Le 21 Octobre

Publié le 20 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 12,49-53): 

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

 

L’Application

 

L'auteur de L'eau de la vie nous apportera aussi le feu. Paradoxalement, c'est vrai. Le feu dont parle Jésus nous aide à nous répandre en tout, le feu de l'amour, qui détruit la haine et l'individualisme, et nous ouvre à la miséricorde divine, l'eau vive qui nourrit la vie.

Il y a toujours deux chemins devant nous. L'un qui mène à la libération, où nous devenons dans notre liberté, volontairement les esclaves de Dieu, des hommes libres et purs, qui se mettent au service du peuple, pour le salut du monde. L'autre, qui nous conduit à un autre type d'esclavage qui nous enferme en nous-mêmes, où nous devenons esclaves d'une liberté personnelle qui exclut l'autre. Là, nous ne sommes plus libres et notre discernement est conditionné par cette liberté personnelle que l'homme recherche, une libération de l'esclavage.

Quelle que soit la situation, l'homme est appelé à discerner et à faire un bon choix de vie. Celui qui a choisi Dieu, choisira la vie éternelle et vivra par Dieu, en Dieu et pour Dieu.  L'autre choisira la mort, en choisissant la vie pour lui-même, en détruisant tous les éléments qui construisent sa propre vie, en s'enfermant, en choisissant tout ce qui l'intéresse.  

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

 

+ Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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