Le 23 Octobre

Publié le 22 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 12,54-59): 

 

Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».

 

L’Application

 

Jésus nous demande d'être miséricordieux, comme son Père est miséricordieux. Il nous raisonne en disant que la réconciliation produira de bons fruits pour nous tous, car elle nous aidera à établir la paix et la justice. Cette réconciliation est le fondement d'une société juste et meilleure.

Il nous dit que l'homme est capable de voir et de regarder, d'entendre et d'écouter. Dieu nous a donné une intelligence pour discerner et prendre la décision qui est capable de nous aider à regarder et à entendre, car tous ces éléments sont toujours devant nous, comme le ciel et la terre. Grâce à cette intelligence et à tous les autres éléments de soutien que nous avons et nous savons utiliser en temps ordinaire, par laquelle nous pouvons facilement nous rapprocher de la connaissance de la volonté divine.

Une bonne utilisation de ces dons que Dieu a déjà placés en nous, nous conduira sur le bon chemin, qui nous mènera au Père qui nous aime. Nous avons le temps aujourd'hui, et pourquoi tarder encore, réconcilions-nous avec nos frères et sœurs, afin que nous soyons réconciliés avec ce Dieu, l'Auteur de ce don.  L'Auteur n'a-t-il pas le droit de fixer la finalité des dons qui nous sont offerts ?

 

 

«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»

 

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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