Le 16 Septembre

Publié le 15 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 7,31-35): 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».

 

L'Application

 

Jésus nous invite à être plus proactifs que réactifs. S'il y a quelque chose qui devrait nous motiver dans toutes nos relations personnelles et interpersonnelles, c'est bien l'amour divin qui nous oblige à  s'aimer tous, comme nos frères et sœurs. Nos actions ne soient pas motivées par une autre action, mais plutôt inspirées dans et par l'amour de Dieu.

Cet amour inconditionnel n'est possible que si nous sommes pleinement immergés dans la Foi, en particulier en étant conscients de l'amour de Dieu pour nous. C'est ce même amour pour Dieu qui nous donne l'espoir, nous demande d'être charitables et nourrit notre foi en Dieu.

Si nous continuons à être réactifs, nous risquons d'agir de manière infantile, sans connaître et pouvoir assumer les conséquences de nos actes. Lorsque les choses ne se passent pas comme nous l'avons prévu, nous pouvons être tentés de juger les autres et de regarder en dehors de nous plutôt que de faire un examen de conscience sincère, en cherchant des réponses à l'intérieur. Puisque Dieu demeure dans notre cœur, il vaut mieux avoir un regard intérieur qu'une recherche extérieure.

 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération?»

 

Abbé Xavier SERRA i Permanyer 

(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus constate la dureté de coeur des gens de son temps, au moins des pharisiens, si sûrs d'eux que nul ne peut les convertir. Ils ne bronchent pas. Ni devant Jean-Baptiste, «qui ne mange pas de pain et ne boit pas de vin» (Lc 7,33) et qu'ils accusent d'être un possédé. Ni devant le Fils de l'homme, «qui mange et boit» et qu'ils taxent de glouton et d'ivrogne, qui plus est d'être un ami des publicains et des pécheurs (Lc 7,34). Derrière ces accusations se cachent leur orgueil et leur superbe: personne ne doit leur donner de leçons; ils n'acceptent pas Dieu, mais se font leur propre Dieu, un Dieu qui ne leur ôte pas leur confort, leurs privilèges et leurs intérêts.

Nous aussi nous courrons ce danger. Que de fois nous critiquons tout: si l'Église a dit ceci ou cela, si elle a dit le contraire...; et de même pour Dieu et les autres. Au fond, peut-être inconsciemment, nous voulons justifier notre paresse et notre manque de désir d'une véritable conversion, notre commodité et notre manque de docilité. «Qu'y a-t-il de plus logique que de ne pas voir ses propres plaies, en particulier si on les a recouvertes pour ne pas les voir? Il en résulte que si, par la suite, quelqu'un les découvre, l'on s’entête à dire que ce ne sont pas des plaies, en laissant son coeur s'abandonner à des paroles trompeuses», a dit saint Bernard.

Nous devons laisser la Parole de Dieu toucher notre coeur et nous convertir, laisser sa force nous changer, nous transformer. Mais pour cela nous devons demander le don de l'humilité. Seuls les humbles peuvent accepter Dieu et, par conséquent, le laisser s'approcher d'eux qui, comme "publicains" et "pécheurs", ont besoin de guérison. Malheur à celui qui croit qu'il n'a pas besoin du médecin! Le pire, pour un malade, c'est de se croire en bonne santé, car alors le mal avancera et jamais il n'y mettra remède. Tous nous sommes malades à en mourir et seul le Christ peut nous sauver, que nous en soyons conscients ou non. Rendons grâce à notre Sauveur, en l'accueillant comme tel!

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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