Publié le 20 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 18,9-14): 

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres: «Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même: ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes: voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’. Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!’. Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

 

L’Application

 

Le juste devant Dieu est un homme qui se met volontairement devant Dieu, en reconnaissant la bonté et la miséricorde divine. Devant cette bonté divine il découvre sa propre faiblesse et demande la grâce divine.

Dans sa fidélité il accepte son infidélité et Dieu lui accorde son pardon et sa grâce pour qu’il puisse se reconvertir et de pouvoir se retrouver encore une fois en bonne santé, la santé spirituelle.

Une nouvelle vie recommence et il est appelé à vivre cette vie en Dieu, par Dieu et pour Dieu. Une vie totalement enracinée dans cet amour divin, dans son humanité il agira divinement, car Dieu demeurera dans sa parole et dans ses actes. ‘Dieu ne désire pas la mort des pécheurs, ce qu’ils convertissent et qu’ils vivent en Dieu.’

 «C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Irlande)

Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Mars 2020

Gospel text

(Mk 12,28b-34): 

A teacher of the Law came up and asked to Jesus, «Which commandment is the first of all?». Jesus answered, «The first is: ‘Hear, Israel! The Lord, our God, is One Lord; and you shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul, with all your mind and with all your strength’. And after this comes another one: ‘You shall love your neighbor as yourself’. There is no commandment greater than these two».

The teacher of the Law said to him, «Well spoken, Master; you are right when you say that he is one and there is no other. To love him with all our heart, with all our understanding and with all our strength, and to love our neighbor as ourselves is more important than any burnt offering or sacrifice». Jesus approved this answer and said, «You are not far from the kingdom of God». But after that, no one dared to ask him any more questions.

 

The Application

 

Life is filled with ups and downs. Many at times we don’t know what to do and how to choose. With many complicated moments and relationships, we are lost in between these impediments, without knowing the right direction or ignoring the better options.  At the end the teacher of the law has chosen the right person to address his problem and decided to get His opinion.

Jesus has suggested him to fix his life both horizontal and vertical. The connecting point would be ‘love’. Is my life filled with divine love? If yes, how do I express this divine love? Jesus is orienting this divine love with minimum self-love and through the self-connect march towards the world.  If I don’t know myself and how to love or express it, how can I love God? And how to love God, while ignoring His beloved ones, who are with us?

Action of the day: Let every word and act of this day, be an expression of your love.

«There is no commandment greater than these two»

Fr. Pere MONTAGUT i Piquet
:(Barcelona, Spain)

Today, Lenten liturgy presents us Love as the deepest root of our self- communication with God: «Our soul cannot live without love, it always wants to love something, for our soul is made of love, as I made it because of love» (Saint Catherine of Siena). God is almighty love, extreme love, crucified love: «It is there [on the Cross] that this truth can be contemplated» (Benedict XVI). This Gospel is not only a confirmation of the prayer the pious Jew used to say every morning, but it is also a self revelation as to how God —through his Son— wants to be loved. With a Commandment from Deuteronomy: «Love the Lord your God» (Deut 6:5) and another one from Leviticus: «Love your neighbor as yourself» (Lv 19:18), Jesus enforces the plenitude of the Law. He loves the Father, as a true God born out of a real God and, as the Word made Flesh, He creates the new Mankind of the sons of God, brothers loving each other with the love of the Son.

Jesus' call to communion and to the mission requires our participation in its very same nature; it is a closeness where to get ourselves in. Jesus does not vindicate him as the milestone of our prayer and of our love. He thanks the Father and constantly lives in his presence. The mystery of Christ attracts us towards the love for God, invisible and inaccessible, while —at the same time— it shows us the way to identify our sincerity in our love and life for our visible and present brother. The burnt offerings in the altar are not the most valued ones, but Christ burning as the unique sacrifice and offering, so that we may become in Him a single altar, a single love.

This unity of knowledge and love woven by the Saint Spirit allows God to love through us and to use all our capacities, while allowing us to be able to love as Christ does, with the same filial and fraternal love. What God united in love, man cannot sever. This is the greatness of he who submits to the Kingdom of God: self love is no longer an obstacle but rapture to love the one and only God and a crowd of brothers.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28b-34): 

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

 

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 18 Mars 2020

Gospel text

(Mt 1,16.18-21.24a): 

 

Jacob was the father of Joseph, the husband of Mary, and from her came Jesus who is called the Christ ­—the Messiah.

