Le 21 Janvier (Français)

Publié le 21 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,20-21):

Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient: «Il a perdu la tête».

 

Le message

 

Il y a une tradition et une coutume qui est introduit par nous-mêmes, de temps en temps elles s’interviennent dans notre vie comme un blocage. Jésus était mal compris comme quelqu’un qui a perdu son équilibre,  car il ne mange pas, ne se repose pas, ne s’arrête pas travailler, etc.   Comment regardons Jésus dans notre vie et comment comportons nous devant Lui ? Il y encore beaucoup de Jésus dans notre société qui sont isolés et rejetés car ils ne font pas comme les autres. Comme regardons-nous ces gens-là ? Quel est notre comportement envers eux ?

 

«Il a perdu la tête»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que les propres parents de Jésus osent lui dire qu'Il a «perdu la tête» (Mc 3,21). Une fois de plus, le proverbe «Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison» (Mt 13,57) («Nul n'est prophète en son pays») s'avère vrai. Il est évident que ces commentaires n'éclaboussent pas la très Sainte Marie, car depuis le premier et jusqu'au dernier moment, au pied de la croix, elle a gardé solidement et fermement sa foi et sa confiance en son Fils.

Et nous alors? Faisons un examen! Combien de personnes qui vivent à nos cotés, de notre entourage, sont une lumière dans nos vies,… et nous? Il ne faut pas aller très loin pour trouver: pensons au pape Jean-Paul II, combien de gens l'on suivi?, et... en même temps combien l'ont considéré comme un "têtu démodé", jaloux par son "pouvoir"? Serait-il possible que Jésus, deux mille ans après, continue à être cloué sur la croix pour notre salut, et que nous, en bas, nous continuions toujours à crier «descends maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions» (cf. Mc 15,32)?

Ou au contraire. Si nous nous efforçons de nous configurer au Christ, notre présence ne sera pas inutile vis-à-vis de ceux qui sont à nos côtés soit par lien de parenté soit à cause du travail, etc. De plus, elle sera peut-être gênante pour certains car nous serons un rappel de leur conscience. C'est garanti! «S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront» (Jn 15,20). Par leurs moqueries ils cacheront leur peur, par leur désintéressement ils défendront mal leur oisiveté.

Combien de fois les gens nous accusent, nous les catholiques, d'exagérer? Nous devons leur répondre que nous n'exagérons pas du tout, car quand il est question d'amour, il est impossible d'exagérer. Mais il est vrai que nous sommes des "radicaux" car l'amour est comme ça: «ou tout ou rien», «ou l'amour tue le moi ou le moi tue l'amour».

C'est pour cela que le Saint Père nous a parlé du "radicalisme évangélique" et nous a dit "n'ayez pas peur": «Dans la cause du Royaume, il n'y a pas de temps pour regarder en arrière, et encore moins pour s'abandonner à la paresse» (Saint Jean-Paul II).

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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