Publié le 9 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 6,39-42): 

 

Il leur dit encore en paraboles: «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère: ‘Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Esprit faux! enlève d'abord la poutre de ton oeil; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

 

L’Application

 

Il ne s'agit pas de guider ou d'accompagner quelqu'un, ni de corriger un frère ou une sœur, mais il s'agit de notre aveuglement volontaire, de l'ignorance de nous-mêmes. Puisque Dieu habite en nous, la connaissance de soi est un impératif, afin d'établir une relation interpersonnelle avec Dieu. Un regard sur notre intériorité, l'intériorité avec l'âme pure et notre conscience que Dieu a installée en nous, peut facilement guérir notre extériorité, les fruits de notre intériorité.  

Paul a bien reconnu ses erreurs passées, dans cette intériorité qui a été contaminée par les enseignements des hommes, qui vont produire des actes contre Dieu. Il a connu un Dieu de loi, et non un Dieu d'amour et de pardon. Comme sa recherche était sincère, et son engagement positif avec une fidélité à la loi de Moïse, Dieu a voulu le rencontrer et cette rencontre l'a transformé. Il reconnaîtra toujours son passé avec fierté, car il a été fidèle à tout ce qu'il a appris. Nous devons apprendre de Paul à nous pardonner généreusement nos actions passées. Dieu continue à nous pardonner nos actions passées, à condition que nous nous convertissions et que nous croyions en lui. 

Jésus nous invite à commencer une nouvelle vie, une vie avec Lui, en Lui, par Lui et pour Lui. Nous connaissons déjà ce Dieu d'amour, qui nous demande de nous aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés. Très souvent, nous ne sommes pas fidèles à tout ce que nous avons appris du Seigneur. Soyons sincères et fidèles.

 

«Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, les paroles de l'Évangile nous font réfléchir à l'importance de l'exemple et du témoignage d'une vie exemplaire. Selon le dicton populaire, «Frère exemple est le meilleur prédicateur». Un autre affirme qu'«un bon exemple vaut mieux que cent discours». N'oublions pas que, dans le christianisme, tous –sans exceptions– nous sommes des guides, puisque le Baptême nous confère une participation du sacerdoce (médiation salvifique) du Christ. Nous avons tous reçus le sacerdoce baptismal; or, tout sacerdoce inclut aussi, en plus des missions de sanctifier et d'enseigner les autres, le munus –la fonction– de régir ou de diriger.

Oui, que nous le voulions ou non, nous avons, par notre conduite, la possibilité de devenir un modèle stimulant pour ceux qui nous entourent. Songeons, par exemple, à l'ascendant des parents sur leurs enfants, des professeurs sur leurs élèves, des autorités sur les citoyens, etc. Le chrétien doit avoir une conscience particulièrement vive de tout cela. Mais… «un aveugle peut-il guider un autre aveugle?» (Lc 6,39).

Pour nous, chrétiens, ce que disaient de Jésus les juifs et les premières générations de chrétiens doit nous interpeller: «Il a tout bien fait» (Mc 7,37); «Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement» (Ac 1,1).

Tâchons de traduire en œuvres ce que nous croyons et professons en paroles. Alors qu'il était encore le Cardinal Ratzinger, le Pape Benoît XVI affirmait que «le plus grand danger ce sont les chrétiens adaptés», ces personnes qui se disent catholiques mais qui, en pratique, ne manifestent pas dans leur conduite le “radicalisme” de l'Évangile.