This is how Jesus Christ was born. Mary his mother had been given to Joseph in marriage but before they lived together, she was found to be preg­nant through the Holy Spirit. Then Joseph, her husband, made plans to divorce her in all secrecy. He was an upright man, and in no way did he want to discredit her. While he was pondering over this, an angel of the Lord appeared to him in a dream and said, «Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife. She has conceived by the Holy Spirit, and now she will bear a son. You shall call him “Jesus” for he will save his people from their sins». When Joseph woke up, he did what the angel of the Lord had told him to do and he took his wife to his home.

 

The Application

 

We find Joseph is troubled of the news and since he was just, he wished an amicable solution, without giving any trouble to Mary. He is just because he searches what is best for the other without compromising his value system. When men search for the bien of the other, the divine answer is easily accessible and comprehensible. It's here Joseph has understood that in Mary and Jesus, he has a mission to accomplish.

Just like Joseph, we too may not have all the necessary means or information for a better decision or solution. The more we remain open, the better will be our understanding of divine realities. God chose to address Joseph in dream and the message received in dream was sufficient for Joseph to act upon. What a courage and faith that Joseph expresses in this act of obedience? Are we open and ready to obey?

Corona Virus is shaking all the existing systems that the humanity has established. Men still search for a solution without any immediate answer. Let us open our eyes and make use of such difficult moment to express our solidarity and charity. In some counties like Italy and France, everything has come to still and we are in confinement. Other counties will soon follow this. Let us hope just the opposite.

Let us pray to St. Joseph that the world may not get frightened of this event and may not loose hope. The message that God shared with Joseph is filled with consolation and affirmation of the mission. Let us take this moment as a mission and pray to God that He may help us to bring this to its completion.  Let us also pray for all our brothers and sisters who celebrate the feast of St. Joseph.  Do pray for me too.

Action of the day: Be humble and open.

«Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife»

+ Mons. Ramon MALLA i Call Emeritus Bishop of Lleida
(Lleida, Spain)

Today, the Church celebrates the solemnity of Saint Joseph, Mary's husband. It is like a joyful interlude within Lent's austerity. But, the joy of this feast should not be an obstacle to our advancing along the path of our personal conversion, as preceptive in Lenten time.

He who, looking ahead, tries hard to accommodate his life to God's plan for us, is very fortunate. And so is he who, looking around him, tries always to properly interpret others' actions by saving their good reputation. In today's Gospel Saint Joseph is presented to us in both aspects of goodness.

God has over each one of us a love plan, inasmuch as «God is love» (1Jn 4:8). But, at times, the hardships of life difficult our discovering it. And then, logically, we grumble and we reluctantly accept to carry our crosses.

Saint Joseph must have gone through a difficult time when realizing Mary «before they had lived together, was found to be pregnant through the Holy Spirit» (Mt 1:18). He was planning to divorce her, but «in all secrecy» (Mt 1:19). And, at the same time, when «an angel of the Lord appeared to him in a dream» (Mt 1:20), saying he had to become the legal father, he accepted it right away «and took his wife to his home» (Mt 1:24).

Lent is a good time to find out what God expects from us and strengthen our wish to carry it out. Let us beg God «through the intercession of Mary's husband», as we shall read in the Collect of the Mass, that we may advance in our path of conversion by imitating Saint Joseph in his acceptance of God's will and in the exercise of charity with our fellow men. At the same time, let us keep in mind that if «all the Church is indebted to the Virgin Mary, as we received Christ through her, after her, Saint Joseph should certainly be who mostly deserves our gratitude and reverence» (Saint Bernardino of Siena).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 18 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 1,16.18-21.24a): 

 

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret.

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

 

L’Application

 

La peur et l’inquiétude de Joseph est bien justifier. Il a voulu sauver Marie de la mort et aussi se sauver d’une histoire hors norme. Chacune et chacun est appelé à chercher les moyens qui se disposent devant nous et en choisir un. Joseph dans sa bonté et de sa générosité a voulu faire une chose qui sera juste devant Dieu. Dieu qui voit tout ce que nous faisons discrètement, dans notre bienveillance, viendra nous accompagner et nous apporter un soutien, dans notre discernement et décision. Comme Joseph, que nous devenions les véritables disciples qui écoutent la Parole de Dieu et qui La mettent en pratique.

