Publié le 13 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

 (Lc 21,5-19): 

Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit». 

Ils lui demandèrent: «Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser?». Jésus répondit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, ou encore: ‘Le moment est tout proche’. Ne marchez pas derrière eux! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas: il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin». 

Alors Jésus ajouta: «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie».

 

Mon Homélie

 

Toute la semaine dernière, nous avons médité sur le Royaume de Dieu et la foi. Jésus, Lui-même nous a expliqué comment pouvons-nous découvrir cette arrivée inattendue et nous y préparer. Devant cette incertitude et le désarroi, la première lecture nous assure que nous les baptisés, particulièrement tous ceux et celles qui mettent la Parole de Dieu en acte, ne devons pas nous inquiéter. Cette assurance de paix et de confiance nous aide à vivre notre vie pleinement dans le Seigneur, en fixant notre regard vers la Jérusalem céleste.

Notre regard doit être un regard de Dieu, un regard plein de reconnaissance. Dieu a fait sa confiance en nous. Lorsque nous célébrons le baptême nous nous rappelons cette Parole de Dieu, ‘en toi J’ai mis toute ma confiance.’ La vie chrétienne est une réponse à cette confiance divine. C’est pourquoi nous devons louver et servir le Seigneur de tout notre cœur et toute notre âme.

Une fois la vie est enracinée en Dieu, comme une branche qui s’attache à la vigne, nous ne cherchons que tout ce qui plaît au Seigneur. Nous ne ferons que sa volonté. Nos actes et nos paroles seront cohérant à tout ce que nous sommes ; les enfants de Dieu. Le monde verra en nous cette présence de Dieu, la visibilité saine et efficace.  Ils verront la véritable présence de Dieu.

Puisque nous portons en nous la Lumière du Christ, puisque nous sommes le sel de la terre, nous ne devons pas nous égaré comme les autres. Nous ne devons pas aller à droite, ni à gauche en cherchant le Royaume de Dieu, car ‘le Royaume de Dieu est au milieu de nous’, nous dit le Seigneur. Le Seigneur qui vit en nous, nous guidera de tout ce que nous devons faire et de tout ce que nous devons dire. C’est ainsi nos actes deviendrons l’acte divin et nos paroles, la Parole de Dieu.

La vie chrétienne se dépend au Seigneur d’une manière radicale et parfaite. N’ayons pas peur, ni  de ce monde, ni de tout ce qui se passe autour de Dieu. Notre Dieu est en œuvre. Il ne nous abandonnera jamais. Portons en nous cette espérance divine. Gardons en nous, par nos actes et nos paroles, cette  Lumière du Baptême toujours allumée. Soyons heureux et joyeux. Que les autres qui voient en nous cette lumière de Ressuscité, la joie de l’évangile, et la Paix profonde, disent que nous sommes les Chrétiens. Amen.

 


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Publié le 11 Novembre 2016

Scripture:  

Luke 18:1-8

1 And he told them a parable, to the effect that they ought always to pray and not lose heart.  2 He said, "In a certain city there was a judge who neither feared God nor regarded man; 3 and there was a widow in that city who kept coming to him and saying, `Vindicate me against my adversary.'  4 For a while he refused; but afterward he said to himself, `Though I neither fear God nor regard man, 5 yet because this widow bothers me, I will vindicate her, or she will wear me out by her continual coming.'" 6 And the Lord said, "Hear what the unrighteous judge says. 7 And will not God vindicate his elect, who cry to him day and night? Will he delay long over them? 8 I tell you, he will vindicate them speedily. Nevertheless, when the Son of man comes, will he find faith on earth?"

 

The contemplation

 

The finality of today’s parable is prayer and faith. Every prayer is an expression of our faith. When we say that we believe in Jesus, we affirm our faith in His Father. Father has loved us so much that He has sent His only begotten Son in to this world. Through the death and resurrection of the Lord we discover, how much He loves us. It is in recognition of this immense love that our Christian life finds its root and source. It is not just that we still demand God to do something more than the death and the resurrection of His only begotten Son, least do a miracle.

The perseverance in our prayer is the fruit of this Faith, deep faith that we have in God. Without this faith our prayer will never sustain, because we don’t see the fruit today, rather in later years of our life. When we make an evaluation of our life, in later years of life, we will discover how much God has accompanied us throughout our life. Our Faith is not the fruit of our present status of life, rather fruit of our tradition, our culture, history and especially a gift of the Holy Spirit. By the very fact that we have received the Baptism, this gift of grace is already given. If we forget our history and the tradition, including our baptismal grace, our Faith can be easily shaken.

