Le 3 Avril (Français)

Publié le 2 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 8,1-11):

Jésus s'était rendu au mont des Oliviers; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à Lui, il s'assit et se mit à enseigner.

Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus: «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu?». Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, Il se redressa et leur dit: «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Et Il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.

Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et Lui demanda: «Femme, où sont-ils donc? Alors, personne ne t'a condamnée?». Elle répondit: «Personne, Seigneur». Et Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus».

 

L’application

 

Nous pouvons regarder cet évangile en deux manières. Premièrement la manière donc Jésus regarde une personne et deuxièmement la manière donc le monde regarde l’homme. Deux regards totalement différents car la source de ces regards sont dans l’extrémité.

Je ne veux pas dire que le monde est mauvais, pourtant il n’est pas miséricordieux. Il applique la justice vigoureusement en oubliant le pardon et la miséricorde peuvent aider la personne à grandir mieux que la justice.  

Il faut regarder la finalité de l’acte et la différence de l’application. La société souhaite la stabilité et le calme, et elle veut éliminer tout ce qui l’empêche. Alors Dieu veut transformer tout et tous pour que le monde retrouve la paix et l’amour. Très souvent le monde emploi la violence comme le moyen, alors, Jésus emploi le dialogue et pardon comme le moyen.

Le monde qui juge est jugé par la même manière qu’il a jugé cette femme et il est invité à regarder sa propre conscience avant l’exécution de sa décision. La femme qui cherche le pardon et la miséricorde voit en Jésus le Seigneur de miséricorde et le pardon.

Pour l’application de cet évangile, il faut choisir notre finalité, la ressource de nos actes, et avoir le courage pour les appliquer dans notre vie quotidienne.

 

 

«Va, et désormais ne pèche plus»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons dans l'Évangile le visage miséricordieux de Jésus. Dieu est Amour, Amour qui pardonne, Amour qui souffre pour nos faiblesses, Amour qui sauve. Les docteurs de la Loi de Moïse et les pharisiens «lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère» (Jn 8,4) et ils demandent au Seigneur: «Et toi, qu'en dis-tu?» (Jn 8,5). Ce qu'ils veulent, ce n'est pas tant suivre l'enseignement de Jésus que de pouvoir l'accuser d'aller contre la Loi de Moïse. Mais le Maître en profite pour manifester qu'Il est venu chercher les pécheurs, relever ceux qui sont tombés, les appeler à la conversion et à la pénitence. C'est là, pour nous, le message du Carême, puisque nous sommes tous pécheurs et avons tous besoin de la grâce salvifique de Dieu.

L'on dit que de nos jours le sens du péché s'est perdu. Beaucoup ne savent plus ce qui est bien ou mal, ni pourquoi. Cela revient à dire —de manière positive— qu'on a perdu le sens de l'Amour a Dieu: de l'Amour de Dieu pour nous, et —de notre part— de la correspondance que cet Amour requiert. Celui qui aime n'offense pas. Celui qui se sait aimé et pardonné rend amour pour Amour: «L'on demanda à l'Ami quelle est la source de l'amour. Il répondit: celle où l'Aimé nous a lavé de nos fautes» (Raymond Llull).

C'est pourquoi le sens de la conversion et de la pénitence propres au Carême est de nous placer devant Dieu, de regarder dans les yeux le Seigneur sur la Croix, d'accourir pour Lui manifester personnellement nos péchés dans le sacrement de la Pénitence. Et Jésus nous dira, comme à la femme de l'Évangile: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus» (Jn 8,11). Dieu pardonne, et cela suppose pour nous une exigence, un engagement: Ne pèches plus!.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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