Le monde du jour se batte contre la corona virus. Prions à Dieu qu'à travers saint Joseph que le monde devienne de plus en plus fraternel et charitable. Que le monde riche partage avec les pauvres qui souffrent en silence sans aucun moyen. Je prie particulièrement pour les familles qui se trouvent ensembles sans aucun projet, sans rien prévu. Avec l’accompagnement de saint Joseph que ce temps offert par Dieu, soit un moment de partage, d’échange, d’écoute, etc. 

Soyons ouverts au projet divin. Pourquoi pas profiter de ce temps pour une conversion personnelle et radicale ?  Dans notre confinement, en silence écoutons la voix du Seigneur. Ne craignons pas, car Dieu est avec nous.

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

+ Mgr. Ramon MALLA i Call Evêque Emérite de Lérida
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. C'est comme une parenthèse dans l'austérité du Carême. Mais dans la joie de cette fête, rien ne nous empêche de pouvoir continuer à avancer dans le chemin de la conversion, propre des jours du Carême.

Joseph est bien celui qui, élevant son regard, s'efforce pour s'adapter au plan de Dieu. Et Joseph est bien aussi celui qui, regardant les autres, essaie toujours d'interpréter dans le bon sens toutes leurs actions afin de sauvegarder leur bonne renommée. C'est dans ces deux aspects de la bonté que Saint Joseph nous apparaît dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Sur chacun de nous Dieu a un plan d'amour, car «Dieu est amour» (1Jn 4,8). Mais les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne sachions pas le découvrir. Et, en bonne logique, nous nous plaignons et nous refusons les croix que le Seigneur nous tend.

Il a dû être difficile pour Saint Joseph de voir que Marie «avant qu'ils aient habité ensemble, fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,18). Il avait décidé de la répudier, mais «en secret» (Mt 1,19). Mais, en même temps, «lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe» (Mt 1,20), lui dévoilant qu'il devait devenir le père légal de l'Enfant, il accepta immédiatement «et il prit chez lui son épouse» (Mt 1,24).

Le Carême est une bonne occasion pour découvrir ce que Dieu attend de nous, et renforcer notre désir de le mener à bien. Demandons au bon Dieu, comme nous le dirons dans la collecte de la Messe, «que les mérites de l'Époux de votre très sainte Mère soient notre secours, nous vous en prions, Seigneur». Qu'Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion tout en imitant Saint Joseph dans l'acceptation de la volonté de Dieu et l'exercice de la charité envers notre prochain. Et, en même temps, rappelons-nous que «toute la sainte Église est débitrice avec la Mère Vierge, car c'est à travers Elle que l'Église a reçu le Christ, mais, ensuite, Saint Joseph est celui qui mérite le plus notre remerciement et notre révérence» (Saint Bernardin de Sienne).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Mars 2020

Gospel text

 (Mt 18,21-35): 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times.

»This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt.

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe me!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for­give your brother or sister».

«The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt»

Fr. Enric PRAT i Jordana
(Sort, Lleida, Spain)

Today, Matthew's Gospel invites us to ponder over the mystery of forgiveness by proposing a parallel between God's ways and our own human behavior when it comes to forgiving others.

Man even dares measuring and keeping control of the magnanimity of his forgiving nature: «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?» (Mt 18:21). Peter felt seven times was a bit too much, perhaps the very maximum we can stand. In fact, Peter comes out of it quite splendidly if compared to the official of the parable who, when he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver, «grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’» (Mt 18:28), refusing to listen to his pleading and promises of payment.

In actual fact, man either refuses to forgive or miserly measures out his forgiveness. Who would actually say that we have just received from God an infinitely reiterated and limitless forgiveness…? The parable says: «The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt» (Mt 18:27). And this, despite the fact his debt was very big.

