Le 18 Octobre

Publié le 17 Octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9. 


En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

 

Commentaire du jour 


Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre 
PPS, vol. 3 no. 22 : « The Good Part of Mary »,

Saint Luc, évangéliste, « serviteur de la Parole » (Lc 1,2)

      Bonne est toute parole du Christ, elle a sa mission et son but, elle ne tombe pas à terre. Il est impossible qu'il ait jamais prononcé de paroles éphémères, lui, le Verbe de Dieu, exprimant selon son bon plaisir les conseils profonds et la volonté sainte du Dieu invisible. Toute parole du Christ est bonne. Même si ses propos nous avaient été transmis par des gens ordinaires, nous pouvons être sûrs que rien de ce qui nous a été conservé — qu'il s'agisse de paroles à un disciple ou à un contradicteur, ou bien d'avertissements, d'avis, de réprimandes, de réconfort, de persuasion ou de condamnation — rien de tout cela n'a une signification purement accidentelle, une portée limitée ou partielle... 

      Au contraire, toutes les paroles sacrées du Christ, bien que revêtues d'un habillement temporaire et ordonnées à un but immédiat, difficiles de ce fait à dégager de ce qu'il y a en elles de momentané et de contingent, n'en gardent pas moins toute leur force à chaque siècle. Demeurant dans l'Église, elles sont destinées à durer pour toujours dans les cieux (cf Mt 24,35) ; elles se prolongent jusque dans l'éternité. Elles sont notre règle sainte, juste et bonne, la « lampe pour nos pieds, lumière sur notre route » (Ps 118,105), aussi pleinement et aussi intimement pour notre temps que lorsqu'elles ont été d'abord prononcées. 

      Cela aurait été vrai même si un simple soin humain avait recueilli ces miettes de la table du Christ. Mais nous avons une assurance beaucoup plus grande, parce que nous les recevons non pas des hommes mais de Dieu (1Th 2,13). L'Esprit Saint, qui est venu glorifier le Christ et donner aux évangélistes l'inspiration d'écrire, n'a pas tracé pour nous un Évangile stérile. Loué soit-il d'avoir choisi et sauvegardé pour nous les paroles qui devaient être particulièrement utiles dans les temps à venir, les paroles pouvant servir de loi à l'Église, pour la foi, la morale et la discipline. Non pas une loi écrite sur des tables de pierre (Ex 24,12), mais une loi de foi et d'amour, de l'esprit non de la lettre (Rm 7,6), une loi pour des cœurs généreux qui acceptent de « vivre de toute parole », si modeste et si humble soit-elle, « qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8,3 ; Mt 4,4).

 

In English

 

Scripture: Luke 10:1-9  (alternate reading: Luke 12:35-38)

1 After this the Lord appointed seventy others, and sent them on ahead of him, two by two, into every town and place where he himself was about to come. 2 And he said to them, "The harvest is plentiful, but the laborers are few; pray therefore the Lord of the harvest to send out laborers into his harvest. 3 Go your way; behold, I send you out as lambs in the midst of wolves. 4 Carry no purse, no bag, no sandals; and salute no one on the road. 5 Whatever house you enter, first say, `Peace be to this house!' 6 And if a son of peace is there, your peace shall rest upon him; but if not, it shall return to you. 7 And remain in the same house, eating and drinking what they provide, for the laborer deserves his wages; do not go from house to house. 8 Whenever you enter a town and they receive you, eat what is set before you; 9 heal the sick in it and say to them, `The kingdom of God has come near to you.'

 

 

Commentary of the day 


Blessed John Henry Newman (1801-1890), Cardinal, founder of the Oratory in England, theologian 
Parochial and Plain Sermons, vol.3, no.22: “The Good Part of Mary”

Saint Luke the Evangelist, “minister of the Word” (Lk 1,2)

Every word of Christ is good; it has its mission and its purpose, and does not fall to the ground. It cannot be that He should ever speak transitory words, who is Himself the very Word of God, uttering, at His good pleasure, the deep counsels and the holy will of Him who is invisible. Every word of Christ is good; and did we receive a record of His sayings even from ordinary men, yet we might be sure as to whatever was thus preserved - whether spoken to disciple or enemy, whether by way of warning, advice, rebuke, comfort, argument, or condemnation - that nothing had a merely occasional meaning, a partial scope and confined range...

To the contrary, all His sacred speeches, though clothed in a temporary garb, and serving an immediate end, and difficult, in consequence, to disengage from what is temporary in them and immediate, yet all have their force in every age, abiding in the Church on earth, "enduring for ever in heaven," (cf Mt 24,35; Heb 10,34) and running on into eternity. They are our rule, "holy, just, and good," "the lantern of our feet and the light of our paths," (Ps 119[118], 105) in this very day as fully and as intimately as when they were first pronounced.

And if this had been so, though mere human diligence had gathered up the crumbs from His table, much more sure are we of the value of what is recorded of Him, receiving it, as we do, not from man, but from God (1Thes 2,13). The Holy Ghost, who came to glorify Christ, and inspired the Evangelists to write, did not trace out for us a barren Gospel; but doubtless, praised be His name, selected and saved for us those words which were to have an especial usefulness in after times, those words which might be the Church's law, in faith, conduct, and discipline; not a law written in tables of stone, (Ex 24,12) but a law of faith and love, of the spirit, not of the letter (Rom 7,6); a law for willing hearts, which could bear to "live by every word," however faint and low, "which proceeded from His mouth," (Dt 8,3; Mt 4,4).

 

 

 

Rédigé par JOHNBOSCO

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