soumission à l’autorité civile, mais une responsabilité commune et engagée.

 

Bien, la question est simple. Si ton frère ou sa sœur que tu aimes, est tombé malade, quel sera ton comportement ? Et comment tu vas les aider ? Vas-tu garder encore silence ?

 

«Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?»

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, prêtons attention à la question pénétrante que Jésus pose aux pharisiens: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?» (Lc 14,3), et à l'observation significative que fait saint Luc: «Ils gardèrent le silence» (Lc 14,4).

Ils sont nombreux les épisodes où le Seigneur reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Dieu fait un effort remarquable pour nous montrer à quel point lui déplait ce péché –la fausse apparence, la tromperie vaniteuse– qui se situe aux antipodes de l'éloge du Christ à Nathanaël: «Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour» (Jn 1,47). Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d'esprit et rejette au contraire énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l'hypocrisie.

La réponse silencieuse des pharisiens à la question du Seigneur démontre au fond leur mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L'accomplissement de la Loi juive –sa lettre, non son esprit– et l'orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l'attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme d'une loi, et veut guérir le malade.

Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite hypocrite n'est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage découle une leçon bien claire: la nécessité de comprendre que la sainteté consiste à suivre le Christ –jusqu'à nous énamourer totalement de Lui– et non dans le froid accomplissement légal de quelques préceptes. Les commandements sont saints parce qu'ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu, mais il est possible de les vivre de façon légaliste et vide, et il en résulte alors cette incongruité –authentique sarcasme– de prétendre chercher Dieu pour finir par nous suivre nous-mêmes.

Laissons régner dans nos vies la délicieuse simplicité de la Vierge Marie.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 28 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 13,31-35): 

 

Some Pharisees came to Jesus and gave him this warning, «Leave this place and go on your way, for Herod wants to kill you». Jesus said to them, «Go and give that fox my answer: ‘I drive out demons and heal today and tomorrow, and on the third day I finish my course!’. Nevertheless, I must go on my way today and tomorrow and for a little longer, for it would not be fitting for a prophet to be killed outside Jerusalem.

»O Jerusalem, Jerusalem, you slay the prophets and stone your apostles! How often have I tried to bring together your children, as a bird gathers her young under her wings, but you refused! From now on you will be left with your temple and you will no longer see me until the time when you will say: Blessed is he who comes in the name of the Lord».

 

The Application

 

Though apparently this warning seems to be with a good intention and at the profit of Jesus, Jesus affirms to us that there is no more good will from these people and they too wish that Jesus disappears from their territory.

 

Each one of us would like to save our face, showing the weakness of others. Jesus sees this hypocrisy of the people, and He asks us to pray, to pray that we are righteous before God, a God who loves us.

 

 

 

This God comes to us, so that we discover his presence and can respond positively to his call to love our neighbour. It was in this love of neighbour (lack of this love) that the people of Jerusalem refused to protect Jesus and worked not only against Jesus, but also against love.  

 

 

 

Yet Jesus tells us that, like his Father, he will continue his work, doing his Father's will. We are called to imitate this behaviour of Jesus, so that like Jesus, we can, with our limitations, do the will of His Father.  

 

Action of the day: Try to save the people who do good to the society.
 

«Jerusalem, Jerusalem! How often have I tried to bring together your children, but you refused!»

 

Fr. Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can admire Jesus' resolve to accomplish the mission his Father in Heaven has entrusted him with. Nothing would stop him: «I drive out demons and heal today and tomorrow» (Lk 13:32). With this attitude, the Lord set out the rules giving guidance on how the messengers of the Gospel should have to behave in front of the persecutions they would be facing through the centuries to come: not to be afraid of any temporal power. St. Augustine says that, in troubled times, the shepherds are not to abandon their flock: neither those who will suffer martyrdom nor those who will survive. Just like the Good Shepherd who, when He sees the wolf coming, does not desert the flock, but risks and lays down his own life for the sheep. But, realizing the fervor with which all the pastors of the Church were willing to shed their own blood, He points out that the best thing to do will be to draw lots to see who will have to suffer martyrdom and who will be spared to look, later on, after the survivors.

Unfortunately, in our time and with undue frequency, we hear the news of new religious persecutions, tribal violence or ethnic riots in the Third World. Western embassies advise their fellow citizens to move over from these areas and repatriate their personnel. The only ones who remain are the missionary and volunteer organizations, who feel they would betray “their own faithful” should they desert them in those moments of trouble.

«O Jerusalem, Jerusalem, you slay the prophets and stone your apostles! How often have I tried to bring together your children, as a bird gathers her young under her wings, but you refused! Look, your house is left to you desolate» (Lk 34:35). This lamentation of the Lord has very especial and sad connotations for us Christians of the 21st century, due to the bloody conflict between Palestinians and Jews. This area of the Near East is for us, the Holy Land, the land of Jesus and Mary. And the clamor for the peace everywhere has to be more intense and sincere for the restoration of peace between Israel and Palestine.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0