Publié le 19 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Lc 24,35-48):

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

 

L’application

Les apparions après la résurrection du Seigneur ont certaines similarités et les étapes. Ces étapes de foi peuvent être un grand outil pour notre propre démarche spirituelle à la rencontre divine. La peur et le découragement son commun en toutes les apparitions. Tout commence avec ces sentiments qui les enferment. 0 cause de cet enferment ils se trompent dans leurs discernements. Madeleine a pris le Seigneur comme un voleur qui a pris le corps de son Maître. Pierre et les autres ont le pris comme un esprit et les disciples d’Emmaüs L’ont pris comme un étranger. Jésus s’entre en dialogue et Il les encourage. N’ayez  pas peur, c’est moi. Jésus a établis une relation personnelle. Il appela Marie avec son nom, il partagea la table avec les autres. Tout se termine avec un enseignement et tous ont  éprouvé  la joie de la Résurrection. Nulle part on a vu un reproche de la part de Jésus. Simplement Il les accompagne. Voilà notre propre cheminement de foi que Jésus nous propose. N’ayons pas peur de jugement. Il simplement nous accompagne.

«La Paix soit avec vous!»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’».

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière.

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre coeur en un coeur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain, l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâché du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut.

 

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Publié le 17 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 20,11-18):

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’application

 

Une femme avec un amour exceptionnel se trombe pourtant dans son discernement et dans sa décision. Elle prend son Maître pour le gardien. Nous ne devons pas  nous inquiet sur notre discernement. Dieu qui nous aime, creuse au plus profond de notre cœur, découvrira notre amour et notre sincérité et Il nous aidera à retrouver le bon chemin.

Nous devons reconnaitre le mystère de choix du Seigneur d’élever une femme comme le premier témoin de la résurrection. Touché par une tristesse profonde, Jésus s’avance vers elle et Il transforme sa tristesse comme une joie. Si nous mettons notre confiance dans le Seigneur, Il est capable de tout transformer.

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Publié le 16 Avril 2017

Gospel text (Mt 28,8-15): 

The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples. Suddenly, Jesus met them on the way and said, «Peace». The women approached him, embraced his feet and worshiped him. But Jesus said to them, «Do not be afraid. Go and tell my brothers to set out for Galilee; there they will see me».

While the women were on their way, the guards returned to the city and some of them reported to the chief priests all that had happened. The chief priests met with the Jewish authorities and decided to give the soldiers a good sum of money, with this instruction, «Say that his disciples came by night while you were asleep, and stole the body of Jesus. If Pilate comes to know of this, we will satisfy him and keep you out of trouble». The soldiers accepted the money and did as they were told. This story has circulated among the Jews until this day.

«The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples»

Fr. Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Spain)

Today, the joy of resurrection has made brave messengers out of those women that went to Christ's tomb. The angel's announcement of the Master's resurrection filled their hearts with «great joy». And, immediately after, they “ran out”, to tell the news to the Apostles. They simply could not stand idle, their hearts bursting should they not let the disciples know about the great news. Paul's words resound in our souls: «For the love of Christ constrains us» (2Cor 5:14).

Jesus contrives to a “chance meeting” with Mary of Magdala and the other Mary —this is how Christ rewards their courage to look for him early in the morning—, and He does it too with all men and women of this world. Not only, because of his Incarnation, He has, in a certain way, become a man too.

Women's reactions before the Lord express the deepest attitudes of human beings before He who is our Creator and Redeemer: submission —«embraced his feet» (Mt 28:9)— and worship. What a lesson for all of us regarding what our attitude ought to be always before Christ in the Eucharist! 

«Do not be afraid» (Mt 28:10), Jesus tells the pious women. Afraid of our Lord? Never, as He is the Love of loves! Afraid to lose him? Yes, because we are well aware of our feebleness. This is why we embrace his feet so strongly. As the Apostles in the stormy sea and as the disciples of Emaus when they beg him: Lord, do not leave us! 

