Publié le 13 Mars 2016

Homélie

Nous nous entrons dans le cinquième dimanche de Carême. Nous sommes invités à une rencontre divine qui est proposée dans une situation piégée, imposée et obligée. Une telle situation qui s’impose dans notre vie quotidienne peut-être avec les pièges et vengeance, peut nous aider à accueillir la grâce de Dieu. Comme Siméon qui a reçu la grâce de Dieu en portant la Croix du Christ, cette femme elle aussi recevra une grâce qu’elle n’a pas cherchée. Toute rencontre humaine est une rencontre divine dans laquelle Dieu agit et apporte une grâce qui nous fait vivre.

A l’approche de la fête de la Pâque, l’Eglise nous fait découvrir ce Dieu de miséricorde en Jésus Christ : un homme doux et humble, firme pourtant ouvert, le silence qui fait calmer la foule excitée, seul mais tout puissant, et il ne bouge pas mais capable de faire bouger. Comme cette femme qui est accueillie par le Seigneur, il nous demande d’accueillir les pécheurs.

(Une méditation avec une contemplation)

Seigneur, aujourd’hui dans cet évangile, je me trouve avec la foule, rempli de vengeance et piège. Comme le fils aîné dans histoire du fils prodigue, en pleine révolte, sans reconnaitre ni ta miséricorde ni ton amour, je me révolte contre toi.

Je vois cette femme, totalement humiliée sans aucune espérance, sauf en Toi. Et en vérité, je me trouve en elle, en reconnaissant mes fautes et mes péchés. Je t’attends impatiemment pour ta réponse, ait pitié de moi. Le monde l’avait déjà jugé, mais moi avec la foule, une pierre dans ma main, n’ayant pas le courage d’élever mon regard vers toi, en fixant mes yeux sur la terre, en gardant mes oreilles ouvertes, je me place devant toi, avec elle, dans le silence, pour ton jugement dans ta miséricorde, mais avec une espérance qui vient en haut.

Heureusement je m’entends ta Parole. « Personne ne t’a condamnée ?......, moi non plus, je ne condamne pas. » Je te rends grâce Seigneur pour une telle réponse qui me fait goûter ta miséricorde. Je ressens en moi ta chaleur, ton bon accueil et ta présence. C’est avec toi et en toi que je trouverai ma force qui me libèrera de tout ce qui m’enferme sur moi-même.

Ta réponse « que celui qui n’a jamais péché soit le premier à lui jeter la pierre. », m’aide à reconnaitre mes faiblesses, mon arrogance, ma petitesse devant ta miséricorde. « Va, et désormais ne pèche plus. » C’est ici que tu m’as fait comprendre que le péché est un mal, qu’il faut combattre et rejeter et en même temps, tu me fait apprendre à accueillir les pécheurs pour qu’ils eux aussi retrouvent la joie et le bonheur qui tu proposes à tes enfants. Seigneur, je m’abandonne à Toi, que Tu me prennes en grâce et que Tu me bénisses, Amen.

In English

Homily

We have started the Lenten season by entering wilfully in to a desert experience with Jesus and I have invited you all to enter in to this desert not with a broken heart or in sadness, rather in joy to be with the Lord, face to face, in perfect communion in Him, by listening all that He desires to share with us.

Today is the last week of this desert experience and we are entering into the fifth Lenten Sunday. On this day, we are invited to have a divine encounter that comes in a trapped situation, imposed and forced, particularly for this woman who has no choice than to oblige to what is imposed to her. We too are forced in to such situation, though may not be with the same intensity. Very often choose to avoid such occasions, but in our daily life it may however be imposed with traps and revenge, can help us to accept the grace of God.

Like Simeon who received the grace of God by carrying the cross of Christ, this woman also will receive a grace that she has not sought. The divine grace imposed in us, according to our needs, comes in liberty and freedom without forcing us. Any human encounter is a divine encounter in which God acts and brings a grace, by which we live. It is important that we realise this truth of God acting in us. It is in this that others will have the possibility of divine mercy.

As we approach the feast of the Easter, the Church helps us to discover the God of mercy in Jesus Christ: a gentle and humble man, firm with His convictions yet open to listen to others’ objections, has an inner silence which is capable of calming the excited crowd, alone but omnipotent, and He doesn’t move but able to move everyone from where they are to a new destination where they will discover their inner self. As this woman who was welcomed by the Lord, he asks us to welcome sinners in mercy.

Exceptionally I wish to propose to you all a simple meditation which will help us to have a deep contemplation. It will be a personal prayer comes in the form of dialogue.

Lord, today in this Gospel, I am with the crowd, filled with vengeance and trap. As the eldest son in story of the prodigal son, in revolt without recognizing neither your mercy nor your love, I have very often have become a rebel against you.

I see this woman totally humiliated without any hope, except in Thee. In this woman, in truth I am in it, recognizing my faults and sins. I look forward to you for your answer and I join with the publican, have mercy on me. The world had already tried and judged her as someone to be stoned to death, but I am with the crowd, judging this poor woman with a stone in my hand. Not having the courage to raise my eyes towards you, fixing my eyes on the ground in humility, while keeping my ears open, I look up towards you, with her, in silence, for your right judgment in your mercy, but with a hope of that prodigal who had in his father.

Fortunately you didn’t keep silence for long, and I hear your Word. "Woman, where are they? Has no one condemned you?" 11 She said, "No one, Lord." And Jesus said, "Neither do I condemn you." I thank you Lord for such a response that made me to taste your mercy. I feel in me your warmth, the welcome you have extended to me and your presence quite consoling and comforting. It is with you and in you I'll find my strength that will free me of all that chains me into myself.

Your answer "that he who is without sin be the first to throw stones. ", helps me to recognize my weaknesses, my arrogance, my littleness before your mercy. "Go and sin no more. "It is here that you made me to understand that sin is an evil that must be fought and rejected. At the same time, you taught me to welcome sinners that they also find joy and happiness that you propose to your children. Lord, I surrender to You, that You take me in grace and that You bless me, Amen.

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Publié le 11 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 7,40-53.