 

Daily Quote from the early church fathers

Persistent prayer transforms iniquity and wickedness into mercy, by Ephrem the Syrian (306-373 AD)

"How was that unjust judge immoral and wicked? How was the upright judge gracious and just? The first in his iniquity was not willing to vindicate the widow, and in his wickedness, he was not willing to put her mind at rest. The justice of God knows how to vindicate, and his grace discerns how to give life. The iniquity of this wicked judge was contrary to the justice of God, and the wickedness of this rebel was in opposition to the grace of the gentle One. His wickedness therefore was stubbornness, for it dared to go against the fear of God. His boldness was stubborn, for it refused the lowly person."

"These two were stubborn, but persistent prayer was even more stubborn. The persistence of the widow humiliated both the iniquity that was rebelling against God and the boldness that was behaving arrogantly towards human beings. She subjected them to her will, so that they might provide her with a vindication over her adversary. Persistence transformed these two bitter branches, and they bore sweet fruit that was against their nature. The iniquity of the judge brought about a righteous judgment and a just retribution for the falsely accused woman. His wickedness gave peace to the afflicted one, although iniquity does not know how to judge, and wickedness does not know how to give refreshment. Persistence forced these two evil and bitter branches to give good fruit against their nature. If we persist in prayer, we should be even more able to prevail on the grace and justice of God to give us fruit that agrees with their nature. Let justice vindicate us, and let grace refresh us. Accordingly, the fruit of justice is the just reward of the oppressed, while the giving of refreshment to the afflicted is the fruit of grace." (excerpt from COMMENTARY ON TATIAN’S DIATESSARON 16.16.6)

 

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Publié le 11 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 18,1-8): 

Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager: «Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander: ‘Rends-moi justice contre mon adversaire’. Longtemps il refusa; puis il se dit: ‘Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer: je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête’». 

Le Seigneur ajouta: «Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit? Est-ce qu'il les fait attendre? Je vous le déclare: sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre?».

 

La contemplation

 

Ce n’est pas de question de persévérance que Jésus insiste, plutôt la question de la foi et la prière. La persévérance est une conséquence de la foi que nous avons reçue et la prière est une visibilité de cette foi. Si nous avons la foi en Jésus Christ, nous avons déjà la foi en son Père. La foi en Jésus Christ nous affirme combien Dieu nous aime à travers la mort et la résurrection du Seigneur. C’est dans cet amour divin que nous construisons nous vie chrétienne. C’est encore dans cet amour divin que notre amour humain se fond. Dans cette parabole il y un enseignement très important. Dieu est non seulement un Dieu de miséricorde, plein d’amour, mais aussi un Dieu de justice.

 

«Il faut toujours prier sans se décourager»

 

+ Abbé Joan FARRÉS i Llarisó 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, pendant ces derniers jours de l'année liturgique, Jésus nous exhorte à prier, à nous diriger à Dieu. Nous pouvons le comprendre, en imaginant comme les pères et les mères de famille attendent que —tous les jours!— leurs enfants leur disent quelque chose, leur manifestent leur affection. 

Dieu, qui est Père de tous, s'y attend aussi. Jésus nous le dit souvent dans l'Évangile, et nous savons que le fait de parler avec Dieu est en soit prière. La prière est la voix de la foi, de notre croyance en Lui, de notre confiance et, espérons que ce soit aussi toujours manifestation de notre amour. 

Afin que notre prière sois persévérante et confiante, Saint Luc dit que «Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager» (Lc 18,1). Nous savons que la prière peut se faire en rendant louange à Dieu, en rendant grâce, ou en reconnaissant la propre faiblesse humaine —le péché—, implorant la miséricorde de Dieu; mais dans la grande majorité des cas, ce sera en demandant une grâce ou une faveur. Et, bien qu'on n'obtienne pas nécessairement ce qu'on demande à l'instant même, le seul fait de pouvoir se diriger à Dieu, le fait de pouvoir raconter à Quelqu'un cette peine ou cette chose qui nous préoccupe, sera suffisant pour qu'on puisse dire que nous avons obtenu quelque chose et certainement —bien que ce ne sera pas immédiat, sinon avec le passage du temps— nous obtiendrons réponse, car «Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit?» (Lc 18,7).

