Publié le 23 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application

 

Cette génération est une génération mauvaise, car elle voudrait contrôler Dieu et que Dieu l'écoute. Ce peuple désire que Dieu se soumette à son plaisir. C'est une génération mauvaise, parce qu'elle ne veut pas voir tout ce qui est visible, offert par Dieu. C'est pourquoi elle sera jugée par elle-même, par son propre peuple, par ses prophètes.

Elle sera également jugée par des peuples étrangers, par le monde entier, parce que le peuple de Ninive et la reine de Saba s'opposeront à la fermeté et à la dureté de cœur de ce peuple. Jésus nous dit que Dieu nous a tout donné, et que pour avoir et comprendre les merveilles de Dieu, il suffit de voir et de regarder, d'entendre et d'écouter, car "il y a ici bien plus que Jonas". »

 

«Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération»

 

Abbé Roger J. LANDRY

(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

 

Aujourd'hui Jésus nous indique que le signe qu'Il va donner à la “génération mauvaise” est lui-même comme le “signe de Jonas” (cf. Lc 11,30). De la même façon comme Jonas s'est laissé jeter par-dessus bord afin d'apaiser la tempête et sauver les vies des marins, Jésus s'est aussi laissé jeter par-dessus bord pour apaiser les tempêtes du péché qui menacent nos vies. Et comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine avant d'être recraché ensuite sur le rivage, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre avant de marcher en dehors du tombeau vide.

Le signe que Jésus va donner aux “mauvais” de chaque génération c'est le signe de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, c'est le signe de l'incroyable amour de Dieu pour nous: Jésus donna sa vie pour sauver la nôtre. Sa résurrection parmi les morts c'est le signe de son divin pouvoir. C'est le signe le plus puissant et émouvant jamais donné.

Mais Jésus est encore le signe de Jonas dans un autre sens. Jonas était une icône et un agent de conversion. Dans sa prédication, «Dans quarante jours Ninive sera détruite» (Jon 3,4) les Ninivites païens décident de jeûner et de se repentir, car tout le monde, depuis le roi aux enfants et animaux se sont couverts de la toile de jute et des cendres. Pendant les quarante jours du Carême, nous avons quelqu'un “beaucoup plus grand que Jonas” (cf. Lc 11,32) qui prêche notre conversion —Jésus lui-même— conversion qui devrait être aussi consciencieuse.

«Car Jonas était un servent», Saint Jean Chrysostome écrit en la personne du Christ, «mais moi je suis le Maître; et lui a été recraché par la baleine, mais moi Je suis ressuscité de la mort; et lui proclamait la destruction, mais mois, je suis venu en prêchant la Bonne Nouvelle et le Royaume».

Il y a une semaine, le Mercredi des Cendres, nous nous sommes couverts de cendres et chacun a entendu les paroles de la première homélie de Jésus, «Repentez-vous et croyez dans l'Évangile» (cf. Mc 1,15). La question pour nous c'est: Avons-nous déjà répondu avec une conversion profonde comme les Ninivites et avons embrassé cet Évangile?

 

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Publié le 22 Février 2021

Gospel text

(Mt 6,7-15): 

 

Jesus said to his disciples, «When you pray, do not use a lot of words, as the pagans do, for they hold that the more they say, the more chance they have of being heard. Do not be like them. Your Father knows what you need, even before you ask him.

»This, then, is how you should pray: ‘Our Father in heaven, holy be your name, your kingdom come and your will be done, on earth as in heaven. Give us today our daily bread. Forgive us our debts just as we have forgiven those who are in debt to us. Do not bring us to the test but deliver us from the evil one’. If you forgive others their wrongs, your Father in heaven will also forgive yours. If you do not forgive others, then your Father will not forgive you either».

 

The Application

 

Prayer is a relationship, a moment of silence and presence, like lovers who love each other would like to be together. The prayer that Jesus taught us proposes an affective relationship with God, a contemplation of the divine will, and a personal and community commitment.  

 

 

 

Prayer unites us with the whole of creation, earth with heaven, man with God, and this union is projected and translated into action, which is born of contemplation.  The strengh of this union depends on our ability to be reconciled with God, with our brothers and sisters, our generosity of forgiveness.