En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Le message

Il faut savoir discerner, discerner en écoutons les autres, en regardant tout ce qui se passe autour de nous. Même si la fidélité à l’Ecritures sacrées est importante, il faut apprendre à connaitre la volonté de Dieu sans mêler nos intérêts personnels. Nicodème est un réveil matin à tous ceux et celles qui manipulent les Ecritures sacrée avec une arrogance qui ignore l’essential de la vie : l’amour avec un cœur ouvert qui se laisse transformer par l’Ecriture Sacrée.

Il est tout-à-fait possible que nous nous trouvions avec le prophète Jérémie et Nicodème, ignorés et isolés par la société, pour être fidèles à la loi d’amour et sincères à la conscience. N’ayons pas peurs. Soyons les témoins de l'amour et de pardon. Dans l'amour nous serons heureux et joyeux. Dans le pardon nous serons capables de propager cet amour comme le feu qui consume et purifie. Dieu qui nous aime, nous protégera de nos ennemies et nous guidera sur le bon chemin.

In English

Gospel Reading: John 7:40-53

40 When they heard these words, some of the people said, "This is really the prophet." 41 Others said, "This is the Christ." But some said, "Is the Christ to come from Galilee? 42 Has not the scripture said that the Christ is descended from David, and comes from Bethlehem, the village where David was?" 43 So there was a division among the people over him. 44 Some of them wanted to arrest him, but no one laid hands on him. 45 The officers then went back to the chief priests and Pharisees, who said to them, "Why did you not bring him?" 46 The officers answered, "No man ever spoke like this man!" 47 The Pharisees answered them, "Are you led astray, you also? 48 Have any of the authorities or of the Pharisees believed in him? 49 But this crowd, who do not know the law, are accursed." 50 Nicodemus, who had gone to him before, and who was one of them, said to them, 51 "Does our law judge a man without first giving him a hearing and learning what he does?" 52 They replied, "Are you from Galilee too? Search and you will see that no prophet is to rise from Galilee." 53 They went each to his own house.

Commentary of the day


Blessed Titus Brandsma, a Dutch carmelite, martyr (1881-1942)
Invitation to heroism in faith and love

"Have you also been deceived?"

We live in a world where love itself is condemned: people call it weakness, something to grow out of. Some are saying: «Love is of no importance, we should rather develop our strength; let each one become as strong as he can and let the weak perish!» Again, they say that the christian religion with its preaching about love is a thing of the past... This is how it is: they come to you with such teaching and even find people who take it up willingly. Love is unknown; «Love is not loved,» as saint Francis of Assisi said in his own day; and, centuries later in Florence, saint Mary-Magdalene de Pazzi rang the monastery bells of her Carmel to make everyone know how beautiful Love is! I, too, would like to ring the bells to tell the world how beautiful it is to love!

The neo-paganism [of the Nazis] may well cast off love but, in spite of everything, history teaches us that we shall be victors over this neo-paganism through love. We shall not forsake love. Love will win back for us the hearts of these unbelievers. Nature is stronger than philosophy. Even if a philosophy condemns and rejects love and calls it weakness, the living witness of love will always renew its power to conquer and entrance the hearts of men.

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Publié le 10 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 7,1-2.10.14.25-30.


En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Commentaire du jour


Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 12, pour le mardi avant les Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 44 rev.)

« Jésus monta à la fête lui aussi..., mais en secret »

Jésus disait : « Mon temps n'est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt... Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli » (Jn 7,6-8). Qu'est-ce donc que cette fête à laquelle notre Seigneur nous dit de monter et dont le temps est à tout instant ? La fête la plus élevée et la plus vraie, la fête suprême, est la fête de la vie éternelle, c'est-à-dire la félicité éternelle où nous serons vraiment face à face avec Dieu. Cela, nous ne pouvons pas l'avoir ici-bas, mais la fête que nous pouvons avoir, c'est un avant-goût de celle-là, une expérience de la présence de Dieu dans l'esprit par la jouissance intérieure que nous en donne un sentiment tout intime. Le temps qui est toujours nôtre, c'est celui de chercher Dieu et de poursuivre le sentiment de sa présence dans toutes nos œuvres, notre vie, notre vouloir et notre amour. C'est ainsi que nous devons nous élever au-dessus de nous-mêmes et de tout ce qui n'est pas Dieu, ne voulant et n'aimant que lui seul, en toute pureté, et rien autre chose. Ce temps est de tous les instants.

Ce vrai temps de fête de la vie éternelle, tout le monde le désire, d'un désir de nature, car tous les hommes veulent naturellement être heureux. Mais désirer ne suffit pas. C'est pour lui-même que nous devons poursuivre Dieu et le chercher lui-même. L'avant-goût du vrai et grand jour de fête, beaucoup de gens aimeraient bien l'avoir et ils se plaignent qu'il ne leur est pas donné. Quand dans la prière ils ne font pas l'expérience, au fond d'eux-mêmes, d'un jour de fête et ne sentent pas la présence de Dieu, cela les chagrine. Ils prient d'autant moins et le font avec mauvaise humeur, disant qu'ils ne sentent pas Dieu et que c'est pour cela que l'action et la prière les contrarient. Voilà ce que l'homme ne doit jamais faire. Nous ne devons jamais faire aucune œuvre avec un zèle refroidi, car Dieu est toujours là présent, et même si nous ne le sentons pas, il est cependant entré secrètement pour la fête.

English

Gospel Reading: John 7:1-2, 10, 25-30

1 After this Jesus went about in Galilee; he would not go about in Judea, because the Jews sought to kill him. 2 Now the Jews' feast of Tabernacles was at hand. 10 But after his brothers had gone up to the feast, then he also went up, not publicly but in private. 25 Some of the people of Jerusalem therefore said, "Is not this the man whom they seek to kill? 26 And here he is, speaking openly, and they say nothing to him! Can it be that the authorities really know that this is the Christ? 27 Yet we know where this man comes from; and when the Christ appears, no one will know where he comes from." 28 So Jesus proclaimed, as he taught in the temple, "You know me, and you know where I come from? But I have not come of my own accord; he who sent me is true, and him you do not know. 29 I know him, for I come from him, and he sent me." 30 So they sought to arrest him; but no one laid hands on him, because his hour had not yet come.

