Publié le 9 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10): 

 

«Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

L’Application

 

Les paraboles nous révèlent une des qualités divines et nous apprennent à cultiver une qualité qui nous aidera à tisser une relation personnelle avec ce Dieu qui nous aime. La parabole d'aujourd'hui nous dit que nous sommes les serviteurs de Dieu, et elle nous invite à être fidèles à notre Maître.

Cette fidélité à notre Maître n'est possible que par notre service aux personnes qu'Il aime. Plus nous nous mettrons au service des gens, parce qu'ils sont les bien-aimés du Père, plus nous reconnaîtrons à travers ce service son amour pour nous. Même si le service nous aide à découvrir l'amour divin, nous devons reconnaître que ce n'est pas le service qui est la causalité de la grâce divine. La grâce est toujours un don gratuit que Dieu nous fait et nous ne pouvons jamais la mériter. 

Au contraire, la grâce que nous avons reçue nous pousse vers ce service qui est une réponse à cet amour divin. Nous ne donnons pas pour recevoir, nous donnons parce que nous avons reçu la grâce. Le service n'est-il pas un moyen que Dieu nous a accordé afin que nous puissions exprimer notre amour pour le Seigneur ? Cette expression de notre amour peut-elle être une charge ou un fardeau pour nous ? N'est-ce pas une joie pour nous de servir le Seigneur ? 

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

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Publié le 8 Novembre 2020

Gospel text

(Jn 2,13-22): 

 

As the Passover of the Jews was at hand, Jesus went up to Jerusalem. In the Temple court He found merchants selling oxen, sheep and doves, and money-changers seated at their tables. Making a whip of cords, He drove them all out of the Temple court, together with the oxen and sheep. He knocked over the tables of the money-changers, scattering the coins, and ordered the people selling doves, «Take all this away and stop turning my Father's house into a marketplace!». His disciples recalled the words of Scripture: ‘Zeal for your House devours me as a fire’.

The Jews then questioned Jesus, «Where are the miraculous signs which give you the right to do this?». And Jesus said, «Destroy this temple and in three days I will raise it up». The Jews then replied, «The building of this temple has already taken forty-six years, and you will raise it up in three days?». Actually, Jesus was referring to the temple of his body. Only when He had risen from the dead, did his disciples remember these words; then they believed both the Scripture and the words Jesus had spoken.

 

The Application

 

Without entering into the thological or messanic interpretation of the gosepl, i would like to look at this Gospel as a call to purify my heart, the house of the Lord. This is a holy place, where God resides. The more we become aware of God’s presence in our heart, the better will be our awareness of the ncessacity of keeping our hearts pure, so that it may become a dignified place for God to stay.

 

Jesus is here to purify our heart and we have to listen to Jesus and the reminders that He gives to us. If God has chosen to resides in our hearts, it’s because, by the very divine presence He wishes to purify us and make us a digified person to welcome God’s grace.

 

The chruches that we build today or that were built early are the visible signes of divine presence in the heart of the humanity. It’s sad to see that many of our old chruches in Europ are empty. At the same time, we should never forget that they are the reminders of our past histroy, where our elders have given their blood to built them, for their expression of Faith.

 

Action of the day : Be a person who carries the divine presence to the world.

«Destroy this temple and in three days I will raise it up»

Fr. Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, in this universal festivity of the Church we remember that, even though no building in this world is big enough to contain God's immensity, since very long, long time ago, human beings have felt the need to reserve certain locations for their personal and collective meetings with God. At the beginning, the gathering places for Christians were their private homes, where communities congregated for prayer and the breaking of the Eucharistic Bread. The gathered community was —and still is today— God's Holy Temple. As time went by, these communities have been building edifices devoted to their liturgical celebrations, Word predication and prayer. And this is how, Christianism, from its initial persecutions and abuse to its final religious freedom in the Roman Empire, started to build its great basilicas. Of which, the most important one, is St. John Lateran, Rome's cathedral.

