Publié le 22 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 3,31-35): 

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui; et on lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent». Mais il leur répond: «Qui est ma mère? qui sont mes frères?». Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère».

 

L’Application

 

Nous savons que beaucoup a dit sur cet évangile, particulièrement sur Marie, comme celle qui a écouté la Parole de Dieu et celle par son ‘OUI’ a mis en pratique tout ce qu’elle a écouté.

Pour l’application, je voudrais vous inviter à jouer les rôles. Si vous êtes Jésus, quelle serais votre réponse à Marie ?  

Si vous êtes parmi la foule qui écoutait le Seigneur, quel est cet enseignement que vous allez mettre en pratique aujourd’hui ? Il faut poser cette question, suis-je comme Marie (la sœur de Marthe) écoute le Seigneur avec beaucoup d’amour ?

Si vous jouer les frères de Jésus, cherchez-vous Jésus et pourquoi Le cherchez-vous ?

Pourrions-nous affirmer un aspect de l’évangile que nous mettons en pratique dans notre vie quotidienne ?

Dans la première lecture nous voyons la joie de David qui dansait devant le Seigneur et son humilité. Ai-je cette joie et cette humilité ?

«Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera 
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus -dans une scène très concrète et, en même temps, suggestive- entouré d'une foule de gens de son village. Les proches de Jésus sont arrivés de Nazareth à Capharnaüm. Mais vue la quantité de gens, ils restent dehors et le font appeler. Ils lui disent: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent» (Mc 3,31).

Dans la réponse de Jésus, il n'y a, comme nous le verrons, aucun motif de rejet de ses proches. Jésus les avait quittés pour suivre l'appel divin et il montre à présent qu'intérieurement aussi, Il s'était détaché d'eux. Non par froideur ou par mépris des liens familiaux, mais parce qu'Il appartient complètement à Dieu son Père. Jésus-Christ a réalisé personnellement en Lui ce qu'Il demande à ses disciples.

Au lieu de sa famille de la terre, Jésus a choisi une famille spirituelle. Il jette un regard sur les gens assis autour de Lui et leur dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère» (Mc 3,34-35). Dans d'autres passages de son Évangile, saint Marc décrit d'autres regards comme celui-ci.

Jésus veut-il nous dire que seuls sont ses parents ceux qui écoutent sa parole avec attention? Non! Ses parents ne sont pas ceux qui écoutent, mais ceux qui écoutent et accomplissent la volonté de Dieu: voilà son frère, sa soeur, sa mère.

Jésus exhorte ceux qui se trouvent assis là -et tous les autres- à entrer en communion avec Lui au moyen de l'accomplissement de la volonté divine. Mais, en même temps, nous voyons dans ses paroles l'éloge de sa mère, Marie, bienheureuse pour toujours pour avoir cru.

 

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Publié le 21 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 3,22-30): 

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: «Il est possédé par Béelzéboul; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons». Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole: «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis: Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours». Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit: «Il est possédé par un esprit impur».

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboul» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur coeur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché. 

Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.

Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

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Publié le 21 Janvier 2018

Les lectures du jour nous invitent à nous convertir. La conversion est toujours vu comme une conversion de mal vers le bien, de violence vers la non-violence, de vengeance vers la réconciliation, etc. Pour les chrétiens, nous ne pouvons pas nous contenter avec ce langage ou politique de la vie. Notre conversion non pas simplement de mal vers le bien, mais de sois vers Dieu, le Soleil Eternal, la source de toute existence, vers la plénitude de la perfection de la sainteté.

Dans cette conversion, nous reconnaissons notre propre identité divine et notre lien perpétuel avec ce Soleil, la source de notre lumière, la Lumière du monde, le Christ. Nous reconnaissons en nous cette qualité de la lune qui reçoit sa luminosité de Soleil. Nous ne sommes pas la Lumière et nous ne sommes que porteurs de Sa Lumière.  Cette conversion nous aide à réduire  notre éloignement de soleil et nous amène vers une proximité que l’Incarnation à établis parmi nous, Emmanuelle, Dieu-avec-nous.

Si Dieu nous demande de nous convertir, c’est parce que Dieu a besoin de nous et Il fait confiance en nous. Nous reconnaissons ou non, Dieu reconnait en nous sa présence et sa divinité, 'Dieu nous créa à son image'. Il savait que le peuple de Ninive se convertira et c’est pourquoi Il a choisi Jonas. Un jour Jonas va  se convertir et découvrira lui-même cette miséricorde de Dieu. Puisque Dieu a fait confiance dans notre humanité, Il nous a envoyé son Fils unique, non pas pour nous juger, mais par Lui que le monde soit sauvé, nous dit saint Jean. Dieu continue à faire confiance et Il ne s’arrête pas nous envoyé Jonas.

