Le 13 Décembre (Français)

Publié le 12 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 11,28-30):

 «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

 

L’Application

 

Beaucoup de nos contemporains et certains d’entre nous, avons peur de devenir ‘disciple’, car nous voyons la Croix et la mort. Ces sont les éléments certainement importants et visibles. Il y a aussi encore les autres éléments invisibles, comme la grâce divine, la joie d’être avec Lui, la proximité divine, etc. Ces éléments restent pourtant inaccessible et invisible, à tous ceux et celles qui ne désirent pas d’être disciple du Christ.

Si notre cœur ne brule pas avec l’amour divin, le poids de vie sera fardeau et dure. Le joug du Seigneur est facile à porter, car le Seigneur le porte pour nous, et avec nous. C’est pourquoi, les martyres ont été profondément heureux et joyeux devant la mort.

Le Seigneur ne nous invite pas à mourir, plutôt à vivre notre vie pleinement et la vivre dans la joie.

«Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger»

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui, Jésus nous conduit au repos en Dieu. Dieu est certainement un Père exigeant, parce qu’Il nous aime et nous invite à tout lui donner, mais ce n’est pas un bourreau. Quand Il exige quelque chose de nous, c’est pour nous faire grandir dans son amour. L’unique commandement est d’aimer. On peut souffrir par amour, mais l’on peut aussi se réjouir et se reposer par amour…

La docilité à Dieu libère et agrandit le cœur. C’est pourquoi Jésus, qui nous invite à renoncer à nous-mêmes pour prendre notre croix et le suivre, nous dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11,30). Même si, parfois, il nous coûte d’obéir à la volonté de Dieu, l’accomplir avec amour finit par nous remplir de joie: «Fais que je suive la trace de tes commandements, car en eux je me complais» (Sal 119,35).

J’aimerais raconter quelque chose. Parfois, après une journée plutôt épuisante, quand je vais me coucher, je perçois une légère sensation intérieure qui me dit: —Pourquoi n’entres-tu pas un moment dans la chapelle pour me tenir compagnie? Après quelques instants de surprise et de résistance, je finis par accepter et passer quelques moments avec Jésus. Après, je vais dormir en paix et très content, et le jour suivant je ne me réveille pas plus fatigué que de coutume.

Mais d’autres fois, c’est le contraire qui m’arrive. Devant un problème grave qui me préoccupe, je me dis: —Cette nuit, je prierai une heure dans la chapelle pour obtenir la solution. Et lorsque je me dirige vers cette chapelle, une voix me dit au fond du cœur: —Sais-tu? Tu me ferais bien plus plaisir si tu allais te coucher immédiatement et me faisais confiance; je m’occupe de ton problème. Et, me rappelant de mon heureuse condition de "serviteur inutile", je vais dormir en paix, abandonnant tout entre les mains du Seigneur…

Tout cela pour dire que la volonté de Dieu se trouve là où existe le plus grand amour, mais pas forcément la plus grande souffrance… Il y a plus d’amour à se reposer grâce à la confiance, qu’à s’angoisser à cause de l’inquiétude!

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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