Commentary of the day


John Tauler (c.1300-1361), Dominican
Sermon 12, for the Tuesday before Palm Sunday

"Jesus himself also went up... but ... in secret"

Jesus said: “My time is not yet here, but the time is always right for you... You go up to the feast. I am not going up to this feast because my time has not yet been fulfilled” (Jn 7,6-8). Now what is this feast to which our Lord tells us to go up and whose time is always ready? The highest, truest feast, the supreme feast, is the feast of eternal life, which is to say the everlasting happiness where we shall always be face to face indeed with God. This we cannot have here below; but the feast that we can have is that of a foretaste of the one there: an experience in spirit of God's presence through an interior rejoicing, giving us a secret intimation of it. The time that is always ours is that of seeking God and pursuing this sense of his presence in all our works, life, willing and loving. This is how we are to rise up above ourselves and all that is not God, in all purity wanting and loving him alone and nothing else. This time is ready at every moment.

This truly festal season of eternal life is what every person desires with a natural desire since everyone naturally wants to be happy. But desire alone is not enough. We should seek after God for himself alone and search for him for his own sake. Many would dearly love to have a foretaste of that true and great feast day and they are miserable because it isn't granted them. When they don't have the experience of a feast day within themselves when they pray and don't feel God's presence, this disappoints them. They pray even less and do so with bad grace, saying that they don't feel God and that it is for this reason that action and prayer upset them. Now this is what someone should never do. We should never carry out any work with a zeal turned cold, for God is always present there, and even if we don't feel him yet he has always entered secretly for the feast.

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Publié le 9 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 5,31-47.


En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Commentaire du jour


Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Lettre 53, à saint Paulin, évêque de Nole (trad. Orval/ Verbraken rev)

« Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Ecriture »

Il y a une « sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que, dès avant les siècles, Dieu nous a destinée par avance ». Cette sagesse de Dieu, c'est le Christ ; il est « puissance de Dieu et sagesse de Dieu »... Dans le Fils, en effet, « se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » ; caché dans le mystère, destiné par avance, dès avant les siècles, c'est lui qui a été prédestiné et préfiguré dans la Loi et les Prophètes.

C'est pourquoi les prophètes portaient le nom de « voyants » ; ils voyaient celui qui était caché et inconnu des autres. Abraham aussi « a vu son jour, et il s'est réjoui ». Pour Ézéchiel, les cieux se sont ouverts, alors que pour le peuple pécheur ils restaient bouchés. « Ôtez le voile de dessus mes yeux, dit David, et je contemplerai les merveilles de ta loi ». En effet, la loi est spirituelle, et pour la comprendre il faut que soit « écarté le voile » et que « soit contemplée la gloire de Dieu à visage découvert ».

Dans l'Apocalypse, on montre un livre scellé de sept sceaux... Combien d'hommes aujourd'hui, qui se prétendent instruits, tiennent en mains un Livre scellé ! Et ils sont incapables de l'ouvrir, à moins qu'il ne soit ouvert par « Celui qui tient la clef de David ; s'il ouvre, nul ne fermera, et s'il ferme, nul n'ouvrira ». Dans les Actes des Apôtres, l'eunuque lisait le prophète Isaïe... ; pourtant il ignorait celui qu'il vénérait dans ce livre sans le connaître. Survient Philippe ; il lui montre Jésus caché sous la lettre... Comprends donc que tu ne peux pas t'engager dans les Saintes Écritures sans avoir un guide qui te montre le chemin.

In English

Gospel Reading: John 5:17-30

17 But Jesus answered them, "My Father is working still, and I am working." 18 This was why the Jews sought all the more to kill him, because he not only broke the Sabbath but also called God his Father, making himself equal with God. 19 Jesus said to them, "Truly, truly, I say to you, the Son can do nothing of his own accord, but only what he sees the Father doing; for whatever he does, that the Son does likewise. 20 For the Father loves the Son, and shows him all that he himself is doing; and greater works than these will he show him, that you may marvel. 21 For as the Father raises the dead and gives them life, so also the Son gives life to whom he will. 22 The Father judges no one, but has given all judgment to the Son, 23 that all may honor the Son, even as they honor the Father. He who does not honor the Son does not honor the Father who sent him. 24 Truly, truly, I say to you, he who hears my word and believes him who sent me, has eternal life; he does not come into judgment, but has passed from death to life. 25 "Truly, truly, I say to you, the hour is coming, and now is, when the dead will hear the voice of the Son of God, and those who hear will live. 26 For as the Father has life in himself, so he has granted the Son also to have life in himself, 27 and has given him authority to execute judgment, because he is the Son of man. 28 Do not marvel at this; for the hour is coming when all who are in the tombs will hear his voice 29 and come forth, those who have done good, to the resurrection of life, and those who have done evil, to the resurrection of judgment. 30 "I can do nothing on my own authority; as I hear, I judge; and my judgment is just, because I seek not my own will but the will of him who sent me.

Commentary of the day


Saint Jerome (347-420), priest, translator of the Bible, Doctor of the Church
Letter 53 to Saint Paulinus, Bishop of Nola

“If you believed in Moses you would then believe me, for it was about me that he wrote.”

There is a “wisdom of God, mysterious and hidden, which God decided in advance, before the ages.” This wisdom of God is Christ. He is “the power of God and the wisdom of God”… For in the Son “all treasures of wisdom and of knowledge are hidden.” Hidden in mystery, decided in advance, before the ages, he was predestined and prefigured in the Law and the Prophets.

That is why the prophets were called “seers”; they saw him who was hidden and unknown to others. Abraham also “saw his day and rejoiced.” For Ezekiel, the heavens opened while the sinful people remained ignorant. David said: “Remove the veil from my eyes, and I will contemplate the marvels of your law.” For the law is spiritual, and to understand it, the veil must be lifted and “the glory of God must be contemplated with unveiled vision.”

