Le 28 Janvier (Français)

Publié le 27 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 3,22-30): 

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: «Il est possédé par Béelzéboul; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons». Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole: «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis: Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours». Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit: «Il est possédé par un esprit impur».

 

L’Application

 

S’il y a une chose que nous devons d’être sure en tant qu’un baptisé, c’est la bonté et la générosité divine. Il en faut jamais douter.  Nous devons chercher dans notre vie, tout ce que Dieu nous a déjà donné, non pas tout ce dont nous aimerions l’avoir dans notre vie.  

Jésus nous invite à découvrir combien Dieu nous aime, comment Il nous aime en Jésus Christ. C’est Jésus nous donne le signe de la grâce et Lui-même est le symbole de la grâce. Une négation de Jésus, une négation de l’Esprit Saint qui travaille en lui, une négation de Dieu qui a envoyé Jésus parmi nous, sera une négation de nous-même, une négation de la vie elle-même. Si nous ne reconnaissons pas la vie et son auteur, particulièrement la finalité de cette vie, comment pouvons-nous vivre cette vie pleinement ?  

La présence de Jésus dans le monde, et dans notre vie, est déjà une espérance et une grâce que Dieu désire de partager avec nous. Comme nous dit saint Paul dans la première lecture, Il est venu comme un médiator, comme un prêtre, et Lui-même est devenu pour nous une offrande, une offrande pure. Nous l’avons connu dans son humanité et Il va revenir. Ce jour-là, nous le verrons dans sa gloire. La finalité de la vie est que, ce jour-là, nous puissions nous tenir debout devant lui, juste et daigne de recevoir sa grâce.

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboul» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur coeur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché. 

Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.

Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article