 

 

 

It is here that prayer is transformed as a supplication, for we put all our trust, in divine providence. This is why Jesus warns us that we should not reduce it to mere words not  even to deeds, and that everything should be summed up in the true love we have for the Lord.

 

Action of the day : Transform your prayer into an act of love.

 

«When you pray, do not use a lot of words; your Father knows what you need»

 

Fr. Joaquim FAINÉ i Miralpech

(Tarragona, Spain)

 

Today, Jesus —the Son of God— teaches us how to behave like a son of God. A first aspect is our trust and the confidence we should have when we talk to him. But our Lord warns us: «When you pray, do not use a lot of words» (Mt 6:7). When we talk to our parents, we do not resort to complicate reasoning, nor to using a lot of words, but they simply ask for what they need. We should always know God will listen to us because God —who is also the Father— loves us and listens to us. In fact, to pray is not so much to inform God, but to ask him for all we need, as «Your Father knows what you need, even before you ask him» (Mt 6:8). We will not be good Christians if we do not pray, as a son cannot be a good son if he does not talk to his parents.

The Lord's Prayer is the prayer that Jesus himself taught us, and it is just a compendium of our Christian life. Each time we say the Lord's Prayer we let the Father to take us by the hand and we ask him what we need everyday to become a better sons of God. We need not only the material bread, but —more than that— the Celestial Bread: «Let us beg we never lack the Eucharist bread». We need also to learn to forgive and to be forgiven: «To be able to receive the forgiveness God offers us, let us to address ourselves to the Father who loves us», as it is said in the Mass in the preliminary introduction to our Lord's Prayer.

During Lent, the Church is asking us to deepen in our prayers. «The prayer, our colloquy with God, is our best treasure, because it means (...) being united to him» (Saint John Crisostom). Oh Lord! I need to learn how to pray and how to draw specific benefits for my own life. Mostly to live the virtue of charity: the prayer gives me strength to live it better every day. And this is why I ask him daily to help me to forgive not only the small troubles I may have to face from others but, also, the offensive words and attitudes and, more than that, to bear no malice to my fellow men, so that I can sincerely tell them I have forgiven from the bottom of my heart those who are in debt with me. I will be able to achieve it because God's Mother will help me at all times.

 

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Publié le 22 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 6,7-15): 

 

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!’. Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses».

 

L’Application

 

La prière est une relation, un moment de silence et de présence, comme les amoureux qui s'aiment voudraient être ensemble. La prière que Jésus nous a enseignée propose une relation affective avec Dieu, une contemplation de la volonté divine, et un engagement personnel et communautaire.  

La prière nous unit à toute la création, la terre au ciel, l'homme à Dieu, et cette union est projetée et traduite en action, qui naît de la contemplation.  La force de cette union dépend de notre capacité à nous réconcilier avec Dieu, avec nos frères et sœurs, de notre générosité de pardon.

C'est là que la prière se transforme en supplication, car nous mettons toute notre confiance, dans la providence divine. C'est pourquoi Jésus nous avertit que nous ne devons pas la réduire à de simples paroles, ni même à des actes, et que tout doit se résumer dans le véritable amour que nous avons pour le Seigneur.

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, car votre Père sait de quoi vous avez besoin»

 

Abbé Joaquim FAINÉ i Miralpech

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui Jésus, qui est le Fils de Dieu, m'apprend à me conduire comme un Fils de Dieu. Le premier aspect de cette conduite est d'avoir confiance quand je parle avec Lui. Mais le Seigneur nous prévient «ne multipliez pas de vaines paroles» (Mt 6,7). Car un enfant parle à ses parents d'une manière simple, sans complications, il leur demande ce dont il a besoin d'une manière direct et simple. J'ai toujours confiance d'être écouté car Dieu, qui est Père, m'aime et m'écoute. De ce fait, prier ce n'est pas mettre Dieu au courant de nos besoins, mais lui demander ce dont j'ai besoin, car «votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez» (Mt 6,8). Je ne serais pas bon chrétien si je ne prie pas, comme le fils ne serait pas un bon fils s'il ne parlait pas à ses parents.