In the Book of Revelation, a sealed book with seven seals is shown… How many people today who claim to be educated hold a sealed Book in their hands! And they are incapable of opening it unless it is opened by “him who has the key of David; if he opens, no one will close, and if he closes, no one will open.” In the Acts of the Apostles, the eunuch was reading the prophet Isaiah… However, without knowing him, he was ignorant of him whom he was venerating in that book. Philip came and showed him Jesus hidden under the letter… So understand that you cannot get involved in Holy Scripture without a guide who will show you the way.

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Publié le 8 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 5,17-30.


En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.
Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Le message

Il était impossible pour les scribes et les pharisiens d’accepter Jésus comme Fils de Dieu, égale à Dieu. Pourtant humainement, il n’était pas impossible de reconnaitre les biens qu’ils eux-mêmes ont témoigné. Les actes peuvent nous aider à découvrir les invisibles. Malheureusement ils n’étaient pas capables de franchir le mur de la visibilité à la vérité, l’invisibilité.

En regardant les œuvres que Jésus a accomplis, nous pouvons facilement découvrir Celui qui a envoyé Jésus parmi nous. Jésus sans arrêt nous parle de son Père. Nous devons reconnaitre que nous ne travaillons pas pour le Seigneur, mais faisons le travail du Seigneur. Jésus n’a pas travaillé pour son Père, Il a fait le travail de son Père.

Nous sommes missionnaires, envoyé par Jésus pour annoncer la Bonne Nouvelle, la présence de Dieu parmi nous, une présence efficace et très importante pour vivre notre vie pleinement. En ce temps de Carême essayons de découvrir Jésus et Il nous conduira vers son Père, la source de notre existence. Dans cette année de miséricorde rendons témoigne par notre vie quotidienne, le Dieu miséricordieux. Soyons miséricordieux.

In English

Gospel Reading: John 5:17-30

17 But Jesus answered them, "My Father is working still, and I am working." 18 This was why the Jews sought all the more to kill him, because he not only broke the Sabbath but also called God his Father, making himself equal with God. 19 Jesus said to them, "Truly, truly, I say to you, the Son can do nothing of his own accord, but only what he sees the Father doing; for whatever he does, that the Son does likewise. 20 For the Father loves the Son, and shows him all that he himself is doing; and greater works than these will he show him, that you may marvel. 21 For as the Father raises the dead and gives them life, so also the Son gives life to whom he will. 22 The Father judges no one, but has given all judgment to the Son, 23 that all may honor the Son, even as they honor the Father. He who does not honor the Son does not honor the Father who sent him. 24 Truly, truly, I say to you, he who hears my word and believes him who sent me, has eternal life; he does not come into judgment, but has passed from death to life. 25 "Truly, truly, I say to you, the hour is coming, and now is, when the dead will hear the voice of the Son of God, and those who hear will live. 26 For as the Father has life in himself, so he has granted the Son also to have life in himself, 27 and has given him authority to execute judgment, because he is the Son of man. 28 Do not marvel at this; for the hour is coming when all who are in the tombs will hear his voice 29 and come forth, those who have done good, to the resurrection of life, and those who have done evil, to the resurrection of judgment. 30 "I can do nothing on my own authority; as I hear, I judge; and my judgment is just, because I seek not my own will but the will of him who sent me.

The message

God is invisible, but from what is visible, God has given us the intelligence to discover what is invisible. In today’s gospel Jesus is inviting each and every one of us to discover the merciful and generous Father in Him. Seeing and witnessing all that Jesus has done in our life, we can discover how much great will be His Father and how closely He is following us in every step of our life.

We do understand the inability of the Scribes to understand Jesus as the Son of the Father, equal to God. At the same time, it was not difficult to discover the love of Jesus by simply observing His miracles and acts. Jesus is inviting them to see Him and His goodness to discover the Father who has sent Him in this world.

We are sent by the Father in to this world to witness the love and mercy of God. We are not here to do something for God, rather to do the work of the Lord. Thus we become the real missionaries in our homes and towns, the missionaries of divine mercy, by our love and forgiveness, a witnessing life. Just like Jesus who has come to do the will of the Father, let us take that into ourselves, doing the will of Jesus. Do we really know what Jesus is asking us to do now?

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Publié le 7 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 5,1-16.


À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.
[...]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Commentaire du jour


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 124

« Veux-tu être guéri ? »

Les miracles du Christ sont des symboles des différentes circonstances de notre salut éternel... ; cette piscine est le symbole du don précieux que nous fait le Verbe du Seigneur. En peu de mots, cette eau, c'est le peuple juif ; les cinq portiques, c'est la Loi écrite par Moïse en cinq livres. Cette eau était donc entourée par cinq portiques, comme le peuple par la Loi qui le contenait. L'eau qui s'agitait et se troublait, c'est la Passion du Sauveur au milieu de ce peuple. Celui qui descendait dans cette eau était guéri, mais un seul, pour figurer l'unité. Ceux qui ne peuvent pas supporter qu'on leur parle de la Passion du Christ sont des orgueilleux ; ils ne veulent pas descendre et ne sont pas guéris. « Quoi, dit cet homme hautain, croire qu'un Dieu s'est incarné, qu'un Dieu est né d'une femme, qu'un Dieu a été crucifié, flagellé, qu'il a été couvert de plaies, qu'il est mort et a été enseveli ? Non, jamais je ne croirais à ces humiliations d'un Dieu, elles sont indignes de lui ».

Laissez parler ici votre cœur plutôt que votre tête. Les humiliations d'un Dieu paraissent indignes aux arrogants, c'est pourquoi ils sont bien éloignés de la guérison. Gardez-vous donc de cet orgueil ; si vous désirez votre guérison, acceptez de descendre. Il y aurait de quoi s'alarmer, si on vous disait que le Christ a subi quelque changement en s'incarnant. Mais non... votre Dieu reste ce qu'il était, n'ayez aucune crainte ; il ne périt pas et il vous empêche vous-même de périr. Oui, il demeure ce qu'il est ; il naît d'une femme, mais c'est selon la chair... C'est comme homme qu'il a été saisi, garrotté, flagellé, couvert d'outrages, enfin crucifié et mis à mort. Pourquoi vous effrayer ? Le Verbe du Seigneur demeure éternellement. Celui qui repousse ces humiliations d'un Dieu ne veut pas être guéri de l'enflure mortelle de son orgueil.

