1er Septembre

Publié le 31 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 4,38-44): 

 

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

 

L’Application

 

C'est l'Esprit Saint qui a conduit Jésus vers nous. C'est le même Esprit qui l'a conduit dans le désert. Aujourd'hui, après avoir vécu un moment contemplatif avec son Père, Jésus a choisi de quitter ce lieu, d'aller vers un autre, pour que l'Évangile soit annoncé à tous. Jésus nous invite à vivre ce moment contemplatif avec Dieu, dans le silence intérieur, surtout avant et après chaque moment de la vie.

Pour moi personnellement, chaque sortie de Jésus est une entrée pour les autres. Que nos sorties et entrées soient inspirées par l'Esprit Saint, par cette rencontre divine. Nous devons accepter humblement que nous ne pouvons pas toujours comprendre pourquoi le Seigneur nous demande de sortir ou d'entrer, de commencer ou de terminer, surtout quand tout semble aller bien. Une fois que, par notre confiance en Dieu, cette invitation est gracieusement acceptée, Dieu nous fera découvrir peu à peu ses œuvres en nous, et combien il a besoin de nos talents, notre temps et notre personne, pour accomplir sa volonté. Tout est pour notre bien personnel et c'est par notre bonté que les autres participent à la bonté divine. 

 Quel que soit notre lieu de mission (la famille, le lieu de travail, les rencontres humaines ou sociales, etc.), imitons le Christ, sa mission et surtout sa Personne, car en Lui, dans sa Parole et dans ses actes, nous trouverons le chemin de la sainteté. Là, le monde rendra gloire à Dieu. N'oublions jamais que nous sommes tous appelés, consacrés et envoyés par notre vocation baptismale, pour nous sauver et sauver les âmes.

 

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article