Mon Homélie

Publié le 19 Février 2017

Dimanche dernier je vous ai dit, si le Seigneur nous demande  de ne pas être comme les autres, s’Il nous propose une exigence, c’est parce que nous sommes ses enfants et nous devons agir ainsi. Aujourd’hui Jésus continue à nous enseigner.   Il nous donne les pistes par laquelle nous pouvons dignement nous exprimer notre identité chrétienne et  à travers notre vie de foi, témoigner l’espérance et la charité.  Il nous propose la justice, le respect et la réconciliation. Pour tout cela, il nous offre la prière comme un moyen. 
Quelles est l’orientation essentielle de cet enseignement ? Ne regardons pas le monde et sa sagesse,  ne l’imitons pas, particulièrement sa minière d’agir. Les chrétiens, en tant qu’enfant de Dieu,  doivent regarder le monde et tous ceux qui y habitent avec un regard de Dieu, et reconnaitre ce Dieu dans la vie de Jésus. En regardant cette vie humaine en Jésus, nous pouvons clairement découvrir la vie divine, qui se cache dans la vie humaine. C’est pourquoi chaque vie humaine est une histoire sacrée, une histoire divine. L’homme mérite un respect et un respect que nous réservons pour le Seigneur. Car il est la demeure de Dieu, nous dit Saint Paul.  
L’évangile du jour ne présente pas le monde comme un lieu mauvais.  Il affirme pourtant une vérité que la foi nous enseigne : Dieu créa le monde et Il le trouva bon. C’est dans cette bonté divine qui se trouve encore sur la terre que l’homme est invité à imité. Que l’homme ne subisse pas à la loi humaine, qui cherche les statuts et les stabilités, la paix extérieures, et tout ce qui peut s’apparaitre, mais à la loi divine, comme Dieu l’a voulu, dès le commencement de la création, qui est invisible pourtant visible à travers les lois humaines. Un respect pour toute la création, la générosité inconditionnelle comme la pluie et le soleil,  avec la bien vaillance, est demandé à tous, qui habite sur la terre. 
L’homme dans sa faiblesse n’agit comme il faut. Pourtant il mérite ce respect et la générosité. Caïn le meurtrier, lui-même recevra la protection divine, même si Dieu était contre son acte. Par ce geste Dieu exige une fraternité humaine, une fraternité par excellence, même pour ses ennemies. Séparons la personne de son acte. Que la personne qui a fait mal suive la justice, prenne la responsabilité de son acte et pourtant qu’il ressente l’amour et le pardon. Dieu n’a jamais accepté l’acte de violence, pourtant Il a accepté Caïn. Les chrétiens ne peuvent jamais accepter une vie médiocre. Tous les êtres méritent le pardon de Dieu et nous avons une obligation de l’actualiser dans ce monde, en nous aimant les uns les autres, particulièrement dans notre expression de pardon. Que notre oui soit oui pour la personne, car il est la demeure de Dieu. Que notre non soit non pour les actes mauvais qu’il a commis, car ils détruisent tout ce qui peut faire naître en nous la paix, l’espérance et la charité.  
L’évangile du jour nous met en garde en disant, que nous ne nous contentions pas simplement en suivant les lois, ou d’être correcte, en faisant du bien, mais allez le plus loin possible, jusqu’où on peut aller. Le riche dans l’histoire de pauvre Lazare n’a fait aucun mal, pourtant il n’a pas fait tout ce qu’il a pu faire. Il se contentait en faisant tout ce que le monde lui a demandé de faire. Juste et correcte devant le regard d’homme, surement pas devant le regard divin et même pas devant sa propre conscience.  N’oublions pas cette Parole de Dieu pour toute la semaine, « Soyez saints, car moi, le Seigneur, je suis saint. » 

Rédigé par JOHNBOSCO

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