St. John Lateran is the symbol of the unity of all the Churches in the world with the Roman Church, and this is why this basilica proudly displays in its main portico the title of Mother and head of all the churches in the city and in the world (Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput). It is even more important than St. Peter's Basilica in the Vatican, the latter not being actually a cathedral, but a shrine built over St. Peter's sepulcher and the Pope's present residence, who, as Bishop of Rome, has in the Lateran Basilica, his Cathedral.

Yet, we should never lose sight of the fact that the true meeting point between man and God, his actual temple, is Jesus Christ. This is why, He was empowered to tidy up his Father's home and to say these words: «Destroy this temple and in three days I will raise it up» (Jn 2:19). Thanks to the sacrifice of his life for us, Jesus Christ has made out of believers God's living temple. This is why, the Christian message reminds us that all human beings are a sacred reality, where God dwells, and that it cannot be profaned by using it as material means.

 

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Publié le 8 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

L’Application

 

Jésus nous invite à détruire les temples que nous construisons dans notre cœur, où Dieu ne peut pas y demeurer. Puisque le Temple est une demeure de Dieu, et puisque notre cœur est une demeure de Dieu, nous devons le purifier continuellement, pour que notre cœur soit une demeure digne de Dieu.

 

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

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Publié le 7 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 16,9-15): 

 

Jesus said to his disciples, «And so I tell you: use filthy money to make friends for yourselves, so that when it fails, these people may welcome you into the eternal homes. Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones. So if you have not been trustworthy in handling filthy money, who could entrust you with true wealth? And if you have not been trustworthy with things which are not really yours, who will give you the wealth which is your own? No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt. You cannot give yourself both to God and to Money».

The Pharisees, who loved money, heard all this and sneered at Jesus. He said to them, «You do your best to be considered righteous by people. But God knows the heart, and what rises high among humans is loathed by God».

 

The Application

 

How to live this gospel today ? I would like to invite you all to look this gospel as par your own needs.

 

  • The creation in its totality gives glory to God by its very nature. Thus for God everything in this world is holy and good. Faithfulness in small thins (material) in this earth  is the way to the greatness that God promises.
  • Thus as Fr.Claret says, use all means possible to announce God’s love and compassion. In poverty and richness, we can serve God. However Jesus assures us that we can either be rich or poor, and can’t be both at the same time. There is a need to discern in every moment of life.
  • Our value system is not conditioned by an external force, but our faith which is very much intern, our personal love for God. Our trust is in God and God alone. The rest are secondary.
  • Jesus once again affirms that the act has lesser value than BEING. God sees what is inside and what is visible to the world is very little, like an ice berge in the ocean. As children of God, we are called to discover what is invisible, in the visible elements of life.

 

Action of the day : Be a faithful sevant of God.

«Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones»

 

Fr. Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Spain)

 

Today, Jesus speaks again with authority: He uses the «so I tell you», that has a particular force, as if dealing with a new doctrine. «God wants everyone to be saved and to come to keep knowledge of the truth» (cf. 1Tim 2:4). God wants us saints and today He points out necessary traits which will help us to reach holiness and have the “true goods”: faithfulness to small things, authenticity and never to forget God knows our hearts.

Faithfulness to small things falls within our reach. Our days are usually formed by what we call as “very normal things”: the same job, the same people, some pious practices, our family... And it is in these ordinary realities where we must fulfill ourselves as persons and grow in holiness. «Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones» (Lk 16:10). We must do all things well, with upright intention and a sincere desire to please God, our Father; when we do if for love, it has a greater value and prepare us for the “true goods”. How well did St. Josemaria express it!: «Have you seen how that imposing building was built? One brick upon another. Thousands. But, one by one. And bags of cement, one by one. And blocks of stone, each of them insignificant compared with the massive whole. And beams of steel. And men working, the same hours, day after day... Have you seen how that imposing building was built?... By dint of little things!».

It can help us to have the right intention to carefully make, every evening, our examination of conscience without ever forgetting that God sees everything, even the most hidden thoughts, just as we learnt with our catechism, and that the important thing is to please always our Father God, whom we have to serve with love, bearing well in mind that «No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt» (Lk 16:13). Don't never forget: «Only God is God» (Benedict XVI).

