Le 19 Février

Publié le 18 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 8,22-26): 

Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait: «Est-ce que tu vois quelque chose?». Ayant ouvert les yeux, l'homme disait: «Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent». Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant: «Ne rentre même pas dans le village».

 

L’Application

La foi n’est pas un produit déjà fait. Tout commence avec l’écoute et la pratique. En écoutant la Parole de Dieu et la mettant en pratique nous faisons grandir cette foi en nous. En vérité c’est la grâce de Dieu qui nous fait comprendre cette Parole et qui nous donne le courage de la mettre en pratique.

Chaque rencontre de l’homme avec Jésus est une rencontre personnelle. Dieu nous prend appart, une invitation personnelle à sa rencontre, à Le découvrir, petit-à-petit.  Dans cette rencontre Il nous accorde une grâce et nous renvoie vers la société de son nom. Nous ne Le représentons pas, mais sommes invités à être témoins de la grâce reçue. Cette grâce que nous avons reçue, a une finalité. L’incarnation n’était-elle pas pour le salut du monde ?

Jésus qui est la Lumière, nous renvoie vers la société à être les lumières, pour que le monde reconnaisse Sa présence et que sa présence donne la vie. Soyons la lumière du monde.

«Il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus se sert d'un miracle pour nous parler du processus de la foi. La guérison de l'aveugle qui a lieu en deux parties, nous démontre que la foi n'est pas une lumière qui arrive de manière instantanée, mais que la plupart du temps nous devons suivre un parcours tracé qui nous rapproche de la lumière afin que nous voyions clair. Cependant, le premier pas de la foi —c'est-à-dire commencer à voir la réalité à travers la lumière de Dieu— est déjà une cause de joie, comme l'exprime Saint Augustin: «Une fois les yeux guéris, que pourrions nous avoir de plus de valeur, mes frères? Heureux ceux qui voient cette lumière, celle qui resplendit depuis le ciel ou celle qui provient d'une torche. Et comme sont malheureux ceux qui ne peuvent pas la voir!».

En arrivant à Bethsaide on amène à Jésus un aveugle pour qu'il lui impose les mains. Le fait que Jésus l'amène dehors a une signification spéciale. Est-ce que cela veut dire qu'afin d'entendre la parole de Dieu, et découvrir la foi et la réalité dans le Christ, nous devons sortir de nous-mêmes, des endroits et des moments bruyants qui nous étouffent et nous éblouissent pour recevoir une illumination authentique?

Une fois en dehors de la ville, Jésus «Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait: ‘Est-ce que tu vois quelque chose?’» (Lc 8,23). Ce geste nous rappelle le Baptême: là, Jésus ne nous met plus de la salive mais il trempe tout notre être dans l'eau du salut et tout au long de notre vie il nous interroge sur ce que nous voyons à la lumière de la foi. «Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté» (Lc 8,25); ce deuxième instant rappelle le sacrement de la Confirmation, par lequel nous recevons la plénitude de l'Esprit Saint, pour arriver enfin à la maturité de notre foi et voir clair. Recevoir le Baptême et oublier la Confirmation nous permet, en effet, de voir mais uniquement en partie.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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