Être radicaux ne veut pas dire être fanatiques (la charité est patiente et tolérante) ni excessifs (car dans l'amour il est impossible d'exagérer). Comme Saint Jean-Paul II l'a dit, «le Seigneur crucifié est un témoignage indépassable d'amour patient et d'humble mansuétude»: Il n'était ni fanatique ni excessif. Mais Il était radical, au point qu'Il nous fait dire avec le centurion témoin de sa mort: «Vraiment, cet homme était un juste» (Lc 23,47).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 8 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 6,27-38): 

 

Jesus said to his disciples, «But I say to you who hear me: Love your enemies, do good to those who hate you. Bless those who curse you and pray for those who treat you badly. To the one who strikes you on the cheek, turn the other cheek; from the one who takes your coat, do not keep back your shirt. Give to the one who asks and if anyone has taken something from you, do not demand it back. Do to others as you would have others do to you. If you love only those who love you, what kind of graciousness is yours? Even sinners love those who love them. If you do favors to those who are good to you, what kind of graciousness is yours? Even sinners do the same. If you lend only when you expect to receive, what kind of graciousness is yours? For sinners also lend to sinners, expecting to receive something in return. But love your enemies and do good to them, and lend when there is nothing to expect in return. Then will your reward be great and you will be sons and daughters of the Most High. For He is kind towards the ungrateful and the wicked.

»Be merciful, just as your Father is merciful. Don't be a judge of others and you will not be judged; do not condemn and you will not be condemned; forgive and you will be forgiven; give and it will be given to you, and you will receive in your sack good measure, pressed down, full and running over. For the measure you give will be the measure you receive back».

 

The Application

 

 

In baptism we become children of God, in Christ, heirs through his death and resurrection. It is in Christ that the Christian life is founded, a life filled with love and forgiveness. Therefore, we must put our life on a par with Christ's, and look at it with divine eyes.  Am I right before THE divine, a person filled with love? Am I merciful, as our Father is merciful?

 

That is why we must never compare ourselves with others, including the saints, for they themselves point us to Christ, like the Mother of Jesus. In her school of motherhood, we can easily learn to forgive ourselves, even those who still crucify Christ in us. We must never forget to look at and imitate Mary at the foot of the Cross, who reflects in a perfect way the look of Christ, who prayed for his enemies.

 

Since it is Christ who lives in us, we must dress in his Baptismal garments, which he celebrated on the Cross and invited his Apostles to drink this cup. With Christ on the Cross, a life totally configured to Christ, all wounds, unjust accusations, slanders, wickedness and lies against us, will become like a divine blessing, because the Cross will lead us to the resurrection.

 

Action of the day: Be merciful.

«Be merciful, just as your Father is merciful»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel of the Lord is asking us twice to love our enemies. And, immediately afterwards, it gives three positive instances of this commandment: do good to those who hate you, bless those who curse you, pray for those who offend you. It is a commandment that looks difficult to abide by: how can we love those who do not love us? What is more, how can we love those we know for sure hate us? To love like that is a gift from God, but we must be open to it. After all, loving our enemies seems to be the wisest thing to do from a human point of view: our enemy will feel unarmed; and to love him may be the definite condition for him to refrain from being our enemy any more. In line with the above, Jesus goes on saying: «To the one who strikes you on the cheek, turn the other cheek» (Lk 6:29). This could be interpreted as an excessive mansuetude. But, what did Jesus do when He was struck in the face in his Passion? He certainly did not struck back, but with so great a firmness, full of charity, that must have surprised that irate servant, He replied: «If I said something wrong, testify as to what is wrong. But if I spoke the truth, why did you strike me?» (Jn 18:22-23).

All religions have a golden maxim: «Do not do unto others what you would not want others to do unto you». Jesus, however, is the only one to formulate it positively: «Do to others as you would have others do to you» (Lk 6:31). This golden rule is the basis for all morals. Commenting on this little verse, St. John Chrysostom says: «There is even more, for Jesus did not only say: ‘wish good to others’, but ‘do good to others’»; this is why, the golden maxim proposed by Jesus cannot just remain as wishful thinking, but it must be translated into deeds.

 

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Publié le 8 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 6,27-38): 

 

«Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.

»Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

L’Application

 

Par le baptême, nous devenons enfants de Dieu, en Christ, héritiers par sa mort et sa résurrection. C'est en Christ que se fonde la vie chrétienne, une vie remplie d'amour et de pardon. Nous devons donc mettre notre vie au même niveau que celle du Christ, et la regarder avec des yeux divins.  Suis-je juste devant LE divin, une personne remplie d'amour ? Suis-je miséricordieux, comme notre Père est miséricordieux ?