Par son incarnation, notre Seigneur Jésus Christ a donc rendu l'espérance à notre chair. Il a pris les fruits trop connus et si communs de cette terre, la naissance et la mort. La naissance et la mort, voilà, en effet, des biens que la terre possédait en abondance ; mais on n'y trouvait ni la résurrection, ni la vie éternelle. Il a trouvé ici les fruits malheureux de cette terre ingrate, et il nous a donné en échange les biens de son royaume céleste.

In English

Gospel Reading: John 5:1-16

1 After this there was a feast of the Jews, and Jesus went up to Jerusalem. 2 Now there is in Jerusalem by the Sheep Gate a pool, in Hebrew called Bethzatha, which has five porticoes. 3 In these lay a multitude of invalids, blind, lame, paralyzed.5 One man was there, who had been ill for thirty-eight years. 6 When Jesus saw him and knew that he had been lying there a long time, he said to him, "Do you want to be healed?" 7 The sick man answered him, "Sir, I have no man to put me into the pool when the water is troubled, and while I am going another steps down before me." 8 Jesus said to him, "Rise, take up your pallet, and walk." 9 And at once the man was healed, and he took up his pallet and walked. Now that day was the Sabbath. 10 So the Jews said to the man who was cured, "It is the Sabbath, it is not lawful for you to carry your pallet." 11 But he answered them, "The man who healed me said to me, `Take up your pallet, and walk.'" 12 They asked him, "Who is the man who said to you, `Take up your pallet, and walk'?" 13 Now the man who had been healed did not know who it was, for Jesus had withdrawn, as there was a crowd in the place. 14 Afterward, Jesus found him in the temple, and said to him, "See, you are well! Sin no more, that nothing worse befall you." 15 The man went away and told the Jews that it was Jesus who had healed him. 16 And this was why the Jews persecuted Jesus, because he did this on the Sabbath.

The message

"Do you want to be healed?" It may look too stupid to ask this question to a person who is longing since years to get healed. It is equally stupid to ignore someone like Jesus while suffering. There is a processes of healing and this processes begins with faith. This faith begins with knowing who Jesus is. Thus unless and until this person discovers Jesus, this healing will remain partial, closed to a mere physical healing, where as he was in need of spiritual healing. Jesus who knows what is in side comes once again to complete this processes of healing and this person too discovers the healer, the Christ.

Nothing happened in the hidden place, however no one noticed neither the healing nor the person healed, rather fixed the eyes on the act, ignoring the persons in act. In our life too we sometime focus on less important aspects, forgetting the essentials of life. It is important that we learn to discern what is essential and peripheral. Many of us get confused with these things and live in misery and pain without knowing the truth of life which is joy and peace.

To get healed, we should recognize that we are sick and who is able to heal us. Jesus continues to ask us, “Do you want to be healed, liberated or forgiven?” and since we are not aware that we are sick, we ignore the healer standing right in front of us and we don’t respond as we should have responded.

Whatever may be our situations or sins, let us have courage to say, “Lord have mercy on me.” This humility will save us and liberate us from all sort of slavery.

Commentary of the day


Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) and Doctor of the Church
Sermon 124

"Do you want to be healed ?"

Christ’s miracles are symbols of the different events of our eternal salvation…, this pool is the symbol of the precious gift the Lord’s Word gives us. To sum up, this water is the Jewish people; the five porticos are the Law that Moses wrote in five books. And so this pool was surrounded by five porticos like the people enclosed by the Law. The water that was stirred and troubled is the Savior’s Passion in this people’s midst. Whoever went down into this water was healed - but only one person so as to express unity. Those who were unable to bear anyone speaking to them about the Passion are the proud; they do not want to go down and are not healed. “What!” says that arrogant man: “Believe a God to be incarnate, that a God was born of a woman, that a God has been crucified, scourged, covered in wounds, that he died and has been buried? No, I would never believe in these humiliations of a God, they are unworthy of him.”

Let your heart speak here rather than your head. The humiliations of a God seem unworthy to the arrogant and that is why they are very far from a cure. So protect yourself from this pride; if you desire your healing, accept to go down. There would be something to be worried about if someone said to you that Christ had undergone some sort of change in becoming incarnate. But no… your God remains what he was, have no fear; he does not perish and he prevents you yourselves from perishing. Yes, he remains what he is; he is born of a woman but according to the flesh… it is as man that he has been seized, bound, scourged, mocked and finally crucified and put to death. Why be afraid? The Word of the Lord remains forever. Anyone who refuses these humiliations of a God does not want to be cured of the mortal swelling of his pride.

By his incarnation our Lord Jesus Christ has therefore restored hope to our flesh. He assumed the fruits of this earth that are only too well known and common: birth and death. Birth and death: here indeed are goods that the earth possesses in abundance! But in them were found neither resurrection nor eternal life. He found here the unfortunate fruits of this unfruitful earth and gave us in exchange
the possessions of his heavenly kingdom.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 4,43-54.


En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Commentaire du jour


Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Homélie 6, sur He 4,12 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 244 rev.)

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12) Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ — Parole, Force et Sagesse de Dieu — tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu. Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants.

Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants. La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme. Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l'amour de la Parole. Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père... Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l'homme...

Cette Parole de Dieu...est vivante : le Père lui a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26). C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6). Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car « tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).

