Le 16 Décembre

Publié le 15 Décembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 7,24-30): 

 

Après le départ des envoyés de Jean Baptiste, Jésus se mit à parler de lui aux foules: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?... Alors, qu'êtes-vous allés voir? Un homme aux vêtements luxueux? Mais ceux qui portent des vêtements magnifiques et mènent une vie de plaisir sont dans les palais des rois. Alors, qu'êtes-vous allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis; et bien plus qu'un prophète! C'est de lui qu'il est écrit: ‘Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi’. Je vous le dis: Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui».

Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu en recevant le baptême de Jean. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas ce baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux.

 

L’Application

 

S'il y a une chose que nous pouvons tous faire sans discrimination, c'est notre fidélité à l'amour de Dieu. C'est dans cet amour que se fondent la conversion et la réconciliation. Une fois cet amour reconnu, l'homme peut facilement franchir même les montagnes. Si l'on n'a pas connu cet amour, même si Dieu apparaissait devant nous, nous ne pourrions jamais le reconnaître. "Qu'es-tu allé voir dans le désert ?"

Malheureusement, nous sommes comme ces pharisiens et docteurs de la loi, ne voulant pas bouger de nos lieux de sécurité et attendant que Dieu se déplace vers nous, selon nos attentes et nos normes. Nous sommes toujours à la recherche des signes visibles, palpables, qui peuvent nous aider à croire. Jésus nous invite à découvrir cette foi que nous avons déjà reçue à notre baptême, et à la vivre pleinement, à travers nos engagements concrets, qui s'expriment le mieux dans nos actes d'amour et de miséricorde. Pour les contemporains de Jésus, Jean le Baptiste était ce signe, le messager de Dieu. Pour vous et pour moi, quels sont ces signes que nous pouvons identifier ou repérer, comme messagers de Dieu, que nous ignorons dans notre vie quotidienne ?

«Qu'êtes-vous allés voir au désert?»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, par trois fois, Jésus-Christ nous demande: «Qu'êtes-vous allés voir au désert?»; «Alors, qu'êtes-vous allés voir?»; «Alors, qu'êtes-vous allés voir?» (Lc 7,24.25.26).

L’on dirait que Jésus veut nous ôter toute curiosité stérile, la suffisance des pharisiens et des docteurs de la Loi, qui méprisaient le plan que Dieu avait pour eux, en rejetant l’appel de Jean (cf. Lc 7,30). “Le savoir sur Dieu”, à lui seul, ne sauve pas; il faut Le connaître, L’aimer et Le suivre; il faut une réponse du cœur, sincère, humble, reconnaissante.

«Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu en recevant le baptême de Jean» (Lc 7,29): maintenant, c’est le temps du salut. Comme le prêchait saint Jean-Chrysostome, ce n’est plus l’heure de l’examen, mais celle du pardon. Aujourd'hui et maintenant c’est le moment: Dieu est proche, chaque fois plus proche de nous, car Il est bon, est juste et nous connaît parfaitement et c’est pourquoi il est plein d’amour qui pardonne; Il attend chaque soir notre retour d’enfant au foyer, pour nous embrasser.

Et Il nous régale de son pardon et de sa présence ; Il brise toute distance avec nous ; Il frappe à notre porte. Humble, patient, Il frappe maintenant à la porte de notre cœur: de ton désert, de ta solitude, de tes échecs, de ton incapacité, Il veut que tu voies son amour.

Nous devons sortir de notre confort et de nos luxes, pour nous affronter à la réalité telle qu’elle est: distraits par la consommation et l’égoïsme, nous avons oublié que Dieu nous attend. Il désire notre amour, Il nous veut pour Lui. Il nous veut vraiment pauvres et simples, pour pouvoir nous dire ce que, malgré tout, nous espérions encore: —Je suis avec toi, n’aies pas peur, fais-moi confiance.

Rentrant en nous-mêmes, disons maintenant d’une voix tranquille: —Seigneur, toi qui sais comme je suis et qui m’acceptes ainsi, ouvres-moi le cœur en ta présence; je veux accepter ton amour, je veux t’accueillir maintenant que tu viens, dans le silence et dans la paix.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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