Cette conversion nous transformera et nous aidera à agir comme Dieu. Comme Marie, qui a couru vers sa cousine, nous  devons nous précipiter vers tous ceux et celles qui ont besoin de nous. Pour que nous soyons disponibles aux autres, pour que notre service soit digne et véritable, nous devons nous purifier. ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’, il faut savoir le dire dans la certitude. Il ne faut pas, surtout pas attendre pour demain. Comme le peuple de Ninive, nous devons découvrir cette miséricorde de Dieu et crier vers Lui, dans l’humilité et dans la certitude de son amour. Celui qui savait mourir pour nous, Il reviendra nous sauver.

S’Il vient aujourd’hui, ou maintenant, sommes-nous digne de l’accueillir dans notre cœur? Il a besoin de nous et Il nous appelle à nous transformer. « Venez à ma suite » et je vous rendrais fort et grand. Venez découvrez que Je suis plein d’amour et de miséricorde.

Nous nous rappelons cette miséricorde et tendresse divine et nous crions vers Lui, en disant, rappelle-Toi Seigneur, ta miséricorde et ta promesse. Aide-moi Seigneur à reconnaitre ton chemin et tes messagers. Que je ne fasse aucun mal à tes serviteurs et que j’arrive à les accueillir comme il faut. Une fois que je suis transformé, que je serais ce Jonas, ce Jérémie, Pierre et Paul. Envoi-moi Seigneur vers ce Ninive et que j’annonce cette Bonne Nouvelle de ta miséricorde et de pardon. Amen.

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Publié le 21 Janvier 2018

The Sunday readings are the spiritual nourishment proposed by the Church, not only for the day, but also to the whole week. Last Sunday we meditated on the call, the vocation and today  the readings invite us to convert. Conversion is always seen as a conversion from evil to good, from violence to non-violence, from revenge to reconciliation, and so on. It is a social and popular language, commonly used by all the people of good will, and not to reserved to the Christians. For us Christians, we can not be satisfied with this language or politics of life. Our conversion is not reduced from our conversion from evil to the good as the others, but to God, the Eternal Sun, the source of all existence, to the fullness of the perfection of holiness. It is the story of prodigal son, coming home, back to God, our Creator.

In this conversion, we recognize our own divine identity and our perpetual connection with this Sun, the source of our light, the Light of the world, the Christ, sent by the Father. We recognize in ourselves that quality of the moon which receives its brightness from the Sun. As John of Baptist told us, we are called to proclaim that we are not the Light and we are only carriers of His Light. Our conversion, not of evil towards the good, rather to reduce our distance from the sun towards a proximity that the Incarnation has established among us, Emmanuelle, God-with-us.

Why this conversion is proposed? It's because God trusts us. Whether we recognize or not, God recognizes in us his presence and his divinity. He knew it that once the word is announced the people of Nineveh will get converted. And that's why He chose Jonah and one day Jonah will discover himself this mercy of God. Since God trusted in our humanity, He sent us His only begotten Son, not to judge us, but by Him that the world be saved, says Saint John. God continues to trust and He does not stop sending us Jonah.

Like Mary, who ran towards her cousin, we must rush towards all those who need us. If we wish that we be available to others, that our service to be worthy and true, we must purify ourselves and be united with God. 'If you want it, you can purify me',  we should learn to say it in certainty. Do not, especially not wait for tomorrow. Like the people of Nineveh, we must discover this mercy of God  and act upon immediately. In the humility and certainty of His love, we should invoke this divine mercy. He who knew to die for us, will come back once again to save us.

If He comes today, or now, are we worthy to welcome him into our hearts? He needs us and He calls us to transform us from an ordinary human being to be divinely human.  "Come after me" and I will make you strong and tall. Come and discover that I am full of love and mercy. Our response…………… is it positive or still meditating over this call to be with God?

We remember this mercy and divine tenderness and we cry to Him, saying, remember, Lord, your mercy and your promise. Help me Lord to recognize your way and your messengers. May I do no harm to your servants and receive them properly and in a dignified way. Once I am transformed, that I will be this Jonah, this Jeremiah, Peter and Paul. Send me Lord to this Nineveh to announce this Good News of your mercy and forgiveness. Amen.

 

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Publié le 19 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 3,20-21): 

Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient: «Il a perdu la tête».

«Il a perdu la tête»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que les propres parents de Jésus osent lui dire qu'Il a «perdu la tête» (Mc 3,21). Une fois de plus, le proverbe «Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison» (Mt 13,57) («Nul n'est prophète en son pays») s'avère vrai. Il est évident que ces commentaires n'éclaboussent pas la très Sainte Marie, car depuis le premier et jusqu'au dernier moment, au pied de la croix, elle a gardé solidement et fermement sa foi et sa confiance en son Fils.