In English

Gospel Reading: John 4:43-54

43 After the two days he departed to Galilee. 44 For Jesus himself testified that a prophet has no honor in his own country. 45 So when he came to Galilee, the Galileans welcomed him, having seen all that he had done in Jerusalem at the feast, for they too had gone to the feast. 46 So he came again to Cana in Galilee, where he had made the water wine. And at Capernaum there was an official whose son was ill. 47 When he heard that Jesus had come from Judea to Galilee, he went and begged him to come down and heal his son, for he was at the point of death. 48 Jesus therefore said to him, "Unless you see signs and wonders you will not believe." 49 The official said to him, "Sir, come down before my child dies." 50 Jesus said to him, "Go; your son will live." The man believed the word that Jesus spoke to him and went his way. 51 As he was going down, his servants met him and told him that his son was living. 52 So he asked them the hour when he began to mend, and they said to him, "Yesterday at the seventh hour the fever left him." 53 The father knew that was the hour when Jesus had said to him, "Your son will live"; and he himself believed, and all his household. 54 This was now the second sign that Jesus did when he had come from Judea to Galilee.

Commentary of the day


Baldwin of Ford (?-c.1190), Cistercian abbot, then Bishop
Tractate 6, on Heb 4,12 (©Cistercian publications)

"The man believed what Jesus said to him"

“The word of God is living and effective, more piercing than any two-edged sword” (Heb 4,12). What greatness of power, what wealth of wisdom in the Word of God is shown by these words of the Apostle to those that seek Christ, who is himself the word, the power, and the wisdom of God. In the beginning, this word was with God, coeternal with him; in his time he was revealed to the prophets, proclaimed by them, and received humbly in the faith of his believing people.

We have, therefore, the word in the Father, the word in the mouth, and the word in the heart. The word in the mouth is the expression of the word that is in the Father and also the expression of the word that is in the heart of man. The word in the heart of man is either the understanding of the word or faith in the word or the love of the word when the word is either understood or believed or loved. When these three are united in one heart so that the word of God is at one and the same time understood, believed and loved, then Christ, who is the word of the Father... dwells in the heart by faith. And with wonderful condescension he who is God in the heart of the Father descends even to the heart of men...

This Word of God... is living, and the Father granted to him that he should have life in himself as the Father has life in himself (Jn 5,26). On this account he is not only living, but life; as he says of himself: “I am the way, the truth, and the life” (Jn 14,6).Because he is life, he lives in such a way that he is able to give life, for “as the Father raises the dead and gives them life, so also the Son gives life to whom he will” (Jn 5,21).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Mars 2016

4th Lenten Sunday

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 15,1-3.11-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Homélie

Nous entrons dans la quatrième dimanche de Carême et toute la semaine nous allons méditer sur l’amour divin et de son accompagnement qui sont très souvent invisibles, si nous n’apprenons pas à regarder la vie avec un regard de la foi. Dieu a accompagné le peuple d’Israël dans leur difficulté, et dans leur joie Dieu se retira pour que ce peuple vive leur vie dans la pleine liberté, dans la reconnaissance.

Chaque jour est un don que Dieu nous offre pour que en vivant cette journée pleinement dans le Seigneur que nous annoncions l’arrivé du Royaume de Dieu. Comme saint Paul nous a dit dans la deuxième lecture, tous ceux et celles qui vivent dans le Seigneur est une créature nouvelle, un homme nouveau, totalement renouvelé en Dieu. Pour un chrétien, chaque jour est une nouvelle vie, avec une nouvelle naissance, et nous devenons les vrais ambassadeurs du Christ, les ambassadeurs de la miséricorde de Dieu.

En nous proposant cet évangile en ce temps de carême l’Eglise universelle nous demande d’imiter le Père qui laisse ses enfants totalement libres, une liberté avec la responsabilité. Si le père a laissé son fils prodigue libre, il laissera aussi son fils aîné libre avec un éclairage sur son raisonnement. Il est là pour nous guider, nous accompagner, et il ne nous forcera jamais. Agissons donc dignement dans la liberté, comme les enfants de ce Dieu libre.

Même si nous nous trompons dans notre discernement, il n’est jamais tard de nous rendre devant ce Dieu. Il faut oser de le dire, « je me lèverai, j’irai vers mon père. » Nous devons reconnaitre que Dieu nous accueillera tels que nous sommes, comme le père a accueilli ce fils prodigue. Le déplacement vers le père est si important que sans ce déplacement nous ne pouvons jamais découvrir combien Dieu nous aime. Même si le père lui a déjà accordé le pardon, il a fallu qu’il prenne ce chemin du retour vers son père, pour ressentir ce pardon et l’accueillir.

Tout ce qui est pire dans cette histoire est le comportement du fils aîné, qui se met en colère contre non seulement son frère, mais aussi contre son père qui l’aime. Il savait déjà la souffrance de son père, pourtant il refusa participer au festin. La révolte de ce fils est là-nôtre. Nous savons déjà que Jésus a souffert, est né, mort pour nous, pourtant nous nous ne convertissions pas et nous ne voulons pas nous réconcilier avec nos frères et sœurs que Dieu aime.

En ce temps de carême laissons-nous transformer par le Seigneur dans son amour divin. Ce dimanche particulièrement nous invite à la joie. Entrons donc dans la joie du pardon et de la réconciliation. Puissions-nous accueillir cette joie que Dieu nous offre et nous ouvrir à son Royaume.

In English

Gospel Reading: Luke 15:1-3,11-32

1 Now the tax collectors and sinners were all drawing near to hear him.2 And the Pharisees and the scribes murmured, saying, "This man receives sinners and eats with them." 3 So he told them this parable:

11 And he said, "There was a man who had two sons; 12 and the younger of them said to his father, `Father, give me the share of property that falls to me.' And he divided his living between them. 13 Not many days later, the younger son gathered all he had and took his journey into a far country, and there he squandered his property in loose living. 14 And when he had spent everything, a great famine arose in that country, and he began to be in want. 15 So he went and joined himself to one of the citizens of that country, who sent him into his fields to feed swine. 16 And he would gladly have fed on the pods that the swine ate; and no one gave him anything. 17 But when he came to himself he said, `How many of my father's hired servants have bread enough and to spare, but I perish here with hunger! 18 I will arise and go to my father, and I will say to him, "Father, I have sinned against heaven and before you; 19 I am no longer worthy to be called your son; treat me as one of your hired servants."' 20 And he arose and came to his father. But while he was yet at a distance, his father saw him and had compassion, and ran and embraced him and kissed him. 21 And the son said to him, `Father, I have sinned against heaven and before you; I am no longer worthy to be called your son.' 22 But the father said to his servants, `Bring quickly the best robe, and put it on him; and put a ring on his hand, and shoes on his feet; 23 and bring the fatted calf and kill it, and let us eat and make merry; 24 for this my son was dead, and is alive again; he was lost, and is found.' And they began to make merry.

