Le 15 Octobre (Français)

Publié le 14 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application

 

Sans entrer dans l’histoire d’Agar et Sarah, nous devons reconnaitre que Dieu est juste et Il protège tous. L’histoire du salut nous aide à comprendre non seulement l’infidélité du peuple de Dieu, mais aussi la fidélité divine. Puisque cette histoire du salut, est la-nôtre, même si nous partageons avec eux à l’infidélité à cause de notre liens (nature humaine), Jésus nous met en garde, que nous sommes un peuple de la nouvelle alliance et nous devons avoir un comportement digne du peuple de cette alliance nouvelle (un peuple saint).

Jésus nous invite à découvrir et à croire Dieu en Lui. Si sa mort et sa résurrection ne sont pas appropriés comme un cadeau offert par Dieu pour le salut des hommes, nous ne sommes plus ses disciples et nous participons plus à la nouvelle alliance, donc non plus un peuple saint. Là, nous serons jugés par ce peuple de l’ancienne alliance, car il ne connaissait pas le CHRIST.

La connaissance divine nous aide à approfondir notre foi. La foi est la source de tous les actes humains. Cette foi crée une amitié avec le Christ et cette amitié nous pousse vers les autres et nous met en service au peuple de Dieu (enseignement de Sainte Thérèse). Ce service est un visage de ce Dieu d’amour et de miséricorde.

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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