C'est pourquoi nous ne devons jamais nous comparer aux autres, y compris aux saints, car ils nous indiquent eux-mêmes le Christ, comme la Mère de Jésus. À son école de la maternité, nous pouvons facilement apprendre à nous pardonner, même à ceux qui crucifient encore le Christ en nous. Nous ne devons jamais oublier de regarder et d'imiter Marie au pied de la Croix, qui reflète de manière parfaite le regard du Christ, qui a prié pour ses ennemis.

Puisque c'est le Christ qui vit en nous, nous devons revêtir les habits de son baptême, qu'il a célébré sur la Croix et a invité ses Apôtres à boire cette coupe. Avec le Christ sur la Croix, une vie totalement configurée au Christ, toutes les blessures, les accusations injustes, les calomnies, la méchanceté et les mensonges contre nous, deviendront comme une bénédiction divine, car la Croix nous conduira à la résurrection.

«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, dans l'Évangile, par deux fois le Seigneur nous dit d’aimer nos ennemis. Et, tout de suite, Il nous précise trois fois comment: faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. C'est une besogne qui semble difficile à accomplir: comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aiment pas? Pire encore, comment pouvons-nous aimer ceux qui nous maudissent? Aimer de cette façon est un don de Dieu, mais il faut que nous soyons toujours ouverts à Lui. D'ailleurs, et humainement parlant, le plus sage est d'aimer nos ennemis: l'ennemi aimé se verra apaisé; l'aimer peut être la condition pour qu'il cesse d'être notre ennemi.

Et Jésus continue à dire: «À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre» (Lc 6,29). Il pourrait sembler un excès de soumission. Mais, qu'est ce que Jésus fit lorsqu'un des gardes lui donna une gifle lors de sa Passion? Certainement, il n'a pas contré. Au contraire, Il lui répliqua si fermement, plein de charité, qu'Il a fait réfléchir à ce garde tellement exaspéré: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,22-23).

Dans tous les religions il y a une règle d'or: «Ne fais pas aux autres ce qui tu n'aimerais pas qu'on te fasse». Cependant, Jésus est le seul à la formuler en positive: «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux» (Lc 6,31). Cette règle d'or est le fondement de la morale. Saint Jean Chrysostome, en commentant ce strophe, nous enseigne: «mais il y a en plus, car Jésus n'a pas dit seulement: ‘souhaitez-vous du bien les uns aux autres’, mais aussi ‘faites le bien aux autres’»; c'est pour cela qu'il ne faut pas que la règle d'or proposé par Jésus reste un simple souhait, mais il nous faut la transformer en faits tangibles.

 

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Publié le 7 Septembre 2021

Gospel text

(Mt 1,1-16.18-23): 

 

Now this is how the birth of Jesus Christ came about. When his mother Mary was betrothed to Joseph, but before they lived together, she was found with child through the Holy Spirit. Joseph her husband, since he was a righteous man, yet unwilling to expose her to shame, decided to divorce her quietly. Such was his intention when, behold, the angel of the Lord appeared to him in a dream and said, “Joseph, son of David, do not be afraid to take Mary your wife into your home. For it is through the Holy Spirit that this child has been conceived in her. She will bear a son and you are to name him Jesus, because he will save his people from their sins.” All this took place to fulfill what the Lord had said through the prophet: Behold, the virgin shall be with child and bear a son, and they shall name him Emmanuel, which means “God is with us.”

 

The Application

 

This is your mother. And she will always be our mother who continues to accompany us, in these days through her Marian apparitions, where she invites us to listen to her son. The story of the incarnation reveals not only how God prepared the way for his Son, but particularly how God accompanied the chosen and consecrated individuals, including Joseph.

 

God needs all of us, with our limitations certainly, even today, so that the saving mission that His Son initiated in Him, continues, is completed and the world is saved. Even if we do not have a biblical account of Mary's nativity, we do have the tradition that helps us to understand the divine wonders in her.