Saint Jean Climaco, au sujet de cette parabole évangélique, dit que «ce juge qui ne respectait pas Dieu, cède devant l'insistance de la veuve pour ne pas se déranger d'avoir à l'écouter. Dieu fera justice à l'âme, veuve de Lui par le péché, face au corps, son premier ennemi, et face aux démons, ses adversaires invisibles. Le Commerçant Divin saura faire l'échange juste de notre bonne marchandise, mettre à notre disposition ses grands biens avec amour et être prêt à recevoir nos demandes».

Persévérance dans la prière, confiance en Dieu. Disait Tertullien que «seulement la prière vainc Dieu».

 

 

 

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Publié le 10 Novembre 2016

Scripture:  

Luke 17:26-37

 

26 As it was in the days of Noah, so will it be in the days of the Son of man.  27 They ate, they drank, they married, they were given in marriage, until the day when Noah entered the ark, and the flood came and destroyed  them all. 28 Likewise as it was in the days of Lot -- they ate, they drank, they bought, they sold, they planted, they built, 29 but on the day when Lot went out from Sodom fire and sulphur rained from heaven and destroyed them all -- 30 so will it be on the day when the Son of man is revealed. 31 On that day, let him who is on the housetop, with his goods in the house, not come down to take them away; and likewise let him who is in the field not turn back. 32 Remember Lot's wife. 33 Whoever seeks to gain his life will lose it, but whoever loses his life will preserve it. 34 I tell you, in that night there will be two in one bed; one will be taken and the other left. 35 There will be two women grinding together; one will be taken and the other left." 37 And they said to him, "Where, Lord?" He said to them, "Where the body is, there the eagles will be gathered together."

 

The contemplation

 

We are continuing the contemplation on the Kingdom of God and the opportune time of its arrival. All that I have shared yesterday still remains valid for today. I would like to add one single point that the salvation is not universal or communitarian, though our faith is universal and communitarian with the personal engagement. We are living our life in the society which hides easily its own identity. All these hidden identity will be destroyed on the final day.

Jesus is asking each and every one us to be always prepared for this event without fear and anguish. All that is demanded from us is conversion and reconciliation. Once our life is rooted in Christ and fully coherent to the inspiration of the Holy Spirit, then there is no need of fear or incertitude. In Christ our life will find its fullness and the joy.

 

Daily Quote from the early church fathers

Those working in the field are sowing the Word of God, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"'He that will be on the housetop, do not let him go down. He that will be in the field, do not let him turn back.' How may I understand what is the field unless Jesus himself teaches me? He says, 'No one putting his hand to the plough (plow) and looking back is fit for the kingdom of God' (Luke 9:62). The lazy person sits in the farmhouse, but the industrious person plants in the field. The weak are at the fireplace, but the strong are at the plough. The smell of a field is good, because the smell of Jacob is the smell of a full field (Genesis 27:27). A field is full of flowers. It is full of different fruits. Plough your field if you want to be sent to the kingdom of God. Let your field flower, fruitful with good rewards. Let there be a fruitful vine on the sides of your house and young olive plants around your table (Psalm 127:3). Already aware of its fertility, let your soul, sown with the Word of God and tilled by spiritual farming, say to Christ, 'Come, my brother, let us go out into the field' (Song of Solomon 7:11). Let him reply, 'I have come into my garden, my sister, my bride. I have gathered my vintage of myrrh'  (Song of Solomon 5:1). What is better than the vintage of faith, by which the fruit of the resurrection is stored and the spring of eternal rejoicing is watered?" (excerpt from  EXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 8.43.27)

 

 

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Publié le 10 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

 (Lc 17,26-37): 

Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir. Ce sera aussi comme dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera. 

»Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis: Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit: l'une sera prise, l'autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l'une sera prise, l'autre laissée». Les disciples lui demandèrent: «Où donc, Seigneur?». Il leur répondit: «Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours».

 

Le message

 

La dernière phrase de l’évangile nous donne le message pour la méditation. Je ne veux pas m’inquiéter sur l’avenir ou comment va se passer le dernier jour ou le jugement définitif.  Il faut m’attacher dès aujourd’hui au Seigneur comme une branche qui s’attache à la vigne. Sans cet attachement je perdrais non seulement le sens de ma vie, mais aussi la vie dans sa totalité.

