L'homélie de Noël (Jour)

Publié le 25 Décembre 2019

Nous célébrons aujourd’hui la fête de Noël, la naissance de notre sauveur, une joie pour nous tous, « elle est aussi un scandale pour la raison et une folie pour les païens. »  Quoi que soit le regard porté par la société sur cette fête, quoi que soit les commentaires   que nous entendons sur les média, nous sommes dans la joie, car Dieu a accomplis entièrement la promesse faite à notre père Abraham, et Il l’a fait dans notre temps. Nous sommes témoins de cet événement merveilleux, un événement tant attendu et cherché.

Jésus est né, d’une femme, une femme immaculée, choisi et consacrée par le Seigneur, pour que le Fils puisse avoir une expérience humaine, non pas en tant que Dieu, mais en tant qu’un homme dans l’histoire, un homme totalement humain, accessible, palpable et visible. Il nous a choisi de l’accompagné en Marie. Dieu a choisi de vivre dans la fragilité de l’homme et d’apprendre de l’humanité, d’une manière humaine.

Nous sommes dans la joie, car nous ressentons déjà la présence divine et Dieu souhaite que nous participions à la joie du ciel.   Nous avons un Dieu qui ressent comme nous. Le Verbe qui s’est fait chaire, est devenu pour nous en frère. Nous qui sont ses disciples, devons dans notre fraternité, devenir, de notre part, en frère et sœur, en imitant la fraternité divine qui se révèle dans cet enfant.

Les événements du jour peuvent nous décourager, comme les grèves, les guères, etc. C’est dans cette fragilité et de la pauvreté de l’humanité que Dieu a choisi de s’incarner. Nous vivons dans un quartier pauvre, le plus pauvre de la France. Il faut reconnaitre que certains d’entre nous sont suffoqués par une culture étrangère, une langue inconnue, un peuple totalement diffèrent. C’est ici que Dieu désire de s’exprimer, non pas dans les grands cathédraux ou basiliques, où dans les quartiers chics et propres. Je prends conscience de la précarité de la vie de nos paroissiens, je n’oublie pas les parents ici dans notre assemblé seuls et séparés. Dieu a voulu à  vivre une telle situation quelle est là-nôtre. Puisqu’Il a pris notre chair, nous croyons qu’Il va tout transformer, et Il nous amènera jusqu’à l’accomplissement de la volonté divine en nous.

Pour cela, il faut faire naître cette Verbe du ciel dans notre cœur et dans notre chair. Marie a enfanté cet enfant, elle a donné son sang et sa chair, pour qu’Il devienne HOMME. Si nous voulons que cette Verbe prenne aussi notre chair, il faut l’accueillir, tel qu’il est, et donner une nouvelle vie, pour qu’Il prenne notre sang et notre chair. Un jour, nous pouvons dire comme Paul, ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ vit en moi.

Portons en nous cette Lumière du Christ, soyons dans la joie. L’attende joyeuse se termine aujourd’hui. Que cette joie que nous avons appropriée, soit une lumière pour nos frères et sœurs dans notre quartier. Ouvrons notre cœur et notre maison, pour qu’ils trouvent une demeure digne. Prenons conscience que nous ne sommes pas la lumière, mais porteurs de la Lumière. Que cette Lumière brille dans notre chair, dans notre cœur, dans nos paroles et dans nos actes pour que nos frères et sœurs, voyant cette lumière qui brille en nous, découvrent le Christ, le Verbe s’est fait chair, vivant et agissant dans notre humanité. Je vous souhaite une très belle fête, Amen.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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