Le 10 Août

Publié le 9 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 12,24-26): 

 

«Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».

 

L’Application

 

Nous sommes les enfants de Dieu, un Dieu libre. C'est dans cette liberté que nous choisissons ce que nous jugeons être le mieux pour nous. Le monde nous a appris à choisir la vie et à éviter la mort.

 

Pourtant, nous savons dans notre vie quotidienne que la mort nous fait entrer dans une autre vie, une nouvelle vie, comme la mort de l'enfance à l'adolescence, la mort de l'adolescence à la vie adulte. C'est pourquoi, pour nous chrétiens, la mort n'est pas la fin, mais le début d'une nouvelle vie avec Dieu, le Dieu qui nous aime, et le Dieu que nous aimons nous-mêmes.

 

C'est pourquoi, donner notre vie terrestre à l'Auteur de la vie, n'est pas nécessairement une perte pour celui qui la donne, mais en vérité un gain. Tous les martyrs sont conscients de cette vérité et ont donné généreusement leur vie pour leur foi.

 

Chaque martyr est bien conscient que le sang versé pour le Christ vaut mille ans de vie. Ils sont bien conscients que leur mort atténue la colère de leurs oppresseurs et protège les fidèles croyants.

 

Bien que pour les élites de l'époque du Christ, sa mort ait été un succès, et que sa résurrection ait été un scandale pour les païens, l'histoire raconte l'accomplissement de toutes les prophéties et de toutes les lois. Tous les martyrs participent à cette histoire du salut et la perpétuent.

 

L'accompagnement divin silencieux et puissant du Père tout au long de la vie de Jésus, de l'Incarnation à l'Ascension, est pleinement ressenti et vécu comme leur appartenant par presque tous ceux qui ont donné leur vie pour la Foi. Comme Jésus, personne n'a été triste de mourir pour le Christ. Ils ont donné leur vie avec joie et dans la paix, même si la torture et la douleur ne leur permettaient pas de chérir cette paix et cette joie dans la tranquillité. Prions pour que Dieu nous comble de la bénédiction du martyre.

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II)

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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