Jésus nous affirme la nécessité de le faire dès maintenant, non pas le mettre pour demain, car nous ne savons pas comment et quand. Même si nous vivons avec les autres, nous ne serons pas sauver ensembles. Il faut chacun dans son côté cherche le Seigneur, écoute tout ce qu’il lui dira et mettre tout en pratique. Un attachement social ou religieux ne nous sauvera pas, sans la conversion et la réconciliation. Le Seigneur non seulement un Seigneur de  miséricorde, mais aussi le Seigneur de justice. Il ne nous ouvrira pas la porte, si nous ne vivons pas notre vie en Lui.

 

«Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera»

Abbé Enric PRAT i Jordana 
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, dans le contexte prédominant d'une culture matérialiste, beaucoup se comportent comme aux temps de Noé: «On mangeait, on buvait, on se mariait» (Lc 17,27); ou comme les concitoyens de Loth, qui achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient. C'est avec la même myopie que l'aspiration suprême d'un grand nombre se réduit à leur propre vie physique temporelle et, en conséquence, que tout leur effort tend à conserver cette vie, à la protéger et à l'enrichir.

Dans le passage d'Évangile que nous commentons, Jésus veut dénoncer cette conception fragmentaire de la vie qui mutile l'être humain et l'amène à la frustration. Il le fait au moyen d'une sentence sérieuse et tranchante, capable de remuer les consciences et de les obliger à se poser des questions fondamentales: «Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera» (Lc 17,33). En méditant sur cet enseignement de Jésus, saint Augustin dit: «Que dire, donc? Est-ce que périront tous ceux qui font cela, c'est-à-dire, qui se marient, plantent des vignes et construisent? Non pas eux, mais ceux qui présument de ces choses, qui placent ces choses avant Dieu, qui sont disposés à offenser Dieu à l'instant pour de telles choses».

De fait, qui est-ce qui perd sa vie pour avoir voulu la conserver, sinon celui qui a vécu exclusivement dans la chair, sans laisser affleurer l'esprit; ou plus encore, celui qui vit replié sur soi, oubliant complètement les autres? Car il est évident que la vie dans la chair doit nécessairement se perdre, et que la vie dans l'esprit, si elle n'est pas partagée, s'affaiblit.

Toute vie, par elle-même, tend naturellement à la croissance, à l'exubérance, à la frustration et à la reproduction. Au contraire, si on la renferme et si on la préserve dans le but de la posséder jalousement et exclusivement, elle se fane, devient stérile et meurt. C'est pourquoi, tous les saints, prenant comme modèle Jésus, qui vécut intensément pour Dieu et pour les hommes, ont donné généreusement leur vie de multiples manières au service de Dieu et de leurs semblables.

 

 

 

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Publié le 9 Novembre 2016

Scripture:  

Luke 17:20-25

20 Being asked by the Pharisees when the kingdom of God was coming, he answered them, "The kingdom of God is not coming with signs to be observed; 21 nor will they say, `Behold, here it is!' or `There!' for behold, the kingdom of God is in the midst of you." 22 And he said to the disciples, "The days are coming when you will desire to see one of the days of the Son of man, and you will not see  it. 23 And they will say to you, `Behold, there!' or `Behold, here!' Do not go, do not follow them. 24 For as the lightning flashes and lights up the sky from one side to the other, so will the Son of man be in his day. 25 But first he must suffer many things and be rejected by this generation.

 

The contemplation

 

Let us meditate and contemplate on the Kingdom of GOD with our human intelligence using our earthly kingdom image. Just like any other kingdom where king is the centre, in the Kingdom of God, it is God who is the centre and everything moves according to His will and direction. The system that God wills will be respected by all, without any distinction. Those who desire to be part of this Kingdom, we should learn the system that God has established and adhere to this system.

It is interesting to note that this Kingdom is not something to be desired after our death, rather Jesus is telling us that it is among us, already. Thus for each and every one of us, this Kingdom of God is already begun the day of our baptism, where we have accepted to carry the name of Jesus and decided to adhere to His principles of life. The wonderful system that God has established in this earth is that man by using all that God has created recognise the goodness of God and serve this God with all His might, heart and soul. Since God is in the heart of every human being, man should learn to honour every one and serve the humanity with the same respect that he reserves for the Creator.

Today, if the Pharisees are worried about the Kingdom of God, it is because they are worried about the final and definitive judgement. Jesus is informing us that as children of God, we need not worry about it. He has already put in our hearts the Holy Spirit who guides and animates us. All that we are asked to do is, listen to the Holy Spirit and do everything according to His instructions.