And the Master sends the women to his disciples so they can see him too. This is also our task, and our divine mission, since the day of our baptism: to proclaim Christ all over the World «so that everybody may find Christ, so that Christ may join each one of us in our journey through life, with the power of the truth (...) contained in the mystery of Encarnation and Redemption, with the power of the love He irradiates» (John Paul II).

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Publié le 16 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mt 28,8-15): 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront». 

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14). 

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas! 

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

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Publié le 16 Avril 2017

C’était encore les ténèbres nous dit l’évangile du jour et c’est dans ces ténèbres que Marie Madeleine est allée chercher le Seigneur. En vérité, elle n’est pas allée chercher le Seigneur, plutôt le corps du Seigneur, malheureusement elle est allée chercher le mort parmi le vivant. En vérité, Le Vivant était avec  Marie Madeleine pour qu’elle, elle aussi soit réussite et par elle que les disciples du Seigneur savourent la joie de la résurrection. Même si nous ne voyons aucune femme choisie comme Apôtre du Seigneur, c’était une femme, une femme qui l’aimait tellement soit le premier témoin de la résurrection.

La pierre enlevée, le tombeau vide sont les signes ordinaires, pourtant véritable signe de la foi. Dans cette narration des événements après la résurrection du Seigneur, c’était Pierre qui est invité à regarder et vérifier la résurrection, celui qui portera le poids de l’Eglise universelle, la clé du Royaume de Dieu. Pierre découvrit les mouvements invisibles des choses qui se sont passées. Tout est arrangé, non pas dans la précipitation, mais dans la tranquillité, en accordant à chaque élément à son importance. Ces sont les éléments matériels ou ordinaires qui s’expliquent pour nous les éléments immatérielles, spirituelle, les choses transcendantales.

Jean par son regard dépasse même les choses visibles. C’est dans le vide qu’il découvrit la résurrection. Le passage d’hivers vers le beau printemps que nous nous éprouvons maintenant, peut nous aider à comprendre cet événement pascal comme un destin humain vers les éléments inconnus, une nouveauté imprévisible qui nous fait jaillir en nous l’espérance éternelle.  Chaque pas que nous prendrons, chaque moment que nous respirons, chaque fois que nous vivrons notre vie, nous ressentirons en nous ce passage de nuit vers l’ombre, de l’ombre vers la lumière. C’est ainsi chaque jour nous embraserons la nuit, en attendant l’aube. Lorsqu’on est confronté par les situations délicates et difficiles, comme maladie ou souffrance, la séparation ou division dans la vie familiale, il faut savoir regarder dans les vides de notre vie, afin de pouvoir y découvrir par nous-mêmes l’accomplissement divin, la présence invisible de Dieu qui nous aime.

Mes amis, les souffrances et les difficultés quotidiennes ne nous manquent pas. Si on arrive à faire une relecture de la vie, nous pouvons découvrir que ces moments difficiles  que nous avons vécus qui nous ont aidés à grandir dans la vie. Jean vit et il crut. Voilà la vérité de la vie. Il faut voir pour croire. Voire tout ce qui s’est passé, tout ce qui se passe maintenant, à l’intérieure de soi et aussi à l’extérieur.  Voire non seulement tout ce qui est visible, mais aussi tout ce qui est invisible. Même si la souffrance et les douleurs du Seigneur sont visibles, il faut regarder sa joie invisible. Si son sentiment d’être abandonné par son Père était réal, il faut reconnaitre sa confiance dans son Père. Ces sont les éléments invisibles qui sont plus forts qui nous rendent capable de nous faire découvrir la présence invisible de Ressuscité.

L’évangile nous dit, « Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts. » Aujourd’hui nous n’avons pas craint de présent même si la vie est précaire, ni la peur de l’avenir à cause des événements qui se passe, non plus de la mort, car Jésus est vivant et Il est avec nous. La résurrection du Seigneur a fait disparaître la mort éternelle et nous a rendus digne à participer à la vie éternelle. Fixons notre regard non seulement sur la Croix, mais aussi dans la résurrection. Mes amis, soyez les témoins de la résurrection. Il est vraiment ressuscité. Alléluia. Amen.  