Et nous alors? Faisons un examen! Combien de personnes qui vivent à nos cotés, de notre entourage, sont une lumière dans nos vies,… et nous? Il ne faut pas aller très loin pour trouver: pensons au pape Jean-Paul II, combien de gens l'on suivi?, et... en même temps combien l'ont considéré comme un "têtu démodé", jaloux par son "pouvoir"? Serait-il possible que Jésus, deux mille ans après, continue à être cloué sur la croix pour notre salut, et que nous, en bas, nous continuions toujours à crier «descends maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions» (cf. Mc 15,32)?

Ou au contraire. Si nous nous efforçons de nous configurer au Christ, notre présence ne sera pas inutile vis-à-vis de ceux qui sont à nos côtés soit par lien de parenté soit à cause du travail, etc. De plus, elle sera peut-être gênante pour certains car nous serons un rappel de leur conscience. C'est garanti! «S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront» (Jn 15,20). Par leurs moqueries ils cacheront leur peur, par leur désintéressement ils défendront mal leur oisiveté.

Combien de fois les gens nous accusent, nous les catholiques, d'exagérer? Nous devons leur répondre que nous n'exagérons pas du tout, car quand il est question d'amour, il est impossible d'exagérer. Mais il est vrai que nous sommes des "radicaux" car l'amour est comme ça: «ou tout ou rien», «ou l'amour tue le moi ou le moi tue l'amour».

C'est pour cela que le Saint Père nous a parlé du "radicalisme évangélique" et nous a dit "n'ayez pas peur": «Dans la cause du Royaume, il n'y a pas de temps pour regarder en arrière, et encore moins pour s'abandonner à la paresse» (Saint Jean-Paul II).

 

 

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Publié le 18 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 3,13-19): 

Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais. Donc, il institua les Douze: Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon), Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de "Boanerguès", c'est-à-dire: "Fils du tonnerre"), André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

 

L’Application

L’invitation n’est pas que pour l’annonce de l’Evangile, mais essentiellement à être avec Jésus, en Jésus et par Jésus. C’est en se configurant en Jésus, l’homme se transforme et il sera capable de pouvoir annoncer la Parole dignement et aussi correctement. « Venez et vous verrez », « demeurez en moi », nous montrent l’importance de cette invitation. Sans qu’on ne soit avec Jésus, nous ne pouvons jamais Le découvrir. Cette invitation reste encore valable et désormais, elle restera éternellement ouverte.  

 

«Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile résume la théologie de la vocation chrétienne: le Seigneur choisit ceux qu'Il veut pour qu'ils restent avec Lui et pour en faire des apôtres (cf. Mc 3,13-14). En premier lieu, Il les choisit: avant la création du monde, il nous a destinés à devenir saints (cf. Ef 1,4). Il nous aime à travers le Christ, et il nous modèle par son intermédiaire en nous donnant des vertus pour être ses enfants. C'est seulement en ayant en vue la vocation que l'on comprend nos vertus; la vocation est le "rôle" qu'il nous a donné dans la rédemption. C'est en découvrant l'intime "pourquoi" de mon existence que je me sens pleinement "moi", quand je vis ma vocation.

Et pourquoi nous a-t-il appelés? Pour que nous soyons avec Lui. Cet appel implique une réponse: «Un jour —je ne veux pas généraliser, ouvre ton cœur au Seigneur et raconte-lui ton histoire—, peut-être qu'un ami, un chrétien ordinaire comme toi, t'as fait découvrir un panorama profond et nouveau, même s'il est aussi vieux que l'Evangile. Il t'a suggéré que tu pouvais t'appliquer sérieusement à suivre le Christ, à devenir un apôtre des apôtres. A ce moment-là, tu as peut-être perdu la tranquillité et tu ne l'as retrouvée, convertie en paix, qu'après avoir répondu à Dieu librement, parce que tu en as eu envie —ce qui est la raison la plus surnaturelle—. Et la joie est venue, forte et constante, une joie qui disparaît seulement quand tu t'écartes de Lui» (Saint Joseph Marie).

C'est un don mais c'est aussi une tâche: la sainteté par l'intermédiaire de la prière et des sacrements et, de plus, c'est une lutte personnelle. «Tous les fidèles quels que soient leur état et leurs conditions de vie sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité, de la sainteté qui, même dans la société terrestre, encourage un mode de vie plus humain» (Concile Vatican II).

Ainsi, nous pouvons sentir la mission apostolique: amener le Christ aux autres; l'avoir avec nous et l'amener. Aujourd'hui, nous pouvons prêter davantage attention à l'appel, et perfectionner notre réponse d'amour.

