Le 11 Septembre

Publié le 10 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,39-42)

 

 Il leur dit encore en paraboles: «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère: ‘Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Esprit faux! enlève d'abord la poutre de ton oeil; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

 

 

L’Application

 

Comme nous avons beaucoup de points pour l’application, je vous inviterais à faire une relecture de la vie par un regard de l’évangile du jour et à vivre cette journée selon son enseignement.

 

  • Notre aveuglement, la connaissance de soi, la connaissance de l’autre.  Il est importante que nous reconnaissions les confits et les agissements qui demeurent dans notre cœur, dans notre pensée et la manière dont nous regardons nous-mêmes et le monde.
  • Suis-je un disciple fidèle au Maître. Qui est mon maître véritable ? Si nous proclamons notre foi en Jésus Christ, nous devons l’être dans notre vie quotidienne. Il deviendra notre modèle et nous devons nous ressembler à Lui, dans nos paroles et dans nos actes.
  • La correction mutuelle, faisons en nous en charité ?  L’amour doit être la raison de la correction mutuelle. Comment pouvons-nous accompagner une personne sans reconnaitre notre propre faiblesse ?
  • La nécessité de ma conversion et ma réconciliation avec Dieu. Donc, notre propre conversion, comme Saul à Paul, deviendra une bonne leçon aux autres.
  • Quelle est la mission que nous avons reçue aujourd’hui du Seigneur et comment je vais l’accomplir ?

 

«Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les paroles de l'Évangile nous font réfléchir à l'importance de l'exemple et du témoignage d'une vie exemplaire. Selon le dicton populaire, «Frère exemple est le meilleur prédicateur». Un autre affirme qu'«un bon exemple vaut mieux que cent discours». N'oublions pas que, dans le christianisme, tous –sans exceptions– nous sommes des guides, puisque le Baptême nous confère une participation du sacerdoce (médiation salvifique) du Christ. Nous avons tous reçus le sacerdoce baptismal; or, tout sacerdoce inclut aussi, en plus des missions de sanctifier et d'enseigner les autres, le munus –la fonction– de régir ou de diriger.

Oui, que nous le voulions ou non, nous avons, par notre conduite, la possibilité de devenir un modèle stimulant pour ceux qui nous entourent. Songeons, par exemple, à l'ascendant des parents sur leurs enfants, des professeurs sur leurs élèves, des autorités sur les citoyens, etc. Le chrétien doit avoir une conscience particulièrement vive de tout cela. Mais… «un aveugle peut-il guider un autre aveugle?» (Lc 6,39).

Pour nous, chrétiens, ce que disaient de Jésus les juifs et les premières générations de chrétiens doit nous interpeller: «Il a tout bien fait» (Mc 7,37); «Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement» (Ac 1,1).

Tâchons de traduire en œuvres ce que nous croyons et professons en paroles. Alors qu'il était encore le Cardinal Ratzinger, le Pape Benoît XVI affirmait que «le plus grand danger ce sont les chrétiens adaptés», ces personnes qui se disent catholiques mais qui, en pratique, ne manifestent pas dans leur conduite le “radicalisme” de l'Évangile.

Être radicaux ne veut pas dire être fanatiques (la charité est patiente et tolérante) ni excessifs (car dans l'amour il est impossible d'exagérer). Comme Saint Jean-Paul II l'a dit, «le Seigneur crucifié est un témoignage indépassable d'amour patient et d'humble mansuétude»: Il n'était ni fanatique ni excessif. Mais Il était radical, au point qu'Il nous fait dire avec le centurion témoin de sa mort: «Vraiment, cet homme était un juste» (Lc 23,47).

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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