Jeudi Saint

Publié le 29 Mars 2018

En ce jour de la fête, on est invité à découvrir le mystère de l’Eucharistie et tout ce qu’elle nous apporte dans notre vie quotidienne. Comme le peuple d’Israël qui se rappelait de leur premier jour de l’année, le jour de la libération, le ‘Passe over’, nous les chrétiens le peuple de la nouvelle alliance, nous nous rappelons cet événement, l’heure du Seigneur. En regardant tout ce qui se passait, nous commençons à méditer et à contempler non seulement tout ce dont Dieu nous a fait en Jésus Christ, mais aussi tout ce dont Il continue à faire à travers ses prêtres, les hommes choisis, appelés, consacrés et envoyés vers ce peuple qu’Il aime encore.   

A travers de ces prêtre Il vient vers nous, pour lavé nos péchés. Pierre qui refusa le lavement de ses pieds, celui-là a voulu que le Seigneur le lave tout entier. Un désire pour la perfection, même s’il est bon or désirable, Jésus l’ignore et Il nous invite à concentrer sur l’essential de la vie. La société nous apprend à choisir tout ce qui est du bien et de bon et rejeter tout ce qui nous dérange or imparfait.  Ce rejet ou isolation d’un seul être peut nous détruire tout entier.

Le dialogue nous enseigne le mystère de l’Eucharistie, Dieu avec nous. Comme les disciples qui ne comprirent rien, il est tout-à-fait possible que nous ne comprenions non plus. Pourtant on est invité à suivre le Seigneur et nous le comprendrons plus tard. Si Eucharistie était le cœur de cet événement, le lavement des pieds était un signe et symbole extérieur d’une vérité intérieur de l’amour divin. Il est au service de ce peuple qu’Il a créé. Le monde contemporain, qui est heureux d’accueillir ce Serviteur dans ces prêtres, pourtant paradoxalement hésite à accueillir sa sainteté, le mystère : Voice mon Corps et voici mon Sang

Dans ce mystère, Il se donne et se donnera toujours. Par cette nourriture céleste Dieu veut que nous découvrions Dieu et son intimité, la Trinité et l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous transforme. Jésus nous révèle non seulement son humanité, mais aussi l’intimité divine. Dieu souffre pour et avec nous.  Dans cette table, Jésus s’exprime sa tristesse profonde devant la trahison de son propre disciple Judas Iscariote. Ce n’est plus un événement du passé, mais un événement du jour. Et le Judas Iscariote, n’est pas encore mort et nous le faisons revivre dans notre vie relationnelle.

Le Seigneur a choisi parmi ses disciples certains d’entre eux, pour qu’ils l’accompagnent dans la prière et dans la contemplation. Il leur a dit « « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Mais les disciples qui devaient veillés étaient fatigués. Ils l’ont laissé seul à souffrir. Il nous trouve encore faibles, même aujourd’hui. Il nous réveille en disant, « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »  Prions pour les prêtres pour qu’ils se configurent en Christ, le Sauveur.  

En ce jour de fête de l’établissement de l’institution de l’Eucharistie, le Sacerdoce ministériel, Jésus nous demande de prier et de nous mettre au service de son peuple. Il faut que ces tous les deux éléments marchent ensembles. L’Eucharistie sans service et l’activité caritives sans lier à l’Eucharistie ne nous sauvera pas. Il faut les garder ensembles, car le Seigneur nous les a montré ensembles.  

Mes amis, je voudrais vous inviter encore une fois à relire l’évangile du jour. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. » C’est dans cet amour divin que nous sommes invités à adorer le Christ dans le Saint Sacrement. Que notre adoration soit une expression de notre amour pour le Seigneur. Veillons et prions. Amen.

Rédigé par JOHNBOSCO

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