 

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Publié le 6 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 16,9-15): 

 

«Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent».

Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet. Il leur dit alors: «Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu».

«Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande»

 

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus parle de nouveau avec autorité: il use d'un «Je vous le dis» qui a une force particulière, celle d'une doctrine nouvelle. «Dieu veut que tous les hommes se sauvent et parviennent à la connaissance de la vérité» (cf. 1Tm 2,4). Dieu nous veut saints et nous montre aujourd'hui quelques points nécessaires pour atteindre la sainteté et être en possession du "vrai": la fidélité dans les petites choses, l'authenticité et le fait de ne pas perdre de vue que Dieu connaît nos cœurs.

La fidélité dans les petites choses est à notre portée. Nos journées sont réglées selon ce que nous appelons "la normalité": le même travail, les mêmes personnes, des pratiques de piété, la même famille… C'est dans ces réalités ordinaires que nous devons nous réaliser comme personnes et croître en sainteté. «Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande» (Lc 16,10). Il faut tout bien faire, avec une intention droite, avec le désir de plaire à Dieu notre Père; faire les choses par amour a une grande valeur et nous prépare à recevoir "le vrai". Comme saint Josémaria l'exprimait bien! «As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -Une brique, puis l'autre. Des milliers. Mais une à une. -Et des sacs de ciment, un par un. Et des pierres de taille: peu, par rapport à l'ensemble. -Et des morceaux de fer. -Et de ouvriers qui travaillent, jour après jour, le même nombre d'heures… As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -À force de petites choses!».

Un bon examen de conscience chaque soir nous aidera à vivre avec droiture d'intention et à ne perdre jamais oublier que Dieu voit tout, même les pensées les plus cachées, ainsi que nous l'apprenons dans le catéchisme, et que l'important est de plaire en tout à Dieu, notre Père, que nous devons servir par amour, en tenant compte de ce que «aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second» (Lc 16,13). Ne jamais oublier: «Dieu seul est Dieu» (Benoît XVI).

 

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Publié le 5 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 16,1-8): 

At another time Jesus told his disciples, «There was a rich man whose steward was reported to him for fraudulent service. He summoned the steward and asked him: ‘What is this I hear about you? I want you to render an account of your service for it is about to be terminated’. The steward thought to himself: ‘What am I to do now? My master will surely dismiss me. I am not strong enough to do hard work, and I am ashamed to beg. I know what I will do: I must make sure that when I am dismissed, there will be some people to welcome me into their house’.

»So he called his master's debtors one by one. He asked the first who came: ‘How much do you owe my master?’. The reply was: ‘A hundred jars of oil’. The steward said: ‘Here is your bill. Sit down quickly and write there fifty’. To the second he put the same question: ‘How much do you owe?’. The answer was: ‘A thousand measures of wheat’. Then he said: ‘Take your bill and write eight hundred’.

»The master commended the dishonest steward for his astuteness. For the people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light».

 

The Application

 

We seek daily happiness and work hard to keep it within us. Today the Lord invites us to examine our life, so that we discover ourselves, the path we have chosen, so that this happiness remains in us.

 

He presents us with a man of the world who wisely seeks a solution after having been rejected by his master because of his unfaithfulness. At the last moment this manager was able to reconcile himself with his master's debtors so that he stands before them as a faithful friend.

 

We have to make a choice in our daily life. In front of whom we would like to be just and good? Paul tells us that the Risen Christ brought him this happiness and he chose Him as his Master. If we have a concern with our Master, we must quickly be reconciled with Him, not with the men of the world.

 

Action of the day : Be faithful and wise.

 

 

«The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light»

 

Mons. Salvador CRISTAU

Auxiliar Bishop of Terrassa (Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel proposes a question, which, at first sight, is rather extraordinary. St. Luke's text, indeed, says: «And the master commended the dishonest steward for his astuteness» (Lk 16:8).

It goes without saying we are not being told here to be deceitful in our relationship amongst ourselves, much less, with our Lord. It is not therefore a praise to which would simply be a dishonest steward. What Jesus actually manifests in this example is a grievance for the shrewdness in dealing with the matters of this world and the lack of true wit of the sons of light in building God's Kingdom: «The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light» (Lk 16:8).