Le Notre Père est la prière même que Jésus nous a enseigné, et elle résume entièrement la vie chrétienne. Chaque fois que je prie le Notre Père je me laisse guider par Sa main et je prie pour ce dont j'ai besoin chaque jour pour devenir un meilleur Fils de Dieu. Je n'ai pas seulement besoin du pain quotidien, mais par-dessus tout du pain du ciel. «Demandons que nous ayons toujours le pain de l'Eucharistie». Nous demandons également à apprendre à pardonner et être pardonnés: «Afin de recevoir le pardon que Dieu nous offre, adressons-nous au Père qui nous aime», nous disent les paroles qui introduisent le Notre Père dans la messe.

Pendant le Carême, l'Eglise nous invite à approfondir l'oraison. «La prière, la conversation avec Dieu, es le don le plus haut, parce qu'elle constitue (…) l'union avec Lui» (Saint Jean Chrysostome). Seigneur, j'ai besoin d'apprendre à prier et ainsi avoir des résultats concrets dans le parcours de ma vie. Surtout, pour vivre la vertu de la charité: la prière me donne la force de m'améliorer chaque jour. Pour cela, je prie tous les jours qu'il m'aide à pardonner toutes les petites choses gênantes des autres, comme pardonner leurs paroles et attitudes offensives, et surtout à être sans rancune, ainsi je pourrai dire sincèrement, que je pardonne de tout mon cœur mes débiteurs. Je peux y arriver car j'aurai à tout moment l'aide de la Mère de Dieu.

 

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Publié le 21 Février 2021

Gospel text

(Mt 16,13-19): 

 

When Jesus came to Caesarea Philippi, He asked his disciples, «Who do people say the Son of man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God».

Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven».

 

The Application

 

Jesus is not content with our common opinions, rather He demands that our affirmations and convictions, be personal and intime. He wishes to establish a personal relationship with us. Faith is an expression of this personal relationship and a recognition of God’s grace.

 

Even though this faith is personal, yet it has a common implication, as it is essentially communal in nature. Since it is a gift of the Holy Spirit, this gift has an end in itself. And this finality is always divine, closely linked to the divine will, the salvation of the world.

 

For this gift to be fulfilled and all that God has willed be completed, the Holy Spirit accompanies us throughout our lives. God takes us in grace and blesses us. In this blessing, He transforms us, making us worthy of doing His will. In this way, Simon Peter, an ordinary man, will become the stone on which Jesus will build his Church, and grant him the key to the Kingdom of God.

 

 

 

Today, God needs us, He counts us as the Stones He needs to build His Church, on our faith, the foundation and source of our salvation.  

 

Action of the day: Be a rock for God.

 

«I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we celebrate the Chair of St. Peter. Since the 4th century, the Church wants to emphasize with this celebration the fact that —as a gift from Jesus Christ to us— the edifice of his Church stands upon the Prince of the Apostles, who enjoys a peculiar divine help to fulfill that mission. This is how the Lord said it at Caesarea Philippi: «You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church» (Mt 16:18). Indeed, «from the whole world Peter alone is chosen to take the lead in calling all nations, to be the head of all the Apostles and of all the Fathers of the Church» (St. Leo the Great).

From its very beginning, the Church has benefited of this stony ministry so that St. Peter and his related successors, have presided over charity, have been a source of unity and, most especially, have had the mission to confirm their brothers in the truth.

Once He resurrected, Jesus confirmed this mission to Simon Peter. He, who deeply repented and had already cried over his triple denial before Jesus, makes now a triple statement of love: «Lord, you know everything; you know that I love you» (Jn 21:17). Henceforth, the Apostle will be soothed when realizing Jesus Christ does not deny him and, for three times, He confirms him in the ministry he had been announced before: «Tend my sheep» (Jn 21:16-17).

This authority is not conferred because of his own merits, as, Simon's declaration of faith, at Caesarea, was not either: «for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven!» (Mt 16:17). Yes, this is an authority granted with the supreme power to serve. This is why the Roman Pontiff, when signing his writings, he does it with the honorific title of: Servus servorum Dei.