 

Today's Gospel tells us, "All this happened so that the word of the Lord spoken by the prophet might be fulfilled: 'Behold, the Virgin shall conceive and bear a son, to whom shall be given the name Emmanuel, which is translated "God-with-us". The imitation of her Son, Jesus Christ, even if it is difficult in human terms and perfect for our salvation, the imitation of Mary, is a perfect path to the imitation of her Son. In her we can easily reach her Son.

 

In all Marian feasts, the Church celebrates her victory, the victory of humanity, the victory of saved man.  Each and every one of us is called to discover in Mary how we can accomplish the divine mission, in our poverty, humility, docility to the Word of God and most importantly, in our fidelity and contemplation. God trusted in her and He continues to trust in us. Let us dare, like her, as sons and daughters of Mary, to say always YES to the Lord.

 

Action of the day: Believe that God is active in you.

 

«Behold, the virgin shall be with child and bear a son, and they shall name him Emmanuel»

 

+ Fr. Agustí ALTISENT i Altisent Monk of Santa Maria de Poblet

(Tarragona, Spain)

 

Today, Jesus' genealogy, the Savior that had to come and be born of Mary, shows us how the work of God is interwoven into human history, and how God acts in the secret and silence of every single day. At the same time, we can see his reliability to accomplish his promises. Even Ruth and Rahab (cf. Mt 1:5), foreigners, converted to the faith of the only God, were our Savior's ancestors.

The Holy Spirit, that mysteriously had to incarnate the Son in Mary, entered, therefore, into our history a long time before, and traced a path leading to the Virgin Mary of Nazareth and, through her, to her Son Jesus. “Behold, the virgin shall be with child and bear a son, and they shall name him Emmanuel” (Mt 1:23). How spiritually delicate Mary's entrails, her heart and her will, must have been, to engage the attention of the Father and make her become the mother of “God-with-mankind”; He, who had to bring the supernatural light and grace for the redemption of all of us. In this work, everything brings us to contemplate, admire and worship, through prayer, the greatness, the generosity and the simplicity of the divine action that will extol and rescue our human lineage through our Lord’s personal involvement.

Further away, in Today's Gospel, we see how Mary was advised she would conceive God, the Savior of his People. And let us realize that this girl, virgin and Jesus' mother, had to be also our mother. The special election of Mary, “Most blessed are you among women, and blessed is the fruit of your womb” (Lk 1:42), makes us admire God's tenderness in his way of proceeding; because He did not redeem us —so to speak— “by remote control”, but by closely binding himself with our family and our history. Who could ever imagine God to be so great and so acquiescent as to so intimately bind Himself to us?

 

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Publié le 7 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 1,1-16.18-23): 

 

Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète: Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit: "Dieu-avec-nous".

 

L’Application

 

'Voici ta Mère.' Et elle sera toujours notre mère qui continue à nous accompagner, en ces jours à travers ses apparitions mariales, où elle nous invite à écouter son fils. L'histoire de l'incarnation révèle non seulement comment Dieu a préparé le chemin pour son Fils, mais surtout comment Dieu a accompagné les personnes choisies et consacrées, dont Joseph.

Dieu a besoin de nous tous, avec nos limites certes, aujourd'hui encore, pour que la mission salvatrice que son Fils a initiée en Lui, se poursuive, s'achève et que le monde soit sauvé. Même si nous n'avons pas de récit biblique de la nativité de Marie, nous avons la tradition qui nous aide à comprendre les merveilles divines en elle.

L'Évangile d'aujourd'hui nous dit : "Tout cela est arrivé afin que s'accomplisse la parole du Seigneur prononcée par le prophète : "Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit par "Dieu-avec-nous". L'imitation de son Fils, Jésus-Christ, même si elle est difficile sur le plan humain et parfaite pour notre salut, l'imitation de Marie, qui est facile, un chemin parfait vers l'imitation de son Fils. En elle, nous pouvons facilement atteindre son Fils.

