Le 19 January (Français)

Publié le 18 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,7-12):

 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

Le message

 

Depuis quelques jours nous sommes confrontés par les lois et règlements qui ne sont pas connectés à l’humanité ou aux besoins humains, plutôt au culte et cultuel.  La Parole et l’acte du Seigneur nous montre combien il est important que  nous restions prêts du peuple et comment nous pouvons répondre positivement à leurs besoin, même si nous devions nous mettre contre les lois du peuple.

Saint Paul nous explique l’important de la Personne, Jésus, le grand Prêtre. Si tout le monde vient vers Lui, c’est qu’il a reconnu en Lui ce Prêtre qui  s’offre Lui-même pour la rémission du péché du monde. Il est en même temps l’offrande, le prêtre et celui qui reçoit l’offrande en son Père. Une offrande pure, un prêtre par excellence, ce ne sera plus un prêtre qui fera la médiation d’entre Dieu et l’humanité, mais Dieu Lui-même le fera en Jésus. C’est juste que nous aussi comme ces peuples nous avancer vers ce Dieu dans l’espérance.

 

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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