 

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Publié le 17 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 3,7-12): 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

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Publié le 16 Janvier 2018

Gospel text (Mc 3,1-6): 

Again Jesus entered the synagogue. A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would he heal the man on the sabbath? If he did they could accuse him. Jesus said to the man with the paralyzed hand, «Stand here in the center». Then he asked them, «What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?». But they were silent. Then Jesus looked around at them with anger and deep sadness because they had closed their minds. And he said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was healed. But as soon as the Pharisees left, they met with Herod's supporters, looking for a way to destroy Jesus.

 

The Application

 

To live this gospel today, I would propose to you all three approach and choose among them what is best for the day.

The first is the simplicity of Jesus. They were well aware that Jesus will heal the sick and Jesus didn’t disappoint them. Let our life be simple like Jesus and let us not hide our emotions and feelings. Let us learn to be ourselves without shame and fame, accepting ourselves as we are. This simplicity will give us lot of freedom, not only to us, but also for others to adopt themselves with us.

The second aspect would be the way Jesus acts and his refusal to reacts. He was pushed by the external movements or the behaviours of others. He faces them courageously without judging them. At the same time he is inviting them to enter into their interiority to find out the best way to act in a given situation. Should we do good and evil and the response is clear and net.

The third aspect is related to the second. Why should we stop doing the good deeds because of negative approach of our adversaries?  Our good deeds should continue in spite of opposition. We are good and called to be good at every moment of life. Jesus is our model and our reasoning should be with Jesus and Jesus alone, in accomplishing the will of the Father.

 

Daily Quote from the early church fathers:

 The tender compassion of the Lord, by John Chrysostom, 547-407 A.D.

 

"Jesus said to the man with the withered hand, 'Come here.' Then he challenged the Pharisees as to whether it would be lawful to do good on the sabbath. Note the tender compassion of the Lord when he deliberately brought the man with the withered hand right into their presence (Luke 6:8). He hoped that the mere sight of the misfortune might soften them, that they might become a little less spiteful by seeing the affliction, and perhaps out of sorrow mend their own ways. But they remained callous and unfeeling. They preferred to do harm to the name of Christ than to see this poor man made whole. They betrayed their wickedness not only by their hostility to Christ, but also by their doing so with such contentiousness that they treated with disdain his mercies to others." (excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 40.1)

 

«What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus tells us we must always do good: there is no such thing as a time to do good and a time to overlook our love for others. The love we get through God brings us to the supreme Law, Jesus left with us, in the new commandment: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Jesus neither repeals nor criticizes Moses' Law, inasmuch as He is the first one to comply with its precepts and go to the synagogue on the Sabbath; what Jesus criticizes is the narrow minded version of the Law by its masters and the Pharisees, an interpretation leaving little room for mercy. 

Jesus Christ has come to proclaim the Gospel of salvation, but his antagonists, far from being convinced, seek all kind of pretexts against him: «A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would He heal the man on the Sabbath? If He did they could accuse him.» (Mk 3:1-2). At the same time as we witness the power of grace, we also see how hardhearted, those boastful men who though they had the truth on their side, were. Were those Pharisees joyful upon realizing that poor man had been cured hand? Certainly not, rather on the contrary, they were even more blinded, to the point of rushing to make a deal with Herod's supporters —their natural foes— looking for a way to destroy Jesus. Some alliance!

With his action, Jesus also removes the chains with which the masters of the Law and the Pharisees had constrained the Sabbath while conferring it its true meaning: the day of communion between God and man, the day of liberation from slavery, the day of salvation from evil forces. Saint Augustin tells us: «He who has peace in the conscience, is peaceful, and this very peace is his heart's Sabbath». With Jesus Christ, the Sabbath already opens up to the gift of Sunday.

 

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Publié le 16 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6): 

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

L’Application

 

Je voudrais vous inviter à regarder la ‘Personne’ Jésus. Un homme simple sans aucune complication et tous ceux et celles qui l’a observaient,  savaient déjà son comportement. Heureusement ils ne sont pas déçus. Pouvons d’être une personne sans complication ?

Le deuxième aspect que vous propose est la manière donc Jésus confronte ses adversaires. Il n’est pas là pour leur répondre. Il renvoi la question vers eux, pour qu’ils eux-mêmes découvrent leur propre intériorités et leurs intentions mauvaises. Pouvons-nous apprendre à agir comme Jésus et à éviter à réagir ?

Le troisième  est très important. N’arrêtons jamais les œuvres bonnes. Il faut savoir continuer les bonnes actions, malgré les échecs que nous pouvons avoir dans le chemin suivant fidèlement les pas de Jésus.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

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Publié le 15 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 2,23-28): 

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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