Le 12 Décembre (Français)

Publié le 11 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

 (Mt 18,12-14):

 «Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L’Application

 

Les lectures du jour sont remplies d’espérance et de consolation et elles nous apportent la joie, une joie provenance de Dieu. L’incarnation est un signe de cet amour. Aujourd’hui nous sommes appelés à répondre à ce Berger qui vient nous chercher. Il ne faut pas nous cacher, en revanche, il faut oser aller vers ce Dieu d’amour et de miséricorde.

«Ce n'est pas la volonté de votre Père céleste qu'un seul de ces petits se perde»

Fr. Damien LIN Yuanheng 
(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui, Jésus nous lance un défi : "Qu'en pensez-vous ?" (Mt 18,12). Quelle sorte de miséricorde pratiques-tu ? Il est possible que nous, les "catholiques pratiquants", qui avons bénéficié de nombreuses fois de la miséricorde de Dieu dans ses sacrements, nous soyons tentés de penser que nous voilà excusés aux yeux de Dieu. Nous courons le risque de nous convertir inconsciemment en ce pharisien qui méprise le publicain (cf. Lc 18,9-14). Même si nous ne le disons pas à voix haute, nous pensons peut-être que nous sommes sans faute devant Dieu. Il y a quelques symptômes démontrant que cet orgueil pharisien prend racine en nous comme l'impatience face aux défauts des autres, ou penser que les avertissements ne sont jamais pour nous.

Le "désobéissant" prophète Jonas, un juif, resta inflexible lorsque Dieu montra qu'il avait de la peine pour les habitants de Ninive. Yahvé a reproché son intolérance à Jonas (cf. Jon 4, 10-11). Ce regard humain mettait des limites à la miséricorde divine. Et si nous aussi nous mettions des limites à la miséricorde de Dieu ? Nous devons prêter attention à la leçon de Jésus : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6,36). Il est probable qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour imiter la miséricorde de Dieu !

Comment devrions-nous comprendre la miséricorde de notre Père céleste ? Le Pape François a dit que "Dieu ne pardonne pas par le biais d'un décret, mais en nous serrant dans ses bras". L'accolade de Dieu avec chacun d'entre nous s'appelle "Jésus-Christ". Le Christ démontre la miséricorde paternelle de Dieu. Dans le quatrième chapitre de l'Évangile de Saint Jean, le Christ n'ébruite pas les péchés de la femme samaritaine. Au contraire, la miséricorde divine guérit la Samaritaine en l'aidant à affronter pleinement la réalité de son péché. La miséricorde de Dieu est totalement cohérente avec la vérité. La miséricorde n'est pas une excuse pour réduire nos valeurs morales. Par contre, Jésus a dû provoquer son repentir avec beaucoup plus de tendresse que ce qu'a ressenti la femme adultère "blessée par l'amour" (cf. Jn 8,3-11). Nous aussi, nous devons apprendre comment aider les autres à affronter leurs erreurs sans leur faire honte, avec un grand respect pour eux en tant que frères du Christ, et avec tendresse. Dans notre cas, avec humilité aussi, en sachant que nous ne sommes nous-mêmes que des "vases en terre cuite".

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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