Dans toutes les fêtes mariales, l'Église célèbre sa victoire, la victoire de l'humanité, la victoire de l'homme sauvé.  Chacun de nous est appelé à découvrir en Marie comment nous pouvons accomplir la mission divine, dans notre pauvreté, notre humilité, notre docilité à la Parole de Dieu et surtout, dans notre fidélité et notre contemplation. Dieu a eu confiance en elle et il continue à avoir confiance en nous. Osons, à l'image de Marie, comme fils et filles de Marie, dire toujours OUI au Seigneur.

 

«La Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel»

 

+ Abbé Agustí ALTISENT i Altisent

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'arbre généalogique de Jésus, le Sauveur qui devait être mis au monde par Marie, nous illustre comment l'œuvre de Dieu est entrelacée avec l'histoire de l'humanité, et comment Dieu agit dans le secret et dans le silence de chaque jour. En même temps nous constatons qu'Il est formel dans l'accomplissement de ses promesses. Même Ruth et Rahab (cf. Mt 1,5) étrangères converties à la foi du Dieu unique (et Rahab était une prostituée!) sont des ancêtres du Seigneur.

Le Saint Esprit, qui devait accomplir en Marie l'Incarnation du Fils, a pénétré dans notre histoire depuis bien loin, depuis très tôt, et Il a tracé la route qui mène à Marie de Nazareth, et grâce à Elle à son Fils Jésus. «Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel» (Mt 1,23). Comme les entrailles, le cœur et la volonté de Marie devaient être spirituellement délicates pour attirer l'attention du Père et la choisir comme Mère de Dieu-avec-les-hommes, Lui qui devait porter la lumière et la grâce surnaturelles pour le salut de tous. Tout dans cette œuvre nous amène à contempler, admirer et adorer dans l'oraison, la grandeur, la générosité et la simplicité de l'action divine, qui exalte et rachètera notre souche humaine en s'impliquant Lui-même de manière personnelle.

Plus loin dans l'Évangile de ce jour, nous voyons comment fut envoyé à Marie le message qu'elle porterait le Sauveur du Monde. Et pensons que cette femme, vierge et mère de Jésus, serait en même temps notre mère. Ce choix spécial de Marie —«Bénie entre toutes les femmes» (Lc 1,42) fait que nous soyons dans l'admiration de cette tendresse du Seigneur envers nous dans sa façon de procéder car Il ne nous a pas sauvé “à distance” mais en traçant un lien très personnel avec notre famille humaine et notre histoire. Qui aurait imaginé que Dieu pourrait être si grand et en même temps si condescendant en se rapprochant intimement de nous?

 

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Publié le 6 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 6,12-19): 

 

Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God. When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles: Simon, whom He named Peter, and his brother Andrew, James and John; Philip and Bartholomew; Matthew and Thomas; James son of Alpheus and Simon called the Zealot; Judas son of James, and Judas Iscariot, who would be the traitor.

Coming down the hill with them, Jesus stood on a level place. Many of his disciples were there and a large crowd of people who had come from all parts of Judea and Jerusalem and from the coastal cities of Tyre and Sidon. They gathered to hear him and be healed of their diseases; likewise people troubled by evil spirits were healed. The entire crowd tried to touch him because of the power that went out from him and healed them all.

 

The Application

 

Jesus knew that Judas will betray Him. Peter was neither the strongest disciple, nor with great leadership qualities.  Did the Lord make a mistake in his discernment by choosing Judas Iscariot as one of his disciples and Peter as the head of His church?  Yet we know that this discernment is made in prayer and contemplation, totally inspired by the Holy Spirit, fully accompanied by his Father. Personally I am convinced that there is deep message for you and me. In this choice of disciples, as I look it here, I find that there is a consolation and a warning sign to us all.

 

A consolation because conversion is possible at any time, if we desire it. Each and every one of us, with our limits can participate perfectly in the divine mission. A warning, because the proximity, the divine knowledge does not guarantee us salvation. Each of us is personally invited to respond to this divine call, through our own positive commitment to the fulfilment of God's will.

