Le 21 Février (Français)

Publié le 20 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 8,27-33): 

Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait: «Pour les gens, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un des prophètes». Il les interrogeait de nouveau: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prend la parole et répond: «Tu es le Messie». Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre: «Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Dieu fait alliance et dans cette alliance Il exprime son amour et sa miséricorde. Malheureusement l’homme n’a pas capable de appréhender la profondeur de cette alliance. Puisqu’il voit Dieu comme tout puissant, il ne comprend pas la souffrance divine et ose de voir en Jésus la croix et la mort comme un scandale. Pourtant Jésus affirme que Dieu souffre dans l’humanité et participe à sa souffrance. C’est pourquoi Jésus s’adressa à Paul, « pourquoi me persécutes-tu? Actes 9 :4 » Dieu souffre en nous.

Dieu a voulu que l’homme Le découvre dans son Fils et particulièrement dans sa Croix et résurrection. Dans ce projet de salut, Dieu invite l’homme à entrer en relation avec Dieu dans l’humanité de Jésus. Pour cela, en Jésus et avec Lui, Il nous laisse un nouveau chemin à parcourir, le même qu’Il a pris en son Fils. Le projet divin n’a aucune ressemblance à la nôtre, car l’homme dans sa liberté aimerait éviter la peine et la souffrance, alors elles sont là pour nous apprendre non seulement la profondeur de son amour et combien Il marche avec nous.

Soyons claire dans notre compréhension : Dieu ne nous ni désire ni propose la souffrance, car Il l’a pris en Jésus Christ, une fois pour toute. Chaque fois l’homme s’est subi à une telle souffrance, Dieu l’a transformé comme une grâce et Il ajoute grâce après grâce. En Jésus toutes nos souffrances sont transformées. Jésus le savait bien : sans Croix, nous ne verrons jamais la Résurrection.

Maintenant Il nous pose une question radicale : pour toi, qui suis-je ? Avec nous une réponse personnelle ?  

«Pour les gens, qui suis-je?»

 

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous continuons d'écouter la Parole de Dieu à l'aide de l'Évangile selon saint Marc. Un Évangile avec un souci bien clair: découvrir qui est Jésus de Nazareth. Marc nous présente, dans ses textes, la réaction de différents personnages: de malades, de disciples, de scribes et de pharisiens. Aujourd'hui, il s'adresse directement à nous: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» (Mc 8,29).

Nous qui nous disons chrétiens, nous avons sans aucun doute le devoir fondamental de découvrir notre identité pour rendre raison de notre foi, en étant, par notre vie, de bons témoins. Ce devoir nous enjoint de transmettre un message clair et compréhensible à nos frères et sœurs qui peuvent trouver en Jésus une Parole de Vie qui donne sens à tout ce qu'ils pensent, disent et font. Mais ce témoignage doit débuter par notre prise de conscience de notre rencontre personnelle avec Jésus. Jean-Paul II, dans sa Lettre apostolique Novo millennio ineunte, nous a écrit: «Notre témoignage serait bien faible, si nous n’étions pas les premiers à contempler Son visage».

Avec ce texte, saint Marc nous présente un bon chemin pour contempler Jésus. Jésus nous demande d'abord que disent les gens de Lui; et nous pouvons répondre, comme les disciples: Jean-Baptiste, Élie, un personnage important, bon et attrayant. Bonne réponse, sans doute, mais encore loin de la Vérité de Jésus. Lui nous demande: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». C'est la question de la foi, de l'implication personnelle. La réponse, nous ne la trouvons que dans l’expérience du silence et de l'oraison. C'est le chemin de la foi que parcourt Pierre, et que nous devons parcourir nous aussi.

Mes frères et mes sœurs: que notre prière rende palpable la présence libératrice de l'amour de Dieu dans nos vies. Dieu continue de faire alliance avec nous par des signes clairs de sa présence, comme cet arc-en-ciel promis à Noé.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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