Le 19 Novembre

Publié le 18 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 19,41-44): 

 

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle; il disait: «Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait».

 

L’Application

 

Quelle profonde tristesse divine que l’homme n’a pas pu reconnaitre le Sauveur, qui habite en lui.  Puisqu’il n’a pas voulu reconnaitre la présence divine dans sa vie, l’homme vit une vie de désarroi et il se perd facilement dans les petites choses sans espérance.   Ce n’est plus un simple crie du passé de 2000 ans, mais il est valable même aujourd’hui.  

 

Si, nous disons qu’il est valable ce que Dieu crie en ce moment de crise. Les hôpitaux sont remplis des malades, les petits commerçants ferment leurs magasins et les hommes qui portent bien, marchent comme tout est normal. Dieu nous dit, si tu prends conscience de tout ce que tu peux faire, par tes actes et tes gestes, tu peux soulager beaucoup dans la société.

 

Si nous disons qu’il est valable ce que l’homme n’applique pas la foi qu’il a reçu lors de son baptême et il n’écoute plus l’Esprit Saint qui lui parle sans arrêt. Avec les petits moyens que nous avons, nous pouvons comme une graine de moutarde, faire grandir un monde nouveau, pour que le Royaume de Dieu s’installe dans notre société.

 

Rendons grâce à Dieu, pour le peuple qui nous entoure, pour la technologie qui nous aide, pour tous les biens que nous avons aujourd’hui. Que notre vie elle-même soit une action de grâce à Dieu.  

«Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix!»

 

Abbé Blas RUIZ i López

(Ascó, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'image que nous offre l'Évangile est celle d'un Jésus qui «pleura» (Lc 19,41) sur le sort de la cité élue qui n'a pas reconnu la présence de son Sauveur. La connaissance de l'actualité nous permet d'appliquer facilement cette lamentation à la ville qui est tout à la fois sainte et source de divisions.

Mais, au-delà, nous pouvons identifier Jérusalem avec le peuple élu: l'Église et, par extension, le monde dans lequel elle doit accomplir sa mission. Nous découvrirons alors une société qui, même si elle a atteint des sommets dans le domaine de la technologie et de la science, gémit et pleure, car elle vit entourée de l'égoïsme de ses membres, car elle a bâti autour d'elle les murs de la violence et du désordre moral, car elle foule aux pieds ses enfants, les traînant dans les chaînes d'un individualisme déshumanisant. Ce que nous découvrirons, c'est un peuple qui n'a pas su reconnaître le Dieu qui le visitait (cf. Lc 19,44).

Nous, chrétiens, ne pouvons cependant demeurer dans cette pure lamentation. Nous ne pouvons être des prophètes de malheur, mais des hommes d'espérance. Nous connaissons la fin de l'histoire, nous savons que le Christ a fait tomber les murs, qu'Il a brisé les chaînes: les larmes qu'Il répand dans cet Évangile préfigurent le sang par lequel Il nous a sauvé.

De fait, Jésus est présent dans son Église, spécialement à travers les plus nécessiteux. Nous devons remarquer cette présence pour comprendre la tendresse du Christ envers nous: son amour est si élevé, nous dit saint Ambroise, qu'Il s'est fait petit et humble pour que nous devenions grands; Il s'est laissé attaché par des langes comme un bébé, pour nous libérer des liens du péché; Il s'est laissé clouer sur la croix pour que nous soyons comptés parmi les étoiles du ciel… Aussi devons-nous rendre grâce à Dieu et découvrir la présence parmi nous de Celui qui nous visite et nous rachète.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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