 

Today's readings invite us to discern everything before God, according to the teaching we have received from the Lord. Society brings us a teaching, with rules and prohibitions. The Lord brings us a teaching filled with love and mercy, a call to holiness, conditioned by the love He expressed on the cross, for the remission of sin. Love one another as I have loved you.

 

It was in this love for His Father that He was in contemplation and prayer all night. It was in this same love that He chose from among His disciples and raised them up as Apostles. It was in this love for His Father that He taught and healed. So let us also go to the mountain in this prayer, that we may imitate him in a perfect and radical way, and that his Kingdom may come. Amen.  

 

Action of the day: Start everything in prayer

«Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God»

 

Fr. Lluc TORCAL

Poblet(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

 

Today, I would like to center our thoughts on the first words of this Gospel: «In those days, Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God» (Lk 6:12). Introductions as this one may go unnoticed in our daily reading of the Gospel, while —in fact— they are of the maximum importance. Today, Jesus, specifically and clearly tells us that the election of the twelve apostles —central decision for our Church's future life— was preceded by a full night in prayer alone, before God, his Father.

How was the Lord's prayer? What we can deduce from his life, it must have been a prayer full of confidence in the Father, of complete surrendering to his will —«for I seek not to please myself but him who sent me» (Jn 5:30)—, of clear union to God's work of salvation. Only through this profound, long and constant prayer —supported always by the action of the Holy Spirit that, at the moment of Jesus' Incarnation, had already fallen over him in his Baptism— could the Lord receive the necessary strength and light to go on with his mission of abiding by the Father to accomplish his work of salvation for mankind. The subsequent election of the Apostles —that as St. Cyril of Alexandria says, «the same Christ affirms having given them the same mission He received from the Father»—, shows us how the rising Church was the fruit of Jesus' prayer to the Father in the Holy Spirit and, therefore, the work of the Holy Trinity. «When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles» (Lk 6:13).

If only all our life as Christians —of disciples of God— could always be immersed in prayer and led by it.

 

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Publié le 6 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 6,12-19): 

 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

 

L’Application

 

Le Seigneur s'est-il trompé dans son discernement en choisissant Judas Iscariote comme l'un de ses disciples ?  Pourtant, nous savons que ce discernement se fait dans la prière et la contemplation, totalement inspiré par l'Esprit Saint, pleinement accompagné par son Père. Personnellement, je suis convaincu qu'il y a là un message profond pour vous et moi. Dans ce choix, tel que je le regarde ici, je trouve qu'il y a une consolation et un avertissement pour nous tous.

Une consolation, car la conversion est possible à tout moment, si nous le désirons. Un avertissement, parce que la proximité, la connaissance divine ne nous garantit pas le salut. Chacun de nous est personnellement invité à répondre à cet appel divin, par son propre engagement positif en faveur de l'accomplissement de la volonté de Dieu.

Les lectures d'aujourd'hui nous invitent à tout discerner devant Dieu, selon l'enseignement que nous avons reçu du Seigneur. La société nous apporte un enseignement, avec des règles et des interdictions. Le Seigneur nous apporte un enseignement rempli d'amour et de miséricorde, un appel à la sainteté, conditionné par l'amour qu'il a exprimé sur la croix, pour la rémission des péchés. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

C'est dans cet amour pour son Père qu'il est resté en contemplation et en prière toute la nuit. C'est dans ce même amour qu'Il a choisi parmi ses disciples et les a élevés comme Apôtres. C'est dans cet amour pour son Père qu'il a enseigné et guéri. Alors, allons nous aussi sur la montagne dans cette prière, afin de l'imiter de manière parfaite et radicale, et que son Règne vienne. Amen.  

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

 

Abbé Lluc TORCAL

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 6,6-11): 

 

On another Sabbath Jesus entered the synagogue and began teaching. There was a man with a paralyzed right hand and the teachers of the Law and the Pharisees watched him: Would Jesus heal the man on the Sabbath? If He did, they could accuse him. But Jesus knew their thoughts and said to the man, «Get up and stand in the middle». Then he spoke to them, «I want to ask you: what is allowed by the Law on the Sabbath, to do good or to do harm, to save life or destroy it?». And Jesus looked around at them all. Then He said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was restored, becoming as whole as the other. But they were furious and began to discuss with one another how they could deal with Jesus.

