Le 18 Août

Publié le 17 Août 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 22,1-14.


En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Commentaire du jour


Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien
Homélie sur le voile de Moïse (trad. Guéranger rev. ; cf Delhougne, p. 295)

« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils »

Dans ses desseins mystérieux, le Père avait préparé une Épouse pour son Fils unique et il la lui avait présentée sous les images de la prophétie... Moïse a écrit dans son livre que « l'homme quitterait son père et sa mère pour s'attacher à sa femme de sorte que les deux ne fassent réellement plus qu'un » (Gn 2,24). Le prophète Moïse nous a parlé en ces termes de l'homme et de la femme pour annoncer le Christ et son Église. Avec l'œil perçant du prophète, il a contemplé le Christ devenant un avec l'Église grâce au mystère de l'eau : il a vu le Christ attirer à lui l'Église dès le sein virginal, et l'Église attirer à elle le Christ dans l'eau du baptême. L'Époux et l'Épouse ont été ainsi totalement unis d'une manière mystique ; voilà pourquoi Moïse, le visage voilé (Ex 34,33), a contemplé le Christ et l'Église ; il a appelé l'un « homme » et l'autre « femme », pour éviter de montrer aux Hébreux la réalité dans toute sa clarté... Le voile devait encore recouvrir ce mystère pour un temps ; personne ne connaissait la signification de cette grande image ; on ignorait ce qu'elle représentait.

Après la célébration de leurs noces, Paul est venu. Il a vu le voile étendu sur leur splendeur, et l'a soulevé pour révéler le Christ et son Épouse au monde entier. Il a montré que c'était bien eux que Moïse avait décrits dans sa vision prophétique. Exultant d'une joie divine, l'apôtre a proclamé : « Ce mystère est grand » (Ep 5,32). Il a révélé ce que représentait cette image voilée que le prophète appelait l'homme et la femme : « Je le sais, dit-il, c'est le Christ et son Église qui ne sont plus deux mais un seul » (Ep 5,31 ).

In English

Scripture: Matthew 22:1-14

1 And again Jesus spoke to them in parables, saying, 2 "The kingdom of heaven may be compared to a king who gave a marriage feast for his son,3 and sent his servants to call those who were invited to the marriage feast;but they would not come. 4 Again he sent other servants, saying, `Tell those who are invited, Behold, I have made ready my dinner, my oxen and my fat calves are killed, and everything is ready; come to the marriage feast.' 5 But they made light of it and went off, one to his farm, another to his business, 6 while the rest seized his servants, treated them shamefully, and killed them. 7 The king was angry, and he sent his troops and destroyed those murderers and burned their city. 8 Then he said to his servants, `The wedding is ready, but those invited were not worthy. 9 Go therefore to the thoroughfares, and invite to the marriage feast as many as you find.' 10 And those servants went out into the streets and gathered all whom they found, both bad and good; so the wedding hall was filled with guests. 11 "But when the king came in to look at the guests, he saw there a man who had no wedding garment; 12 and he said to him, `Friend, how did you get in here without a wedding garment?' And he was speechless. 13 Then the king said to the attendants, `Bind him hand and foot, and cast him into the outer darkness; there men will weep and gnash their teeth.' 14 For many are called, but few are chosen."

Commentary of the day


Saint Jacob of Sarug (c.449-521), Syrian monk and Bishop
Sermon on Moses' veil

"The kingdom of heaven may be likened to a king who gave a wedding feast for his son"

According to his mysterious design the Father prepared a Bride for his only Son and made her known under prophetic images... In his book, Moses wrote that: “a man leaves his father and mother and clings to his wife and the two of them become one body” (Gen 2,24). The prophet Moses spoke about the man and woman in this way to foreshadow Christ and his Church. With the prophet's piercing eye he beheld Christ becoming one with the Church thanks to the mystery of the water: he envisioned Christ drawing the Church to himself from the virginal womb and the Church drawing Christ to herself in the waters of baptism. Thus were the Bridegroom and Bride wholly united in a mystical way. That is why Moses, with veiled face (Ex 34,33), beheld Christ and the Church; one he called “man” and the other “woman” so as to avoid revealing the reality to the Hebrew people in all its clarity... For a time the veil would conceal this mystery; none would know the meaning of this great image and would be ignorant of what it represented.

But when their espousals had been celebrated, Paul came. He saw the veil laid across their splendor and raised it to reveal Christ and his Bride to the world. He showed how they were indeed what Moses had described in his prophetic vision. Rejoicing with holy joy, the apostle declared: “This is a great mystery” (Eph 5,32). He made known what this veiled image that the prophet referred to as man and woman really meant: “I know,” he said, “that it is Christ and his Church, who are no longer two but one body” (cf. Eph 5,31).

Rédigé par JOHNBOSCO

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