Le 18 Novembre

Publié le 17 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 19,41-44): 

 

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle; il disait: «Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait».

 

The Application

 

Jésus pleure pour vous, pour moi et pour toute l'humanité, qui n'a pas reconnu sa présence, la présence divine en Lui. Quand nous disons, la présence divine, nous reconnaissons la présence divine, dans toute la création. Cette création n'est pas seulement une œuvre divine, mais aussi l'image de Dieu. Et donc je la respecte, la protège et l'accompagne.

Ce regard vers la création, plein d'amour et de compassion, dans le respect de la diversité, nous aide à tisser une relation saine et juste. Là, non seulement l'homme découvrira l'œuvre divine, mais l'ensemble de la création, retrouvera sa beauté et sa majesté, comme Dieu l'a voulu dès le début de la création. En vérité, Jésus ne pleure pas pour cette cité élue de Dieu, il pleure parce que l'homme, le peuple élu de Dieu, a perdu sa propre identité divine, l'image de Dieu. 

 

«Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix!»

 

Abbé Blas RUIZ i López

(Ascó, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'image que nous offre l'Évangile est celle d'un Jésus qui «pleura» (Lc 19,41) sur le sort de la cité élue qui n'a pas reconnu la présence de son Sauveur. La connaissance de l'actualité nous permet d'appliquer facilement cette lamentation à la ville qui est tout à la fois sainte et source de divisions.

Mais, au-delà, nous pouvons identifier Jérusalem avec le peuple élu: l'Église et, par extension, le monde dans lequel elle doit accomplir sa mission. Nous découvrirons alors une société qui, même si elle a atteint des sommets dans le domaine de la technologie et de la science, gémit et pleure, car elle vit entourée de l'égoïsme de ses membres, car elle a bâti autour d'elle les murs de la violence et du désordre moral, car elle foule aux pieds ses enfants, les traînant dans les chaînes d'un individualisme déshumanisant. Ce que nous découvrirons, c'est un peuple qui n'a pas su reconnaître le Dieu qui le visitait (cf. Lc 19,44).

Nous, chrétiens, ne pouvons cependant demeurer dans cette pure lamentation. Nous ne pouvons être des prophètes de malheur, mais des hommes d'espérance. Nous connaissons la fin de l'histoire, nous savons que le Christ a fait tomber les murs, qu'Il a brisé les chaînes: les larmes qu'Il répand dans cet Évangile préfigurent le sang par lequel Il nous a sauvé.

De fait, Jésus est présent dans son Église, spécialement à travers les plus nécessiteux. Nous devons remarquer cette présence pour comprendre la tendresse du Christ envers nous: son amour est si élevé, nous dit saint Ambroise, qu'Il s'est fait petit et humble pour que nous devenions grands; Il s'est laissé attaché par des langes comme un bébé, pour nous libérer des liens du péché; Il s'est laissé clouer sur la croix pour que nous soyons comptés parmi les étoiles du ciel… Aussi devons-nous rendre grâce à Dieu et découvrir la présence parmi nous de Celui qui nous visite et nous rachète.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article