But the parable we are commenting on emphasizes God's ways when it comes to granting forgiveness. After calling the debtor's attention to the gravity of his situation, he suddenly took pity on him before his humble and sorrowful pleading: «(...) he threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity...» (Mt 18:26-27). This episode reflects what each one of us knows by our own experience and with deep gratitude: that God forgives the repentant and converted one without any limit. The negative and sad ending of the parable, however, honors justice and evidences the truth of Jesus' words in Lk 6:38: «For with the measure you use, it will be measured to you».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21-35): 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

 

Abbé Enric PRAT i Jordana
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Mars 2020

Gospel text

(Lk 4,24-30): 

Jesus added, «No prophet is honored in his own country. Truly, I say to you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the heavens with­held rain for three years and six months and a great famine came over the whole land. Yet Elijah was not sent to any of them, but to a widow of Zarephath, in the country of Sidon. There were also many lepers in Israel in the time of Elisha, the prophet, and no one was healed except Naaman, the Syrian».

On hearing these words, the whole assembly became indignant. They rose up and brought him out of the town, to the edge of the hill on which Nazareth is built, in­tending to throw him down the cliff. But he passed through their midst and went his way.

«No prophet is honored in his own country»

 

Fr. Higinio Rafael ROSOLEN IVE
(Cobourg, Ontario, Canada)

Today, in the Gospel, Jesus tells us that «no prophet is accepted in his hometown» (Lk 4:24). By making use of this proverb Jesus is introducing Himself as a prophet.

A "Prophet" is someone who speaks on behalf of another, he who carries someone else’s message. Among the Hebrews, the prophets were men sent by God to announce, whether with words, whether with signs, the presence of God, the coming of the Messiah, the message of salvation, peace and hope.

Jesus is the Prophet par excellence, the long awaited Savior; in Him all prophecies are fulfilled. But, just as it did happen at the time of Elijah and Elisha, Jesus is not "well accepted" among their own, for those who are filled with anger «got up, and drow Him out of the town» (Lk 4:29).

Each one of us, because of our baptism, is also called to be a prophet. Therefore:

1st. We should announce the Good News. To do so, as Pope Francis said, we have to listen to the Word with a sincere approach, to let it touch our own lives, to let it retrieve us, exhort us, mobilize us, because if we do not dedicate time to pray with that Word, then we shall indeed be a "false prophet", a "swindler" or an "empty charlatan"

2nd. To live by the Gospel. Again Pope Francis says: «We are not asked to be flawless, but to keep growing and wanting to grow as we advance along the path of the Gospel; our arms must never grow slack». It is essential to be sure that God loves us, that Jesus Christ has saved us, that His love is forever.

3rd. As disciples of Jesus, we must be aware that just as Jesus experienced rejection, anger and being thrown out, this will also be present on the horizon of our daily lives.

Let Mary, Queen of the prophets, guide us on our way.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 4,24-30):

 Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

«Aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie»

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE
(Cobourg, Ontario, Canada)

Aujourd'hui, dans l'Evangile, Jésus nous dit "qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie" (Lc 4,24). En utilisant ce proverbe, Jésus se présente comme un prophète.

Le "prophète", c'est celui qui parle au nom de quelqu'un autre, qui apporte le message de quelqu'un d'autre. Chez les hébreux, les prophètes étaient des hommes envoyés par Dieu pour annoncer, soit avec des paroles, soit avec des signes, la venue du Messie, le message du salut, de la paix et de l'espérance.

Jésus est le prophète par excellence, le Sauveur attendu ; toutes les prophéties s'accomplissent avec Lui. Mais, comme à l'époque d'Elie et d'Elisée, Jésus n'est pas "bien reçu" parmi les siens, puisque ce sont eux qui, pleins de colère, "l'ont jeté hors de la ville" (L 4,29).

Du fait de notre baptême, chacun de nous est aussi appelé à devenir prophète : C'est pour cela que :

1° Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle. Pour ce faire, comme le dit le Pape François, nous devons écouter la Parole avec une ouverture sincère, la laisser toucher notre propre vie, nous réclamer, nous exhorter, nous mobiliser, car si nous ne consacrons pas du temps à cette Parole pour prier, alors nous serons un "faux prophète", un "escroc", un "charlatan qui sonne creux".

2° Vivre l'Evangile. Le Pape François dit à nouveau "on ne nous demande pas d'être immaculés, mais d'être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l'Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d'avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours.

3° En tant que disciples de Jésus, nous devons être conscients que de même que Jésus a connu le rejet, la colère, a été chassé, cela se profile aussi à l'horizon de notre vie quotidienne.