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Publié le 15 Avril 2017

Le vendredi saint, nous sommes invités à adorer la Croix, la Croix qui nous a sauvée. En fixant notre regard sur la croix et particulièrement le visage du Seigneur, nous pouvons facilement y découvrir même dans sa souffrance Jésus rende grâce à son Père. Il invite le disciple à accueillir sa mère et elle devient ainsi la mère du monde. Aujourd’hui elle nous invite à partager sa souffrance, la souffrance de toutes mères du monde qui portent en eux silencieusement la souffrance de l’humanité.

Dans le chemin il y avait beaucoup de rencontres,  Siméon de Cyrénéen, les femmes de Jérusalem, sa mère, ses disciples, etc. Jésus les a invités à découvrir la miséricorde divine. Dieu qui se donne pour le salut du monde, en son Fils Jésus Christ. Jésus a voulu aimé les siens et Il les a aimé jusqu’au bout. Voilà le fruit de nos péchés.

Jésus meurt sur la croix entre deux brigands. C’est l’heure des ténèbres, le paroxysme de la souffrance. Il ressent l’abandon, celui que nous connaissons aussi. Il pardonne à ses bourreaux. Sa mission divine est terminée : « Tout est accompli. »… « Mon Père, entre tes mains, je remets mon Esprit. » Avec une grande fierté Jésus remet sa vie en son Père. Il a sauvé le monde, et il a racheté le monde par sa Croix.

Comme saint Paul, nous mettons toute notre confiance dans cette Croix, la seule qui est capable de nous faire participer à la résurrection, la source de notre foi. Dieu nous sauve en Jésus Christ. Comment pouvons-nous ignorer cette Croix qui nous a sauvée ? Avec certitude et assurance avançons ensembles vers cette Croix. En unions avec l’Eglise universelle, les uns avec les autres, nous pouvons proclamer, « Victoire, tu régneras ! Ô Croix, tu nous sauveras. »

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Publié le 13 Avril 2017

Holy Thursday is a feast day, especially for priests. This day, we are invited to discover the mystery of the Eucharist and all that it can be to us in our daily life. As the people of Israel who remembered their first day of the year, the day of liberation, the 'Pass over', we Christians the new people of God, the people of new alliance, remember this important event of the past, it's been 2000 years. Every year we commemorate this event, as if it’s happening right now.

When we learn this salvific plan of God and all the preparation went through for century of years,  we are wondering and marvelling before this great event. Certainly this event pushes to meditate and contemplate not only all that God has done for us in Jesus Christ through His death and resurrection, but also and all that He is able to do to us, even today through the unknown Christ who are among us, giving their life for us every day.

The dialogue between Jesus and Peter does merit little attention. The one who refused the washing of his feet, will be the one who wanted that the Lord wash him, not only the hands and legs, but the whole person. Jesus will orient him towards the essentials. Our desire to be perfect, sometime pushes to the extremity of rejecting the weak and the low in our society.  It is important that man identifies the essentials of life and ignores the rest. Otherwise there is a great danger of rejecting the weaker section of our society. This rejection or isolation of a single being of our society can destroy us whole.

Secondly, this dialogue teaches us the mystery of the Eucharist, God with us and desires to remain with us, in the form of Eucharist. Like the disciples who understood nothing, it is quite possible that we could understand nothing. Yet we are invited to follow the Lord and we will understand it later. If Eucharist was the heart of this event, the washing of the feet was an external sign and symbol of an inner truth of divine love. He is at the service of the people He created. We are the servants called to listen to this Servant par excellence in our everyday life. "Do you understand what I have just done for you? You call me "Master" and "Lord," and you are right, because I really am. If then I, the Lord and the Master, have washed your feet, you too must wash your feet one to another. This is an example that I have given you so that you may also do as I have done for you. "

It is Jesus who takes the initiative and He invites us to share with Him this great meal. This is my Body and here is my Blood. He gives himself and will always give himself. Through this heavenly food God wants us to discover God and his intimacy, the Trinity and the work of the Holy Spirit that transforms us. Jesus reveals to us not only his humanity, but also the divine intimacy. God suffers in us and for us.