25 "Now his elder son was in the field; and as he came and drew near to the house, he heard music and dancing. 26 And he called one of the servants and asked what this meant. 27 And he said to him, `Your brother has come, and your father has killed the fatted calf, because he has received him safe and sound.' 28 But he was angry and refused to go in. His father came out and entreated him, 29 but he answered his father, `Lo, these many years I have served you, and I never disobeyed your command; yet you never gave me a kid, that I might make merry with my friends. 30 But when this son of yours came, who has devoured your living with harlots, you killed for him the fatted calf!' 31 And he said to him, `Son, you are always with me, and all that is mine is yours. 32 It was fitting to make merry and be glad, for this your brother was dead, and is alive; he was lost, and is found.'"

Homily

We enter in to the fourth Sunday of the Lenten season and in this year of divine mercy today’s gospel has still deeper meaning and consequences. The Lenten season is a moment offered to us to meditate on God's love and His accompaniment in our daily life that are very often invisible, unless and until we learn to look at life with the eyes of faith. In today’s first reading we have read that God accompanied the people of Israel in their troubled time, particularly in the desert journey, and in their joy of being settled in the Promised Land has decided to retire from this proximity, allowing the people to live this life in full freedom, in recognition of the marvel that the Lord has accomplished in their life. A new life filled with joy and prosperity begins in humility, with freedom of choice and discernment.

Every day is a gift that God gives us for living this day fully in the Lord with joy and freedom. As St. Paul tells us in the second reading, all those who live in the Lord is a new creature, a new person, totally renewed in God. For a Christian, every day is a new life with a new birth, and we become true ambassadors of Christ, ambassadors of God's mercy. In our joy and liberty we decide what is best for us and for all. Our life filled with joy and gratitude gives to mercy and reconciliation a prominent place in our heart, mind and in spirit. Thus the divine mercy and the reconciliation proposed by God get actualized first in us and through us in the society at large.

By offering us this gospel in this time of Lent the universal Church asks us to imitate the Father who lets his children totally free, a freedom with responsibility. If the father left his prodigal son free, he also let his eldest son with the same freedom that he has accorded to the younger son, without missing to give his reasoning to the revolting son. He is there to guide us, support us, and he will never force them. It is in full freedom that we become true children of God. Therefore let us learn to act with dignity in freedom, as the children of God.

Even if we are wrong in our judgment, it is never late to return before God. We must dare to say, "I will arise and go to my father.” Even if we fall again and again, let us not hesitate to wake up and return to the Father. We must recognize that God welcomes us as we are, as the father welcomed the prodigal son. The replacement from the old life to the new life to the father is so important that without this movement we can never discover how much God loves us and ready to forgives us. Even if the father has already granted him forgiveness, he had to take it way back to his father, to feel what forgiveness means and receive it personally to profit from this pardon. Without returning, he will neither witness the feast that the father will propose in his name nor the honour or the elevation that the father will bestow on him.

All that is worst in this story is the behaviour of the eldest son, who is angry against not only his brother, but also against his father loves him. He knew the pain of his father, yet he refused to participate in the feast. He was witness to the pain and suffering of the father. He saw how much his father loved the younger brother. The revolt of the son is our own revolt against this loving God. We have already witnessed the suffering of Jesus who was born and died for us. Yet, in our own arrogance in the name of inability, we are not ready to get reconciled with our brothers and sisters. Personal conversion is the first step to the inner joy and peace that the Lord propose to us.

In this time of Lent let us allow ourselves be transformed by the Lord in his divine love. This Sunday especially invites us to joy. So let us enter into the joy of forgiveness and reconciliation. May we welcome this joy that God offers us and open us to His Kingdom.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 18,9-14.


En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Le message

Nous voyons deux personnes dans la prière. Mettons-nous à la place du Seigneur et essayons les écouter avec les oreilles de Dieu. Le pharisien est là pour raconter tout ce qu’il a fait, disons, son histoire. Dans cette prière, il n’a pas donné la parole à Dieu. Il a tout pris.

Et l’autre est là pour écouter, écouter tout ce que le Seigneur va lui répondre. Évidemment, celui qui a les oreilles écoute et voit que ses prières sont exaucées par Dieu et devenu juste devant ce Dieu de miséricorde et d'amour.

La prière n’est pas un lieu de parole et de discours, mais est un lieu d’écoute et de silence. Dans la prière nous devons nous mettre devant le Seigneur, en sachant qu’Il le sait tout. Si nous nous ne mettons pas devant le Seigneur, comment Dieu peut nous parler et nous consoler ? Dans la prière si nous n’écoutons pas tout ce que le Seigneur nous dira, comment pouvons-nous nous assurer que notre prière est exaucée ?

Dans la prière ne devenons pas le maître, mais ayons un comportement d’un serviteur, à l’écoute de son Maître.

Je vous invite à prier pour les personnes massacrées en Yémen (04/03/2016), particulièrement pour les sœurs de Mère Theresa, Sr.Ansem, Sr. M.Madrid, Sr. Reginette, et Sr. Judith.

In English

Gospel Reading: Luke 18:9-14

9 He also told this parable to some who trusted in themselves that they were righteous and despised others: 10 "Two men went up into the temple to pray, one a Pharisee and the other a tax collector. 11 The Pharisee stood and prayed thus with himself, `God, I thank you that I am not like other men, extortioners, unjust, adulterers, or even like this tax collector. 12 I fast twice a week, I give tithes of all that I get.' 13 But the tax collector, standing far off, would not even lift up his eyes to heaven, but beat his breast, saying, `God, be merciful to me a sinner!' 14 I tell you, this man went down to his house justified rather than the other; for every one who exalts himself will be humbled, but he who humbles himself will be exalted."