All this, proves —once again!— that men's hearts still have the same limits and miseries they have ever had. We, now, may speak of traffic of influence, corruption, unjustified wealth, counterfeiting documents... More or less, just as in Jesus' days.

But this poses a double question: Do we actually believe we can deceive God with our appearance, while pretending to be good Christians? And, when speaking of shrewdness, we should also speak of personal interest. Are we really interested in God's Kingdom and in his justice? Is it the mediocrity of our response as sons of light so frequent? Jesus also said «For where your treasure is, there your heart will also be» (Mt 6:21).

Which is for us our life's treasure? We should rather examine our desires so that we may find out where do we keep our treasure... St. Augustine tells us: «Your continuous yearning is your continuous voice. If you stop loving, your yearning will be silent».

Maybe today, before our Lord, we have to ponder which our guile, as sons of light, should be, that is, the sincerity of our relationship with God and our brothers. «Life is truly always a choice: between honesty and dishonesty, between fidelity and infidelity, between good and evil (…). Ultimately, Jesus says, it is necessary to make a fundamental decision» (Benedict XVI).

 

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Publié le 5 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 16,1-8): 

 

Jésus disait encore à ses disciples: «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit: ‘Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires’. Le gérant pensa: ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance? Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir’.

»Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier: ‘Combien dois-tu à mon maître?’. ‘Cent barils d'huile’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu; vite, assieds-toi et écris cinquante’. Puis il demanda à un autre: ‘Et toi, combien dois-tu?’. ‘Cent sacs de blé’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu, écris quatre-vingts’.

»Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière».

 

L’Application

 

Nous cherchons le bonheur quotidien et nous travaillons durement pour que ce bonheur demeure en nous. Aujourd’hui le Seigneur nous invite à faire une relecture de la vie, pour que nous découvrions nous-même, le chemin que nous avons choisi, pourvue ce bonheur demeure en nous.

Il nous présente un homme du monde qui cherche une solution sagement après avoir rejeté par son maître, à cause de son infidélité. Au dernier moment ce gérant était capable de se réconcilier avec les detteurs de son maître pour qu’il se trouve devant eux comme un ami fidèle.

Nous devons faire un choix dans notre vie quotidienne. Devant qui nous voudrions d’être justes et bons ? Paul nous affirme que le Christ Ressuscité, lui a apporté ce bonheur et il L’a choisi comme son Maître. Si nous avons un souci avec notre Maître, il faut vite nous réconcilier avec Lui, non pas avec les hommes du monde.

 

«Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière»

 

Mgr. Salvador CRISTAU i Coll

Evêque Auxiliaire de Terrassa (Barcelona)

 

Aujourd'hui, l'Évangile soulève à première vue une question surprenante. En effet, le texte de Saint Luc nous dit: «Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile» (Lc 16,8).

Effectivement, on n'est pas en train de nous dire d'agir de manière injuste dans nos relations, et encore moins envers le Seigneur. Il ne s'agit pas, d'un éloge de la tricherie commise par l'administrateur. Ce que Jésus exprime par cet exemple est une plainte sur l'habilité que nous mettons à solutionner les problèmes du monde et le manque d'ingéniosité de la part des fils de la lumière dans la construction du Royaume des cieux: «les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière» (Lc 16,8).

Tout cela nous démontre —une fois de plus— que le cœur de l'homme continue à avoir les mêmes limites et pauvretés de toujours. Nous entendons à l'heure actuelle parler de trafic d'influences, de corruption, d'enrichissements illicites, de falsification des documents… plus ou moins comme à l'époque de Jésus.

Mais la question qui se pose est à double tranchant: est-ce que nous pensons que nous pouvons tromper Dieu avec nos apparences, et notre médiocrité chrétienne? Et en parlant d'astuce, nous devrions aussi parler d'intérêt. Sommes-nous vraiment intéressés par le Royaume des Cieux et sa justice? Est-ce qu'en tant que Fils de la lumière nous faisons souvent de la médiocrité notre réponse? Jésus a dit également que là où il y a notre trésor sera aussi notre cœur (cf. Mt 6,21). Quel est le trésor de notre vie? Nous devons bien examiner nos aspirations pour savoir où se trouve notre trésor… Saint Augustin nous dit: «Ton désir continu est ta voix continue. Si tu cesses d'aimer ta voix se taira, ton désir se taira».

