Mon Homélie

Publié le 16 Avril 2017

C’était encore les ténèbres nous dit l’évangile du jour et c’est dans ces ténèbres que Marie Madeleine est allée chercher le Seigneur. En vérité, elle n’est pas allée chercher le Seigneur, plutôt le corps du Seigneur, malheureusement elle est allée chercher le mort parmi le vivant. En vérité, Le Vivant était avec  Marie Madeleine pour qu’elle, elle aussi soit réussite et par elle que les disciples du Seigneur savourent la joie de la résurrection. Même si nous ne voyons aucune femme choisie comme Apôtre du Seigneur, c’était une femme, une femme qui l’aimait tellement soit le premier témoin de la résurrection.

La pierre enlevée, le tombeau vide sont les signes ordinaires, pourtant véritable signe de la foi. Dans cette narration des événements après la résurrection du Seigneur, c’était Pierre qui est invité à regarder et vérifier la résurrection, celui qui portera le poids de l’Eglise universelle, la clé du Royaume de Dieu. Pierre découvrit les mouvements invisibles des choses qui se sont passées. Tout est arrangé, non pas dans la précipitation, mais dans la tranquillité, en accordant à chaque élément à son importance. Ces sont les éléments matériels ou ordinaires qui s’expliquent pour nous les éléments immatérielles, spirituelle, les choses transcendantales.

Jean par son regard dépasse même les choses visibles. C’est dans le vide qu’il découvrit la résurrection. Le passage d’hivers vers le beau printemps que nous nous éprouvons maintenant, peut nous aider à comprendre cet événement pascal comme un destin humain vers les éléments inconnus, une nouveauté imprévisible qui nous fait jaillir en nous l’espérance éternelle.  Chaque pas que nous prendrons, chaque moment que nous respirons, chaque fois que nous vivrons notre vie, nous ressentirons en nous ce passage de nuit vers l’ombre, de l’ombre vers la lumière. C’est ainsi chaque jour nous embraserons la nuit, en attendant l’aube. Lorsqu’on est confronté par les situations délicates et difficiles, comme maladie ou souffrance, la séparation ou division dans la vie familiale, il faut savoir regarder dans les vides de notre vie, afin de pouvoir y découvrir par nous-mêmes l’accomplissement divin, la présence invisible de Dieu qui nous aime.

Mes amis, les souffrances et les difficultés quotidiennes ne nous manquent pas. Si on arrive à faire une relecture de la vie, nous pouvons découvrir que ces moments difficiles  que nous avons vécus qui nous ont aidés à grandir dans la vie. Jean vit et il crut. Voilà la vérité de la vie. Il faut voir pour croire. Voire tout ce qui s’est passé, tout ce qui se passe maintenant, à l’intérieure de soi et aussi à l’extérieur.  Voire non seulement tout ce qui est visible, mais aussi tout ce qui est invisible. Même si la souffrance et les douleurs du Seigneur sont visibles, il faut regarder sa joie invisible. Si son sentiment d’être abandonné par son Père était réal, il faut reconnaitre sa confiance dans son Père. Ces sont les éléments invisibles qui sont plus forts qui nous rendent capable de nous faire découvrir la présence invisible de Ressuscité.

L’évangile nous dit, « Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts. » Aujourd’hui nous n’avons pas craint de présent même si la vie est précaire, ni la peur de l’avenir à cause des événements qui se passe, non plus de la mort, car Jésus est vivant et Il est avec nous. La résurrection du Seigneur a fait disparaître la mort éternelle et nous a rendus digne à participer à la vie éternelle. Fixons notre regard non seulement sur la Croix, mais aussi dans la résurrection. Mes amis, soyez les témoins de la résurrection. Il est vraiment ressuscité. Alléluia. Amen.  

Rédigé par JOHNBOSCO

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