The message

Every prayer should have two essential parts, without which it will lose the very sense of prayer: listening and sharing. The prayer is place where we listen to God and share what we like to share with the Lord. It is thus a place of silence and contemplation. If we don’t give the first word to God and don’t listen to Him, for what we have gone there? Every prayer is a place of divine encounter. It is by listening what the Lord has to say that we realize that our supplication has no value because there we discover that our prayer is already listened or it has less importance before this God of mercy and love.

While looking at these two persons in prayer, we should imitate a humble behaviour of the tax collector, where we listen to God by surrendering ourselves before God, eagerly waiting to know His will, by accepting our own smallness before His goodness. It is in humility that we give God the possibility to raise us up.

On this day I request all my readers to pray for the MC Sisters killed in Yemen with other people, Sr. Ansel from Gumla, Sr. Madrid and Sr. Reginette from Rwanda and Sr. Judith from Kenya. Let us pray for their families and for all missionaries live in a difficult situations.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Marc 12,28b-34.


En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Le message

La vie chrétienne est reconnue par son amour, un amour qui ressemble à l’amour divin : s’aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimé. C’est dans cet amour se fond notre foi. Si cette foi n’aide pas à vivre cet amour pleinement, à quoi sert cette foi que nous avons reçue.

Pour s’aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimé, il faut reconnaitre combien Dieu nous a aimé en Jésus Christ. Donner la vie pour un saint, une élite de la société, un être célèbre, est toujours possible et facile, car le monde va louver ce sacrifice, mais donner la vie pour un pécheur, il est difficile et il monde aimerait l’ignorer. Jésus a donné sa vie pour nous qui sont faibles et infidèles à son amour.

En ce temps de carême portons en peu d’attention à la manière donc nous vivons cet amour reçu du Seigneur.

Commentaire du jour


Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 23-24

« Il n'y a pas de commandement plus grand »

Parmi les principaux aspects du monde d'aujourd'hui, il faut compter la multiplication des relations entre les hommes que les progrès techniques actuels contribuent largement à développer. Toutefois le dialogue fraternel des hommes ne trouve pas son achèvement à ce niveau, mais plus profondément dans la communauté des personnes et celle-ci exige le respect réciproque de leur pleine dignité spirituelle. La révélation chrétienne favorise puissamment l'essor de cette communion des personnes entre elles ; en même temps elle nous conduit à une intelligence plus pénétrante des lois de la vie sociale, que le Créateur a inscrites dans la nature spirituelle et morale de l'homme...

Dieu, qui veille paternellement sur tous, a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères. Tous, en effet, ont été créés à l'image de Dieu, « qui a fait habiter sur toute la face de la terre tout le genre humain issu d'un principe unique » (Ac 17,26), et tous sont appelés à une seule et même fin, qui est Dieu lui-même. À cause de cela, l'amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand commandement. L'Écriture, pour sa part, enseigne que l'amour de Dieu est inséparable de l'amour du prochain : « Tout autre commandement se résume en cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même... La charité est donc la Loi dans sa plénitude » (Rm 13,9-10 ; cf 1Jn 4,20). Il est bien évident que cela est d'une extrême importance pour des hommes de plus en plus dépendants les uns des autres et dans un monde sans cesse plus unifié.

Allons plus loin : quand le Seigneur Jésus prie le Père pour que « tous soient un..., comme nous nous sommes un » (Jn 17,21s), il ouvre des perspectives inaccessibles à la raison et il nous suggère qu'il y a une certaine ressemblance entre l'union des Personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et dans l'amour. Cette ressemblance montre bien que l'homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même.

In English

Gospel Reading: Mark 12:28-34

28 And one of the scribes came up and heard them disputing with one another, and seeing that he answered them well, asked him, "Which commandment is the first of all?" 29 Jesus answered, "The first is, `Hear, O Israel: The Lord our God, the Lord is one; 30 and you shall love the Lord your God with all your heart, and with all your soul, and with all your mind, and with all your strength.' 31 The second is this, `You shall love your neighbor as yourself.' There is no other commandment greater than these." 32 And the scribe said to him, "You are right, Teacher; you have truly said that he is one, and there is no other but he; 33 and to love him with all the heart, and with all the understanding, and with all the strength, and to love one's neighbor as oneself, is much more than all whole burnt offerings and sacrifices." 34 And when Jesus saw that he answered wisely, he said to him, "You are not far from the kingdom of God." And after that no one dared to ask him any question.

Commentary of the day


Vatican Council II
Dogmatic Constitution on the Church in the Modern World “ Gaudium et spes ”, § 23-24

"There is no other commandment greater than these"

One of the salient features of the modern world is the growing interdependence of men one on the other, a development promoted chiefly by modern technical advances. Nevertheless brotherly dialogue among men does not reach its perfection on the level of technical progress, but on the deeper level of interpersonal relationships. These demand a mutual respect for the full spiritual dignity of the person. Christian revelation contributes greatly to the promotion of this communion between persons, and at the same time leads us to a deeper understanding of the laws of social life which the Creator has written into man's moral and spiritual nature.

God, Who has fatherly concern for everyone, has willed that all men should constitute one family and treat one another in a spirit of brotherhood. For having been created in the image of God, Who "from one man has created the whole human race and made them live all over the face of the earth" (Acts 17:26), all men are called to one and the same goal, namely God Himself. For this reason, love for God and neighbor is the first and greatest commandment. Sacred Scripture, however, teaches us that the love of God cannot be separated from love of neighbor: "If there is any other commandment, it is summed up in this saying: Thou shalt love thy neighbor as thyself.... Love therefore is the fulfillment of the Law" (Rom. 13:9-10; cf. 1 John 4:20). To men growing daily more dependent on one another, and to a world becoming more unified every day, this truth proves to be of paramount importance.

Indeed, the Lord Jesus, when He prayed to the Father, "that all may be one. . . as we are one" (John 17:21-22) opened up vistas closed to human reason, for He implied a certain likeness between the union of the divine Persons, and the unity of God's sons in truth and charity. This likeness reveals that man, who is the only creature on earth which God willed for itself, cannot fully find himself except through a sincere gift of himself.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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