Le 30 Octobre

Publié le 29 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1-6): 

 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?». Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: «Si l'un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat?». Et ils furent incapables de trouver une réponse.

 

L’Application

 

Nous sommes encore une fois ré-confinés et ça nous fait mal. Nous perdons nos libertés personnelles, pour la liberté commune. L’histoire de Nice et Avignon, ajoutent encore l’huile dans le feu qui continue à nous bruler. Certes, les nouvelles ne sont pas les bonnes.

 

En ce jour de crise, Jésus nous invite à voir le monde, comme une seule famille, tous comme nos frères et sœurs, et nous habiller avec un tel comportement, qui peut nous aider à nous en sortir le plus vite possible. Chacune et chacun est invité à prendre soins de nous tous, en agissant d’une manière responsable. Ce n’est plus une simple soumission à l’autorité civile, mais une responsabilité commune et engagée.

 

Bien, la question est simple. Si ton frère ou sa sœur que tu aimes, est tombé malade, quel sera ton comportement ? Et comment tu vas les aider ? Vas-tu garder encore silence ?

 

«Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?»

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, prêtons attention à la question pénétrante que Jésus pose aux pharisiens: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?» (Lc 14,3), et à l'observation significative que fait saint Luc: «Ils gardèrent le silence» (Lc 14,4).

Ils sont nombreux les épisodes où le Seigneur reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Dieu fait un effort remarquable pour nous montrer à quel point lui déplait ce péché –la fausse apparence, la tromperie vaniteuse– qui se situe aux antipodes de l'éloge du Christ à Nathanaël: «Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour» (Jn 1,47). Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d'esprit et rejette au contraire énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l'hypocrisie.

La réponse silencieuse des pharisiens à la question du Seigneur démontre au fond leur mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L'accomplissement de la Loi juive –sa lettre, non son esprit– et l'orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l'attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme d'une loi, et veut guérir le malade.

Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite hypocrite n'est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage découle une leçon bien claire: la nécessité de comprendre que la sainteté consiste à suivre le Christ –jusqu'à nous énamourer totalement de Lui– et non dans le froid accomplissement légal de quelques préceptes. Les commandements sont saints parce qu'ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu, mais il est possible de les vivre de façon légaliste et vide, et il en résulte alors cette incongruité –authentique sarcasme– de prétendre chercher Dieu pour finir par nous suivre nous-mêmes.

Laissons régner dans nos vies la délicieuse simplicité de la Vierge Marie.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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