Que Marie, Reine des prophètes, nous guide sur notre chemin.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 13 Mars 2020

Gospel text

(Lk 15,1-3.11-32): 

Tax collectors and sinners were seeking the company of Jesus, all of them eager to hear what He had to say. But the Pharisees and the scribes frowned at this, mut­tering: «This man welcomes sinners and eats with them». So Jesus told them this parable: «There was a man with two sons. The younger said to his father: ‘Give me my share of the estate’. So the father divided his property between them. Some days later, the younger son gathered all his belongings and started off for a distant land where he squandered his wealth in loose living. Having spent everything, he was hard pressed when a severe famine broke out in that land. So he hired himself out to a well-to-do citizen of that place and was sent to work on a pig farm. So famished was he that he longed to fill his stomach even with the food given to the pigs, but no one offered him anything. Finally coming to his senses, he said: ‘How many of my father's hired men have food to spare, and here I am starving to death! I will get up and go back to my father and say to him: Father, I have sinned against God and before you. I no longer deserve to be called your son. Treat me then as one of your hired servants’. With that thought in mind he set off for his father's house.

»He was still a long way off when his father caught sight of him. His father was so deeply moved with compassion that he ran out to meet him, threw his arms around his neck and kissed him. The son said: ‘Father, I have sinned against Heaven and before you. I no longer deserve to be called your son...’. But the father turned to his servants: ‘Quick! Bring out the finest robe and put it on him. Put a ring on his finger and sandals on his feet. Take the fattened calf and kill it. We shall celebrate and have a feast, for this son of mine was dead and has come back to life. He was lost and is found’. And the celebration began.

»Meanwhile, the elder son had been working in the fields. As he returned and was near the house, he heard the sound of music and dancing. He called one of the servants and asked what it was all about. The servant answered: ‘Your brother has come home safe and sound, and your father is so happy about it that he has ordered this celebration and killed the fattened calf’. The elder son became angry and refused to go in. His father came out and pleaded with him. The indignant son said: ‘Look, I have slaved for you all these years. Never have I disobeyed your orders. Yet you have never given me even a young goat to celebrate with my friends. Then when this son of yours returns after squandering your property with loose women, you kill the fattened calf for him’. The father said: ‘My son, you are always with me, and everything I have is yours. But this brother of yours was dead, and has come back to life. He was lost and is found. And for that we had to rejoice and be glad’».

The Application

I would like to invite you to meditate on

  • the role of the father and his patience.
  • The interior movements of the younger son and the elder son.
  • The converted son and the refusing son……..
  • The silent spectators and their cooperation in this festivity.
  • The support of the environment, and the nature.
  • Choose your place in these roles and engage yourself to be closer to the father.

«I will get up and go back to my father and say to him: Father, I have sinned against God and before you»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today we see our Father's mercy, His distinctive feature in Heaven, while gazing at an orphan Mankind —orphan because forgetful— which does not know it is a child of God. Cronin speaks of a son that left home, squandered all his money, his health, the family honor... was finally imprisoned. Shortly before being freed, he wrote to his home: if he was forgiven, they should hang a white handkerchief in the apple tree, next to the railway. If he could spot it, he would return home; otherwise, he would never come back... The day of his freedom, while arriving home, he didn't dare to look... Would there be a handkerchief? «Open your eyes!... look!», a friend tells him. And he remained speechless: on the apple tree there was not a single white handkerchief... there were hundreds of them; it was full of white handkerchiefs.

It reminds us of the Rembrandt's painting where it can be seen the son that comes back, destitute and famished, who is hugged by an old man, with two different hands: one, from the father that holds him tight; the other, from the mother, sweet and tender, that caresses him. God is Father and Mother...

«Father, I have sinned» (Lk 15:21), we wish to say it too, and feel God embrace in the Sacrament of Confession, while participating in the Eucharistic feast: «We shall celebrate and have a feast, for this son of mine was dead and has come back to life. He was lost and is found» (Lk 15:23-24). Thus, since «God is waiting for us —each and every day!— like that father of the parable was waiting for his prodigal son» (Saint Josemaria), let's keep on marching in with Jesus to the encounter with the Father, where all becomes clear: «The mystery of man can only be solved through the mystery of the Incarnated Word» (II Vatican Council).

The protagonist is always the Father. Let's beg the desert of Lent to take us to internalize this appeal to participate in the divine compassion, as life is nothing but gradually returning to the Father.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0