It is, therefore, a power to serve the cause of the unity based upon truth. We undertake to pray for the successor of St. Peter, to intently listen to his words and to be grateful to God for this gift.

 

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Publié le 21 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-19): 

 

 

Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme?». Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». «Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?». Simon Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant».

Jésus, reprenant la parole, lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

 

L’Application

 

La foi est personnelle, mais elle a une implication commune, car elle est essentiellement de nature communautaire. Comme elle est un don de l'Esprit Saint, ce don a une fin en soi. Et cette finalité est toujours divine, étroitement liée à la volonté divine, le salut du monde.

Pour que ce don s'accomplisse et se complète, tout ce que Dieu a voulu, l'Esprit Saint nous accompagne tout au long de notre vie. Dieu nous prend dans sa grâce et nous bénit. Dans cette bénédiction, il nous transforme, nous rendant dignes de faire sa volonté. Ainsi, Simon Pierre, un homme ordinaire, deviendra la pierre sur laquelle Jésus construira son Église et lui donnera la clé du Royaume de Dieu. 

Aujourd'hui, Dieu a besoin de nous, il nous considère comme les pierres dont il a besoin pour construire son Église, sur notre foi, fondement et source de notre salut.  

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église»

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la chaire de saint Pierre. Depuis le siècle IV, par cette célébration l'Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l'édifice de son Eglise s'appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu'il jouit d'une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l'a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l'Eglise» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l'Eglise a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d'unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d'avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d'amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu'Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n'est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l'était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s'agit, effectivement, d'une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C'est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s'agit d'une puissance pour servir la cause de l'unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu'il nous a fait.

 

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Publié le 20 Février 2021

Today we are celebrating the liturgy of the first Sunday of Lent, and I invite you to live this week, with this theme of conversion, a walk towards the desert with the Lord. Conversion is the amalgamation of  two truths together, that of divine, inexhaustible love, and that of human, a recognition of this unconditional love. Conversion helps us to re-establish the relationship with the God of the covenant like that prodigal son who has broken this covenant  by his disobedience.  Since we have a God who is faithful to his covenant, even in our unfaithfulness, we can, through conversion, find the divine support  in God’s faithfulness. 

 

To do this, we must know how to leave our places where we are at ease, change our way of thinking and acting, adventuring in confidence, towards the direction that God will show us. Today's gospel shows that this is what Jesus did, immediately after his baptism, "the Spirit drove him out into the desert, and in the wilderness he remained forty days, tempted by Satan. ». Why is he led into the desert to be tempted by the devil, even more so after having recognized by John the Baptist as the expected Messiah, the Lamb of God?

 

The Gospel tells us that the times are fulfilled, and the reign of God is at hand. It is here in the desert that he is called to discover in his humanity the divine power, especially at times when the devil will put him in difficulty. In this way the humanity will discover in Jesus, the divine accompaniment, the angels of the Lord, who served him faithfully.  Each time we too enter the deserts of life, alone without any landmarks, if we faithfully keep our faith, we will feel the presence of the angels who protect us and who place themselves at our service.  Let us not be afraid of these deserts of life, including illnesses, personal, relational, and family breakdowns. My friends in Jesus Christ, I assure you that in our brokenness we will find the divine grace.

 

It is important to note that the Lord lived with wild beasts. Like Noah, we live with a people who respect no one but their own freedom or self-interest. Everyone sees his own self-interest, ignoring the common good. In the desert, the devil and the angels were before the Lord. He had a choice, as we do today. Let us make a good discernment, life and death are before us. Let us choose love and God who sees everything in secret will repay us.

 

A new life in God is always possible and if you want, it begins with a daring life in the desert, a special knowledge of how to live with wild beasts, of course being accompanied by the angels of the Lord. One enters into it, not by compulsion or obligation, but voluntarily out of love, to be with the Lord.   The wild beasts need us, our witness of love, and that they learn, like us, how to love and forgive each other, as God has loved us in Jesus Christ. Among this wild people, we are invited to live our faith, in a peaceful and pleasant way, as witnesses of the joy of the Gospel, so that, looking at our lives, others may be converted, and recognize the importance of sharing and forgiveness.