 

The Application

 

It is very sad to end a day of divine glory in a furious and sad manner, as it has happened to these teachers of the Law and the Pharisees. It all happens by the way they look at the events and the reasons that they attach to these events, which are very often conditioned by human way of looking, observing and judging.

 

Once we learn to look everything divinely, try to identify how God works in these events, and search in every moment of life, what He demands from me, and the fruit of this way of looking and discerning process, will certainly end in an agreeable way before God and will accord us an inner peace that we search daily. Since this process of discernment, the way of looking at people and events is very much personal, spiritual and flow from our inner-self, it is very important that we actively engage to purify our interiority, our inner consciousness, the soul that motivates everything.

 

Thus, for Jesus, it is not a question of doing good or evil, but a question of the divine will, the glory of his Father and a question of 'now or later'. Jesus, not wanting to be conditioned by the human way of looking at events, a gaze full of wickedness, makes us learn to discern, all before the divine will. If God agrees with me, if my action pleases God, everything is good and desirable.

 

It is important for us to cooperate with Jesus, and to know how to stand up when we hear his call, “Get up…….and stretch out your hand.” His call, when answered positively, not only makes us grow, but also through us, it makes the whole world grow, especially the people around us. That is why our YES, like Mary's, is so important to God.

 

Like those scribes and Pharisees who observed the Lord, by his actions and words, a purely human, external and so limited observance, Jesus sees them in their inner selves, their evil thoughts which are contaminated by their own perversities. Unfortunately, we are surrounded by these hypocritical people and fortunately by God's grace and guidance we are called to identify them who wear an outwardly pure garment with words that are sweet and pleasant to hear.

 

Like Jesus, we must invite them to be converted, not judge them. We must learn from Jesus in the face of such failure, to ignore them and continue to do the divine will, the precious mission that God has entrusted to us at our baptism; the glory of God and the salvation of the world, as Father Claret tells us. A heart filled with love will depart in peace. A heart filled with wickedness, on the other hand, will depart in fury and desolation.

 

Action of the day: Learn to look everything with an eye of God.

«Get up and stand in the middle (...). Stretch out your hand»

 

Fr. Julio César RAMOS González SDB

(Mendoza, Argentina)

 

Today, Jesus provides us with an example of the freedom, which we speak so much about. But, contrary to what most claim or consider as “freedom”, Jesus' freedom, is totally associated and adhered to the Father's actions. He will say: «I tell you the truth, the Son can do nothing by himself; He can do only what he sees his Father doing, because whatever the Father does the Son also does» (Jn 5:19). And the Father only does and acts out of love.

Love cannot be imposed but forces us to act, pulls us together and largely reverts to life. Jesus' command: «Get up and stand in the middle» (Lk 6:8) has the vivifying strength of he who loves and responds to the Word. And, the last part of his order: «Stretch out your hand» (Lk 6:10), that concludes the miracle, definitely restores life and strength to what was powerless and dead. “To save” is to draw from death, and this same word translates as “healing”. By healing, Jesus is saving whatever that poor ailing man had dead, and this is a clear sign of God's fatherly love for his creatures. Thus, in the new creation, where the Son does only what He sees his Father doing, the new law that will prevail will be the law of the acting love rather than that of a “dormant” relaxation, including doing good to the brother in need.

Therefore, a conjugated freedom and love is the key for today. Freedom and love conjugated Jesus' way. Today, what St. Augustine used to say: «love and do as you please», is perfectly valid to learn to totally identify ourselves with Christ our Saviour.

 

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Publié le 5 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 6,6-11): 

 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

 

L’Application

 

Pour Jésus, il ne s'agit pas de faire le bien ou le mal, mais il s'agit de la volonté divine, de la gloire de son Père et d'une question de " maintenant ou plus tard ". Jésus, ne voulant pas être conditionné par le regard humain, un regard plein de méchanceté, nous fait apprendre à discerner, tout cela devant le regard divin. Si Dieu est d'accord avec moi, si mon action plaît à Dieu, tout est bon et souhaitable.