In this table Jesus expresses his profound sadness at the betrayal of his own disciple Judas Iscariot. It is no longer an event of the past, but an event of the day. And Judas Iscariot, is not yet dead. The Lord has chosen some of his disciples to accompany Him in prayer and contemplation. He told them, "My soul is sad to die of it. Stay here and watch with me. But the disciples were tired. "Returning to the disciples, he again found them asleep, for their eyes were heavy with sleep." They left him alone to suffer. He still finds us weak even today. He wakes us up by saying, "Watch and pray, that you may not enter into temptation; The spirit is ardent, but the flesh is weak. "

On this feast day of the establishment of the institution of the Eucharist, Jesus asks us to pray and put ourselves at the service of his people. These two elements must work together. The service less Eucharist serves no purpose. And the charitable activity without binding to the Eucharist will not save us. We must keep them together, for the Lord has shown them together and He asks us to do it.

My friends, I would like to invite you once again to reread the gospel of the day. "Before the feast of the Passover, knowing that the hour had come for him to pass from this world to his Father, Jesus, having loved his own who were in the world, loved them to the end. It is in this divine love that we are invited to worship Christ in the Blessed Sacrament. May our adoration be an expression of our love for the Lord. Amen.

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Publié le 13 Avril 2017

Le jeudi saint est un jour de fête, particulièrement pour les prêtres. Ce jour, on est invité à découvrir le mystère de l’Eucharistie et tout ce qu’elle peut nous apporter dans notre vie quotidienne. Comme le peuple d’Israël qui se rappelait de leur premier jour de l’année, le jour de la libération, le ‘Passe over’, nous les chrétiens le peuple nouveau de nouvelle alliance, nous nous rappelons cet événement important qui se passait ça fait 2000 ans.

En observant tout ce qui se passait et qui se passe encore, nous commençons à méditer et à contempler non seulement tout ce Dieu nous a fait en Jésus Christ par sa mort et par sa résurrection, mais aussi et tout ce qu’Il est capable à nous faire, même aujourd’hui à travers les christs inconnus qui sont parmi nous.

Dans cet événement, même celui qui refusa le lavement de ses pieds, celui-là a voulu que le Seigneur le lave tout entier. Un désire pour la perfection, même s’il est bon or désirable, il y a un grand danger de rejection. Jésus nous invite à concentrer sur l’essential de la vie et ignorer les autres. Sinon, nous n’arriverons plus accepter l’homme faible. La société nous apprend à choisir tout ce qui est du bien et de bon et rejeter tout ce qui nous dérange or imparfait.  Ce rejet ou isolation d’un seul être peut nous détruire tout entier.

Deuxièmement ce dialogue nous enseigne le mystère de l’Eucharistie, Dieu avec nous. Comme les disciples qui ne comprirent rien, il est tout-à-fait possible que nous ne comprenions rien. Pourtant on est invité à suivre le Seigneur et nous le comprendrons plus tard. Si Eucharistie était le cœur de cet événement, le lavement des pieds était un signe et symbole extérieur d’une vérité intérieur de l’amour divin. Il est au service de ce peuple qu’Il a créé. Nous sommes les serviteurs qui conques appelés à écouter ce Serviteur par excellence dans notre vie quotidienne. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

C’est Jésus qui prend l’initiative et Il nous invite à partager avec Lui ce grand repas. Voice mon Corps et voici mon Sang. Il se donne et se donnera toujours. Par cette nourriture céleste Dieu veut que nous Le découvrions dans son intimité, la Trinité et l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous transforme. Jésus nous révèle non seulement son humanité, mais aussi l’intimité divine. Dieu qui a souffert en Jésus, souffre avec nous et pour nous.  