 

 

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Publié le 9 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

 (Lc 17,20-25): 

 

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit: «Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible. On ne dira pas: ‘Le voilà, il est ici!’, ou bien: ‘Il est là!’. En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous». 

Et il dit aux disciples: «Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: ‘Le voilà, il est ici! il est là!’. N'y allez pas, n'y courez pas. En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération».

 

Le message

                                                                    

Le Royaume de Dieu……………………….., est un lieu où Dieu règne explicitement et implicitement sans aucune confusion ou confrontation. Tous accepteront le système que Dieu a mis en place, car il n’y a plus de différence, mais une unité par excellence dans la diversité que Dieu a installée dès le commencement de création.  Ce Royaume de Dieu n’est pas forcément une vie après la mort, plutôt une vie déjà commencée en nous sur la terre vers la perfection la sainteté.

Jésus nous a élevé   de l’imperfection à cause de nos péchés vers la perfection grâce à sa mort et à sa résurrection. C’est ici nous voyons en nous le commencement et nous attendons pour le jugement final. Les pharisiens ne s’inquiètent pas sur le Royaume de Dieu, plutôt sur ce jugement final, ou définitif. Jésus nous demande de ne pas nous inquiéter sur ce sujet, car Il a mis en nous déjà l’Esprit Saint et si nous Le laissons travailler en nous, Il nous amènera vers cette perfection, ce Royaume de Dieu, la Jérusalem céleste.

 

«Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les pharisiens demandent à Jésus une chose qui a toujours suscité l'intérêt, la curiosité et la peur...: Quand viendra le Royaume de Dieu? Quand arrivera le jour définitif, la fin du monde, le retour du Christ pour juger les vivants et les morts lors du jugement dernier?

Jésus leur répond que cela est imprévisible. La seule chose dont nous soyons sûrs est qu'il viendra subitement, sans prévenir: il sera comme «l'éclair qui jaillit» (Lc 17,24), un événement soudain et, en même temps, plein de lumière et de gloire. Quant aux circonstances, la seconde venue de Jésus demeure enveloppée de mystère. Mais Jésus nous fournit une piste authentique et sûre: dès à présent, «le règne de Dieu est au milieu de vous» (Lc 17,21). Ou bien: «à l'intérieur de vous».

Le grand événement du dernier jour sera un fait universel, mais il advient aussi dans le petit microcosme de chaque jour. C'est là que l'on doit aller à la recherche du Royaume. C'est dans notre intérieur que se trouve le Ciel, où nous devons rencontrer Jésus. 

Ce Royaume, qui commencera à l’improviste "hors de nous", peut commencer dès maintenant "en nous". Le dernier jour prend dès à présent forme à l'intérieur de chacun de nous. Si nous voulons entrer dans le Royaume le jour final, nous devons laisser entrer maintenant le Royaume à l'intérieur de nous. Si nous voulons qu'à cet instant définitif Jésus soit notre juge miséricordieux, laissons-Le être maintenant notre ami et notre hôte intérieur.

Saint Bernard, dans un sermon de l'Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s'est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C'est là que se réalisent, au niveau personnel et de l'expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n'est pas encore arrivé est dès aujourd'hui une réalité.

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Publié le 8 Novembre 2016

 

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

In English

 

Scripture: John 2:13-22  (alternate reading: Luke 17:11-19)

13 The Passover of the Jews was at hand, and Jesus went up to Jerusalem. 14 In the temple he found those who were selling oxen and sheep and pigeons, and the money-changers at their business. 15 And making a whip of cords, he drove them all, with the sheep and oxen, out of the temple; and he poured out the coins of the moneychangers and overturned their tables. 16 And he told those who sold the pigeons, "Take these things away; you shall not make my Father's house a house of trade." 17 His disciples remembered that it was written, "Zeal for your house will consume me." 18 The Jews then said to him, "What sign have you to show us for doing this?" 19 Jesus answered them, "Destroy this temple, and in three days I will raise it up." 20 The Jews then said, "It has taken forty-six years to build this temple, and will you raise it up in three days?" 21 But he spoke of the temple of his body. 22 When therefore he was raised from the dead, his disciples remembered that he had said this; and they believed the Scripture and the word which Jesus had spoken.