 

Dear brothers and sisters, let us give time to ourselves during these days for confession and reconciliation. Let us make this season of Lent as a season of grace filled with love and compassion. Amen.

 

 

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Publié le 19 Février 2021

Gospel text

(Lk 5,27-32): 

 

After this Jesus went out, and as He noticed a tax collector named Levi sitting in the tax-office, He said to him, «Follow me». So Levi, leaving everything, got up and followed Jesus. Levi gave a great feast for Jesus, and many tax collectors came to his house and took their place at table with the other people. Then the Pharisees and their fellow teachers complained to Jesus' disciples, «How is it that you eat and drink with tax collectors and other sinners?». But Jesus spoke up, «Healthy people don't need a doctor, but sick people do. I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous».

 

The Application

 

God, who is full of love and mercy, tells us that our sin can also be a means of grace, if we recognize it and convert.

 

 

 

God's presence in the tax collector 's house and his word, reveals to us that God needs us here and He calls us to cooperate with him, so that the divine will may be fulfilled.

 

 

 

Jesus presents himself as a doctor, who came to heal us. If you are sick, isn't the presence of this Doctor among us an insurance?

 

Action of the day: accept your mistakes.

«I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today we see how Lent is moving forward and the strength of the conversion our Lord summons us to. The figure of the apostle and evangelist Matthew is very representative of those of us who think that, because of our background, or because of our personal sins or complicated life, we are unworthy of our Lord.

Well, no, we are not; to remove any doubt we might still have, Jesus Christ is offering us the possibility of following him, as He did with the first evangelist, Levi the tax collector, to whom He simply says: «Follow me» (Lk 5:27). With him Jesus does exactly the contrary of what a “sensible” and “wise” mentality would do. If today we wish to pretend being “politically correct”, Levi —instead— came from a world where he was openly rejected by all his compatriots, as he was considered, just because of the fact he was a publican, and a helper of the Romans and, possibly, as much of a corrupt by the “commissions” he might receive, who indulged in choking the poor to collect their taxes; in short, he was considered a public sinner.

Those considering themselves as perfect, could not even think of Jesus not only not requesting them to follow him but not even asking them to his own table.

However, by choosing Levi, Our Lord Jesus Christ is telling us that it is rather this kind of people whom He prefers to call to expand his Kingdom; He has chosen the sick, the sinners, those who consider themselves unworthy: «Rather, God chose the foolish of the world to shame the wise, and God chose the weak of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). For these are those who need help, and as such, they will also understand those also in need.

We are not to think God wants spotless and immaculate followers to serve him. That privilege belongs only to Our Mother. But for us, subjects of God's eternal salvation and Lent's protagonists, God wants just a contrite and humble heart. In fact, «God has made you weak to give you his own power» (Saint Augustine). This is the type of person who, as the psalm says, God would not despise.

 

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Publié le 19 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 5,27-32): 

 

Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent».

 

L’Application

 

Dieu, qui est plein d'amour et de miséricorde, nous dit que notre péché peut aussi être un moyen de grâce, si nous le reconnaissons et si nous nous convertissons.

La présence de Dieu dans la maison de collecteur des impôts et sa parole nous révèlent que Dieu a besoin de nous ici et nous appelle à coopérer avec lui, afin que la volonté divine soit accomplie.

Jésus se présente comme un médecin, venu pour nous guérir. Si vous êtes malade, la présence de ce Docteur parmi nous n'est-elle pas une assurance ?

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous voyons s'avancer la Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs.

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peu concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. En raison des “commissions” qu'il devait percevoir; comme quelqu'un qui pressurisait les pauvres pour lever les impôts; comme un pécheur publique, enfin.

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoire a sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Notre Seigneur Jésus Christ nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.

 

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Publié le 18 Février 2021

Gospel text

(Mt 9,14-15): 

 

The disciples of John came to Jesus with the question, «How is it that we and the Pharisees fast on many occasions, but not your disciples?». Jesus answered them, «How can you expect the wedding guests to mourn as long as the bridegroom is with them? Time will come when the bridegroom will be taken away from them, then they will fast».

