Le 25 Août

Publié le 24 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 23,27-32): 

 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures. C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes’. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!».

 

L’Application

 

Le Seigneur ne nous accuse pas de notre passé, mais il nous invite plutôt à revoir notre vie et à ne pas répéter dans le présent nos erreurs passées. La conversion est toujours possible, si nous nous mettons devant Dieu, avec un cœur humble et ouvert, en toute sincérité.

En toute sincérité, nous sommes invités à regarder et à purifier, avec la grâce de Dieu, notre propre intériorité où se trouvent toutes sortes de méchancetés. Si nos pensées sont pures, nos actions le seront aussi. Même si nous échouons ici, Dieu nous aidera à le corriger.

Le monde nous voit et nous comprend à partir de ce que nous disons et faisons, mais Dieu nous voit tels que nous sommes, y compris nos pensées, nos intentions et nos actions. Dans la première lecture, saint Paul s'adresse au peuple et révèle son intériorité et partage avec lui ses pensées et ses actions, qui sont justes non seulement devant les hommes, mais aussi devant Dieu.

Nous devons veiller à ce que, en tant que baptisés, même dans nos actes justes, nous ne fassions pas de mal à nos ennemis. Avant de nous coucher, nous devons nous poser cette question en toute sincérité : mes actions étaient-elles conformes à la volonté de Dieu et, dans ces actions, ai-je été juste devant Dieu ?  

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites»

 

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué

(Manresa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, comme les jours qui précèdent et ceux qui suivront, nous contemplons Jésus hors de lui, condamnant des attitudes incompatibles avec une vie digne, non seulement chrétienne, mais encore humaine: «à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal» (Mt 23,28). Il confirme par là que la sincérité, l'honnêteté, la loyauté, la noblesse…, sont des vertus voulues par Dieu et très appréciées par les hommes.

Pour ne pas tomber dans l'hypocrisie, je dois être très sincère. Avec Dieu, d'abord: Il veut que j'aie le cœur pur et détestant tout mensonge, puisqu'Il est lui-même totalement pur, la Vérité absolue. Avec moi-même, ensuite, pour n'être pas le premier trompé, m'exposant à pécher contre le Saint-Esprit faute de reconnaître mes propres péchés pour les manifester avec clarté dans le sacrement de la Pénitence ou de mettre suffisamment ma confiance en Dieu, qui jamais ne condamne l'enfant prodigue et n'abandonne personne sous prétexte que c'est un pécheur, sauf s'il ne se reconnaît pas lui-même comme tel. Avec les autres, enfin: comme Jésus, le mensonge, la tromperie, la duplicité, la malhonnêteté, la déloyauté, l'ignominie des autres nous mettent hors de nous, raison pour laquelle nous devons nous appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît».

Ces trois attitudes de simple bon sens, nous devons les faire nôtres pour ne pas tomber dans l'hypocrisie et nous rendre compte que nous avons besoin de la grâce sanctifiante en raison du péché originel occasionné par le “père du mensonge”, le démon. Ne négligeons pas l'exhortation de saint Josémaria: «À l'heure de l'examen de conscience, prends garde au démon muet», ni celle d'Origène: «Toute sainteté feinte gît morte, car elle n'est pas animée par Dieu», et gouvernons-nous toujours sur ce principe élémentaire et simple proposé par Jésus: «Que votre langage soit ‘oui, oui’; ‘non, non’» (Mt 5,37).

Marie ne parle pas beaucoup, mais son oui au bien, à la grâce, est unique et véridique; et son non au mal, au péché, ferme et sincère.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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