Le 4 Février (Français)

Publié le 3 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 5,1-20): 

Ils arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir!». Jésus lui disait en effet: «Esprit mauvais, sors de cet homme!». Et il lui demandait: «Quel est ton nom?». L'homme lui répond: «Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup». Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 

Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus: «Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux». Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer: il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région. 

Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas, mais il lui dit: «Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde». Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.

 

L’Application

 

La foi est un don que Dieu nous donne. Pour qu’elle soit parfaite, elle a besoin non seulement la grâce de Dieu, mais aussi la certitude et raisonnement, né d’une expérience personnelle et traditionnelle. Sans ses supports de la vie nous ne pouvons pas répondre positivement à ses exigences, qui nous assurerons et donneront la joie d’être sauvé. Dieu nous sauve et la foi nous fait voir tout ce dont les yeux ne sont plus capables de voir.

Voir tout ce que Dieu fait dans notre vie quotidienne, c‘est déjà le premier pas que nous devons entreprendre qui nous amènera vers le Seigneur. Il vient vers nous d’une autre côté, et décent vers la terre. La présence du Seigneur enlève de facto l’ignorance et les ténèbres. Donc les esprits mauvais doivent quitter ce lieu, car c’est la demeure de Dieu. Ce dépouillement du passé, une vie de ténèbres, nous aidera à nous remettre de nous-mêmes au nouvel événement dans l’Eucharistie, une configuration au Christ, une vie en Christ.

Comme cet homme, un nouvel homme, est envoyé par le Seigneur comme un véritable témoignage, Il aimerait que nous les soyons quel que soit les lieux ou les états que nous nous retrouvons.  Partageons avec nos frères et sœurs la joie de l’évangile, pour qu’ils eux aussi soient remplis de ce bonheur que Dieu désire pour nous.

«Esprit mauvais, sors de cet homme!»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero 
(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique. Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri. Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres". Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons. Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur. Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps. Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur. Comme disait l'évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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