Dans cette table, Jésus s’exprime sa tristesse profonde devant la trahison de son propre disciple Judas Iscariote. Ce n’est plus un événement du passé, mais un événement du jour. Et le Judas Iscariote, n’est pas encore mort. Le Seigneur a choisi parmi ses disciples certains d’entre eux, pour qu’ils l’accompagnent dans la prière et dans la contemplation. Il leur a dit « « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Mais les disciples qui devaient veillés étaient fatigués. Ils l’ont laissé seul à souffrir. Il nous trouve encore faibles, même aujourd’hui. Il nous réveille en disant, « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »       

En ce jour de fête, Jésus nous demande de prier et de nous mettre au service de son peuple. Il faut que tous les deux éléments, Eucharistie et le lavement des pieds marchent ensembles. L’Eucharistie sans service ne sert rien. Et l’activité caritives sans lier à l’Eucharistie ne nous sauvera pas. Il faut les garder ensembles, car le Seigneur nous les a montré ensembles et Il nous demande de le faire.  

Mes amis, je voudrais vous inviter encore une fois à relire l’évangile du jour. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. » C’est dans cet amour divin que nous sommes invités à adorer le Christ dans le Saint Sacrement. Que notre adoration soit une expression de notre amour pour le Seigneur. Veillons et prions. Amen.

 

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Publié le 11 Avril 2017

Gospel text (Mt 26,14-25): 

One of the Twelve, who was called Judas Iscariot, went off to the chief priests and said, «How much will you give me if I hand him over to you?». They promised to give him thirty pieces of silver, and from then on he kept looking for the best way to hand him over to them.

On the first day of the Festival of the Unleavened Bread, the disciples came to Jesus and said to him, «Where do you want us to prepare the Passover meal for you?». Jesus answered, «Go into the city, to the house of a certain man, and tell him: ‘The Master says: My hour is near, and I will celebrate the Passover with my disciples in your house’». The disciples did as Jesus had ordered and prepared the Passover meal.

When it was evening, Jesus sat at table with the Twelve. While they were eating, Jesus said, «Truly, I say to you: one of you will betray me». They were deeply distressed and asked him in turn, «You do not mean me, do you, Lord?». He answered, «he who will betray me is one of those who dips his bread in the dish with me. The Son of Man is going as the Scriptures say He will. But alas for that one who betrays the Son of Man; better for him not to have been born». Judas, who was betraying him, also asked, «You do not mean me, Master, do you?». Jesus replied, «You have said it».

«Truly, I say to you: one of you will betray me»

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, the Gospel proposes us —at least— three considerations. The first one is that, when our love for God cools off, then our will yields to other temptations, where voluptuousness seems to offer us more savorous dishes while, in fact, they are prepared with degrading and disturbing poisons. Given our congenital fragility, we should not allow the fire of our fervor to cool down, fervor which if not sensibly, at least mentally, links us to him, who has loved us to the point of giving his life for us.

The second consideration refers to the mysterious election of the place where Jesus wants to celebrate His Paschal Supper. «Go into the city, to the house of a certain man, and tell him: ‘The Master says: My hour is near, and I will celebrate the Passover with my disciples in your house’» (Mt 26:8). Maybe, the master of the house was not one of our Lord's confirmed friends, but he must have had a very good ear to be able to listen to his “inside” calls. Our Lord would have spoken to him intimately —as He so often does with us—, throughout a thousand incentives, so that he would open his door. His imagination and omnipotence, which support his infinite love for us, have no limits and express themselves in ways always apt to every personal situation. When we hear his call we have to “surrender”, by leaving aside all sophisms and by happily accepting this “liberator messenger”. It is just as if someone would come to our prison door and would invite us, as the Angel did with Peter, by saying: «Arise up quickly!» (Acts 12:7).

The third motive of meditation is offered to us by the traitor who is trying to conceal his crime before the Omniscient's keen stare. Adam had already tried it, and later on, Cain his son, too, but both to no avail. Before becoming our most exacting Judge, God appears before us as a father and a mother, who do not surrender to the idea of losing their son. Jesus' heart suffers not so much because of the betrayal as it does with the realization that a son is irretrievably going astray from him.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mt 26,14-25):

 Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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