Il est important que nous coopérions avec Jésus, et que nous sachions nous lever lorsque nous entendons son appel. Son appel, lorsqu'on y répond positivement, non seulement nous fait grandir, mais aussi à travers nous, il fait grandir le monde entier, surtout les personnes qui nous entourent. C'est pourquoi notre OUI, comme celui de Marie, est si important pour Dieu.

Comme ces scribes et ces pharisiens qui observaient le Seigneur, par ses actes et ses paroles, une observation purement humaine, extérieure et si limitée, Jésus les voit dans leur for intérieur, dans leurs pensées mauvaises et contaminées par leurs propres perversités. Malheureusement, nous sommes entourés de ces hypocrites et heureusement, par la grâce et la direction de Dieu, nous sommes appelés à identifier ceux qui portent un vêtement extérieurement pur avec des mots doux et agréables à entendre.

Comme Jésus, nous devons les inviter à se convertir, et non les juger. Nous devons apprendre de Jésus, face à un tel échec, à les ignorer et à continuer à faire la volonté divine, la précieuse mission que Dieu nous a confiée à notre baptême : la gloire de Dieu et le salut du monde, comme nous le dit le Père Claret. Un cœur rempli d'amour s'en ira en paix. Un cœur rempli de méchanceté, par contre, s'en ira dans la fureur et la désolation.

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

 

Abbé Julio César RAMOS González SDB

(Mendoza, Argentine)

 

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour.

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide.

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

 

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Publié le 5 Septembre 2021

The readings of the day invite us to discover the divine work, especially in a pagan terrain where Jesus opens his ears and makes his Word heard. An exceptional event is produced by a community commitment that has recognised in Jesus, the Saviour, the Envoy of the Father, like many other pagans contemporaries of Jesus.  Certainly, the people of his country could not recognise his presence, as a divine presence.  Today, the presence of Jesus in this land has moved everyone to make the most of a great teacher.  This recognition of his presence by a community makes all burst into joy which requires a resemblance of all, with an open and welcoming approach. It is in this gathering and openness that Jesus chose to act, so that through this man the whole world would discover the divine power, the universal salvation, a God who comes to us, to save all. 

He will not take the whole world. He will take him alone, apart from the crowd, with a particular attention that is nevertheless palpable and visible to all. By this gesture, he makes us discover how God restores a divine closeness, totally unknown in this world.  He looks at him with a look full of tenderness and compassion. In this look, he is not alone. He will associate himself with his Father and the Holy Spirit. He will repeat the same gesture of his Father, "He breathed and said to him. The Word becomes a flesh. Let man hear the Word and proclaim it. A gesture that the Church imitates perfectly and rightly in baptism, "Effata, open up.

Jesus invites us with this man to listen to the Word of God, open our hearts and to proclaim it to the whole world. Go to the whole world and proclaim the Good News and baptise them in the name of the Father and the Son and the Holy Spirit. We are going to announce not only our experience and the feelings, rather the PERSON, Jesus, God Man. In Jesus we recognise, like Mary, the wonders done by our God. He comes to visit us in Jesus.

Today we are invited to imitate Jesus, our Master, in welcoming, in closeness and in service. Like Jesus, we must turn our heads towards heaven, invoking the Holy Spirit, so that our words and actions are life-giving words, words that open our ears and make us hear the truth. Very often our words are not right before God, very far from the truth. In Jesus God Himself comes to remove the evil, the injustice in our society. In this way, He will accomplish the will of the Father.

Let us open our ears to hear the good words, that the Word of God may enter into the depths of our being and purify our conscience. Let us open our mouths, so that this Word of life may come out of our mouths and save the people of God. God needs us, so that the promise made to Abraham may be fulfilled in us. Let us praise the Lord while we live, Amen.

 

 

 

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