Peut-être qu'aujourd'hui devant le Seigneur, nous devrons nous demander quelle sera notre astuce en tant que Fils de la Lumière, c'est à dire notre sincérité dans nos relations avec Dieu et nos frères. «La vie est en vérité toujours un choix: entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre bien et mal. En définitive, dit Jésus, il faut se décider» (Benoît XVI).

 

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Publié le 4 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 15,1-10): 

 

Tax collectors and sinners were seeking the company of Jesus, all of them eager to hear what He had to say. But the Pharisees and the scribes frowned at this, muttering. «This man welcomes sinners and eats with them».

So Jesus told them this parable: «Who among you, having a hundred sheep and losing one of them, will not leave the ninety-nine in the wilderness and seek out the lost one till he finds it? And finding it, will he not joyfully carry it home on his shoulders? Then he will call his friends and neighbors together and say: ‘Celebrate with me for I have found my lost sheep’. I tell you, just so, there will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner than over ninety-nine upright who do not need to repent.

»What woman, if she has ten silver coins and loses one, will not light a lamp and sweep the house in a thorough search till she finds the lost coin? And finding it, she will call her friends and neighbors and say: ‘Celebrate with me for I have found the silver coin I lost!’. I tell you, in the same way there is rejoicing among the angels of God over one repentant sinner».

 

The Application

 

Jesus is very clear of His apostolate, He has come to save and not to judge us. Since we have a God of love and mercy, there is a greater joy  in heaven of us being converted and getting closer to God, than other perfect souls in heaven. When we cooperate in this divine mission, by our own conversion, we become a very useful instrument for the divine mission.

 

The very purpose of our christian faith is to save ourselves by our love for God and for His people, en consequence to become faithful disciples of Jesus, a good image of a loving God to our brothers and sisters.

 

It is thus important in our mercy and compassion, we refuse to judge others and not to ignore the weaker section of our society. Just like Jesus we are  called to go and meet such people and be a light to them, so that they may find God in us and through our own faith, that they may get closer to  God and love Him. By our cooperation in this salvific plan of God, we will bring greater joy in heaven. Every effort that we make in our humility like saint Paul, towards our own holiness has its finality in the accomplishment of the divine will.

 

Action of the day : Be humble

«There will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner»

 

Fr. Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Spain)

 

Today, the evangelist of God's mercy imparts two parables of Jesus that lighten up his divine behavior towards those sinners returning to the right path. With the human image of joy, he reveals God's goodness finding pleasure in the homecoming of those who moved away from sin. It is like coming back to the Father's home (as more distinctly will say at Lk 15:11-32). «For God sent not his Son into the world to condemn the world; but that the world through him might be saved» (Jn 3:17), and He did it while welcoming those that, full of confidence, «were seeking the company of Jesus (...), to hear what He had to say» (Lk 15:1), as He healed their soul as the doctor heals the body of the ailing (cf. Mt 9:12). While the Pharisees believed they were so righteous and felt they needed no doctor, it is actually for them —the evangelist says— that Jesus proposes the parables we read today.

If we feel spiritually sick, Jesus will tend to us and will be happy that we have gone to him. But if, on the contrary, we would think, as those proud Pharisees did, that we need not to plead forgiveness, the divine Doctor will not heal us. Each time we recite the Lord's Prayer, we must feel like sinners, as we say «and forgive us our wrongs...». And we sure must be grateful to him for doing it! As grateful we must also be, for having placed, so mercifully, at our disposal, the Sacrament of Reconciliation. Let us hope our haughtiness will not make us to look down on it. St. Augustine tells us that Jesus Christ, God and Man, gives us an example of humbleness by removing the “tumor” of our arrogance, «for, though great is the misery of a haughty man, greater is still the mercy of the humble God».