 

The Application

 

We are looking for means to grow. Prayer, almsgiving and fasting are the means available to us, so that we can grow in faith and become true children of God.

 

Before we choose one, we must discern how we want to apply it and how God would like us to apply it. Is the fast that we practice in these days right before God, does it help us, does it bring us closer to God? Does our fasting help others to grow, or it is self-oriented fasting ?  The time of Lent has arrived, the time of fasting has also arrived. Which fast have we chosen, and why have we chosen it?

 

Action of the day : Can you do the fasting of evil thooughts ?

 

«Time will come when the bridegroom will be taken away from them, then they will fast»

 

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Spain)

 

Today the first Friday of Lent, having experienced the fasting and abstinence of Ash Wednesday, we have attempted to offer our fasting and the prayer of the Holy Rosary, for the Peace, that our World needs so badly. We are willing to take care of this Lenten exercise, our Church, Mother and Teacher, is asking us to abide by, and to remember it was the same Lord who said: «Time will come when the bridegroom will be taken away from them, then they will fast» (Mt 9:15). We have the desire to experience it, not just as the fulfillment of an obligation which is mandatory for us, but —most of all— as the possibility to find the spirit which will let us live this Lenten practice while helping us in our spiritual improvement.

By seeking this deep feeling, we can ask ourselves: which is the true fasting? Already, prophet Isaiah, in today's first reading, tells us which is the fasting God appreciates: «Sharing your bread with the hungry, sheltering the oppressed and the homeless; clothing the naked when you see them, and not turning your back on your own. Then your light shall break forth like the dawn, and your wound shall quickly be healed; your vindication shall go before you, and the glory of the Lord shall be your rear guard» (Is 58:7-8). God likes and expects from us whatever is taking us towards a true love for all our brothers.

Every year, the Holy Father John Paul II wrote us a message for Lent. One of these messages, under the motto «There is more happiness in giving than there is in receiving» (Acts 20:35); helped us to discover the very same charitable dimension of our fasting, which, from the bottom of our heart, allows us to prepare for Easter Time, in an effort to identify ourselves, more and more, with Christ's love which took him to die in the Cross for us. In short, «what every Christian ought to do all the time, he ought to do it now more carefully and more devotedly» (Saint Leo the Great, pope).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 18 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 9,14-15): 

 

Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront».

 

L’Application

 

Nous cherchons des moyens de nous développer. La prière, l'aumône et le jeûne sont les moyens à notre disposition, afin que nous puissions grandir dans la foi et devenir de véritables enfants de Dieu.

 

Avant d'en choisir un, nous devons discerner comment nous voulons l'appliquer et comment Dieu voudrait que nous l'appliquions. Le jeûne que nous pratiquons de nos jours est-il juste devant Dieu, nous aide-t-il, nous rapproche-t-il de Dieu ? Le temps du Carême est arrivé, le temps du jeûne est également arrivé. Quel jeûne avons-nous choisi, et pourquoi l'avons-nous choisi ?

 

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront»*

 

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l'abstinence du Mercredi des Cendres, nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière du Saint Rosaire pour la paix. Ce dont nous avons autant de besoin. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l'Église, Mère et Maître, nous demande d'observer, ainsi qu'à nous souvenir que c'était le Seigneur qui avait dit: «Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais —surtout— en essayant d'arriver à y trouver l'esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans notre progrès spirituel.

En cherchant ce sentiment profonde, nous pouvons nous demander: quel est le véritable jeûne? Dans la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu: «N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera» (Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mener à l'amour authentique à nos frères.

Chaque année, le Saint Père Jean Paul II nous adressait un message de Carême. Dans un de ces messages, sous la devise «Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Ac 20,35), ses paroles nous aidèrent à découvrir cette même dimension charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l'amour de le Christ qui l'a mené jusqu'à donner sa vie dans la Croix. En définitive, «ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit être recherché maintenant avec plus d'empressement et de générosité» (Saint Léon le Grand, pape).

 

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