Le 21 Mars (Français)

Publié le 20 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 8,31-42): 

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ils lui répliquèrent: «Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père». 

Ils lui répliquèrent: «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit: «Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père». Ils lui dirent: «Nous ne sommes pas des enfants illégitimes! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu». Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même; c'est lui qui m'a envoyé».

 

«Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il manque peu de jours pour entrer dans la Semaine Sainte, le Seigneur nous demande de lutter pour vivre des choses très concrètes, petites mais parfois difficiles. Nous les expliquerons peu à peu, mais il s'agit essentiellement d'être fidèle à sa parole. Qu'il est important de toujours rapporter notre vie à l'Évangile! Demandons-nous: que ferait Jésus dans la situation où je me trouve? Comment traiterait-il cette personne qui ne me revient pas? Quelle serait sa réaction en cette circonstance? Selon saint Paul, le chrétien doit être “un autre Christ”: «Je vis, mais non pas moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2,20). Le reflet du Seigneur dans ma vie quotidienne, comment est-il? Suis-je son miroir?

Le Seigneur nous garantit que si nous persévérons dans sa parole, nous connaîtrons la vérité et que la vérité nous rendra libres (cf. Jn 8,32). Dire la vérité n'est pas toujours facile. Que de fois nous échappent de petits mensonges, que de fois nous cachons quelque chose ou nous “faisons les sourds”! Dieu, nous ne pouvons pas le tromper. Il nous voit, il nous contemple, il nous aime et nous suit pas à pas chaque jour. Le huitième commandement nous enseigne que nous ne pouvons pas faire de faux témoignages, ni dire de mensonges, aussi petits soient-ils, même s'ils nous paraissent insignifiants. Pas même de “pieux” mensonges. «Que votre ‘oui’ soit ‘oui’ et votre ‘non’, ‘non’» (Mt 5,37), nous dit Jésus ailleurs. La liberté, cette tendance au bien, est très liée à la vérité. Parfois, nous ne sommes pas suffisamment libres parce que dans notre vie il y a comme un double fond, nous ne sommes pas transparents. Nous devons être clairs et nets. Le péché de mensonge nous rend esclave.

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez» (Jn 8,42), dit le Seigneur. Comment se concrétise notre désir quotidien de connaître le Maître? Avec quelle dévotion lisons-nous l'Évangile, même si nous disposons de peu de temps? Quelle empreinte laisse-t-il dans ma vie, dans ma journée? Pourrait-on dire, en me voyant, que je lis la vie du Christ?

Rédigé par JOHNBOSCO

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