Le 30 Avril

Publié le 29 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 14,1-6): 

 

«Ne soyez donc pas bouleversés: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure; sinon, est-ce que je vous aurais dit: Je pars vous préparer une place? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin». Thomas lui dit: «Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas; comment pourrions-nous savoir le chemin?». Jésus lui répond: «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi».

 

L’Application

 

L'un des textes favoris des funérailles, plein d'espoir avec la certitude, si nous acceptons Jésus comme notre chemin, la vérité et la vie. "Ne soyez pas bouleversés", nous assure-t-il. L'agitation de la vie quotidienne fera place à l'espoir, car nous avons l'assurance divine. Jésus nous montre non seulement la vie après la mort, mais aussi son accompagnement jusqu'à son arrivée. Il sera là, toujours avec nous.

Comment Jésus peut-il être notre chemin ? Par sa mort et sa résurrection, il nous a montré un chemin de vie, un chemin qui nous conduit à son père. Ses apparitions après sa résurrection nous confirment tout ce qu'il nous a enseigné tout au long de sa vie. C'est la vérité qui se trouve en Jésus, visible à travers les yeux de la foi, et dans cette vérité se trouve la vie, une nouvelle naissance par l'Esprit Saint. Cette naissance en Jésus-Christ détruit tout ce qui était ancien en nous, un homme de péché, et fait naître un homme nouveau, un homme digne de la grâce, un homme aimé qui marche vers la sainteté que Dieu désire.

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi»

 

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui 4e Vendredi de Pâques, Jésus nous invite au repos. La sérénité et la joie coulent tout le long d'une rivière de paix, de son Cœur ressuscité jusqu'au nôtre, qui est inquiet et agité et, si souvent, secoué par une activité aussi fébrile que vaine.

Nos temps sont ceux de l'agitation, de l'énervement et de la contrainte. Des temps où le père du mensonge a infecté l'intelligence des hommes en leur faisant confondre le bien avec le mal et le mal avec le bien, en leur faisant prendre la lumière pour l'obscurité et l'obscurité pour lumière, et en semant dans leurs âmes le doute et le scepticisme qui délitent toute manifestation d'espoir en un horizon de plénitude que notre monde, avec ses attraits ne sait ni ne peut leur donner.

Les fruits de cette diabolique entreprise sont bien évidents. Dominés par “l'absurde” et par la perte de la transcendance, les hommes et femmes n'ont pas seulement oublié, ils ont perdu le chemin, ayant déjà oublié le Chemin.

Guerres, violences de toutes sortes, repliement sur soi et égoïsme face à la vie (contraception, avortement, euthanasie...), familles détruites, jeunesse “désorientée”, etcetera, etcetera, constituent le grand mensonge sur lequel s'est installée une bonne partie du triste échafaudage de la société du «progrès» tant vanté.

Au beau milieu de tout cela, Jésus, le Prince de la Paix, réaffirme aux hommes de bonne volonté, avec sa douceur infinie: «Ne soyez donc pas bouleversés: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi» (Jn 14,1). À la droite du Père, Il caresse comme un rêve plein d'espoir miséricordieux le moment de nous avoir à Ses côtés, «et là où je suis, vous y serez aussi» (Jn 14,3). Nous ne pouvons nous excuser comme l'a fait Thomas. Car nous connaissons bien le chemin. Par la grâce de Dieu, nous connaissons la route qui mène au Père, dont la maison a beaucoup de demeures. Dans le ciel une place nous attend, et elle restera vide si nous ne l'occupons pas. Approchons-nous, donc, sans peur, avec une confiance sans bornes, du Celui qui est l'unique Chemin, la Vérité à laquelle on ne peut renoncer et la Vie en plénitude.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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