 

Daily Quote from the early church fathers

Jesus cleanses the temple - his Father's house, by John Chrysostom (347-407 AD)

"But why did Christ use such violence? He was about to heal on the sabbath day and to do many things that appeared to them transgressions of the law. However, so that he might not appear to be acting as a rival to God and an opponent of his Father, he takes occasion to correct any such suspicion of theirs... He did not merely 'cast them out' but also 'overturned the tables' and 'poured out the money,' so that they could see how someone who threw himself into such danger for the good order of the house could never despise his master. If he had acted out of hypocrisy, he would have only advised them, but to place himself in such danger was very daring. It was no small thing to offer himself to the anger of so many market people or to excite against himself a most brutal mob of petty dealers by his reproaches and the disruption he caused. This was not, in other words, the action of a pretender but of one choosing to suffer everything for the order of the house. For the same reason, to show his agreement with the Father, he did not say 'the holy house' but 'my Father's house.' See how he even calls him 'Father,' and they are not angry with him. They thought he spoke in a more general way, but when he went on and spoke more plainly of his equality, this is when they become angry." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPEL OF JOHN 23.2)

 

 

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10): 

 

«Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

Le message

 

Très souvent nous sommes très déçus, car nous pensons que nous méritons une reconnaissance pour les actes bons et bien faits. En même temps nous oublions que nous donnons de tout ce que nous avons reçus du Seigneur et aussi des autres. En vérité ce n’est pas les autres qui ont oublié de reconnaitre, c’est nous-mêmes qui avons oublié de reconnaitre tous les biens que nous recevons quotidiennement de Dieu à travers les autres.   Nous n’avons pas reconnus les dons que Dieu nous a accordés déjà. Comme l’homme de la parabole de talents qui a enterré un seul talent qu’il a reçu, par le non utilisation des talents que Dieu nous a accordés, nous enterrons tous les moyens d’accéder aux bonheurs et joies que Dieu partage avec nous. Ne devenons pas les maîtres, plutôt reconnaissons que nous sommes les serviteurs du Seigneur. Nous nous mettons au service d’un Maître qui nous aime et qui cherche toujours les biens de nous. Apprenons à dire comme Maire, ‘voici la servante du Seigneur.’

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

 

In English

 

Scripture:  Luke 17:7-10

7 "Will any one of you, who has a servant plowing or keeping sheep, say to him when he has come in from the field, `Come at once and sit down  at table'?  8 Will he not rather say to him, `Prepare supper for me, and gird yourself and serve me, till I eat and drink; and afterward you shall eat and drink'? 9 Does he thank the servant because he did what was commanded? 10 So you also, when you have done all that is commanded you, say, `We are unworthy servants; we have only done what was our duty.'"

 

The message

 

Many of us in our habitual thinking and behaving, would like to be master of what we say and do.  Some of us do give attention to what we say and do, particularly that these may produce good fruit not only for us, but also for others. Thus we imagine that a simple expectation of a basic credit for the good deeds and thinking is normal and expected. Happy to those who receive such recognition.  Today’s gospel message seems to be little hard to digest, though it is a crude truth that we are called to digest.

If we are already recognized for the good deeds, what else do we expect from the Lord, because He has already given the due of our work? Very often we are discouraged and disappointed, because we don’t see the fruit of our good deeds and our works are not recognized. Jesus is asking each and every one of us, have we in return recognized all that good deeds that the Lord is doing for us, even before we have asked for it? Have we recognized the good deeds that others have done for us? It is not that others haven’t recognized our deeds, rather it is we who fail to give due credit to others. We are very often like the person who has received one little talent and buried it. We haven’t discovered all that the Lord has given to us and still these talents remain unused and unrecognized. The moment we realise this basic truth, everything will change and our approach will be filled with gratitude and joy.

It is in this gratitude and joy that we can say like the Blessed Virgin Mary, ‘Behold the handmaid of the Lord.’  We commit ourselves in service of a Mater who loves us and desires always what is good for us. Why to become masters over this Creator who has sent His only begotten Son to save us? Shall we learn to be the humble servants of the Lord?

 

Daily Quote from the early church fathers

We are called to humble service, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"You do not say to your servant, 'Sit down,' but require more service from him and do not thank him. The Lord also does not allow only one work or labor for you, because so long as we live we must always work.
    "Know that you are a servant overwhelmed by very much obedience. You must not set yourself first, because you are called a son of God. Grace must be acknowledged, but nature not overlooked. Do not boast of yourself if you have served well, as you should have done. The sun obeys, the moon complies (Joshua 10:12-13; Baruch 6:60), and the angels serve... Let us not require praise from ourselves nor prevent the judgment of God and anticipate the sentence of the Judge but reserve it for its own time and Judge." 
(excerpt from EXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 8.31–32)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 17,1-6): 

Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits. 