Let us further add that the lesson Jesus gives to the Pharisees is also an example for all of us; we cannot throw sinners away from us. The lord wants us to love them as He has loved us (cf. Jn 13:34) and we must rejoice to bring back home the lost sheep or to recover the lost coin.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

L’Application

 

Nous sommes encore une fois confinés et chacune et chacun d’entre nous essayons à vivre notre vie, particulièrement notre foi avec certaines difficultés.  En ce jour, Jésus nous affirme qu’il nous cherche encore et Il a la joie de nous trouver dans la foi, une foi inébranlable qui nous aide à vivre notre quotidien paisiblement.

Particulièrement Il nous assure sa joie de nous trouver toujours dans la foi. Notre foi en Jésus Christ, nous pousse vers les autres, particulièrement celles et ceux qui souffrent de ce confinement. La foi que nous avons, nous donne l’énergie nécessaire, pour que nous relevions les autres, qui ont perdus l’espérance.

Pour cela, il ne faut pas que nous soyons malades spirituellement, perdant notre espérance dans la providence divine, car Il est miséricordieux. Ne nous nous éloignons pas de l’amour divin et restons fidèles à son enseignement : l’amour du prochain.

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 14,25-33): 

 

One day, when large crowds were walking along with Jesus, He turned and said to them, «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple. Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple.

»Do you build a house without first sitting down to count the cost to see whether you have enough to complete it? Otherwise, if you have laid the foundation and are not able to finish it, everyone will make fun of you: ‘This fellow began to build and was not able to finish’. And when a king wages war against another king, does he go to fight without first sitting down to consider whether his ten thousand can stand against the twenty thousand of his opponent? And if not, while the other is still a long way off he sends messengers for peace talks. In the same way, none of you may become my disciple if he doesn't give up everything he has».

 

The Application

 

It seems that following Jesus requires some discernment and a difficult process. While this is true, when our hearts are pure and we act with sincerity, God will take everything in Him and certainly lift us up.  In order to do this, we should be able to accept our cross as our humanity that stumbles very often and to accept our weakness as a natural part of ourselves.

The foundation that Jesus wants is our love for God and for God's people. It is the rock on which we are called to build our home. The more our life is filled with love and compassion, the closer we will be to God. It is in this love that our soul seeks God and desires to live in Him. Do we really thirst for God and God's love?  The best sign of this love is our ability to be reconciled with our brothers and sisters.

 

Action of the day : Be a true disciple of Jesus.

«Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple»

 

Fr. Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can contemplate Jesus on his way towards Jerusalem. There, He will offer his life for the salvation of our world. «In those days, large crowds were walking along with Jesus» (Lk 14:25): the disciples, walking with Jesus, who precedes them, must learn to become new men. This is the final purpose of the instructions the Lord, in his ascent to the “City of peace”, exposes and proposes to those following him.

Disciple means “follower”. To follow the steps of the Master, to be like Him, to think like Him, to live like Him... The disciple coexists with the Master and accompanies him. The Lord teaches with facts and words. They have certainly seen Christ's attitude before the Absolute and the relative. They have heard him saying quite often that God is the supreme value of our existence. They have admired the relation between Jesus and the celestial Father. They have seen the dignity and confidence, which Jesus displayed when praying to him. They have admired his radical poverty.

Today, the Lord speaks to us in clear-cut terms. Our Lord Jesus Christ must be loved by the true disciple with all his heart, well over all kind of ties, even the closest ones: «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple» (Lk 14:26-27). In the follower's life, He is always the first one. St. Augustine says: «Let us reply to our father and to our mother: ‘I love you in Christ, not instead of Christ’». In following Jesus even our love for life must rank as a second priority. To follow Jesus, after all, entails to embrace the Cross. Without the Cross there is no disciple.

The evangelic call exhorts to prudence, that is, the virtue dictating our adequate behavior. Who wants to build a house must first find out whether he can face the expense. The king who must fight, after figuring out his own forces, decides whether going to war or negotiating peace. He who wants to be a disciple of the Lord must first give up all his possessions. His own denial will be his best bet!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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