»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras». 

Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».

 

La contemplation

 

Nous avons un évangile qui est très riche dans son enseignement sur le comportement chrétien et la lettre de saint Paul à Tite est un compliment de cette lecture. Si nous regardons les lectures du jour attentivement nous pouvons facilement découvrir l’essentielle de la vie chrétienne : la foi.

La foi en Jésus Christ, particulièrement la confiance que Dieu a faite en nous, en envoyant son Fils parmi nous par son incarnation, mort et résurrection, nous donne déjà une espérance qui ne s’épuisera jamais. C’est dans cette espérance, spécialement dans sa compassion et  dans son pardon que notre foi trouve la source de son existence. Certainement comme ses Apôtres nous aimerions augmenter notre foi.

Jésus pourtant nous assure que la foi que nous avons reçue lors de notre baptême est suffisamment bien à vivre notre vie chrétienne pleinement. Il faut l’arroser avec un bon acte et avec une bonne pensé qui nous aiderons à devenir (en conséquence par les multiplications de ces bons actes) une personne évangélique qui vit l’évangile d’une manière radicale et parfaite.  

 

 

«Si ton frère sept fois par jour il commet une faute contre toi (…), tu lui pardonneras»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire. 

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3). 

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

 

In English

 

Scripture:  Luke 17:1-6  

1 And he said to his disciples, "Temptations to sin are sure to come; but woe to him by whom they come! 2 It would be better for him if a millstone were hung round his neck and he were cast into the sea, than that he should cause one of these little ones to sin. 3 Take heed to yourselves; if your brother sins, rebuke him, and if he repents, forgive him; 4 and if he sins against you seven times in the day, and turns to you seven times, and says, `I repent,' you must forgive him." 5 The apostles said to the Lord, "Increase our faith!" 6 And the Lord said,"If you had faith as a grain of mustard seed, you could say to this sycamine tree, `Be rooted up, and be planted in the sea,' and it would obey you."

 

The contemplation

 

We all like the Apostles of the Lord are tempted to believe that a great faith can save us. Jesus seems to disagree with many of us, though apparently we have many exemplary people with great faith have shown us an exceptional Christian life. Jesus appears to propose to us that even with little faith, we can live a great Christian life.  Our Faith which we have received from the baptism has to be nourished by good deeds and healthy manner of thinking.

By our repeated good deeds and systematically thinking in the right and Christian way, we become naturally virtuous person. It is important to believe that God will never ask us to do something beyond our reach. If He confines to us a mission which is difficult, He will bless us with the necessary gifts to accomplish it. Naturally a good Christian will look all that he or she has received with a sense of gratitude and never ever on what he or she hasn’t received which will lead him or her into disappointment and anger.

It is in this fullness of life that forgiveness is born. Even in the evil intended and committed act by other, a person of faith will turn this into an opportunity to grow and equip himself or herself with a new quality. Thus instead of getting angry or disappointment, we learn to look everything as an occasion given to raise radically and perfectly towards an evangelical way of living the gospel values.

 

 

Daily Quote from the early church fathers

To increase faith is to strengthen it by the Holy Spirit, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"They ask, 'Add faith to us.' They do not ask simply for faith, for perhaps you might imagine them to be without faith. They rather ask Christ for an addition to their faith and to be strengthened in faith. Faith partly depends on us and partly is the gift of the divine grace. The beginning of faith depends on us and our maintaining confidence and faith in God with all our power. The confirmation and strength necessary for this comes from the divine grace. For that reason, since all things are possible with God, the Lord says that all things are possible for him who believes (Mark 9:23). The power that comes to us through faith is of God. Knowing this, blessed Paul also says in the first epistle to the Corinthians, 'For to one is given through the Spirit the word of wisdom, to another the word of knowledge according to the same Spirit, and to another faith in the same Spirit' (1 Corinthians 12:8). You see that he has placed faith also in the catalogue of spiritual graces. The disciples requested that they might receive this from the Savior, contributing also what was of themselves. By the descent upon them of the Holy Spirit, he granted it to them after the fulfillment of the dispensation. Before the resurrection, their faith was so feeble that they were liable even to the charge of being 'little of faith'." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILIES 113-16)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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